al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān
Verset 1
Elle est mecquoise. Au nom d'Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux. Allah, exalté soit-Il, jure {par le Coran glorieux}, aux sens vastes et immenses, aux faces nombreuses, aux bénédictions abondantes, aux faveurs considérables — la gloire (mujd) étant l'étendue des attributs et leur grandeur, et le discours le plus en droit d'être ainsi décrit est ce Coran, qui contient les sciences des premiers et des derniers, la plus complète éloquence, les plus généreux mots, les plus universels et meilleurs sens.
Verset 2
Cela oblige l'entière suite et l'empressée soumission à lui et la gratitude envers Allah de Sa faveur — mais la plupart des gens n'estiment pas les bienfaits d'Allah à leur valeur. C'est pourquoi Allah, exalté soit-Il, dit : {ils s'étonnèrent plutôt}, les négateurs du messager — paix et bénédiction sur lui —, {qu'un avertisseur leur vînt d'entre eux}, les avertissant de ce qui leur nuit et leur ordonnant ce qui leur profite, étant de leur espèce, pouvant recevoir de lui et connaître ses états et sa véracité : ils s'étonnèrent d'une chose dont ils ne devaient pas s'étonner — plutôt on s'étonne de la raison de qui s'en étonne. {Les mécréants dirent}, leur mécréance et négation les portant, non un défaut de leur intelligence et de leurs avis : {voici une chose étrange !} Dans cet étonnement, deux cas : ou ils sont véridiques en leur étonnement — cela indique l'extrême ignorance et la faiblesse de leurs raisons, comme le fou s'étonnant de la parole du sensé, le poltron s'étonnant du cavalier affrontant les cavaliers, l'avare s'étonnant de la générosité des généreux : quel mal vient de l'étonnement de qui tel est son état ?! Son étonnement n'est-il que preuve de l'accroissement de son ignorance et de son injustice ?! Ou ils s'étonnèrent en sachant leur erreur : des plus grandes et plus atroces injustices.
Verset 3
Puis Il exposa la face de leur étonnement : {quoi ! quand nous serons morts et devenus poussière — ce serait un retour de loin !} — ils comparèrent la puissance de Qui est puissant sur toute chose, Parfait de toute part, à la puissance du serviteur pauvre, impuissant à tous égards ! Et l'ignorant sans science à Qui est, de toute chose, Savant, qui sait {ce que la terre retranche} de leurs corps durant leur séjour dans la tombe — ayant compté en Son livre, auprès de Lui, gardé du changement et de la modification, tout ce qui leur advient en leur vie et leur mort. Argumentation de la parfaite étendue de Sa science, que Lui seul embrasse, sur Sa puissance de vivifier les morts.
Verset 5
{Plutôt}, leur parole émanée d'eux n'est qu'obstination et négation de la vérité, la plus haute sorte de véracité. {Quand elle leur vint, les voilà dans une affaire embrouillée}, mêlée et confuse, sans tenir à rien, sans état stable : tantôt disant de toi : magicien ! tantôt : possédé ! tantôt : poète ! Et ils firent du Coran des parts, chacun y disant ce qu'exigea son avis corrompu. Tel tout négateur de la vérité : en une affaire mêlée, sans face ni stabilité, ses affaires contradictoires et écroulées — comme qui suit la vérité et y croit, son affaire se redresse, sa voie s'équilibre, son acte confirme son dire.
Verset 6
Après l'état des négateurs et leur blâme, Allah les appela à regarder Ses signes horizontaux pour s'en instruire et argumenter de ce qu'Il fit indices : {n'ont-ils pas regardé le ciel au-dessus d'eux ?} — ce regard n'exige ni peine ni long voyage, il est d'une extrême aisance. Ils regardent {comment Nous l'avons bâti} : dôme aux confins égaux, à la construction ferme, paré des astres qui se couchent et des étoiles qui se replient, lancés d'un horizon à l'autre en la plus extrême beauté et grâce — on n'y voit ni défaut ni fissure ni brèche ni manquement : Allah en fit le toit des gens de la terre et y déposa leurs intérêts nécessaires.
Verset 7
Et la terre, comment Nous l'avons étendue et élargie, que tout animal peut y habiter, s'établir et se préparer à tous ses intérêts ; et l'avons ancrée des montagnes pour qu'elle se tienne du tremblement et de l'oscillation. {Et y avons fait pousser toute paire resplendissante}, de toute espèce de plantes réjouissant qui les regarde, charmant qui les voit, rafraîchissant l'œil qui les vise, pour la nourriture des enfants d'Adam et de leurs bêtes et leurs intérêts.
