Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Le bien (`al-birru) agréé par Allah ne consiste pas seulement à se tourner en direction du Levant ou du Couchant et à diverger à ce propos, mais le véritable bien est en celui qui croit en Allah en tant que Dieu Unique, au Jour Dernier, à tous les anges, à tous les livres révélés et à tous les prophètes sans distinction ; dépense de ses biens pour ses proches, pour ceux qui ont perdus leur père avant l’âge adulte, pour les nécessiteux, pour l’étranger loin de sa patrie et de sa famille et pour ceux qui ont un besoin ponctuel d’aide, malgré l’amour qu’il a pour ses biens ; dépense de sa richesse afin de libérer des personnes de l’esclavage et de la captivité ; accomplit la prière comme l’a ordonné Allah et s’acquitte de l’aumône légale obligatoire. C’est également ceux qui sont fidèles aux engagements qu’ils ont pris, qui sont patients dans la pauvreté, le malheur et la maladie et qui ne fuient pas lorsque le combat fait rage. Tous ceux qui possèdent ces qualités sont sincères envers Allah dans leur foi et leurs œuvres. Ce sont eux les pieux qui exécutent ce que leur a ordonné Allah et s’abstiennent de ce qu’Il leur a défendu.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Le bien, auprès de Allah —le Très-Haut—, ne réside pas dans l'orientation, dans la prière, vers le levant et le couchant, si ce n'est pas sur l'ordre de Allah et Sa loi ; le bien, tout le bien, est la foi de celui qui croit en Allah, Le reconnaît comme seule divinité sans associé, croit au Jour de la Résurrection et de la Rétribution, aux anges tous, aux Livres révélés en entier, et à l'ensemble des prophètes sans distinction ; qui donne de son bien, volontairement — en dépit de la force de son attachement —, aux proches parents, aux orphelins nécessiteux dont les pères sont morts alors qu'ils étaient en bas âge, aux pauvres qui ne possèdent pas de quoi suffire à leur besoin, aux voyageurs nécessiteux éloignés des leurs et de leurs biens, à ceux qui mendient, contraints par la dureté de leur besoin ; qui dépense pour l'affranchissement des esclaves et des captifs ; qui accomplit la prière, s'acquitte de l'aumône obligatoire ; qui tiennent leurs engagements ; et qui endurent dans la pauvreté et la maladie, et dans la violence du combat. Ceux qui se sont parés de ces qualités sont ceux qui ont été véridiques dans leur foi, et ce sont eux qui ont craint le châtiment de Allah et évité Ses désobéissances.
النص العربي — texte arabe original
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
Allah — exalté soit-Il — dit : {La piété ne consiste point à tourner vos faces vers l'Orient ou l'Occident} : telle n'est pas la piété visée des serviteurs, de sorte que multiplier recherches et disputes à son sujet serait peine ne menant qu'à dissidence et divergence — semblable à sa parole — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : « Le fort n'est pas celui qui terrasse ; le fort est celui qui se maîtrise dans la colère. » {La piété est de qui croit en Allah} : qu'Il est un dieu unique, paré de toute perfection, transcendant tout défaut ; {au Jour dernier} : tout ce qu'Allah a annoncé dans Son livre ou Son messager de ce qui advient après la mort ; {aux anges}, qu'Allah nous a décrits dans Son livre et que Son messager a décrits — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix ; {au Livre} : le genre des livres descendus sur Ses messagers, dont le plus grand est le Coran : croire à ce qu'il contient d'informations et de jugements ; {aux prophètes} en général, et en particulier leur sceau et leur meilleur, Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix. {Et donne le bien} : tout ce dont l'homme fait propriété, peu ou beaucoup — c'est-à-dire donne le bien {malgré son amour} : l'amour du bien — indication que le bien est aimé des âmes, et que le serviteur ne le sort guère : le sortir malgré son amour, en rapprochement d'Allah, est preuve de sa foi. Entre autres : faire l'… lire le passage entier →