Hamidullah (rév. CRF 2000)Ils t'interrogent sur le vin et les jeux de hasard. Dis: «Dans les deux il y a un grand péché et quelques avantages pour les gens; mais dans les deux, le péché est plus grand que l'utilité». Et ils t'interrogent: «Que doit-on dépenser (en charité)?» Dis: «L'excédent de vos biens.» Ainsi, Allah vous explique Ses versets afin que vous méditiez
Rashid MaachIls t’interrogent au sujet du vin et du jeu de hasard. Dis : « L’un et l’autre constituent un grave péché tout en offrant certains avantages pour les hommes. Mais ces quelques avantages ne justifient en rien de commettre un péché d’une telle gravité[124]. » Ils t’interrogent aussi sur ce qu’ils doivent dépenser pour les autres. Dis-leur de dépenser de leurs biens ce qui excède leurs besoins. C’est ainsi qu’Allah vous expose clairement Ses enseignements afin que vous méditiez
Tafsirs
Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Ô Prophète, tes Compagnons te questionnent au sujet du vin (`al-khamru) qui englobe tout ce qui brouille la raison et finit par la faire disparaître. Ils te questionnent à propos de sa consommation, de sa vente et de son achat. Ils te questionnent aussi au sujet des jeux de hasard (`al-qimâru) qui sont des jeux où le gagnant remporte un gain versé par les perdants. Réponds-leur: S’y trouve nombre de nuisances et d’inconvénients religieux et mondains comme la perte de la raison et des biens ainsi que l’attisement des hostilités et des rancunes. On y trouve certes des avantages peu nombreux, comme la prise de gains financiers, mais les nuisances et les péchés qu’on récolte en y jouant sont plus nombreux que les avantages. Or l’être humain raisonnable délaisse ce dont les inconvénients sont plus importants que les avantages. Cette annonce d’Allah contient un prélude à l’illicéité du vin. Ô Prophète, tes Compagnons te questionnent au sujet de la part de leur richesse qu’ils doivent dépenser volontairement par charité. Réponds-leur: Dépensez de vos richesses ce dont vous n’avez pas besoin. Ceci était en vigueur les premiers temps de l’Islam puis Allah prescrivit l’aumône légale obligatoire à prélever sur certains biens à partir de certains seuils. Cette annonce qui ne comporte aucune ambigüité est l’explication donnée par Allah à Ses jugements, allez-vous réfléchir ?
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Les musulmans t'interrogent —ô Prophète— sur le statut de l'usage du khamr [toute boisson enivrante qui enveloppe l'esprit et le couvre, qu'elle soit bue ou mangée] — le boire, le vendre et l'acheter —, et ils t'interrogent sur le statut du maysir [le jeu de hasard : prendre l'argent d'autrui ou le donner par pari — les compétitions où les deux parties mettent un enjeu]. Dis-leur : il y a en cela des dommages et des corruptions nombreux, pour la religion et la vie d'ici-bas, pour les esprits et les biens, et il y a en eux pour les gens des utilités, du côté des gains d'argent et d'autres ; mais leur péché est plus grand que leur utilité, car ils détournent de l'évocation de Allah et de la prière, sèment l'hostilité et la haine entre les gens, et ruinent les biens. Et ceci préparait leur interdiction. Et ils t'interrogent sur la quantité qu'ils doivent dépenser de leurs biens à titre de don spontané et d'aumône : dis-leur : dépensez ce qui excède votre besoin. C'est ainsi, par cette exposition claire, que Allah vous expose Ses versets et les règles de la Loi, afin que vous réfléchissiez à ce qui vous profite ici-bas et dans l'au-delà.