Verset 8
Il particularisa de ces utilités les jardins contenant les fruits savoureux — raisin, grenade, cédrat, pomme et autres — et les palmiers hauts, au long profit, s'élevant au ciel à une hauteur que beaucoup d'arbres n'atteignent pas, faisant sortir de leur régime serré, en leurs régimes, ce qui est subsistance des serviteurs : nourriture, assaisonnement et fruit, qu'ils mangent et amassent, eux et leurs bêtes. De même ce qu'Allah fait sortir par la pluie et ce qui en est l'effet : les rivières sur la terre et sous elle, de {grain moissonné}, la moisson fauchée : blé, orge, maïs, riz, mil et autre. En la méditation de ces choses : {une lucidité}, dont on voit clair de la cécité de l'ignorance ; {et un rappel}, dont on se souvient de ce qui profite en religion et monde, et de ce qu'Allah informa et qu'annoncèrent Ses messagers — cela n'est pas pour quiconque, mais {pour tout serviteur revenant} à Allah, s'appliquant à Lui d'amour, crainte, espoir et réponse à Son appel ; quant au négateur ou détourné, les signes et avertissements ne servent pas à un peuple qui ne croit pas. En somme : ce qu'ils contiennent de création éclatante, de force et de dureté indique la parfaite puissance d'Allah ; leur beauté, exécution parfaite et facture merveilleuse indiquent qu'Allah est le plus sage des juges et, de toute chose, Savant ; leurs utilités et intérêts pour les serviteurs indiquent la miséricorde d'Allah qui embrasse toute chose et Sa générosité qui couvre tout vivant ; leur immense création et ordre merveilleux indiquent qu'Allah est l'Unique, l'Ahad, l'Absolu, qui ne prit ni compagne ni enfant et n'eut personne de pareil, et que Lui seul conviennent l'adoration, l'humilité et l'amour ; leur vivification de la terre après sa mort indique qu'Allah vivifie les morts pour les rétribuer de leurs œuvres. C'est pourquoi Il dit : {et par elle Nous avons fait revivre une contrée morte : ainsi sera la sortie} (50:11). Ayant rappelé ces signes célestes et terrestres, Il les effraya des prises des nations — qu'ils ne demeurent pas dans leur négation, il les atteindrait ce qui atteignit leurs frères négateurs :
Verset 12
Les peuples d'avant eux nièrent leurs nobles messagers et grands prophètes : Noé nié par son peuple, Thamûd nia Ṣāliḥ, 'Âd nia Hûd, les frères de Loth nièrent Loth, les gens d'al-Ayka nièrent Chu'ayb, et le peuple de Tubba' — tubba' étant tout roi qui régna sur le Yémen au temps antérieur à l'islam. Le peuple de Tubba' nia le messager qu'Allah leur envoya, sans que Allah nous informe qui il fut ni lequel des Tubba' — car il était, Allah sait mieux, célèbre chez les Arabes purs, dont les événements n'échappent pas aux Arabes, surtout un tel événement immense. Tous nièrent les messagers qu'Allah leur envoya : la menace et la punition d'Allah s'avérèrent sur eux. Vous n'êtes pas meilleurs qu'eux, ô négateurs de Muhammad — paix et bénédiction sur lui —, ni leurs messagers plus nobles auprès d'Allah que le vôtre : craignez leur forfait, qu'il ne vous atteigne ce qui les atteignit.
Verset 15
Puis Allah argumenta de la première création — la première naissance — sur la seconde création — la naissance ultérieure : comme Il les produisit du néant, ainsi Il les restaure après leur mort et leur réduction en poussière et ossements. {Serions-Nous épuisés}, impuissants et affaiblis de puissance, {par la première création ?} — il n'en est rien : Nous n'en fûmes ni incapables ni épuisés, et ils n'en doutent pas. {Ils sont dans la confusion d'une création nouvelle} : voilà ce dont ils doutèrent et dont l'affaire se confondit pour eux, quand il n'y a pas lieu à confusion : la restauration est plus aisée que le commencement, comme Allah, exalté soit-Il, dit : {c'est Lui qui commence la création puis la répète, ce qui Lui est plus aisé} (30:27).
