Coran › Sourate 3 › al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān

al-Saʿdī — Taysīr al-Karīm al-Raḥmān

ʿAbd al-Raḥmān al-Saʿdī (m. 1376 H/1956) · Sourate 3 complète · trad. IA non relue

Verset 1

Elle est médinoise. {Alif lām mīm} : des lettres dont nul ne connaît le sens sinon Allah.

Verset 2

Allah informe qu'Il est {le Vivant} : parfait de vie, {le Subsistant} : Se suffisant de Lui-même et faisant subsister les états de Sa création — Il a établi leurs états religieux, leurs états mondains et décrétaux : Il a fait descendre sur Son messager Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — le Livre avec le vrai qui n'admet point de doute, et il contient le vrai.

Verset 3

{confirmant ce qui était avant lui} : les livres — il atteste ce qu'ils attestent, les confirme et authentifie les envoyés qui les ont apportés. De même {Il a fait descendre la Torah et l'Évangile avant} ce livre, {en guidée pour les gens} ; et Il a parachevé la mission et l'a scellée par Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — et son immense livre, par lequel Allah a guidé la création hors des égarements, sauvé des ignorances, et par lequel Il a séparé le vrai du faux, la félicité du malheur, le droit chemin des voies de la Géhenne. Ceux qui y croient et s'y guident obtiennent l'immense bien et la récompense immédiate et différée ; {et ceux qui mécroient aux versets d'Allah} — qu'Il a exposés dans Son livre et sur la langue de Son messager — {à eux un châtiment sévère, et Allah est puissant, détenteur de vengeance} contre qui Lui désobéit.

Verset 5

De la perfection de Sa subsistance : Sa science embrasse les créatures : {rien ne Lui est caché sur terre ni au ciel}, jusqu'à ce qui est dans le ventre des porteuses : {c'est Lui qui vous forme dans les matrices comme Il veut} : mâle ou femelle, parfait ou imparfait de constitution, passant par les étapes de Sa création et les merveilles de Sa sagesse. Tel étant Son rapport à Ses serviteurs et Son immense soin de leurs états, de leur création au terme de leurs affaires, sans associé en cela : Il s'impose qu'à Lui seul l'adoration — {pas de divinité sinon Lui, le Puissant}, qui a dompté les créatures par Sa puissance et est trop élevé pour être décrit d'un défaut ou qualifié d'un blâme ; {le Sage} en Sa création et Sa loi.

Verset 7

Allah informe de Sa grandeur et de la perfection de Sa subsistance : Lui seul a fait descendre cet immense livre, dont nul pareil ni approchant n'exista ni n'existera en guidée, éloquence, inimitabilité et réforme de la création ; et ce livre contient l'univoque au sens clair, manifeste, sans confusion, et des versets ambiguë portant certains sens, dont aucun des deux sens ne se détermine isolément jusqu'à les joindre à l'univoque. Ceux dont les cœurs ont maladie, déviation et travers — pour la malice de leur dessein — suivent l'ambigu : ils s'en autorisent leurs thèses vaines et opinions frêles, cherchant la tentation, l'altération de Son livre et son interprétation selon leurs goûts et écoles, pour s'égarer et égarer. Quant aux gens du savoir enracinés en lui, que savoir et certitude ont atteints les cœurs et porté fruits en œuvre et connaissances : ils savent que le Coran entier vient d'Allah, qu'il est tout vrai, univoque et ambigu, et que le vrai ne se contredit ni ne diffère ; sachant que les univoques ont le sens de la dernière clarté, ils y ramènent l'ambigu où le déficient en savoir et connaissance hésite — ramenant l'ambigu à l'univoque, tout devient univoque — et disent : {nous y croyons : tout vient de notre Seigneur} ; {et ne se rappellent} les affaires profitables et sciences justes {sinon les gens d'intelligence} : aux raisons solides — preuve que ceci est marque des gens d'intelligence, et que suivre l'ambigu est le fait des opinions chancelantes, raisons déficientes et desseins mauvais. Sa parole {nul n'en connaît l'interprétation sinon Allah} : si l'interprétation (ta'wīl) vise la connaissance de l'issue des choses et de ce à quoi elles aboutissent, il faut s'arrêter à {sinon Allah}, Lui seul détenant cette interprétation-là ; si elle vise le commentaire et la connaissance du sens de la parole, la coordination est préférable : éloge des enracinés dans le savoir, qui savent faire descendre les textes du Livre et de la Sunna, univoques et ambigus. Le lieu étant division entre déviants et droits, ils invoquèrent Allah de les affermir sur la foi :

Verset 8

{Seigneur, ne fais pas dévier nos cœurs} : ne les incline pas du vrai vers le faux {après que Tu nous as guidés, et accorde-nous de auprès de Toi une miséricorde} par laquelle s'arrangent nos états : {c'est Toi le Donateur} : abondant de faveur et dons. Ce verset vaut modèle de la voie à suivre pour les ambigus : Allah rapporte des enracinés qu'ils Lui demandent de ne pas dévier leurs cœurs après les avoir guidés ; et en d'autres versets Il expose les causes de la déviation des cœurs des déviants : leur acquis : {quand ils dévièrent, Allah fit dévier leurs cœurs}, {puis ils se détournèrent : Allah détourna leurs cœurs}, {Nous retournons leurs cœurs et leurs yeux comme ils n'y crurent pas la première fois} : le serviteur qui se détourne de son Seigneur, prend pour allié Son ennemi, voit le vrai et s'en détourne, voit le faux et le choisit — Allah le laisse à ce qu'il a pris pour lui-même et dévie son cœur en punition de sa déviation : Allah ne l'a pas lésé, il s'est lésé lui-même : qu'il n'en veuille qu'à son âme commandant le mal. Et Allah sait mieux.

Verset 9

Suite de la parole des enracinés dans le savoir : elle comporte l'aveu de la résurrection et de la rétribution, la certitude totale, et qu'Allah ne manque pas d'accomplir Sa promesse — ce qui entraîne son effet et son exigence : l'œuvre et la préparation de ce jour : la foi en la résurrection et la rétribution est fondement de la droiture des cœurs et du désir du bien et de la crainte du mal, socle des biens.

Verset 10

Après le Jour de la résurrection : quiconque mécrut en Allah et traita Ses messagers de menteurs entrera nécessairement au Feu et le brûlera ; ses biens et enfants ne le préserveront en rien du châtiment d'Allah ; et il lui adviendra en ce monde des prises et punitions comme à Pharaon et aux communautés ayant traité de menteurs les versets d'Allah : {Allah les saisit pour leurs fautes} et hâta les punitions terrestres jointes aux punitions dernières. {Allah est dur en punition} : prenez garde de prendre Son châtiment à la légère, qu'il ne vous devienne aisé de demeurer dans la mécréance et le mensonge.

Verset 11

Après le Jour de la résurrection : quiconque mécrut en Allah et traita Ses messagers de menteurs entrera nécessairement au Feu et le brûlera ; ses biens et enfants ne le préserveront en rien du châtiment d'Allah ; et il lui adviendra en ce monde des prises et punitions comme à Pharaon et aux communautés ayant traité de menteurs les versets d'Allah : {Allah les saisit pour leurs fautes} et hâta les punitions terrestres jointes aux punitions dernières. {Allah est dur en punition} : prenez garde de prendre Son châtiment à la légère, qu'il ne vous devienne aisé de demeurer dans la mécréance et le mensonge.

Verset 12

Annonce et heureuse nouvelle aux croyants, et menace aux mécréants : ils seront vaincus en ce monde — et il advint comme Allah l'annonça : ils furent vaincus d'une victoire sans pareil ni égale. Allah fit de ce qui advint à Badr Ses signes attestant la véracité de Son messager — lui sur le vrai, ses ennemis sur le faux : deux troupes se rencontrèrent, les croyants n'excédant pas trois cents et quelque hommes, pauvres d'équipement ; les mécréants approchant mille, en plein armement : Allah secourut les croyants et ils les mirent en déroute par Sa permission. Leçon pour les clairvoyants : si ce n'était le vrai qui, face au faux, l'anéantit et le dissipe, selon les causes sensibles l'affaire eût été inverse.

Verset 13

Annonce et heureuse nouvelle aux croyants, et menace aux mécréants : ils seront vaincus en ce monde — et il advint comme Allah l'annonça : ils furent vaincus d'une victoire sans pareil ni égale. Allah fit de ce qui advint à Badr Ses signes attestant la véracité de Son messager — lui sur le vrai, ses ennemis sur le faux : deux troupes se rencontrèrent, les croyants n'excédant pas trois cents et quelque hommes, pauvres d'équipement ; les mécréants approchant mille, en plein armement : Allah secourut les croyants et ils les mirent en déroute par Sa permission. Leçon pour les clairvoyants : si ce n'était le vrai qui, face au faux, l'anéantit et le dissipe, selon les causes sensibles l'affaire eût été inverse.

Verset 14

Allah informe, en ces deux versets, de l'état des gens préférant le monde à la Dernière Demeure, et expose l'immense différence entre les deux demeures : les gens virent ces choses embellies — les vues du regard, savourées des cœurs, les âmes penchées sur leurs plaisirs — chaque groupe inclinant à une sorte, en ayant fait le suprême souci et le terme du savoir ; et pourtant jouissance peu durable, s'achevant en peu de temps : tel est {la jouissance de la vie présente, et Allah a auprès de Lui la belle destination}.

Verset 15

Puis Il informa que les pieux envers Allah, tenant Sa servitude, ont mieux que ces plaisirs : les sortes des biens et de la félicité durable que nul œil n'a vue, nulle oreille n'a entendue, nul cœur d'homme n'a conçu ; et l'agrément d'Allah, plus grand que tout ; et les épouses purifiées de toute atteinte et défaut, belles de caractères, parfaites de constitutions — la négation entraînant son contraire : la purification des atteintes entraîne leur description par les perfections. {Allah voit parfaitement les serviteurs} : Il rend chacun aisée la chose pour laquelle il l'a créé : les gens du bonheur, Il les rend aisés à l'œuvre pour cette demeure durable, prenant de la vie présente ce qui aide à adorer Allah et L'obéir ; les gens du malheur et du détournement, Il les destine à l'œuvre des gens du malheur : ils se contentent de la vie présente, s'y installent, en font leur demeure.

Verset 16

Ces enracinés dans le savoir, gens du savoir et de la foi, prennent moyen auprès de leur Seigneur de leur foi pour le pardon des fautes et la préservation du châtiment du Feu — parmi les moyens qu'Allah aime : que le serviteur prenne moyen auprès de son Seigneur de ce dont Il l'a comblé — foi et œuvres pies — vers le parachèvement de Sa faveur : l'obtention de la pleine récompense et l'écartement du châtiment.