النص العربي — texte arabe original
يسألك المسلمون -أيها النبي- عن حكم تعاطي الخمر شربًا وبيعًا وشراءً، والخمر كل مسكر خامر العقل وغَطّاه مشروبًا كان أو مأكولًا، ويسألونك عن حكم القمار -وهو أَخْذُ المال أو إعطاؤه بالمقامرة وهي المغالبات التي فيها عوض من الطرفين-، قل لهم: في ذلك أضرار ومفاسد كثيرة في الدين والدنيا، والعقول والأموال، وفيهما منافع للناس من جهة كسب الأموال وغيرها، وإثمهما أكبر من نفعهما؛ إذ يصدّان عن ذكر الله وعن الصلاة، ويوقعان العداوة والبغضاء بين الناس، ويتلفان المال. وكان هذا تمهيدًا لتحريمهما. ويسألونك عن القَدْر الذي ينفقونه من أموالهم تبرعًا وصدقة، قل لهم: أنفقوا القَدْر الذي يزيد على حاجتكم. مثل ذلك البيان الواضح يبيِّن الله لكم الآيات وأحكام الشريعة؛ لكي تتفكروا فيما ينفعكم في الدنيا والآخرة.
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
C'est-à-dire : les croyants t'interrogent, ô Messager, des règles du vin et des jeux de hasard — tous deux usités à la Jāhiliyya et au début de l'islam : difficulté il y eut, d'où la question. Allah commanda à Son prophète de leur exposer profits et méfaits, prélude à l'interdiction et à l'obligation de les délaisser : leur faute et leurs méfaits — perte de raison et de biens, détournement du rappel d'Allah et de la prière, inimitié et haine — dépassent ce qu'ils supposent de profit : gain par le commerce du vin, par le jeu, égaiement des âmes à leur usage. Cet exposé retient les âmes : le sensé préfère ce dont l'intérêt l'emporte et évite ce dont le mal l'emporte ; mais comme ils y étaient accoutumés et que l'interdiction brutale eût été dure d'emblée, ce verset précéda l'interdiction qu'Il mentionna : {Ô vous qui croyez : le vin, le jeu de hasard, les stèles et les flèches sont impureté de l'œuvre de Satan...} jusqu'à : {...vous abstenez-vous} — de Sa finesse, Sa miséricorde et Sa sagesse : à sa descente, 'Umar — qu'Allah l'agrée — dit : nous nous abstiendrons, nous nous abstiendrons.
Le vin (khamr) est tout ce qui enivre et couvre la raison, de quelque sorte ; le jeu (maysir) est toute compétition avec contrepartie des deux parties — dés, échecs et toute compétition verbale ou effective avec enjeu — sauf la course de chevaux, de chameaux et le tir : permises, car aidant le j… lire le passage entier →
النص العربي — texte arabe original
◆ V.219 أي: يسألك يا أيها الرسولُ، المؤمنون عن أحكام الخمر والميسر،
وقد كانا مستعمليْنِ في الجاهلية وأول الإسلام، فكأنه وقع فيهما إشكال، فلهذا سألوا عن حكمهما، فأمر
الله تعالى نبيَّه أن يبين لهم منافعهما ومضارهما ليكون ذلك مقدمة لتحريمهما وتحتيم تركهما، فأخبر
أن إثمهما ومضارهما وما يصدر عنهما من ذهاب العقل والمال والصد عن ذكر الله وعن الصلاة والعداوة
والبغضاء أكبر مما يظنونه من نفعهما من كسب المال بالتجارة بالخمر وتحصيله بالقمار والطرب للنفوس
عند تعاطيهما، وكان هذا البيان زاجراً للنفوس عنهما لأن العاقل يرجح ما ترجحت مصلحته، ويجتنب ما
ترجحت مضرته، ولكن لما كانوا قد ألفوهما، وصعب التحتيم بتركهما أول وهلة؛ قدم هذه الآية مقدمة للتحريم الذي ذكره في قوله:{يا أيها الذين آمنوا إنما الخمر والميسر والأنصاب والأزلام رجس من عمل الشيطان}
إلى قوله: {منتهون}، وهذا من لطفه ورحمته وحكمته، ولهذا لما نزلت قال عمر رضي الله عنه:
انتهينا انتهينا.
