Hamidullah (rév. CRF 2000)Ils t'interrogent sur le fait de faire la guerre pendant les mois sacrés. - Dis: «Y combattre est un péché grave, mais plus grave encore auprès d'Allah est de faire obstacle au sentier d'Allah, d'être impie envers Celui-ci et la Mosquée sacrée, et d'expulser de là ses habitants. L'association est plus grave que le meurtre.» Or, ils ne cesseront de vous combattre jusqu'à, s'ils peuvent, vous détourner de votre religion. Et ceux qui parmi vous abjureront leur religion et mourront infidèles, vaines seront pour eux leurs actions dans la vie immédiate et la vie future. Voilà les gens du Feu: ils y demeureront éternellement.
Rashid MaachIls t’interrogent au sujet des mois sacrés, s’il est permis d’y engager les combats. Dis : « Y combattre constitue un grave péché, mais plus grave encore pour Allah est de détourner les hommes de Sa voie, de ne pas croire en Lui, d’interdire l’accès à la Mosquée sacrée et d’en expulser les habitants[123]. » Les persécutions que les idolâtres font subir aux croyants sont plus graves que les combats qui leur sont livrés et qui s’accompagnent nécessairement de morts. Ils ne cesseront, en effet, de vous combattre jusqu’à vous faire renier, s’ils le peuvent, votre religion. Or, quiconque parmi vous abjure la foi et meurt en mécréant perdra le bénéfice de ses œuvres ici-bas et dans l’au-delà, et est voué au feu de l’Enfer où il demeurera pour l’éternité.
Tafsirs
Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Ô Prophète, les gens te questionnent à propos du fait de combattre durant les mois sacrés (`al-`achhuru l-ħurumu): Dhû al-Qi’dah (dhu l-qi’dah(qi’dati)), Dhû al-Ħijjah, Muħarram et Rajab. Réponds-leur: Le combat durant ces mois est un péché grave, désapprouvé par Allah. Mais Allah désapprouve bien plus encore ce que commettent les mécréants qui éloignent les gens du chemin d’Allah, empêchent les croyants d’accéder à la Mosquée Sacrée et en chassent ses habitants. Pour Allah, tout cela est bien plus grave que de combattre durant les mois sacrés. En outre, le polythéisme qu’ils pratiquent est plus grave que le meurtre. Les polythéistes ne cesseront d’être injustes et de vous combattre, ô croyants, jusqu’à ce que vous renonciez à la véritable religion à laquelle vous êtes fidèles et que vous adoptiez leur fausse religion. Quiconque parmi vous renonce à sa religion annule par cet acte les œuvres pieuses qu’il avait à son actif et son sort dans l’au-delà sera d’être jeté en Enfer et d’y rester éternellement.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Les associateurs t'interrogent —ô Messager— au sujet du mois sacré : y combattre est-il licite ? Dis-leur : combattre durant le mois sacré est, aux yeux de Allah, un grand péché — le tenir pour licite et y verser le sang — ; mais empêcher les gens d'entrer dans l'islam par la torture et l'intimidation, nier Allah, Son messager et Sa religion, interdire aux musulmans d'entrer dans la Mosquée sacrée, expulser de celle-ci le Prophète et les émigrants alors qu'ils en sont les habitants et les alliés : voilà qui est péché plus grand et crime plus énorme auprès de Allah que de combattre durant le mois sacré. Et l'association dont vous êtes coupables est plus grave et plus lourde que la mise à mort durant le mois sacré. Ces mécréants ne se sont pas retenus de leurs crimes : ils y persistent, et ils ne cesseront de vous combattre jusqu'à vous faire revenir de l'islam à la mécréance, s'ils parviennent à réaliser cela. Quiconque parmi vous —ô musulmans— leur obéit, apostasie sa religion puis meurt dans la mécréance : son œuvre est perdue en ce monde et dans l'au-delà, et il devient au nombre des destinataires du feu de la Géhenne, sans jamais en sortir.
النص العربي — texte arabe original
يسألك المشركون -أيها الرسول- عن الشهر الحرام: هل يَحِلُّ فيه القتال؟ قل لهم: القتال في الشهر الحرام عظيم عند الله استحلاله وسفك الدماء فيه، ومَنْعكم الناس من دخول الإسلام بالتعذيب والتخويف، وجحودكم بالله وبرسوله وبدينه، ومَنْع المسلمين من دخول المسجد الحرام، وإخراج النبي والمهاجرين منه وهم أهله وأولياؤه، ذلك أكبر ذنبًا، وأعظم جرمًا عند الله من القتال في الشهر الحرام. والشرك الذي أنتم فيه أكبر وأشد من القتل في الشهر الحرام. وهؤلاء الكفار لم يرتدعوا عن جرائمهم، بل هم مستمرون عليها، ولا يزالون يقاتلونكم حتى يردوكم عن الإسلام إلى الكفر إن استطاعوا تحقيق ذلك. ومن يُطِعْهم منكم -أيها المسلمون- ويَرْتَدِدْ عن دينه فيمت على الكفر، فقد ذهب عمله في الدنيا والآخرة، وصار من الملازمين لنار جهنم لا يخرج منها أبدًا.
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
La majorité tient l'interdiction de combattre aux mois sacrés abrogée par le commandement de combattre les associateurs partout où on les trouve ; d'autres exégètes : point d'abrogation, l'absolu se rapportant au restreint, ce verset restreignant la généralité du commandement absolu du combat — et parmi les mérites des mois sacrés, le plus grand : l'interdiction d'y combattre — cela pour le combat d'attaque ; quant au combat défensif, il est permis aux mois sacrés comme dans le territoire sacré.