Verset 17

Puis Il les décrivit des plus beaux traits : la patience — retenir les âmes en ce qu'Allah aime, recherchant Son agrément : patienter dans Son obéissance, face à Ses désobéissances, devant Ses décrets douloureux — ; la véracité en paroles et états : l'égalité de l'extérieur et de l'intérieur, la ferme résolution d'emprunter le droit chemin ; l'orance : la permanence de l'obéissance avec humilité et soumission ; les dépenses dans les voies du bien, pour les pauvres et les nécessiteux ; et l'imploration du pardon, surtout au temps des dernières heures de la nuit : ayant étendu la prière jusqu'au point du jour, ils demeuraient à implorer le pardon d'Allah.

Verset 18

Le plus grand des témoignages, émanant du Roi immense, des anges et des gens du savoir, sur le plus grand attesté : l'unicité d'Allah et Sa tenue de l'équité — ce qui embrasse le témoignage de toute la Loi et de toutes les règles de rétribution : la Loi et la religion ont pour fondement et base l'unicité d'Allah, Le réserver l'adoration, reconnaître Son unicité des attributs de grandeur, majesté, gloire, puissance et majesté, et des traits de générosité, bienfaisance, miséricorde, ihsān et beauté, et Sa perfection absolue dont nulle créature ne saurait embrasser quoi que ce soit, l'atteindre ou parvenir à Le célébrer ; les adorations légales, les contrats, leurs suites, le commandement et l'interdiction : tout équité et justice, sans injustice ni tyrannie sous quelque rapport, au suprême de la sagesse et de la solidité ; et la rétribution des œuvres bonnes et mauvaises : toute équité et justice. {Dis : quel témoignage est plus grand ? Dis : Allah} : l'unicité d'Allah, Sa religion et Sa rétribution sont établies sans doute, la plus grande et la plus claire des réalités — Allah a établi sur cela preuves et arguments innombrables. En ce verset : l'excellence du savoir et des savants, Allah les ayant particularisés parmi les hommes, uni leur témoignage au Sien et à celui de Ses anges, fait de leur témoignage des plus grandes preuves de Son unicité, Sa religion et Sa rétribution ; et il incombe aux responsables de recevoir ce témoignage équitable et véridique — implicitement : leur attestation d'équité, la création les suivant, eux les imams et les suivis : faveur, noblesse et rang dont la mesure est inestimable.

Verset 19

Allah informe : {la religion auprès d'Allah} — la religion qu'Il n'a point d'autre et dont nulle autre n'est reçue — {est l'islam} : la soumission à Allah seul, en dehors et au-dedans, en ce qu'Il a légiféré sur les langues de Ses messagers : {quiconque désire une autre religion que l'islam, elle ne sera point reçue de lui, et dans la Dernière Demeure il est des perdants} : quiconque pratique autre religion que l'islam ne pratique pas réellement pour Allah, n'ayant pas pris la voie qu'Il a légiférée sur les langues de Ses messagers. Puis Il informa que les gens du Livre le savent, et ne divergèrent et ne s'en détournèrent que par obstination et tyrannie : la science leur était venue, exigeant l'absence de divergence et entraînant la religion vraie ; et quand Muhammad leur vint — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, ils le connurent de la vraie connaissance ; mais l'envie, la tyrannie et la mécréance aux versets d'Allah les retinrent de suivre le vrai. {Quiconque mécroit aux versets d'Allah : Allah est prompt au compte} : qu'ils l'attendent : il vient, et Allah les rétribuera de leurs œuvres.

Verset 20

Après avoir établi que la religion vraie auprès de Lui est l'islam, et que les gens du Livre avaient disputé avec le Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — et la preuve dressée contre eux obstinément, Allah lui commanda de dire et proclamer qu'il a soumis sa face — extérieur et intérieur — à Allah, que qui le suit a pareillement consenti à cette soumission pure, et de dire à tous les gens — gens du Livre et gentils [ceux sans livre, Arabes et autres] : si vous vous soumettez, vous êtes sur le droit chemin, la guidée et le vrai ; si vous vous détournez, votre compte est à Allah — il ne m'incombe que la transmission : je vous ai transmis et dressé la preuve.

Verset 21

Ceux qui ont réuni ces maux : mécréance aux versets d'Allah, traitement de menteurs de Ses messagers, et le crime immense contre les plus grands détenteurs de droit sur la création — les messagers et les imams de la guidée, commandant aux gens l'équité sur quoi religions et raisons s'accordent — : {leurs œuvres sont vaines en ce monde et dans la Dernière Demeure}, ils ont mérité le châtiment douloureux, sans secoureur du châtiment d'Allah ni sauveur de Sa punition.

Verset 22

Ceux qui ont réuni ces maux : mécréance aux versets d'Allah, traitement de menteurs de Ses messagers, et le crime immense contre les plus grands détenteurs de droit sur la création — les messagers et les imams de la guidée, commandant aux gens l'équité sur quoi religions et raisons s'accordent — : {leurs œuvres sont vaines en ce monde et dans la Dernière Demeure}, ils ont mérité le châtiment douloureux, sans secoureur du châtiment d'Allah ni sauveur de Sa punition.

Verset 23

Ne regarde-t-on pas, avec étonnement, ces {ceux qui ont reçu une part du Livre} qu'on {appelle au livre d'Allah} attestant ce qu'Il a fait descendre sur Ses messagers, {puis qu'un groupe d'eux se détourne}, opposé au vrai ? On dirait : pour quelle cause ce détournement, eux les plus en droit de suivre et les mieux connaissant la réalité de ce qu'a apporté Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix ? Deux causes : leur sécurité et leur faux témoignage pour eux-mêmes du salut, le Feu ne les touchant que des jours comptés qu'ils fixaient selon leurs passions corrompues — comme si l'administration du Roi leur revenait : {n'entrera au Paradis que juif ou chrétien} — espérances vaines en loi et en raison. Seconde cause : ayant traité de menteurs les versets d'Allah et forgé sur Lui, Satan leur embellit leur mauvais œuvre, ils s'en grisèrent et leur parut que c'était le vrai — punition de leur détournement du vrai. Comment seront-ils quand Allah les rassemblera au Jour de la résurrection, payera les œuvrants de leur œuvre, et que Sa justice courra sur Ses serviteurs ? Alors n'interroge pas sur le châtiment qui les atteint et le bien et la récompense qui leur échappent — de ce que leurs mains ont acquis ; ton Seigneur n'est point lésant envers les serviteurs.

Verset 24

Ne regarde-t-on pas, avec étonnement, ces {ceux qui ont reçu une part du Livre} qu'on {appelle au livre d'Allah} attestant ce qu'Il a fait descendre sur Ses messagers, {puis qu'un groupe d'eux se détourne}, opposé au vrai ? On dirait : pour quelle cause ce détournement, eux les plus en droit de suivre et les mieux connaissant la réalité de ce qu'a apporté Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix ? Deux causes : leur sécurité et leur faux témoignage pour eux-mêmes du salut, le Feu ne les touchant que des jours comptés qu'ils fixaient selon leurs passions corrompues — comme si l'administration du Roi leur revenait : {n'entrera au Paradis que juif ou chrétien} — espérances vaines en loi et en raison. Seconde cause : ayant traité de menteurs les versets d'Allah et forgé sur Lui, Satan leur embellit leur mauvais œuvre, ils s'en grisèrent et leur parut que c'était le vrai — punition de leur détournement du vrai. Comment seront-ils quand Allah les rassemblera au Jour de la résurrection, payera les œuvrants de leur œuvre, et que Sa justice courra sur Ses serviteurs ? Alors n'interroge pas sur le châtiment qui les atteint et le bien et la récompense qui leur échappent — de ce que leurs mains ont acquis ; ton Seigneur n'est point lésant envers les serviteurs.

Verset 25

Ne regarde-t-on pas, avec étonnement, ces {ceux qui ont reçu une part du Livre} qu'on {appelle au livre d'Allah} attestant ce qu'Il a fait descendre sur Ses messagers, {puis qu'un groupe d'eux se détourne}, opposé au vrai ? On dirait : pour quelle cause ce détournement, eux les plus en droit de suivre et les mieux connaissant la réalité de ce qu'a apporté Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix ? Deux causes : leur sécurité et leur faux témoignage pour eux-mêmes du salut, le Feu ne les touchant que des jours comptés qu'ils fixaient selon leurs passions corrompues — comme si l'administration du Roi leur revenait : {n'entrera au Paradis que juif ou chrétien} — espérances vaines en loi et en raison. Seconde cause : ayant traité de menteurs les versets d'Allah et forgé sur Lui, Satan leur embellit leur mauvais œuvre, ils s'en grisèrent et leur parut que c'était le vrai — punition de leur détournement du vrai. Comment seront-ils quand Allah les rassemblera au Jour de la résurrection, payera les œuvrants de leur œuvre, et que Sa justice courra sur Ses serviteurs ? Alors n'interroge pas sur le châtiment qui les atteint et le bien et la récompense qui leur échappent — de ce que leurs mains ont acquis ; ton Seigneur n'est point lésant envers les serviteurs.

Verset 26

Allah commande à Son prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — à titre principal, les autres par suite — de dire de la part de son Seigneur, proclamant Son unicité à disposer les affaires et administrer le monde supérieur et inférieur, et Son droit par Sa possession absolue et Sa disposition parfaite : Il donne la royauté à qui Il veut, la retire à qui Il veut, élève qui Il veut, abaisse qui Il veut — l'affaire n'est point aux espérances des gens du Livre ni d'autres : l'affaire est à Allah, l'administration à Lui, sans opposant à Son administration ni auxiliaire à Son décret. Comme Il dispose de l'alternance des jours entre les gens, Il dispose du temps même : {Il fait entrer le jour dans la nuit et la nuit dans le jour} : l'un sur l'autre, chacun remplaçant l'autre, croissant ici ce qu'Il décroît là, pour établir les intérêts de Sa création ; {et Il fait sortir le vivant du mort} : les récoltes et arbres divers de leurs semences, le croyant du mécréant ; {et le mort du vivant} : les grains, noyaux, récoltes et arbres, l'œuf de l'oiseau — Lui qui fait sortir les contraires les uns des autres, à qui tous les éléments obéissent. Sa parole {dans Ta main le bien} : tout le bien vient de Toi ; les bonnes œuvres et les biens ne viennent que d'Allah ; quant au mal, il n'est pas attribué à Allah — ni en description, ni en nom, ni en acte —, mais il entre dans Ses effets et rentre dans Son décret et Sa prédestination : le bien et le mal entrent au décret et à la prédestination : rien n'advient dans Sa royauté que ce qu'Il a voulu ; mais le mal ne Lui est pas attribué : on ne dit pas « dans Ta main le bien et le mal », mais « dans Ta main le bien », comme l'ont dit Allah et Son messager. La réserve de certains exégètes — « de même le mal est en la main d'Allah » — est pure erreur, leur vue étant que particulariser le bien contredirait Son décret général : la réponse est ce que nous avons détaillé. Sa parole {et Tu pourvois qui Tu veux sans compte} : Allah a mentionné ailleurs les causes d'obtenir Sa subsistance : {quiconque craint Allah, Il lui fait une issue et le pourvoit d'où il n'espère pas}, {quiconque s'en remet à Allah, Allah lui suffit} : aux serviteurs de ne demander la subsistance qu'à Allah et de s'y employer par les causes qu'Allah a rendues aisées et permises.