فأما الخمر فهو كل مسكر خامر العقل وغطاه من أي نوع كان، وأما الميسر فهو كل المغالبات التي يكون
فيها عوض من الطرفين من النرد والشطرنج وكل مغالبة قولية أو فعلية بعوض، سوى مسابقة الخيل والإبل
والسهام؛ فإنها مباحة لكونها معينة على الجهاد؛ [فلهذا] رخص فيها الشارع.
{وَيَسۡأَلُونَكَ مَاذَا يُنۡفِقُونَ قُلِ الۡعَفۡوَ كَذَلِكَ يُبَيِّنُ اللَّهُ لَكُمُ الۡآيَاتِ لَعَلَّكُمۡ تَتَفَكَّرُونَ (219) فِي الدُّنۡيَا وَالۡآخِرَةِ}
وهذا سؤال عن مقدار ما ينفقونه من أموالهم، فيسر الله لهم الأمر وأمرهم أن ينفقوا العفو، وهو
المتيسر من أموالهم الذي لا تتعلق به حاجتهم وضرورتهم، وهذا يرجع إلى كل أحد بحسبه من غني وفقير
ومتوسط، كل له قدرة على إنفاق ما عفا من ماله ولو شق تمرة، ولهذا أمر الله رسوله - صلى الله عليه
وسلم -، أن يأخذ العفو من أخلاق الناس وصدقاتهم، ولا يكلفهم ما يشق عليهم؛ ذلك بأن الله تعالى لم
يأمرنا بما أمرنا به حاجة منه لنا أو تكليفاً لنا بما يشق، بل أمرنا بما فيه سعادتنا وما يسهل علينا
وما به النفع لنا ولإخواننا فيستحق على ذلك أتم الحمد.
ولما بين تعالى هذا البيان الشافي وأطلع العباد على أسرار شرعه قال:{كذلك يبين الله لكم الآيات}؛ أي: الدالات على الحق المحصلات للعلم النافع والفرقان، {لعلكم تتفكرون في الدنيا والآخرة}؛ أي: لكي
تستعملوا أفكاركم في أسرار شرعه، وتعرفوا أن أوامره فيها مصالح الدنيا والآخرة، وأيضاً لكي تتفكروا
في الدنيا وسرعة انقضائها فترفضوها، وفي الآخرة وبقائها، وأنها دار الجزاء فتعمروها.
Tafsīr al-Qurʾān al-ʿAẓīm — Ibn Kathīr trad. humaine
trad. Harkat Abdou (traduction humaine) — exégèse complète de la sourate
Extrait du Tafsīr Ibn Kathīr (texte arabe). Sans jugement énoncé = Ibn Kathīr n'a pas gradé ce hadith — il n'est jamais présenté comme authentique sans grade.
✓ صحيح البخاري ; صحيح مسلمchaîne de transmission incluse
Sufyān ibn Wākiʿ nous a rapporté : Jarīr nous a rapporté, d'après ʿAṭāʾ ibn as-Sāʾib, d'après Saʿīd ibn Jubayr, d'après Ibn ʿAbbās, qui dit : Lorsque furent révélés : ﴾Et n'approchez les biens de l'orphelin que de la meilleure façon﴿ [al-Isrāʾ : 34] et ﴾Ceux qui mangent injustement les biens des orphelins ne font que manger du feu dans leurs ventres, et ils brûleront dans la fournaise﴿ [an-Nisāʾ : 10], celui qui avait un orphelin chez lui partit séparer sa nourriture de la sienne, et sa boisson de la sienne ; il mettait de côté pour lui le reste de sa nourriture et le gardait jusqu'à ce qu'il le mangeât ou qu'il se gâtât — ce qui leur fut pénible. Ils en firent mention à l'Envoyé d'Allah ﷺ, et Allah fit descendre : ﴾Ils t'interrogent sur les orphelins. Dis : leur faire du bien est excellent ; et si vous mangez avec eux, ils sont vos frères﴿. Ils mêlèrent donc leur nourriture avec la leur et leur boisson avec la leur [[تفسير الطبري (٤/٣٥٠) .]].