Verset 16
Allah, exalté soit-Il, informe qu'Il est l'Exclusif de la création du genre humain, mâles et femelles, qu'Il connaît leurs états, ce qu'ils taisent et ce que leur âme leur suggère, et qu'Il est {plus proche de lui que sa veine jugulaire}, la chose la plus proche de l'homme : la veine encadrant la cavité de la gorge. Cela appelle l'homme à surveiller son Créateur, Qui pénètre sa conscience et son intérieur, proche de lui en tous ses états : il a honte de Le voir où Il lui interdit, ou de Lui manquer où Il lui ordonne.
Verset 17
Il doit aussi avoir à l'œil les nobles anges scribes : les magnifier, les vénérer, craindre de faire ou dire ce qu'ils écrivent de lui déplaisant au Seigneur des mondes. C'est pourquoi Il dit : {quand les deux receveurs reçoivent}, recevant du serviteur toutes ses œuvres, l'un {à droite} écrivant les bonnes, l'autre {à gauche} écrivant les mauvaises, chacun astreint à cela, prêt à son œuvre préparée, y demeurant.
Verset 18
{Il ne prononce aucune parole}, de bien ou de mal, {sans avoir près de lui un observateur prêt}, le surveillant, présent à son état, comme Allah, exalté soit-Il, dit : {et il est sur vous des gardiens, nobles scribes, qui savent ce que vous faites} (82:10-12).
Verset 19
{Et la torpeur de la mort vint}, à cet insouciant négateur des signes d'Allah, {en vérité}, sans retour ni échappatoire. {Voilà ce dont tu te détournais} : tu reculais et t'en détournais.
Verset 20
{Et on souffla dans la trompe : voilà le jour de la menace}, le jour où atteint les injustes ce qu'Allah leur promit de punition, et les croyants ce qu'Il leur promit de récompense.
Verset 21
{Et toute âme vint, avec elle un conducteur}, la menant au stationnement de la résurrection, incapable d'y manquer, {et un témoin}, attestant d'elle ses œuvres, leur bien et leur mal. Cela indique le soin d'Allah aux serviteurs, Sa garde de leurs œuvres et Sa rétribution dans la justice.
Verset 22
Le serviteur doit avoir cela à l'œil — mais la plupart des gens sont insouciants. C'est pourquoi Il dit : {certes tu étais dans l'insouciance de cela} : il sera dit au détourné négateur, au Jour de la résurrection, cette parole en blâme, reproche et réprimande : tu la niais et n'œuvrais pas pour elle. {Maintenant Nous avons ôté ton voile}, qui couvrait ton cœur, tant ton sommeil fut grand et ton détournement constant : {ta vue aujourd'hui est perçante}, voyant ce qui la bouleverse et l'épouvante des sortes de supplice et châtiment. Ou c'est parole d'Allah au serviteur : en ce monde il est dans l'insouciance de ce pour quoi il fut créé, mais au Jour de la résurrection il s'éveille, sa torpeur part — en un temps où il ne peut rattraper le manqué ni recouvrer le perdu. Tout cela effroi d'Allah aux serviteurs, intimidation du rappel de ce qui adviendra des négateurs en ce immense jour.
Verset 23
Allah, exalté soit-Il, dit : {et son compagnon dira} — le compagnon de ce négateur détourné, d'entre les anges qu'Allah fonda de sa garde et de la garde de ses œuvres, le présentant au Jour de la résurrection avec ses œuvres, et disant : {voici ce qui m'incombe, prêt} : j'ai apporté ce dont je fus chargé, le garder et garder son œuvre.
Verset 24
Il est rétribué de son œuvre, et il est dit à qui mérita le Feu : {jetons en Géhenme tout négateur obstiné}, abondant en mécréance et obstination contre les signes d'Allah, multipliant les désobéissances, hardi contre les interdits et les crimes.
Verset 25
{Grand empêcheur du bien}, empêchant le bien qui le précède — dont le plus grand : la foi en Allah, Ses anges, Ses livres et Ses messagers — empêcheur du profit de son bien et de son corps ; {agresseur} des serviteurs d'Allah et de Ses limites ; criminel, abondant en forfait ; {douteux}, doutant de la promesse et de la menace d'Allah : ni foi ni bienfaisance — sa description : mécréance, agression, doute, suspicion, avarice et prise de divinités en dehors du Miséricordieux.