Verset 27

Allah commande à Son prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — à titre principal, les autres par suite — de dire de la part de son Seigneur, proclamant Son unicité à disposer les affaires et administrer le monde supérieur et inférieur, et Son droit par Sa possession absolue et Sa disposition parfaite : Il donne la royauté à qui Il veut, la retire à qui Il veut, élève qui Il veut, abaisse qui Il veut — l'affaire n'est point aux espérances des gens du Livre ni d'autres : l'affaire est à Allah, l'administration à Lui, sans opposant à Son administration ni auxiliaire à Son décret. Comme Il dispose de l'alternance des jours entre les gens, Il dispose du temps même : {Il fait entrer le jour dans la nuit et la nuit dans le jour} : l'un sur l'autre, chacun remplaçant l'autre, croissant ici ce qu'Il décroît là, pour établir les intérêts de Sa création ; {et Il fait sortir le vivant du mort} : les récoltes et arbres divers de leurs semences, le croyant du mécréant ; {et le mort du vivant} : les grains, noyaux, récoltes et arbres, l'œuf de l'oiseau — Lui qui fait sortir les contraires les uns des autres, à qui tous les éléments obéissent. Sa parole {dans Ta main le bien} : tout le bien vient de Toi ; les bonnes œuvres et les biens ne viennent que d'Allah ; quant au mal, il n'est pas attribué à Allah — ni en description, ni en nom, ni en acte —, mais il entre dans Ses effets et rentre dans Son décret et Sa prédestination : le bien et le mal entrent au décret et à la prédestination : rien n'advient dans Sa royauté que ce qu'Il a voulu ; mais le mal ne Lui est pas attribué : on ne dit pas « dans Ta main le bien et le mal », mais « dans Ta main le bien », comme l'ont dit Allah et Son messager. La réserve de certains exégètes — « de même le mal est en la main d'Allah » — est pure erreur, leur vue étant que particulariser le bien contredirait Son décret général : la réponse est ce que nous avons détaillé. Sa parole {et Tu pourvois qui Tu veux sans compte} : Allah a mentionné ailleurs les causes d'obtenir Sa subsistance : {quiconque craint Allah, Il lui fait une issue et le pourvoit d'où il n'espère pas}, {quiconque s'en remet à Allah, Allah lui suffit} : aux serviteurs de ne demander la subsistance qu'à Allah et de s'y employer par les causes qu'Allah a rendues aisées et permises.

Verset 28

Interdiction et avertissement d'Allah aux croyants de prendre les mécréants pour alliés en dehors des croyants : les croyants sont alliés les uns aux autres, et Allah est leur allié. {Quiconque fait cela} — l'alliance — {n'a rien d'Allah} : il est quitte d'Allah et Allah quitte de lui : {quiconque parmi vous les prend pour alliés est des leurs}. Sa parole {sauf par crainte de leur part} : sauf si vous craignez pour vous-mêmes de montrer l'inimitié aux mécréants — en cet état, la permission est la paix et la trêve, non l'alliance, qui est l'amour du cœur qu'entraîne le secours. {Allah vous avertit de Sa part} : craignez-Le, redoutez-Le, préférez Sa crainte à celle des gens : c'est Lui qui prend en charge les affaires des serviteurs, tient leurs fronts, vers Lui ils retournent et iront : Il rétribue de l'immense récompense qui a préféré Sa crainte et Sa crainte-espoir à tout autre, et punit les mécréants et leurs alliés du châtiment terrible.

Verset 29

Allah informe de l'embrassement de Sa science de ce que contiennent les poitrines, caché ou montré — comme Sa science embrasse toute chose au ciel et sur terre, rien ne Lui échappe —, et avec l'embrassement de Sa science, Il est l'Immense, puissant sur toute chose, à qui nul existant ne résiste. Ayant mentionné de Sa grandeur et de l'ampleur de Ses attributs ce qui oblige les serviteurs à Le considérer en tous leurs états, Il leur mentionna un autre moteur de Sa considération et Sa crainte : tous vont à Lui, et leurs œuvres, bonnes ou mauvaises, seront présentes — alors les gens du bien se réjouissent de ce qu'ils ont envoyé devant eux, les gens du mal se lamentent de trouver leur œuvre présente, et voudraient entre eux et Lui une distance immense. Le serviteur sachant qu'il court vers son Seigneur et peine en cette vie, qu'il rencontrera son Seigneur et sa course, doit prendre garde et se prémunir des œuvres entraînant flétrissure et punition, et se préparer par les œuvres pies entraînant bonheur et récompense : {Allah vous avertit de Sa part} — par ce qu'Il vous montre de Ses attributs de grandeur, de la perfection de Sa justice et de la dureté de Sa punition ; et malgré la dureté de Sa punition, Il est compatissant, miséricordieux : parmi Sa compassion et miséricorde, Il a effrayé les serviteurs et les a détournés de l'égarement et de la corruption : {C'est par cela qu'Allah effraie Ses serviteurs : ô Mes serviteurs, craignez-Moi} — Sa compassion et miséricorde leur ont rendu aisées les voies d'obtenir les biens, et les ont avertis des voies menant aux déplaisirs. Nous Lui demandons de parachever Sa bienfaisance en nous faisant emprunter le droit chemin et nous préserver des voies menant celui qui les prend à la Géhenne.

Verset 30

Allah informe de l'embrassement de Sa science de ce que contiennent les poitrines, caché ou montré — comme Sa science embrasse toute chose au ciel et sur terre, rien ne Lui échappe —, et avec l'embrassement de Sa science, Il est l'Immense, puissant sur toute chose, à qui nul existant ne résiste. Ayant mentionné de Sa grandeur et de l'ampleur de Ses attributs ce qui oblige les serviteurs à Le considérer en tous leurs états, Il leur mentionna un autre moteur de Sa considération et Sa crainte : tous vont à Lui, et leurs œuvres, bonnes ou mauvaises, seront présentes — alors les gens du bien se réjouissent de ce qu'ils ont envoyé devant eux, les gens du mal se lamentent de trouver leur œuvre présente, et voudraient entre eux et Lui une distance immense. Le serviteur sachant qu'il court vers son Seigneur et peine en cette vie, qu'il rencontrera son Seigneur et sa course, doit prendre garde et se prémunir des œuvres entraînant flétrissure et punition, et se préparer par les œuvres pies entraînant bonheur et récompense : {Allah vous avertit de Sa part} — par ce qu'Il vous montre de Ses attributs de grandeur, de la perfection de Sa justice et de la dureté de Sa punition ; et malgré la dureté de Sa punition, Il est compatissant, miséricordieux : parmi Sa compassion et miséricorde, Il a effrayé les serviteurs et les a détournés de l'égarement et de la corruption : {C'est par cela qu'Allah effraie Ses serviteurs : ô Mes serviteurs, craignez-Moi} — Sa compassion et miséricorde leur ont rendu aisées les voies d'obtenir les biens, et les ont avertis des voies menant aux déplaisirs. Nous Lui demandons de parachever Sa bienfaisance en nous faisant emprunter le droit chemin et nous préserver des voies menant celui qui les prend à la Géhenne.

Verset 31

Ce verset est la balance par laquelle se connaît qui aime Allah en vérité et qui le prétend d'une prétention nue : la marque de l'amour d'Allah est suivre Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, dont Allah a fait le suivi et tout ce à quoi il appelle la voie de Son amour et agrément : l'amour d'Allah, Son agrément et Sa récompense ne s'obtiennent qu'en authentifiant ce qu'a apporté le Messager — Livre et Sunna —, accomplir leur commandement et éviter leur interdit. Quiconque fait cela, Allah l'aime, le rétribue de la récompense des aimants, pardonne ses fautes et couvre ses défauts. On dirait : quelle est la réalité du suivi du Messager et sa description ? Il répondit : {Dis : obéissez à Allah et au Messager} — accomplir le commandement, éviter l'interdit, authentifier l'information — ; {s'ils se détournent} de cela : c'est la mécréance, et Allah {n'aime pas les mécréants}.

Verset 32

Ce verset est la balance par laquelle se connaît qui aime Allah en vérité et qui le prétend d'une prétention nue : la marque de l'amour d'Allah est suivre Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, dont Allah a fait le suivi et tout ce à quoi il appelle la voie de Son amour et agrément : l'amour d'Allah, Son agrément et Sa récompense ne s'obtiennent qu'en authentifiant ce qu'a apporté le Messager — Livre et Sunna —, accomplir leur commandement et éviter leur interdit. Quiconque fait cela, Allah l'aime, le rétribue de la récompense des aimants, pardonne ses fautes et couvre ses défauts. On dirait : quelle est la réalité du suivi du Messager et sa description ? Il répondit : {Dis : obéissez à Allah et au Messager} — accomplir le commandement, éviter l'interdit, authentifier l'information — ; {s'ils se détournent} de cela : c'est la mécréance, et Allah {n'aime pas les mécréants}.

