Hamidullah (rév. CRF 2000)Aux hommes revient une part de ce qu'ont laissé les père et mère ainsi que les proches; et aux femmes une part de ce qu'ont laissé les père et mère ainsi que les proches, que ce soit peu ou beaucoup: une part fixée.
Rashid MaachAux hommes[6] revient une part déterminée des biens, importants ou insignifiants, laissés en héritage par leurs parents et leurs proches, de même qu’aux femmes revient une part déterminée des biens laissés par leurs parents et leurs proches[7].
Tafsirs
Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Il revient aux hommes une part de ce que laissent les parents et les proches, comme les frères ou les oncles, après leur mort, quelle que soit l’importance des biens en question. De même, les femmes ont droit à une part d’héritage, contrairement à l’usage en vigueur à l’époque de la jâhiliyyah: les gens excluaient tout bonnement les femmes et les enfants de l’héritage. Cette part représente un droit déterminé et imposé par Allah.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Aux mâles — petits ou grands — revient une part que Allah a légiférée dans ce que laissent le père et la mère et les proches parents comme biens, qu'ils soient peu ou beaucoup, en parts déterminées et claires que Allah, Puissant et Majestueux, a prescrites à ceux-là — et aux femmes de même.
النص العربي — texte arabe original
للذكور -صغارًا أو كبارًا- نصيب شرعه الله فيما تركه الوالدان والأقربون من المال، قليلًا كان أو كثيرًا، في أنصبة محددة واضحة فرضها الله عز وجل لهؤلاء، وللنساء كذلك.
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
Les Arabes à la Jāhiliyya, par tyrannie et dureté, ne faisaient pas hériter les faibles — femmes et enfants —, donnant l'héritage aux hommes forts : gens, disaient-ils, de la guerre, du combat, du pillage. Le Seigneur Miséricordieux Sage voulut légiférer à Ses serviteurs une loi où s'égalent hommes et femmes, forts et faibles, et présenta d'abord un énoncé global pour préparer les âmes, le détail venant après le global, les âmes l'ayant désiré et l'étrangeté des mauvaises habitudes étant partie : {aux hommes une part} : lot et portion {de ce qu'ont laissé} : délaissé {les deux parents} : père et mère, {et les proches} : général après particulier ; {et aux femmes une part de ce qu'ont laissé les deux parents et les proches} — comme si l'on demandait : cette part relève-t-elle de l'usage et de leur bon plaisir, ou d'une quantité fixée ? Allah dit : {une part fixée} : déterminée par l'Omniscient le Sage — le détail viendra, s'Allah veut. Autre illusion possible : que femmes et enfants n'aient part que de la grande richesse — écartée par {peu ou beaucoup} : béni soit Allah, le meilleur des juges !
النص العربي — texte arabe original
◆ V.7 كان العرب في الجاهلية من جبريَّتِهم وقسوتهم لا يورِّثون الضعفاء كالنساء والصبيان، ويجعلون الميراث للرجال الأقوياء؛ لأنهم بزعمهم أهل الحرب والقتال والنهب والسلب، فأراد الرب الرحيم الحكيم أن يشرع لعباده شرعاً يستوي فيه رجالهم ونساؤهم وأقوياؤهم وضعفاؤهم، وقدم بين يدي ذلك أمراً مجملاً لتتوطَّن على ذلك النفوس فيأتي التفصيل بعد الإجمال قد تشوقت له النفوس وزالت الوحشة التي منشؤها العادات القبيحة، فقال:{للرجال نصيب}؛ أي: قسط وحصة، {مما ترك}؛ أي: خلَّفَ، {الوالدان}؛ أي: الأب والأم، {والأقربون}؛ عموماً بعد خصوص، {وللنساء نصيب مما ترك الوالدان والأقربون}، فكأنه قيلَ: هل ذلك النصيب راجعٌ إلى العُرف والعادة وأن يرضخوا لهم ما يشاؤون أو شيئاً مقدَّراً؟ فقال تعالى:{نصيباً مفروضاً}؛ أي: قد قدَّره العليم الحكيم. وسيأتي إن شاء الله تقدير ذلك. وأيضاً؛ فهنا توهُّم آخر: لعل أحداً يتوهَّم أن النساء والولدان ليس لهم نصيب إلا من المال الكثير، فأزال ذلك بقوله:{مما قلَّ منه أو كَثُر}؛ فتبارك الله أحسن الحاكمين.
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine
trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate
Extrait du Tafsīr Ibn Kathīr (texte arabe). Sans jugement énoncé = Ibn Kathīr n'a pas gradé ce hadith — il n'est jamais présenté comme authentique sans grade.
✓ صحيح البخاري ; صحيح مسلمchaîne de transmission incluse
Ibn Mardawayh rapporte : ʿAbd Allah ibn Jaʿfar nous a rapporté : Aḥmad ibn ʿAṣṣām [[في أ: "عاصم".]] nous a rapporté : Abū ʿĀmir al-ʿAbdī nous a rapporté : ʿAbd Allah [[في ر: "عبيد الله".]] ibn Jaʿfar az-Zuhrī nous a rapporté, d'après ʿUthmān ibn Muḥammad, d'après al-Maqburī, d'après Abū Hurayra, qui dit : L'Envoyé d'Allah ﷺ a dit : « Le bien des deux faibles — la femme et l'orphelin — est sacré [[وفي إسناده أحمد بن عصام الموصلي ضعفه الدارقطني.]] », c'est-à-dire [[في أ: "إني".]] : je vous recommande d'éviter leur bien.