Verset 26
C'est pourquoi Il dit : {qui a fait d'un autre qu'Allah une divinité}, adorant avec Lui qui ne possède pour soi ni profit ni nuisance, ni mort ni vie ni résurrection — {jetez-le donc}, vous deux, les deux anges compagnons, {dans le dur supplice}, le plus grand et dur et atroce.
Verset 27
{Son compagnon dira}, le Démon se désavouant de lui et lui portant sa faute : {Seigneur, je ne l'ai pas rendu rebelle} : je n'avais sur lui ni autorité, ni argument, ni preuve ; {mais il était dans un égarement lointain}, c'est lui qui s'égara et s'éloigna de la vérité de son choix — comme en l'autre verset : {le Démon dit, quand l'affaire fut décidée : certes Allah vous fit une promesse de vérité...} (14:22).
Verset 28
Allah, exalté soit-Il, répondit à leur dispute : {ne disputez pas devant Moi} — nulle utilité à votre dispute auprès de Moi. {Je vous ai déjà avertis} : Mes messagers vous vinrent aux preuves évidentes, arguments clairs et démonstrations éclatantes : Ma preuve s'est dressée sur vous, votre argumentation est coupée, et vous M'êtes venus avec les œuvres avancées dont la rétribution s'imposa.
Verset 29
{La parole ne change pas auprès de Moi} : ce qu'Allah dit et informa ne peut manquer — nul plus véridique qu'Allah en dire et en récit. {Et Je ne suis pas injuste envers les serviteurs} : Je les rétribue de ce qu'ils œuvrèrent de bien et de mal — sans addition à leurs mauvaises actions ni retranchement de leurs bonnes.
Verset 30
Allah, exalté soit-Il, dit, effrayant Ses serviteurs : {le jour où Nous dirons à la Géhenme : es-tu remplie ? et elle dira : y a-t-il encore de la place ?} — tant on y jeta : elle ne cesse de demander l'addition des criminels désobéissants, courroucée pour son Seigneur, en rage contre les mécréants ; Allah lui promit de l'emplir, comme Il dit : {J'emplirai certes la Géhenne de djinns et d'hommes, tous} (11:119) — jusqu'à ce que le Seigneur de la majesté y pose Son pied noble, purifié de toute ressemblance : ses parties se replient l'une sur l'autre et elle dit : assez, assez — je suis comblée et remplie.
Verset 31
{Et le Paradis fut approché}, rapproché tant qu'il se contemple et se voit ce qu'il contient de félicité durable, de béatitude et de joie — approché et rapproché pour les pieux envers leur Seigneur, délaissant l'association, grande et petite, exécutant les ordres de leur Seigneur, soumis à Lui.
Verset 32
Il leur est dit, en félicitation : {voici ce qui vous était promis, à tout grand revenant, gardien} : ce Paradis et ce qu'il contient de ce que convoitent les âmes et savourent les yeux, c'est cela qu'Allah promit à tout grand revenant (awwāb), revenant à Allah en tous temps par Son évocation, Son amour, le recours à Lui, Son invocation, Sa crainte et l'espoir en Lui ; {gardien} (ḥafīẓ), tenant ce qu'Allah ordonna en l'exécutant avec sincérité et perfection de la plus complète façon, gardien de Ses limites.
Verset 33
{Quiconque craignit le Miséricordieux dans l'invisible}, Le craignant par la connaissance de son Seigneur et l'espoir de Sa miséricorde, tenant la crainte d'Allah en son état caché, absent des yeux des gens — telle la vraie crainte ; quant à Sa crainte à la vue et présence des gens, elle peut être ostentation et renommée, n'indiquant pas la crainte : la crainte profitable est la Sienne dans l'invisible et au vu. {Et vint d'un cœur revenant}, dont la description est le retour à son Maître et l'attraction de ses mobiles à Ses agréments.
Verset 34
Il est dit à ces pieux et vertueux : {entrez-y en paix}, entrée unie au salut des fléaux et des maux, à l'abond de tous les maux des affaires : nulle interruption de leur félicité, ni trouble, ni amertume. {C'est le jour de la permanence}, qui n'a ni fin, ni mort, ni rien des attristants.
Verset 35
{À eux là ce qu'ils veulent} : tout ce dont leur volonté s'attache y est acquis ; {et auprès de Nous}, en sus, {un surcroît} : récompense dont le Miséricordieux Très-Miséricordieux les gratifie, ce qu'aucun œil n'a vu, qu'aucune oreille n'a entendu et qu'aucun cœur d'homme n'a conçu — le plus grand, plus noble et meilleur : la vue de Sa noble face, la jouissance d'entendre Sa parole et la félicité de Sa proximité. Nous Lui demandons de Sa faveur.
