Coran › Sourate 48 — Al-Fath › Verset 12
بَلْ ظَنَنتُمْ أَن لَّن يَنقَلِبَ ٱلرَّسُولُ وَٱلْمُؤْمِنُونَ إِلَىٰٓ أَهْلِيهِمْ أَبَدًۭا وَزُيِّنَ ذَٰلِكَ فِى قُلُوبِكُمْ وَظَنَنتُمْ ظَنَّ ٱلسَّوْءِ وَكُنتُمْ قَوْمًۢا بُورًۭا
Hamidullah (rév. CRF 2000)Vous pensiez plutôt que le Messager et les croyants ne retourneraient jamais plus à leur famille. Et cela vous a été embelli dans vos cœurs; et vous avez eu de mauvaises pensées. Et vous fûtes des gens perdus».
Rashid MaachVous pensiez plutôt que le Messager et les croyants ne regagneraient plus jamais leurs foyers. Pensée coupable qui vous a été embellie et qui vous a perdus.
Tafsirs

Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle

Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle

Le prétexte que vous avez avancé n’est pas la véritable raison de votre retrait. Vous pensiez plutôt que le Messager et ses Compagnons allaient tous périr et qu’ils ne retourneraient pas auprès de leurs familles à Médine. Satan a embelli cette pensée dans vos cœurs et vous pensiez à tort que votre Seigneur ne ferait pas triompher Son Prophète. C’est pourquoi vous êtes des gens voués à la perdition pour votre mauvais soupçon à l’égard d’Allah et pour être restés en retrait de Son Messager.

al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue

Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine

Non : vous pensâtes que le Messager et les croyants ne reviendraient jamais à leurs familles, et cela vous fut embelli en vos cœurs, et vous pensâtes une pensée mauvaise : vous fûtes un peuple perdu.

النص العربي — texte arabe original
وليس الأمر كما زعمتم من انشغالكم بالأموال والأهل، بل إنكم ظننتم أن رسول الله ﷺ ومن معه من أصحابه سيَهْلكون، ولا يَرْجعون إليكم أبدًا، وحسَّن الشيطان ذلك في قلوبكم، وظننتم ظنًّا سيئًا أن الله لن ينصر نبيه محمدًا ﷺ وأصحابه على أعدائهم، وكنتم قومًا هَلْكى لا خير فيكم.

al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue

ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)

Allah, exalté soit-Il, blâme les restés-en-arrière du messager dans la lutte dans Sa voie, des bédouins dont la foi faiblit et dans les cœurs desquels était maladie et mauvaise supposition d'Allah, exalté soit-Il — ils s'excuseront : leurs biens et leurs familles les occupèrent de sortir dans Sa voie, et demandèrent au messager d'Allah — paix et bénédiction sur lui — de demander pardon pour eux. Allah, exalté soit-Il, dit : {ils disent de leurs langues ce qui n'est pas en leurs cœurs} : leur demande au messager — paix et bénédiction sur lui — du pardon indique leur regret et leur aveu de la faute sur eux, et qu'ils restèrent en arrière d'un retard exigeant repentir et pardon — si cela était en leurs cœurs, le pardon du messateur leur eût servi, s'étant repentis et revenus ; mais en leurs cœurs : ils ne restèrent en arrière que pour avoir supposé d'Allah la mauvaise supposition, supposé {que le messager et les croyants ne reviendraient jamais à leurs familles} : qu'ils seraient tués et exterminés. Cette supposition ne cessa d'être embellie en leurs cœurs, ils s'y reposèrent jusqu'à s'enraciner. Deux causes : ils étaient {un peuple perdu (būr)}, périssable, sans bien — du bien en eux, cela n'eût pas été en leurs cœurs ; deuxième : la faiblesse de leur foi et certitude de la promesse d'Allah, du secours de Sa religion et de l'élévation de Sa parole. C'est pourquoi Il dit : {et qui… lire le passage entier →

النص العربي — texte arabe original
{11 ـ 13} يذمُّ تعالى المتخلِّفين عن رسول الله في الجهاد في سبيله من الأعراب، الذين ضَعُفَ إيمانُهم وكان في قلوبهم مرضٌ وسوء ظنٍّ بالله تعالى، وأنهم سيعتذرون؛ بأنَّ أموالهم وأهليهم شغلتهم عن الخروج في سبيله، وأنَّهم طلبوا من رسول اللهِ - صلى الله عليه وسلم - أن يستغفرَ لهم؛ قال الله تعالى:{يقولون بألسنَتِهِم ما ليس في قُلوبِهِم}: فإنَّ طلَبَهم الاستغفارَ من رسول الله - صلى الله عليه وسلم - يدلُّ على ندمهم وإقرارهم على أنفسهم بالذَّنب، وأنَّهم تخلَّفوا تخلُّفاً يحتاجُ إلى توبة واستغفار؛ فلو كان هذا الذي في قلوبهم؛ لكان استغفارُ الرسول نافعاً لهم؛ لأنَّهم قد تابوا وأنابوا، ولكنَّ الذي في قلوبهم أنَّهم إنَّما تخلَّفوا لأنَّهم ظنُّوا بالله ظنَّ السَّوْء، فظنُّوا {أن لن يَنقَلِبَ الرسولُ والمؤمنون إلى أهليهم أبداً}؛ أي: أنَّهم سيُقتلون ويُستأصلون، ولم يزلْ هذا الظنُّ يُزَيَّن في قلوبهم، ويطمئنُّون إليه حتى استحكَمَ، وسببُ ذلك أمران: أحدُهما: أنَّهم كانوا {قوماً بوراً}؛ أي: هلكى لا خير فيهم؛ فلو كان فيهم خيرٌ؛ لم يكن هذا في قلوبهم. الثاني: ضَعْفُ إيمانهم ويقينهم بوعد الله ونصرِ دينِهِ وإعلاءِ كلمتِهِ، ولهذا قال:{ومن لم يؤمن بالله ورسولِهِ}؛ أي: فإنَّه كافرٌ مستحقٌّ للعقاب، {فإنَّا أعۡتَدۡنا للكافرين سعيراً}.

Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine

trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate

Lire l'exégèse complète de la sourate (trad. Harkat) →