Verset 33

Allah a, parmi Ses serviteurs, des élus qu'Il choisit et préfère, qu'Il comble des faveurs hautes, des traits sublimes, des sciences utiles, des œuvres pies et des particularités variées : Il mentionna ces grandes maisons et les hommes parfaits qu'elles contenaient, réunissant les traits de la perfection, la faveur et le bien se transmettant dans leurs descendances, englobant leurs mâles et leurs femelles — de Ses plus grandes grâces et meilleurs lieux de Sa générosité. {Allah est audient, savant} : Il sait qui mérite la faveur et la préférence, et met Sa faveur où Sa sagesse l'exige. Ayant établi la grandeur de ces maisons, Il mentionna l'histoire de Marie et de son fils Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, leur descendance de ces maisons favorisées, et les états par lesquels ils passèrent du début à la fin : la femme de 'Imrān dit, suppliante vers son Seigneur, se rapprochant par cette offrande qu'Il aime, magnifiant Sa maison et Sa constante obéissance : {"j'ai voué à Toi ce qui est dans mon ventre, voué au service"} : serviteur de la maison d'adoration pleine d'adorateurs — {"reçois-le de moi"} : fais cette œuvre fondée sur foi et sincérité, fructueuse en bien et récompense — {"c'est Toi l'Audient, le Savant". Quand elle l'eut mise au monde, elle dit : "Seigneur, je l'ai mise au monde, fille" — Allah sait mieux ce qu'elle a mis au monde — "et le mâle n'est pas comme la femelle"} : comme un supplément et une humilité, son vœu ayant supposé un mâle d'où viendraient force, service et charge, comme des gens de force — la femelle autre : Allah consolâ son cœur, reçut son vœu, et cette femelle devint plus parfaite que beaucoup de mâles, que la plupart, et par elle s'obtinrent des buts plus grands que par un mâle : {son Seigneur la reçut de belle réception et la fit croître de belle croissance} : éducation merveilleuse, religieuse, morale et civique, parfaire ses états, droiture de ses paroles et actes, croissance de sa perfection ; Allah lui rendit aisée Zacharie pour tuteur — de la faveur d'Allah sur le serviteur : que son éducateur soit des parfaits réformateurs. Puis Allah honora Marie et Zacharie : Il rendit aisée à Marie une subsistance sans peine ni labeur, pure grâce : {chaque fois que Zacharie entrait au miḥrāb} [oratoire] — lieu d'adoration, allusion à l'abondance de sa prière et sa constance à son oratoire —, {il trouvait auprès d'elle une subsistance} prête et agréable : {"D'où te vient ceci ? Elle dit : de Allah : Allah attribue qui Il veut sans compte."} Zacharie voyant cet état et la bienfaisance et finesse d'Allah envers elle, cela lui rappela de demander à Allah l'enfant au moment d'en désespérer : {"Seigneur, accorde-moi de Ta part une descendance pure : Tu es audient de l'invocation."} Les anges l'appelèrent, debout en prière au miḥrāb : {"Allah t'annonce Yaḥyā, confirmant une parole d'Allah"} — son nom : la parole qui est d'Allah : Jésus fils de Marie — son annonce par ce noble prophète comportait l'annonce de Jésus fils de Marie, l'authentification et le témoignage de sa mission : cette parole d'Allah est parole noble dont Allah particularisa Jésus, sinon elle est de Ses paroles par lesquelles Il fit exister les créatures : {l'exemple de Jésus auprès d'Allah est comme celui d'Adam : Il le créa de terre, puis lui dit : "Sois" — et il fut}. Sa parole {et un chef, et continent} (ḥaṣūr) [retenu] : l'annoncé, Yaḥyā, chef des messagers éminents et nobles ; ḥaṣūr : on a dit, qui n'engendre pas et n'a pas de désir des femmes ; on a dit, qui fut préservé des péchés et désirs nuisibles — le second sens convient mieux. {Et un prophète des vertueux} : parvenus au sommet de la vertu. {Il dit : "Seigneur, comment aurais-je un garçon, quand la vieillesse m'a atteint et que ma femme est stérile ?"} : deux empêchements : par quelle voie, Seigneur ? {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : comme Sa sagesse exige que les choses coulent par leurs causes connues, Il peut les rompre : Il est le Faiseur de ce qu'Il veut, à qui les causes ont obéi, dans qui Sa volonté est passée : aucune cause ne résiste à Sa puissance, si forte soit-elle. {Il dit : "Seigneur, fais-moi un signe"} : pour joie et heureuse annonce — sûr de Ton information, mais l'âme se réjouit et le cœur s'apaise aux prémisses de la miséricorde et faveur. {Il dit : "Ton signe : ne parler aux gens trois jours sinon par signes"} — et en ce temps, {"rappelle ton Seigneur abondamment et glorifie au soir et à l'aube"} : début et fin du jour. Il fut interdit de parler en ce temps — convenance avec l'enfant venant du vieillard et de la stérile, incapable de parler aux hommes, la langue déliée du rappel d'Allah : autre signe. Alors il eut joie et annonce, remercia Allah, abonda en rappel et glorification aux soirs et aubes. Cet enfant fut des bénédictions de Marie fille de 'Imrān sur Zacharie : la subsistance agréable sans compte dont Allah la favoredisa lui rappela et l'éveilla à la supplication et la demande — Allah est le Bienfaiteur de la cause et de l'effet, mais Il destine les choses aimées par la main de qui Il aime, pour élever son rang et accroître sa récompense. Puis Il revint à Marie : elle atteignit en adoration et perfection un degré immense : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'a élue"} : choisie, gratifiée d'attributs immenses et de beaux caractères — {"et purifiée"} des caractères vils — {"et élue sur les femmes des mondes"} — d'où sa parole — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : « Parfaits, beaucoup parmi les hommes ; parmi les femmes, nulles parfaites sinon Marie fille de 'Imrān, Āsiya fille de Muzāḥim et Khadīja fille de Khuwaylid ; la supériorité de 'Ā'isha sur les femmes vaut la supériorité du tharīd [ragoût de pain] sur le reste des aliments. » Les anges l'appelèrent sur l'ordre d'Allah pour qu'elle se réjouisse des faveurs d'Allah, Le remercie, tienne Ses droits et s'occupe à Son service : {"Ô Marie, sois orante à ton Seigneur"} : abonde en obéissance, humilité et recueillement, et y demeure — {"et incline-toi avec ceux qui s'inclinent"} : prie avec les priants : elle accomplit tout ce qui lui fut commandé et dépassa en perfection. Cette histoire et d'autres étant des plus grandes preuves de la mission de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, rapportée détaillée et exacte, sans surplus ni manque, car révélation d'Allah le Puissant le Sage, non apprentissage des gens : {Cela est des nouvelles de l'invisible que Nous te révélons ; tu n'étais pas auprès d'eux quand ils jetaient leurs calames, qui d'entre eux se chargerait de Marie} : sa mère l'ayant amenée, ils disputèrent qui la prendrait, fille de leur imam et chef, tous voulant le bien et la récompense, jusqu'au tirage au sort : les calams tombèrent sur Zacharie, miséricorde d'Allah envers lui et elle. Toi, ô Messager, tu n'étais pas présent pour connaître et raconter : Allah t'en a informé — tel est le plus grand but des récits : la leçon, et les plus grandes leçons : l'argumentation pour l'unicité, la mission, la résurrection et les autres grands fondements : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'annonce de Lui une parole dont le nom est le Messie, Jésus fils de Marie, éminent en ce monde et dans la Dernière Demeure, et des rapprochés"} : à lui l'éminence et le haut rang en ce monde et dans l'autre auprès des créatures — et auprès d'Allah, des rapprochés, les plus proches des créatures d'Allah et au plus haut degré. Annonce que nulle annonce n'égale ; et de sa perfection : {il parlera aux gens au berceau} : sa parole sera signe d'Allah et miséricorde envers sa mère et la création ; et il leur parlera {à l'âge mûr} : parole de prophétie, d'appel et de direction — au berceau : signes et preuves de sa véracité, sa prophétie et l'innocence de sa mère des mauvais soupçons ; à la maturité : l'immense profit des créatures, intermédiaire entre elles et leur Seigneur en révélation et transmission de Sa religion et loi — {et des vertueux} : dont Allah a réparé les cœurs par Sa connaissance et amour, les langues par Sa célébration et rappel, les membres par Son obéissance et service. {Elle dit : "Seigneur, comment aurais-je un enfant, qu'aucun humain ne m'a touchée ?"} — des choses étonnantes. {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : les serviteurs sachent qu'Il est puissant sur toute chose, que rien ne s'oppose à Sa volonté : {quand Il décrète une affaire, Il lui dit seulement : "Sois" — et elle est.} {Et Il lui enseignera le Livre} : le genre des livres antérieurs, et le jugement entre les gens, et lui donnera la prophétie et le fera {messager aux enfants d'Israël}, le soutenant des signes clairs et preuves accablantes : {"je vous viens d'un signe de votre Seigneur"} vous indiquant que je suis réellement messager d'Allah : {"je crée pour vous de l'argile comme la forme de l'oiseau, j'y souffle et il est oiseau par la permission d'Allah ; je guéris l'aveugle-né"} — aux yeux effacés, privé de vue et d'yeux — {"et le lépreux, et je ressuscite les morts par la permission d'Allah ; je vous informe de ce que vous mangez et ce que vous entreprenez dans vos maisons : en cela est un signe pour vous, si vous êtes croyants ; et confirmatif de ce qui est avant moi de la Torah"} : Allah le soutint de deux genres de signes et preuves extraordinaires hors de portée des non-prophètes, et la mission, l'appel et la religion qu'il apporta, religion de la Torah et des prophètes antérieurs — plus grande preuve de la véracité des véridiques : s'il eût été menteur, il eût contredit ce qu'apportèrent les messagers et contredit leurs fondements et détails : on sait qu'il est messager d'Allah et que ce qu'il a apporté est vrai sans doute. De plus : {"et pour vous rendre licite une partie de ce qui vous a été interdit"} : alléger de vous des liens et carcans — {"craignez Allah et obéissez-moi : Allah est mon Seigneur et le vôtre : adorez-Le"} : l'appel de tous les messagers : adorer Allah seul sans associé et leur obéir — le droit chemin qui mène celui qui le prend aux jardins de félicité. Alors les partis des enfants d'Israël divergèrent sur Jésus : qui crut et le suivit ; qui mécroit, le traita de menteur et accusa sa mère de turpitude, comme les juifs. {Quand Jésus ressentit chez eux la mécréance} et l'accord pour rejeter son appel, {il dit} — appelant les enfants d'Israël à le soutenir — : {"Qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah : nous croyons en Allah, attestez que nous sommes soumis"} — de la faveur d'Allah sur eux et sur Jésus : de leur avoir inspiré la foi en lui, la docilité à son obéissance et le secours à Son messager : {"Seigneur, nous croyons à ce que Tu as fait descendre et suivons le Messager"} : engagement total à croire en tout ce qu'Allah a fait descendre et à obéir à Son messager — {"écris-nous avec les témoins"} de Ton unicité, de Ton prophète en la mission, de Ta religion en le vrai et la véracité. Quant à ceux dont Jésus ressentit la mécréance — la plupart des enfants d'Israël — : {ils rusèrent} contre Jésus, {et Allah rusa} contre eux : {Allah est le meilleur des ruseurs} : ils convinrent de le tuer et crucifier, on lui donna un sosie, ils saisirent celui qu'on lui assimila, et Allah dit à Jésus : {"Je te reçois [dans la mort] et t'élève vers Moi et te purifie de ceux qui ont mécru"} : Allah l'éleva vers Lui et le purifia des mécréants ; ils crucifièrent celui qu'ils tuèrent, croyant que c'était Jésus — chargés de l'immense faute. Jésus fils de Marie descendra à la fin de cette communauté, juge équitable : il tuera le porc, brisera la croix, suivra ce qu'a apporté Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, et les menteurs sauront leur illusion et tromperie, trompés et trompés. Sa parole {et Je placerai ceux qui t'ont suivi au-dessus ceux qui ont mécru jusqu'au Jour de la résurrection} : ses suiveurs sont le groupe qui crut en lui, qu'Allah secourut contre qui dévia de sa religion ; puis vint la communauté de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, les vrais suiveurs : Il les soutint contre tous les mécréants et les fit triompher de la religion apportée par Muhammad : {Allah a promis à ceux d'entre vous qui croient et font les œuvres pies de les établir sur terre}. Mais la sagesse d'Allah est équitable : qui tient la religion, Il le secourt du secours manifeste ; qui délaisse Son ordre et interdit, rejette Sa loi et se hardit à Ses désobéissances, Il le punit et lui donne les ennemis. Allah est puissant, sage. Sa parole {puis vers Moi votre retour : Je trancherai entre vous en ce en quoi vous divergiez}. Puis Il exposa ce qu'Il fera d'eux :