Verset 36
Allah, exalté soit-Il, dit, effrayant les associateurs négateurs du messager : {combien détruisîmes-Nous avant eux de générations}, nombreuses nations, {plus fortes qu'eux en puissance}, en force et œuvres en la terre. C'est pourquoi Il dit : {qui parcoururent le pays}, bâtissant forteresses imprenables et hautes demeures, plantant les arbres, canalissant les rivières, semant, peuplant et détruisant. Niant les messagers d'Allah et rejetant Ses signes, Allah les saisit de la douloureuse punition et du dur supplice. {Y a-t-il un échappatoire ?} Nulle fuite pour eux du supplice d'Allah quand il descendit sur eux, nul sauveur : leur force, leurs biens et leurs enfants ne leur servirent pas.
Verset 37
{En cela il est certes un rappel pour quiconque a un cœur}, un cœur immense, vivant, intelligent et pur : à lui, venant un signe d'Allah, il s'en souvient, en profite et s'élève. De même qui prête son ouïe aux signes d'Allah et les entend d'une ouïe s'en guidant, son cœur {présent}, témoin : à lui aussi rappel, exhortation, guérison et guidance. Quant au détourné qui n'a pas incliné son ouïe aux signes : ils ne lui servent en rien — nulle réception en lui, et la sagesse d'Allah n'exige pas la guidance de qui tel est son portrait.
Verset 38
Voici information d'Allah, exalté soit-Il, de Sa grande puissance et Sa volonté effective, dont Il produisit les plus immenses créatures : {les cieux et la terre et ce qui est entre eux en six jours}, du dimanche au vendredi — sans fatigue, ni lassitude, ni ennui, ni épuisement : Celui qui les produisit, dans leur grandeur et immensité, est à plus forte raison capable de vivifier les morts.
Verset 39
{Supporte donc ce qu'ils disent}, de blâme sur toi et négation de ce que tu apportes ; occupe-toi d'eux et éprends-toi de l'obéissance de ton Seigneur et Sa glorification au début et à la fin du jour, aux temps de la nuit et aux suites des prières : l'évocation d'Allah, exalté soit-Il, console l'âme, lui tient compagnie et allège l'endurance.
Verset 41
{Et écoute}, de ton cœur, l'appel de l'appelant — Gabriel, paix sur lui —, quand il soufflera dans la trompe {d'un lieu proche}, de la terre.
Verset 42
{Le jour où ils entendront le Cri} — toutes les créatures entendront ce {cri}, bouleversant et effroyable, {en vérité}, sans doute ni contestation : {ce sera le jour de la sortie}, des tombeaux, dont est seul capable le Puissant sur toute chose.
Verset 43
C'est pourquoi Il dit : {certes c'est Nous qui vivifions et faisons mourir, et vers Nous est la destination. Le jour où la terre se fendra sur eux en hâte} — les créatures pressées de répondre à l'appelant au stationnement de la résurrection. {Ce rassemblement Nous est aisé}, aisé à Allah, sans peine ni charge.
Verset 45
{Nous savons le mieux ce qu'ils disent}, de ce qui t'afflige du mal. Nous le sachant le mieux, tu as connu Notre soin de toi, Notre facilitation de tes affaires et Notre victoire sur tes ennemis : que ton cœur se réjouisse, ton âme s'apaise, et sache que Nous sommes plus miséricordieux envers toi que toi-même — il ne te reste qu'attendre la promesse d'Allah et prendre exemple sur les doués de constance des messagers d'Allah. {Tu n'es pas sur eux un tyran}, ayant pouvoir sur eux : {tu n'es qu'avertisseur, et à tout peuple un guide}. C'est pourquoi Il dit : {rappelle donc par le Coran qui craint Ma menace} — le rappel est le rappel de ce qui est établi aux raisons et aux natures : l'amour du bien, sa préférence et sa pratique, et la haine du mal et son évitement. Ne se rappelle par le rappel que qui craint la menace d'Allah ; quant à qui ne craint pas la menace et n'y croit pas, l'utilité de son rappel est l'établissement de la preuve sur lui, qu'il ne dise pas : nul annonciateur ni avertisseur ne nous vint. Fin du commentaire de la sourate Qāf. Louange à Allah, au début et à la fin, en apparence et en profondeur. * * *