Ce verset étant descendu à propos du détachement de 'Abdallāh ibn Jaḥsh, qui tua 'Amr ibn al-Ḥaḍramī et prit leurs biens — cela, dit-on, au mois de rajab —, les associateurs leur reprochèrent de combattre aux mois sacrés, et ils étaient injustes dans leur reproche : leurs turpitudes excédaient ce dont ils chargeaient les musulmans. Allah exposa leurs méfaits : {et le détournement de la voie d'Allah} : les associateurs détournent quiconque veut croire en Allah et Son messager, tentent ceux qui ont cru et s'emploient à les faire revenir de leur religion — mécréance survenue au mois sacré et dans le territoire sacré, qui à elle seule suffit au mal, comment donc avec les deux ! {Et l'expulsion de ses gens} — les gens de la Mosquée sacrée : le Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — et ses compagnons, plus en droit qu'elle que les associateurs, ses vrais artisans — les en exp… lire le passage entier →
النص العربي — texte arabe original
◆ V.217 الجمهور على أن تحريم القتال في الأشهر الحرم منسوخ بالأمر
بقتال المشركين حيثما وجدوا. وقال بعض المفسرين: إنه لم ينسخ لأن المطلق
محمول على المقيد، وهذه الآية مقيدة لعموم الأمر بالقتال مطلقاً، ولأن من جملة مزية الأشهر الحرم بل
أكبر مزاياها تحريم القتال فيها، وهذا إنما هو في قتال الابتداء وأما قتال الدفع فإنه يجوز في
الأشهر الحرم كما يجوز في البلد الحرام.
ولما كانت هذه الآية نازلة بسبب ما حصل لسرية عبد الله بن جحش وقتلهم عمرو بن الحضرمي وأخذهم
أموالهم ـ وكان ذلك على ما قيل في شهر رجب ـ عيرهم المشركون بالقتال بالأشهر الحرم وكانوا في
تعييرهم ظالمين إذ فيهم من القبائح ما بعضه أعظم مما عيروا به المسلمين، قال تعالى في بيان ما فيهم:{وصد عن سبيل الله}؛ أي: صد المشركين من يريد
الإيمان بالله وبرسوله وفتنتهم من آمن به وسعيهم في ردهم عن دينهم وكفرهم الحاصل في الشهر الحرام
والبلد الحرام الذي هو بمجرده كاف في الشرِّ، فكيف وقد كان في شهر حرام وبلد حرام {وإخراج أهله}؛ أي: أهل المسجد الحرام وهم
النبي - صلى الله عليه وسلم -، وأصحابه لأنهم أحق به من المشركين وهم عُمَّاره على الحقيقة فأخرجوهم
{منه}؛ ولم يمكنوهم من الوصول إليه مع أن هذا البيت سواء العاكف فيه
والباد، فهذه الأمور كل واحد منها {أكبر من القتل}؛ في الشهر الحرام
فكيف وقد اجتمعت فيهم فعلم أنهم فسقة ظلمة في تعييرهم المؤمنين.
ثم أخبر تعالى أنهم لن يزالوا يقاتلون المؤمنين، وليس غرضهم في أموالهم وقتلهم وإنما غرضهم أن
يرجعوهم عن دينهم ويكونوا كفاراً بعد إيمانهم حتى يكونوا من أصحاب السعير، فهم باذلون قدرتهم في ذلك
ساعون بما أمكنهم ويأبى الله إلا أن يتم نوره ولو كره الكافرون. وهذا الوصف عامٌّ لكل الكفار لا
يزالون يقاتلون غيرهم حتى يردوهم عن دينهم، وخصوصاً أهل الكتاب من اليهود والنصارى الذين بذلوا
الجمعيات، ونشروا الدعاة، وبثوا الأطباء، وبنوا المدارس لجذب الأمم إلى دينهم، وتدخيلهم عليهم كل ما
يمكنهم من الشبه التي تشككهم في دينهم، ولكن المرجو من الله تعالى الذي منَّ على المؤمنين بالإسلام،
واختار لهم دينه القيم، وأكمل لهم دينه أن يتم عليهم نعمته بالقيام به أتم قيام، وأن يخذل كل من
أراد أن يطفئ نوره، ويجعل كيدهم في نحورهم، وينصر دينه، ويعلي كلمته وتكون هذه الآية صادقة على
هؤلاء الموجودين من الكفار كما صدقت على من قبلهم {إن الذين كفروا ينفقون أموالهم ليصدوا عن سبيل الله، فسينفقونها ثم تكون عليهم حسرة ثم يغلبون، والذين كفروا إلى جهنم يحشرون}؛
ثم أخبر تعالى أن من ارتد عن الإسلام بأن اختار عليه الكفر واستمر على ذلك حتى مات كافراً {فأولئك حبطت أعمالهم في الدنيا والآخرة}؛ لعدم وجود شرطها وهو الإسلام
{وأولئك أصحاب النار هم فيها خالدون}.
ودلت الآية بمفهومها أن من ارتد ثم عاد إلى الإسلام أنه يرجع إليه عمله [الذي قبل ردته]،
وكذلك من تاب من المعاصي فإنها تعود إليه أعماله المتقدمة.
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine
trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate