وَإِذَا جَآءَهُمْ أَمْرٌۭ مِّنَ ٱلْأَمْنِ أَوِ ٱلْخَوْفِ أَذَاعُوا۟ بِهِۦ ۖ وَلَوْ رَدُّوهُ إِلَى ٱلرَّسُولِ وَإِلَىٰٓ أُو۟لِى ٱلْأَمْرِ مِنْهُمْ لَعَلِمَهُ ٱلَّذِينَ يَسْتَنۢبِطُونَهُۥ مِنْهُمْ ۗ وَلَوْلَا فَضْلُ ٱللَّهِ عَلَيْكُمْ وَرَحْمَتُهُۥ لَٱتَّبَعْتُمُ ٱلشَّيْطَٰنَ إِلَّا قَلِيلًۭا
Hamidullah (rév. CRF 2000)Quand leur parvient une nouvelle rassurante ou alarmante, ils la diffusent. S'ils la rapportaient au Messager et aux détenteurs du commandement parmi eux, ceux d'entre eux qui cherchent à être éclairés, auraient appris (la vérité de la bouche du Prophète et des détenteurs du commandement). Et n'eussent été la grâce d'Allah sur vous et Sa miséricorde, vous auriez suivi le Diable, à part quelques-uns.
Rashid MaachLorsque leur parvient une nouvelle rassurante ou, au contraire, inquiétante, ils s’empressent de la propager plutôt que de la soumettre au Messager et à ceux qui détiennent l’autorité qui seuls sont en mesure de juger de son bien-fondé et de l’opportunité de la diffuser. Sans la grâce et la miséricorde d’Allah, la plupart d’entre vous suivraient certainement les suggestions de Satan.
Al-Mukhtaṣar fī at-Tafsīr trad. officielle
Markaz at-Tafsīr (Centre d'études coraniques) — traduction officielle
Lorsque parvient à ces hypocrites une nouvelle rassurante ou alarmante pour les croyants, ils la divulguent et la répandent.
S’ils avaient fait preuve de retenue et consulté le Messager d’Allah ainsi que les gens avisés, savants et prodigues en conseil, ces derniers auraient su quelle attitude il convient d’avoir à l’égard de ces nouvelles: les répandre ou les taire.
Ô croyants, n’était-ce la faveur qu’Allah vous a faite à travers l’Islam et la miséricorde qu’Il vous a manifestée à travers le Coran, vous épargnant ainsi l’épreuve infligée aux hypocrites, vous auriez accordé du crédit aux suggestions de Satan, excepté un petit nombre d’entre vous.
al-Muyassar — Le Commentaire facilité trad. IA non relue
Groupe de savants — Complex du Roi Fahd, Médine
Lorsque parvient à ces gens dont la foi n'a pas pénétré les cœurs une affaire devant rester secrète — touchant la sécurité, dont le bien rejaillit sur l'islam et les musulmans, ou la peur, qui jette l'inquiétude dans les cœurs —, ils la divulguent et la répandent parmi les gens. S'ils rapportaient ce qui leur parvient au messager de Allah ﷺ et aux gens de science et de jurisprudence, ceux qui parmi eux savent en extraire le sens en connaîtraient la vérité. Et sans la faveur et la miséricorde de Allah sur vous, vous auriez suivi le diable et ses suggestions, à l'exception d'un petit nombre d'entre vous.
النص العربي — texte arabe original
وإذا جاء هؤلاء الذين لم يستقر الإيمان في قلوبهم أمْرٌ يجب كتمانه، متعلقًا بالأمن الذي يعود خيره على الإسلام والمسلمين، أو بالخوف الذي يلقي في قلوبهم عدم الاطمئنان، أفشَوْه وأذاعوا به في الناس، ولو ردَّ هؤلاء ما جاءهم إلى رسول الله ﷺ وإلى أهل العلم والفقه لَعَلِمَ حقيقة معناه أهل الاستنباط منهم. ولولا أنْ تفضَّلَ الله عليكم ورحمكم لاتبعتم الشيطان ووساوسه إلا قليلًا منكم.
al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān trad. IA non relue
ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956)
Éducation d'Allah pour Ses serviteurs sur cet acte inconvenable : quand leur vient une affaire importante des intérêts généraux — sécurité et joie des croyants, ou crainte d'épreuve —, qu'ils vérifient et ne se hâtent pas de répandre la nouvelle, mais la renvoient au Messager et aux détenteurs du commandement — gens d'avis, savoir, conseil, raison et pondération, connaissant les choses, les intérêts et leurs contraires : s'ils voient profit à la répandre — élan, joie des croyants, précaution des ennemis —, ils le font ; s'ils voient nul profit, ou profit dépassé par le mal — ils ne la répandent pas : {l'auraient su ceux d'entre eux qui l'extraient} : le tirant de leur pensée, leurs avis droits et leurs sciences droites. Preuve d'une règle d'étiquette : à toute recherche d'une affaire, la confier à qui en est digne, aux siens, sans les devancer : plus proche du juste et plus sûr de l'erreur. Interdiction de la hâte à répandre les choses dès l'audition ; commandement de réfléchir avant de parler et d'y regarder : intérêt — on avance — ou non — on s'abstient. Puis : {n'eût été la faveur d'Allah sur vous et Sa miséricorde} — de vous rendre capables, vous éduquer, vous enseigner ce que vous ne saviez pas — {vous auriez suivi Satan, sinon peu} : l'homme est par nature injuste et ignorant, son âme ne lui commande que le mal ; s'il recourt à son Seigneur, s'agrippe à Lui et s'y appliqu… lire le passage entier →
النص العربي — texte arabe original
◆ V.83 هذا تأديبٌ من الله لعبادِهِ عن فعلهم هذا غير اللائق، وأنه ينبغي لهم إذا جاءهم أمرٌ من الأمور المهمَّة والمصالح العامَّة ما يتعلَّق بالأمن وسرور المؤمنين أو بالخوف الذي فيه مصيبةٌ عليهم أن يتثبَّتوا ولا يستعجِلوا بإشاعة ذلك الخبر، بل يردُّونه إلى الرسول وإلى أولي الأمر منهم أهل الرأي والعلم والنُّصح والعقل والرزانة الذين يعرفونَ الأمور ويعرفون المصالح وضدَّها؛ فإنْ رأوا في إذاعته مصلحة ونشاطاً للمؤمنين وسروراً لهم وتحرُّزاً من أعدائِهِم؛ فعلوا ذلك، وإن رأوا [أنه ليس] فيه مصلحةٌ، أو فيه مصلحة ولكن مضرَّته تزيد على مصلحتِهِ؛ لم يذيعوهُ. ولهذا قال:{لَعَلِمَهُ الذين يستنبطونَه منهم}؛ أي: يستخِرجونه بفِكْرهم وآرائهم السَّديدة وعلومهم الرشيدة.
وفي هذا دليلٌ لقاعدةٍ أدبيَّة، وهي أنه إذا حَصَلَ بحثٌ في أمر من الأمور؛ ينبغي أن يُوَلَّى مَن هو أهلٌ لذلك، ويُجْعَلَ إلى أهله، ولا يُتَقَدَّم بين أيديهم؛ فإنه أقرب إلى الصواب وأحرى للسلامة من الخطأ.
وفيه النهي عن العجلة والتسرُّع لنشر الأمور من حين سماعها، والأمر بالتأمُّل قبل الكلام والنظر فيه؛ هل هو مصلحةٌ فيقْدِمُ عليه الإنسان أم لا فيُحْجِمُ عنه؟
ثم قال تعالى:{ولولا فضلُ الله عليكم ورحمتُهُ}؛ أي: في توفيقِكم وتأديبِكم وتعليمِكم ما لم تكونوا تعلمون، {لاتَّبعتم الشيطانَ إلَّا قليلاً}؛ لأنَّ الإنسان بطبعِهِ
ظالمٌ جاهلٌ فلا تأمرُهُ نفسُه إلاَّ بالشَّرِّ؛ فإذا لجأ إلى ربِّه، واعتصم به، واجتهدَ في ذلك؛ لَطَفَ به ربُّه، ووفَّقه لكلِّ خيرٍ، وعصمَه من الشيطان الرجيم.