Verset 34

Allah a, parmi Ses serviteurs, des élus qu'Il choisit et préfère, qu'Il comble des faveurs hautes, des traits sublimes, des sciences utiles, des œuvres pies et des particularités variées : Il mentionna ces grandes maisons et les hommes parfaits qu'elles contenaient, réunissant les traits de la perfection, la faveur et le bien se transmettant dans leurs descendances, englobant leurs mâles et leurs femelles — de Ses plus grandes grâces et meilleurs lieux de Sa générosité. {Allah est audient, savant} : Il sait qui mérite la faveur et la préférence, et met Sa faveur où Sa sagesse l'exige. Ayant établi la grandeur de ces maisons, Il mentionna l'histoire de Marie et de son fils Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, leur descendance de ces maisons favorisées, et les états par lesquels ils passèrent du début à la fin : la femme de 'Imrān dit, suppliante vers son Seigneur, se rapprochant par cette offrande qu'Il aime, magnifiant Sa maison et Sa constante obéissance : {"j'ai voué à Toi ce qui est dans mon ventre, voué au service"} : serviteur de la maison d'adoration pleine d'adorateurs — {"reçois-le de moi"} : fais cette œuvre fondée sur foi et sincérité, fructueuse en bien et récompense — {"c'est Toi l'Audient, le Savant". Quand elle l'eut mise au monde, elle dit : "Seigneur, je l'ai mise au monde, fille" — Allah sait mieux ce qu'elle a mis au monde — "et le mâle n'est pas comme la femelle"} : comme un supplément et une humilité, son vœu ayant supposé un mâle d'où viendraient force, service et charge, comme des gens de force — la femelle autre : Allah consolâ son cœur, reçut son vœu, et cette femelle devint plus parfaite que beaucoup de mâles, que la plupart, et par elle s'obtinrent des buts plus grands que par un mâle : {son Seigneur la reçut de belle réception et la fit croître de belle croissance} : éducation merveilleuse, religieuse, morale et civique, parfaire ses états, droiture de ses paroles et actes, croissance de sa perfection ; Allah lui rendit aisée Zacharie pour tuteur — de la faveur d'Allah sur le serviteur : que son éducateur soit des parfaits réformateurs. Puis Allah honora Marie et Zacharie : Il rendit aisée à Marie une subsistance sans peine ni labeur, pure grâce : {chaque fois que Zacharie entrait au miḥrāb} [oratoire] — lieu d'adoration, allusion à l'abondance de sa prière et sa constance à son oratoire —, {il trouvait auprès d'elle une subsistance} prête et agréable : {"D'où te vient ceci ? Elle dit : de Allah : Allah attribue qui Il veut sans compte."} Zacharie voyant cet état et la bienfaisance et finesse d'Allah envers elle, cela lui rappela de demander à Allah l'enfant au moment d'en désespérer : {"Seigneur, accorde-moi de Ta part une descendance pure : Tu es audient de l'invocation."} Les anges l'appelèrent, debout en prière au miḥrāb : {"Allah t'annonce Yaḥyā, confirmant une parole d'Allah"} — son nom : la parole qui est d'Allah : Jésus fils de Marie — son annonce par ce noble prophète comportait l'annonce de Jésus fils de Marie, l'authentification et le témoignage de sa mission : cette parole d'Allah est parole noble dont Allah particularisa Jésus, sinon elle est de Ses paroles par lesquelles Il fit exister les créatures : {l'exemple de Jésus auprès d'Allah est comme celui d'Adam : Il le créa de terre, puis lui dit : "Sois" — et il fut}. Sa parole {et un chef, et continent} (ḥaṣūr) [retenu] : l'annoncé, Yaḥyā, chef des messagers éminents et nobles ; ḥaṣūr : on a dit, qui n'engendre pas et n'a pas de désir des femmes ; on a dit, qui fut préservé des péchés et désirs nuisibles — le second sens convient mieux. {Et un prophète des vertueux} : parvenus au sommet de la vertu. {Il dit : "Seigneur, comment aurais-je un garçon, quand la vieillesse m'a atteint et que ma femme est stérile ?"} : deux empêchements : par quelle voie, Seigneur ? {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : comme Sa sagesse exige que les choses coulent par leurs causes connues, Il peut les rompre : Il est le Faiseur de ce qu'Il veut, à qui les causes ont obéi, dans qui Sa volonté est passée : aucune cause ne résiste à Sa puissance, si forte soit-elle. {Il dit : "Seigneur, fais-moi un signe"} : pour joie et heureuse annonce — sûr de Ton information, mais l'âme se réjouit et le cœur s'apaise aux prémisses de la miséricorde et faveur. {Il dit : "Ton signe : ne parler aux gens trois jours sinon par signes"} — et en ce temps, {"rappelle ton Seigneur abondamment et glorifie au soir et à l'aube"} : début et fin du jour. Il fut interdit de parler en ce temps — convenance avec l'enfant venant du vieillard et de la stérile, incapable de parler aux hommes, la langue déliée du rappel d'Allah : autre signe. Alors il eut joie et annonce, remercia Allah, abonda en rappel et glorification aux soirs et aubes. Cet enfant fut des bénédictions de Marie fille de 'Imrān sur Zacharie : la subsistance agréable sans compte dont Allah la favoredisa lui rappela et l'éveilla à la supplication et la demande — Allah est le Bienfaiteur de la cause et de l'effet, mais Il destine les choses aimées par la main de qui Il aime, pour élever son rang et accroître sa récompense. Puis Il revint à Marie : elle atteignit en adoration et perfection un degré immense : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'a élue"} : choisie, gratifiée d'attributs immenses et de beaux caractères — {"et purifiée"} des caractères vils — {"et élue sur les femmes des mondes"} — d'où sa parole — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : « Parfaits, beaucoup parmi les hommes ; parmi les femmes, nulles parfaites sinon Marie fille de 'Imrān, Āsiya fille de Muzāḥim et Khadīja fille de Khuwaylid ; la supériorité de 'Ā'isha sur les femmes vaut la supériorité du tharīd [ragoût de pain] sur le reste des aliments. » Les anges l'appelèrent sur l'ordre d'Allah pour qu'elle se réjouisse des faveurs d'Allah, Le remercie, tienne Ses droits et s'occupe à Son service : {"Ô Marie, sois orante à ton Seigneur"} : abonde en obéissance, humilité et recueillement, et y demeure — {"et incline-toi avec ceux qui s'inclinent"} : prie avec les priants : elle accomplit tout ce qui lui fut commandé et dépassa en perfection. Cette histoire et d'autres étant des plus grandes preuves de la mission de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, rapportée détaillée et exacte, sans surplus ni manque, car révélation d'Allah le Puissant le Sage, non apprentissage des gens : {Cela est des nouvelles de l'invisible que Nous te révélons ; tu n'étais pas auprès d'eux quand ils jetaient leurs calames, qui d'entre eux se chargerait de Marie} : sa mère l'ayant amenée, ils disputèrent qui la prendrait, fille de leur imam et chef, tous voulant le bien et la récompense, jusqu'au tirage au sort : les calams tombèrent sur Zacharie, miséricorde d'Allah envers lui et elle. Toi, ô Messager, tu n'étais pas présent pour connaître et raconter : Allah t'en a informé — tel est le plus grand but des récits : la leçon, et les plus grandes leçons : l'argumentation pour l'unicité, la mission, la résurrection et les autres grands fondements : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'annonce de Lui une parole dont le nom est le Messie, Jésus fils de Marie, éminent en ce monde et dans la Dernière Demeure, et des rapprochés"} : à lui l'éminence et le haut rang en ce monde et dans l'autre auprès des créatures — et auprès d'Allah, des rapprochés, les plus proches des créatures d'Allah et au plus haut degré. Annonce que nulle annonce n'égale ; et de sa perfection : {il parlera aux gens au berceau} : sa parole sera signe d'Allah et miséricorde envers sa mère et la création ; et il leur parlera {à l'âge mûr} : parole de prophétie, d'appel et de direction — au berceau : signes et preuves de sa véracité, sa prophétie et l'innocence de sa mère des mauvais soupçons ; à la maturité : l'immense profit des créatures, intermédiaire entre elles et leur Seigneur en révélation et transmission de Sa religion et loi — {et des vertueux} : dont Allah a réparé les cœurs par Sa connaissance et amour, les langues par Sa célébration et rappel, les membres par Son obéissance et service. {Elle dit : "Seigneur, comment aurais-je un enfant, qu'aucun humain ne m'a touchée ?"} — des choses étonnantes. {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : les serviteurs sachent qu'Il est puissant sur toute chose, que rien ne s'oppose à Sa volonté : {quand Il décrète une affaire, Il lui dit seulement : "Sois" — et elle est.} {Et Il lui enseignera le Livre} : le genre des livres antérieurs, et le jugement entre les gens, et lui donnera la prophétie et le fera {messager aux enfants d'Israël}, le soutenant des signes clairs et preuves accablantes : {"je vous viens d'un signe de votre Seigneur"} vous indiquant que je suis réellement messager d'Allah : {"je crée pour vous de l'argile comme la forme de l'oiseau, j'y souffle et il est oiseau par la permission d'Allah ; je guéris l'aveugle-né"} — aux yeux effacés, privé de vue et d'yeux — {"et le lépreux, et je ressuscite les morts par la permission d'Allah ; je vous informe de ce que vous mangez et ce que vous entreprenez dans vos maisons : en cela est un signe pour vous, si vous êtes croyants ; et confirmatif de ce qui est avant moi de la Torah"} : Allah le soutint de deux genres de signes et preuves extraordinaires hors de portée des non-prophètes, et la mission, l'appel et la religion qu'il apporta, religion de la Torah et des prophètes antérieurs — plus grande preuve de la véracité des véridiques : s'il eût été menteur, il eût contredit ce qu'apportèrent les messagers et contredit leurs fondements et détails : on sait qu'il est messager d'Allah et que ce qu'il a apporté est vrai sans doute. De plus : {"et pour vous rendre licite une partie de ce qui vous a été interdit"} : alléger de vous des liens et carcans — {"craignez Allah et obéissez-moi : Allah est mon Seigneur et le vôtre : adorez-Le"} : l'appel de tous les messagers : adorer Allah seul sans associé et leur obéir — le droit chemin qui mène celui qui le prend aux jardins de félicité. Alors les partis des enfants d'Israël divergèrent sur Jésus : qui crut et le suivit ; qui mécroit, le traita de menteur et accusa sa mère de turpitude, comme les juifs. {Quand Jésus ressentit chez eux la mécréance} et l'accord pour rejeter son appel, {il dit} — appelant les enfants d'Israël à le soutenir — : {"Qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah : nous croyons en Allah, attestez que nous sommes soumis"} — de la faveur d'Allah sur eux et sur Jésus : de leur avoir inspiré la foi en lui, la docilité à son obéissance et le secours à Son messager : {"Seigneur, nous croyons à ce que Tu as fait descendre et suivons le Messager"} : engagement total à croire en tout ce qu'Allah a fait descendre et à obéir à Son messager — {"écris-nous avec les témoins"} de Ton unicité, de Ton prophète en la mission, de Ta religion en le vrai et la véracité. Quant à ceux dont Jésus ressentit la mécréance — la plupart des enfants d'Israël — : {ils rusèrent} contre Jésus, {et Allah rusa} contre eux : {Allah est le meilleur des ruseurs} : ils convinrent de le tuer et crucifier, on lui donna un sosie, ils saisirent celui qu'on lui assimila, et Allah dit à Jésus : {"Je te reçois [dans la mort] et t'élève vers Moi et te purifie de ceux qui ont mécru"} : Allah l'éleva vers Lui et le purifia des mécréants ; ils crucifièrent celui qu'ils tuèrent, croyant que c'était Jésus — chargés de l'immense faute. Jésus fils de Marie descendra à la fin de cette communauté, juge équitable : il tuera le porc, brisera la croix, suivra ce qu'a apporté Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, et les menteurs sauront leur illusion et tromperie, trompés et trompés. Sa parole {et Je placerai ceux qui t'ont suivi au-dessus ceux qui ont mécru jusqu'au Jour de la résurrection} : ses suiveurs sont le groupe qui crut en lui, qu'Allah secourut contre qui dévia de sa religion ; puis vint la communauté de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, les vrais suiveurs : Il les soutint contre tous les mécréants et les fit triompher de la religion apportée par Muhammad : {Allah a promis à ceux d'entre vous qui croient et font les œuvres pies de les établir sur terre}. Mais la sagesse d'Allah est équitable : qui tient la religion, Il le secourt du secours manifeste ; qui délaisse Son ordre et interdit, rejette Sa loi et se hardit à Ses désobéissances, Il le punit et lui donne les ennemis. Allah est puissant, sage. Sa parole {puis vers Moi votre retour : Je trancherai entre vous en ce en quoi vous divergiez}. Puis Il exposa ce qu'Il fera d'eux :

Verset 35

Allah a, parmi Ses serviteurs, des élus qu'Il choisit et préfère, qu'Il comble des faveurs hautes, des traits sublimes, des sciences utiles, des œuvres pies et des particularités variées : Il mentionna ces grandes maisons et les hommes parfaits qu'elles contenaient, réunissant les traits de la perfection, la faveur et le bien se transmettant dans leurs descendances, englobant leurs mâles et leurs femelles — de Ses plus grandes grâces et meilleurs lieux de Sa générosité. {Allah est audient, savant} : Il sait qui mérite la faveur et la préférence, et met Sa faveur où Sa sagesse l'exige. Ayant établi la grandeur de ces maisons, Il mentionna l'histoire de Marie et de son fils Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, leur descendance de ces maisons favorisées, et les états par lesquels ils passèrent du début à la fin : la femme de 'Imrān dit, suppliante vers son Seigneur, se rapprochant par cette offrande qu'Il aime, magnifiant Sa maison et Sa constante obéissance : {"j'ai voué à Toi ce qui est dans mon ventre, voué au service"} : serviteur de la maison d'adoration pleine d'adorateurs — {"reçois-le de moi"} : fais cette œuvre fondée sur foi et sincérité, fructueuse en bien et récompense — {"c'est Toi l'Audient, le Savant". Quand elle l'eut mise au monde, elle dit : "Seigneur, je l'ai mise au monde, fille" — Allah sait mieux ce qu'elle a mis au monde — "et le mâle n'est pas comme la femelle"} : comme un supplément et une humilité, son vœu ayant supposé un mâle d'où viendraient force, service et charge, comme des gens de force — la femelle autre : Allah consolâ son cœur, reçut son vœu, et cette femelle devint plus parfaite que beaucoup de mâles, que la plupart, et par elle s'obtinrent des buts plus grands que par un mâle : {son Seigneur la reçut de belle réception et la fit croître de belle croissance} : éducation merveilleuse, religieuse, morale et civique, parfaire ses états, droiture de ses paroles et actes, croissance de sa perfection ; Allah lui rendit aisée Zacharie pour tuteur — de la faveur d'Allah sur le serviteur : que son éducateur soit des parfaits réformateurs. Puis Allah honora Marie et Zacharie : Il rendit aisée à Marie une subsistance sans peine ni labeur, pure grâce : {chaque fois que Zacharie entrait au miḥrāb} [oratoire] — lieu d'adoration, allusion à l'abondance de sa prière et sa constance à son oratoire —, {il trouvait auprès d'elle une subsistance} prête et agréable : {"D'où te vient ceci ? Elle dit : de Allah : Allah attribue qui Il veut sans compte."} Zacharie voyant cet état et la bienfaisance et finesse d'Allah envers elle, cela lui rappela de demander à Allah l'enfant au moment d'en désespérer : {"Seigneur, accorde-moi de Ta part une descendance pure : Tu es audient de l'invocation."} Les anges l'appelèrent, debout en prière au miḥrāb : {"Allah t'annonce Yaḥyā, confirmant une parole d'Allah"} — son nom : la parole qui est d'Allah : Jésus fils de Marie — son annonce par ce noble prophète comportait l'annonce de Jésus fils de Marie, l'authentification et le témoignage de sa mission : cette parole d'Allah est parole noble dont Allah particularisa Jésus, sinon elle est de Ses paroles par lesquelles Il fit exister les créatures : {l'exemple de Jésus auprès d'Allah est comme celui d'Adam : Il le créa de terre, puis lui dit : "Sois" — et il fut}. Sa parole {et un chef, et continent} (ḥaṣūr) [retenu] : l'annoncé, Yaḥyā, chef des messagers éminents et nobles ; ḥaṣūr : on a dit, qui n'engendre pas et n'a pas de désir des femmes ; on a dit, qui fut préservé des péchés et désirs nuisibles — le second sens convient mieux. {Et un prophète des vertueux} : parvenus au sommet de la vertu. {Il dit : "Seigneur, comment aurais-je un garçon, quand la vieillesse m'a atteint et que ma femme est stérile ?"} : deux empêchements : par quelle voie, Seigneur ? {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : comme Sa sagesse exige que les choses coulent par leurs causes connues, Il peut les rompre : Il est le Faiseur de ce qu'Il veut, à qui les causes ont obéi, dans qui Sa volonté est passée : aucune cause ne résiste à Sa puissance, si forte soit-elle. {Il dit : "Seigneur, fais-moi un signe"} : pour joie et heureuse annonce — sûr de Ton information, mais l'âme se réjouit et le cœur s'apaise aux prémisses de la miséricorde et faveur. {Il dit : "Ton signe : ne parler aux gens trois jours sinon par signes"} — et en ce temps, {"rappelle ton Seigneur abondamment et glorifie au soir et à l'aube"} : début et fin du jour. Il fut interdit de parler en ce temps — convenance avec l'enfant venant du vieillard et de la stérile, incapable de parler aux hommes, la langue déliée du rappel d'Allah : autre signe. Alors il eut joie et annonce, remercia Allah, abonda en rappel et glorification aux soirs et aubes. Cet enfant fut des bénédictions de Marie fille de 'Imrān sur Zacharie : la subsistance agréable sans compte dont Allah la favoredisa lui rappela et l'éveilla à la supplication et la demande — Allah est le Bienfaiteur de la cause et de l'effet, mais Il destine les choses aimées par la main de qui Il aime, pour élever son rang et accroître sa récompense. Puis Il revint à Marie : elle atteignit en adoration et perfection un degré immense : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'a élue"} : choisie, gratifiée d'attributs immenses et de beaux caractères — {"et purifiée"} des caractères vils — {"et élue sur les femmes des mondes"} — d'où sa parole — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : « Parfaits, beaucoup parmi les hommes ; parmi les femmes, nulles parfaites sinon Marie fille de 'Imrān, Āsiya fille de Muzāḥim et Khadīja fille de Khuwaylid ; la supériorité de 'Ā'isha sur les femmes vaut la supériorité du tharīd [ragoût de pain] sur le reste des aliments. » Les anges l'appelèrent sur l'ordre d'Allah pour qu'elle se réjouisse des faveurs d'Allah, Le remercie, tienne Ses droits et s'occupe à Son service : {"Ô Marie, sois orante à ton Seigneur"} : abonde en obéissance, humilité et recueillement, et y demeure — {"et incline-toi avec ceux qui s'inclinent"} : prie avec les priants : elle accomplit tout ce qui lui fut commandé et dépassa en perfection. Cette histoire et d'autres étant des plus grandes preuves de la mission de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, rapportée détaillée et exacte, sans surplus ni manque, car révélation d'Allah le Puissant le Sage, non apprentissage des gens : {Cela est des nouvelles de l'invisible que Nous te révélons ; tu n'étais pas auprès d'eux quand ils jetaient leurs calames, qui d'entre eux se chargerait de Marie} : sa mère l'ayant amenée, ils disputèrent qui la prendrait, fille de leur imam et chef, tous voulant le bien et la récompense, jusqu'au tirage au sort : les calams tombèrent sur Zacharie, miséricorde d'Allah envers lui et elle. Toi, ô Messager, tu n'étais pas présent pour connaître et raconter : Allah t'en a informé — tel est le plus grand but des récits : la leçon, et les plus grandes leçons : l'argumentation pour l'unicité, la mission, la résurrection et les autres grands fondements : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'annonce de Lui une parole dont le nom est le Messie, Jésus fils de Marie, éminent en ce monde et dans la Dernière Demeure, et des rapprochés"} : à lui l'éminence et le haut rang en ce monde et dans l'autre auprès des créatures — et auprès d'Allah, des rapprochés, les plus proches des créatures d'Allah et au plus haut degré. Annonce que nulle annonce n'égale ; et de sa perfection : {il parlera aux gens au berceau} : sa parole sera signe d'Allah et miséricorde envers sa mère et la création ; et il leur parlera {à l'âge mûr} : parole de prophétie, d'appel et de direction — au berceau : signes et preuves de sa véracité, sa prophétie et l'innocence de sa mère des mauvais soupçons ; à la maturité : l'immense profit des créatures, intermédiaire entre elles et leur Seigneur en révélation et transmission de Sa religion et loi — {et des vertueux} : dont Allah a réparé les cœurs par Sa connaissance et amour, les langues par Sa célébration et rappel, les membres par Son obéissance et service. {Elle dit : "Seigneur, comment aurais-je un enfant, qu'aucun humain ne m'a touchée ?"} — des choses étonnantes. {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : les serviteurs sachent qu'Il est puissant sur toute chose, que rien ne s'oppose à Sa volonté : {quand Il décrète une affaire, Il lui dit seulement : "Sois" — et elle est.} {Et Il lui enseignera le Livre} : le genre des livres antérieurs, et le jugement entre les gens, et lui donnera la prophétie et le fera {messager aux enfants d'Israël}, le soutenant des signes clairs et preuves accablantes : {"je vous viens d'un signe de votre Seigneur"} vous indiquant que je suis réellement messager d'Allah : {"je crée pour vous de l'argile comme la forme de l'oiseau, j'y souffle et il est oiseau par la permission d'Allah ; je guéris l'aveugle-né"} — aux yeux effacés, privé de vue et d'yeux — {"et le lépreux, et je ressuscite les morts par la permission d'Allah ; je vous informe de ce que vous mangez et ce que vous entreprenez dans vos maisons : en cela est un signe pour vous, si vous êtes croyants ; et confirmatif de ce qui est avant moi de la Torah"} : Allah le soutint de deux genres de signes et preuves extraordinaires hors de portée des non-prophètes, et la mission, l'appel et la religion qu'il apporta, religion de la Torah et des prophètes antérieurs — plus grande preuve de la véracité des véridiques : s'il eût été menteur, il eût contredit ce qu'apportèrent les messagers et contredit leurs fondements et détails : on sait qu'il est messager d'Allah et que ce qu'il a apporté est vrai sans doute. De plus : {"et pour vous rendre licite une partie de ce qui vous a été interdit"} : alléger de vous des liens et carcans — {"craignez Allah et obéissez-moi : Allah est mon Seigneur et le vôtre : adorez-Le"} : l'appel de tous les messagers : adorer Allah seul sans associé et leur obéir — le droit chemin qui mène celui qui le prend aux jardins de félicité. Alors les partis des enfants d'Israël divergèrent sur Jésus : qui crut et le suivit ; qui mécroit, le traita de menteur et accusa sa mère de turpitude, comme les juifs. {Quand Jésus ressentit chez eux la mécréance} et l'accord pour rejeter son appel, {il dit} — appelant les enfants d'Israël à le soutenir — : {"Qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah : nous croyons en Allah, attestez que nous sommes soumis"} — de la faveur d'Allah sur eux et sur Jésus : de leur avoir inspiré la foi en lui, la docilité à son obéissance et le secours à Son messager : {"Seigneur, nous croyons à ce que Tu as fait descendre et suivons le Messager"} : engagement total à croire en tout ce qu'Allah a fait descendre et à obéir à Son messager — {"écris-nous avec les témoins"} de Ton unicité, de Ton prophète en la mission, de Ta religion en le vrai et la véracité. Quant à ceux dont Jésus ressentit la mécréance — la plupart des enfants d'Israël — : {ils rusèrent} contre Jésus, {et Allah rusa} contre eux : {Allah est le meilleur des ruseurs} : ils convinrent de le tuer et crucifier, on lui donna un sosie, ils saisirent celui qu'on lui assimila, et Allah dit à Jésus : {"Je te reçois [dans la mort] et t'élève vers Moi et te purifie de ceux qui ont mécru"} : Allah l'éleva vers Lui et le purifia des mécréants ; ils crucifièrent celui qu'ils tuèrent, croyant que c'était Jésus — chargés de l'immense faute. Jésus fils de Marie descendra à la fin de cette communauté, juge équitable : il tuera le porc, brisera la croix, suivra ce qu'a apporté Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, et les menteurs sauront leur illusion et tromperie, trompés et trompés. Sa parole {et Je placerai ceux qui t'ont suivi au-dessus ceux qui ont mécru jusqu'au Jour de la résurrection} : ses suiveurs sont le groupe qui crut en lui, qu'Allah secourut contre qui dévia de sa religion ; puis vint la communauté de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, les vrais suiveurs : Il les soutint contre tous les mécréants et les fit triompher de la religion apportée par Muhammad : {Allah a promis à ceux d'entre vous qui croient et font les œuvres pies de les établir sur terre}. Mais la sagesse d'Allah est équitable : qui tient la religion, Il le secourt du secours manifeste ; qui délaisse Son ordre et interdit, rejette Sa loi et se hardit à Ses désobéissances, Il le punit et lui donne les ennemis. Allah est puissant, sage. Sa parole {puis vers Moi votre retour : Je trancherai entre vous en ce en quoi vous divergiez}. Puis Il exposa ce qu'Il fera d'eux :

Verset 36

Allah a, parmi Ses serviteurs, des élus qu'Il choisit et préfère, qu'Il comble des faveurs hautes, des traits sublimes, des sciences utiles, des œuvres pies et des particularités variées : Il mentionna ces grandes maisons et les hommes parfaits qu'elles contenaient, réunissant les traits de la perfection, la faveur et le bien se transmettant dans leurs descendances, englobant leurs mâles et leurs femelles — de Ses plus grandes grâces et meilleurs lieux de Sa générosité. {Allah est audient, savant} : Il sait qui mérite la faveur et la préférence, et met Sa faveur où Sa sagesse l'exige. Ayant établi la grandeur de ces maisons, Il mentionna l'histoire de Marie et de son fils Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, leur descendance de ces maisons favorisées, et les états par lesquels ils passèrent du début à la fin : la femme de 'Imrān dit, suppliante vers son Seigneur, se rapprochant par cette offrande qu'Il aime, magnifiant Sa maison et Sa constante obéissance : {"j'ai voué à Toi ce qui est dans mon ventre, voué au service"} : serviteur de la maison d'adoration pleine d'adorateurs — {"reçois-le de moi"} : fais cette œuvre fondée sur foi et sincérité, fructueuse en bien et récompense — {"c'est Toi l'Audient, le Savant". Quand elle l'eut mise au monde, elle dit : "Seigneur, je l'ai mise au monde, fille" — Allah sait mieux ce qu'elle a mis au monde — "et le mâle n'est pas comme la femelle"} : comme un supplément et une humilité, son vœu ayant supposé un mâle d'où viendraient force, service et charge, comme des gens de force — la femelle autre : Allah consolâ son cœur, reçut son vœu, et cette femelle devint plus parfaite que beaucoup de mâles, que la plupart, et par elle s'obtinrent des buts plus grands que par un mâle : {son Seigneur la reçut de belle réception et la fit croître de belle croissance} : éducation merveilleuse, religieuse, morale et civique, parfaire ses états, droiture de ses paroles et actes, croissance de sa perfection ; Allah lui rendit aisée Zacharie pour tuteur — de la faveur d'Allah sur le serviteur : que son éducateur soit des parfaits réformateurs. Puis Allah honora Marie et Zacharie : Il rendit aisée à Marie une subsistance sans peine ni labeur, pure grâce : {chaque fois que Zacharie entrait au miḥrāb} [oratoire] — lieu d'adoration, allusion à l'abondance de sa prière et sa constance à son oratoire —, {il trouvait auprès d'elle une subsistance} prête et agréable : {"D'où te vient ceci ? Elle dit : de Allah : Allah attribue qui Il veut sans compte."} Zacharie voyant cet état et la bienfaisance et finesse d'Allah envers elle, cela lui rappela de demander à Allah l'enfant au moment d'en désespérer : {"Seigneur, accorde-moi de Ta part une descendance pure : Tu es audient de l'invocation."} Les anges l'appelèrent, debout en prière au miḥrāb : {"Allah t'annonce Yaḥyā, confirmant une parole d'Allah"} — son nom : la parole qui est d'Allah : Jésus fils de Marie — son annonce par ce noble prophète comportait l'annonce de Jésus fils de Marie, l'authentification et le témoignage de sa mission : cette parole d'Allah est parole noble dont Allah particularisa Jésus, sinon elle est de Ses paroles par lesquelles Il fit exister les créatures : {l'exemple de Jésus auprès d'Allah est comme celui d'Adam : Il le créa de terre, puis lui dit : "Sois" — et il fut}. Sa parole {et un chef, et continent} (ḥaṣūr) [retenu] : l'annoncé, Yaḥyā, chef des messagers éminents et nobles ; ḥaṣūr : on a dit, qui n'engendre pas et n'a pas de désir des femmes ; on a dit, qui fut préservé des péchés et désirs nuisibles — le second sens convient mieux. {Et un prophète des vertueux} : parvenus au sommet de la vertu. {Il dit : "Seigneur, comment aurais-je un garçon, quand la vieillesse m'a atteint et que ma femme est stérile ?"} : deux empêchements : par quelle voie, Seigneur ? {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : comme Sa sagesse exige que les choses coulent par leurs causes connues, Il peut les rompre : Il est le Faiseur de ce qu'Il veut, à qui les causes ont obéi, dans qui Sa volonté est passée : aucune cause ne résiste à Sa puissance, si forte soit-elle. {Il dit : "Seigneur, fais-moi un signe"} : pour joie et heureuse annonce — sûr de Ton information, mais l'âme se réjouit et le cœur s'apaise aux prémisses de la miséricorde et faveur. {Il dit : "Ton signe : ne parler aux gens trois jours sinon par signes"} — et en ce temps, {"rappelle ton Seigneur abondamment et glorifie au soir et à l'aube"} : début et fin du jour. Il fut interdit de parler en ce temps — convenance avec l'enfant venant du vieillard et de la stérile, incapable de parler aux hommes, la langue déliée du rappel d'Allah : autre signe. Alors il eut joie et annonce, remercia Allah, abonda en rappel et glorification aux soirs et aubes. Cet enfant fut des bénédictions de Marie fille de 'Imrān sur Zacharie : la subsistance agréable sans compte dont Allah la favoredisa lui rappela et l'éveilla à la supplication et la demande — Allah est le Bienfaiteur de la cause et de l'effet, mais Il destine les choses aimées par la main de qui Il aime, pour élever son rang et accroître sa récompense. Puis Il revint à Marie : elle atteignit en adoration et perfection un degré immense : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'a élue"} : choisie, gratifiée d'attributs immenses et de beaux caractères — {"et purifiée"} des caractères vils — {"et élue sur les femmes des mondes"} — d'où sa parole — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : « Parfaits, beaucoup parmi les hommes ; parmi les femmes, nulles parfaites sinon Marie fille de 'Imrān, Āsiya fille de Muzāḥim et Khadīja fille de Khuwaylid ; la supériorité de 'Ā'isha sur les femmes vaut la supériorité du tharīd [ragoût de pain] sur le reste des aliments. » Les anges l'appelèrent sur l'ordre d'Allah pour qu'elle se réjouisse des faveurs d'Allah, Le remercie, tienne Ses droits et s'occupe à Son service : {"Ô Marie, sois orante à ton Seigneur"} : abonde en obéissance, humilité et recueillement, et y demeure — {"et incline-toi avec ceux qui s'inclinent"} : prie avec les priants : elle accomplit tout ce qui lui fut commandé et dépassa en perfection. Cette histoire et d'autres étant des plus grandes preuves de la mission de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, rapportée détaillée et exacte, sans surplus ni manque, car révélation d'Allah le Puissant le Sage, non apprentissage des gens : {Cela est des nouvelles de l'invisible que Nous te révélons ; tu n'étais pas auprès d'eux quand ils jetaient leurs calames, qui d'entre eux se chargerait de Marie} : sa mère l'ayant amenée, ils disputèrent qui la prendrait, fille de leur imam et chef, tous voulant le bien et la récompense, jusqu'au tirage au sort : les calams tombèrent sur Zacharie, miséricorde d'Allah envers lui et elle. Toi, ô Messager, tu n'étais pas présent pour connaître et raconter : Allah t'en a informé — tel est le plus grand but des récits : la leçon, et les plus grandes leçons : l'argumentation pour l'unicité, la mission, la résurrection et les autres grands fondements : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'annonce de Lui une parole dont le nom est le Messie, Jésus fils de Marie, éminent en ce monde et dans la Dernière Demeure, et des rapprochés"} : à lui l'éminence et le haut rang en ce monde et dans l'autre auprès des créatures — et auprès d'Allah, des rapprochés, les plus proches des créatures d'Allah et au plus haut degré. Annonce que nulle annonce n'égale ; et de sa perfection : {il parlera aux gens au berceau} : sa parole sera signe d'Allah et miséricorde envers sa mère et la création ; et il leur parlera {à l'âge mûr} : parole de prophétie, d'appel et de direction — au berceau : signes et preuves de sa véracité, sa prophétie et l'innocence de sa mère des mauvais soupçons ; à la maturité : l'immense profit des créatures, intermédiaire entre elles et leur Seigneur en révélation et transmission de Sa religion et loi — {et des vertueux} : dont Allah a réparé les cœurs par Sa connaissance et amour, les langues par Sa célébration et rappel, les membres par Son obéissance et service. {Elle dit : "Seigneur, comment aurais-je un enfant, qu'aucun humain ne m'a touchée ?"} — des choses étonnantes. {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : les serviteurs sachent qu'Il est puissant sur toute chose, que rien ne s'oppose à Sa volonté : {quand Il décrète une affaire, Il lui dit seulement : "Sois" — et elle est.} {Et Il lui enseignera le Livre} : le genre des livres antérieurs, et le jugement entre les gens, et lui donnera la prophétie et le fera {messager aux enfants d'Israël}, le soutenant des signes clairs et preuves accablantes : {"je vous viens d'un signe de votre Seigneur"} vous indiquant que je suis réellement messager d'Allah : {"je crée pour vous de l'argile comme la forme de l'oiseau, j'y souffle et il est oiseau par la permission d'Allah ; je guéris l'aveugle-né"} — aux yeux effacés, privé de vue et d'yeux — {"et le lépreux, et je ressuscite les morts par la permission d'Allah ; je vous informe de ce que vous mangez et ce que vous entreprenez dans vos maisons : en cela est un signe pour vous, si vous êtes croyants ; et confirmatif de ce qui est avant moi de la Torah"} : Allah le soutint de deux genres de signes et preuves extraordinaires hors de portée des non-prophètes, et la mission, l'appel et la religion qu'il apporta, religion de la Torah et des prophètes antérieurs — plus grande preuve de la véracité des véridiques : s'il eût été menteur, il eût contredit ce qu'apportèrent les messagers et contredit leurs fondements et détails : on sait qu'il est messager d'Allah et que ce qu'il a apporté est vrai sans doute. De plus : {"et pour vous rendre licite une partie de ce qui vous a été interdit"} : alléger de vous des liens et carcans — {"craignez Allah et obéissez-moi : Allah est mon Seigneur et le vôtre : adorez-Le"} : l'appel de tous les messagers : adorer Allah seul sans associé et leur obéir — le droit chemin qui mène celui qui le prend aux jardins de félicité. Alors les partis des enfants d'Israël divergèrent sur Jésus : qui crut et le suivit ; qui mécroit, le traita de menteur et accusa sa mère de turpitude, comme les juifs. {Quand Jésus ressentit chez eux la mécréance} et l'accord pour rejeter son appel, {il dit} — appelant les enfants d'Israël à le soutenir — : {"Qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah : nous croyons en Allah, attestez que nous sommes soumis"} — de la faveur d'Allah sur eux et sur Jésus : de leur avoir inspiré la foi en lui, la docilité à son obéissance et le secours à Son messager : {"Seigneur, nous croyons à ce que Tu as fait descendre et suivons le Messager"} : engagement total à croire en tout ce qu'Allah a fait descendre et à obéir à Son messager — {"écris-nous avec les témoins"} de Ton unicité, de Ton prophète en la mission, de Ta religion en le vrai et la véracité. Quant à ceux dont Jésus ressentit la mécréance — la plupart des enfants d'Israël — : {ils rusèrent} contre Jésus, {et Allah rusa} contre eux : {Allah est le meilleur des ruseurs} : ils convinrent de le tuer et crucifier, on lui donna un sosie, ils saisirent celui qu'on lui assimila, et Allah dit à Jésus : {"Je te reçois [dans la mort] et t'élève vers Moi et te purifie de ceux qui ont mécru"} : Allah l'éleva vers Lui et le purifia des mécréants ; ils crucifièrent celui qu'ils tuèrent, croyant que c'était Jésus — chargés de l'immense faute. Jésus fils de Marie descendra à la fin de cette communauté, juge équitable : il tuera le porc, brisera la croix, suivra ce qu'a apporté Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, et les menteurs sauront leur illusion et tromperie, trompés et trompés. Sa parole {et Je placerai ceux qui t'ont suivi au-dessus ceux qui ont mécru jusqu'au Jour de la résurrection} : ses suiveurs sont le groupe qui crut en lui, qu'Allah secourut contre qui dévia de sa religion ; puis vint la communauté de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, les vrais suiveurs : Il les soutint contre tous les mécréants et les fit triompher de la religion apportée par Muhammad : {Allah a promis à ceux d'entre vous qui croient et font les œuvres pies de les établir sur terre}. Mais la sagesse d'Allah est équitable : qui tient la religion, Il le secourt du secours manifeste ; qui délaisse Son ordre et interdit, rejette Sa loi et se hardit à Ses désobéissances, Il le punit et lui donne les ennemis. Allah est puissant, sage. Sa parole {puis vers Moi votre retour : Je trancherai entre vous en ce en quoi vous divergiez}. Puis Il exposa ce qu'Il fera d'eux :

Verset 37

Allah a, parmi Ses serviteurs, des élus qu'Il choisit et préfère, qu'Il comble des faveurs hautes, des traits sublimes, des sciences utiles, des œuvres pies et des particularités variées : Il mentionna ces grandes maisons et les hommes parfaits qu'elles contenaient, réunissant les traits de la perfection, la faveur et le bien se transmettant dans leurs descendances, englobant leurs mâles et leurs femelles — de Ses plus grandes grâces et meilleurs lieux de Sa générosité. {Allah est audient, savant} : Il sait qui mérite la faveur et la préférence, et met Sa faveur où Sa sagesse l'exige. Ayant établi la grandeur de ces maisons, Il mentionna l'histoire de Marie et de son fils Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, leur descendance de ces maisons favorisées, et les états par lesquels ils passèrent du début à la fin : la femme de 'Imrān dit, suppliante vers son Seigneur, se rapprochant par cette offrande qu'Il aime, magnifiant Sa maison et Sa constante obéissance : {"j'ai voué à Toi ce qui est dans mon ventre, voué au service"} : serviteur de la maison d'adoration pleine d'adorateurs — {"reçois-le de moi"} : fais cette œuvre fondée sur foi et sincérité, fructueuse en bien et récompense — {"c'est Toi l'Audient, le Savant". Quand elle l'eut mise au monde, elle dit : "Seigneur, je l'ai mise au monde, fille" — Allah sait mieux ce qu'elle a mis au monde — "et le mâle n'est pas comme la femelle"} : comme un supplément et une humilité, son vœu ayant supposé un mâle d'où viendraient force, service et charge, comme des gens de force — la femelle autre : Allah consolâ son cœur, reçut son vœu, et cette femelle devint plus parfaite que beaucoup de mâles, que la plupart, et par elle s'obtinrent des buts plus grands que par un mâle : {son Seigneur la reçut de belle réception et la fit croître de belle croissance} : éducation merveilleuse, religieuse, morale et civique, parfaire ses états, droiture de ses paroles et actes, croissance de sa perfection ; Allah lui rendit aisée Zacharie pour tuteur — de la faveur d'Allah sur le serviteur : que son éducateur soit des parfaits réformateurs. Puis Allah honora Marie et Zacharie : Il rendit aisée à Marie une subsistance sans peine ni labeur, pure grâce : {chaque fois que Zacharie entrait au miḥrāb} [oratoire] — lieu d'adoration, allusion à l'abondance de sa prière et sa constance à son oratoire —, {il trouvait auprès d'elle une subsistance} prête et agréable : {"D'où te vient ceci ? Elle dit : de Allah : Allah attribue qui Il veut sans compte."} Zacharie voyant cet état et la bienfaisance et finesse d'Allah envers elle, cela lui rappela de demander à Allah l'enfant au moment d'en désespérer : {"Seigneur, accorde-moi de Ta part une descendance pure : Tu es audient de l'invocation."} Les anges l'appelèrent, debout en prière au miḥrāb : {"Allah t'annonce Yaḥyā, confirmant une parole d'Allah"} — son nom : la parole qui est d'Allah : Jésus fils de Marie — son annonce par ce noble prophète comportait l'annonce de Jésus fils de Marie, l'authentification et le témoignage de sa mission : cette parole d'Allah est parole noble dont Allah particularisa Jésus, sinon elle est de Ses paroles par lesquelles Il fit exister les créatures : {l'exemple de Jésus auprès d'Allah est comme celui d'Adam : Il le créa de terre, puis lui dit : "Sois" — et il fut}. Sa parole {et un chef, et continent} (ḥaṣūr) [retenu] : l'annoncé, Yaḥyā, chef des messagers éminents et nobles ; ḥaṣūr : on a dit, qui n'engendre pas et n'a pas de désir des femmes ; on a dit, qui fut préservé des péchés et désirs nuisibles — le second sens convient mieux. {Et un prophète des vertueux} : parvenus au sommet de la vertu. {Il dit : "Seigneur, comment aurais-je un garçon, quand la vieillesse m'a atteint et que ma femme est stérile ?"} : deux empêchements : par quelle voie, Seigneur ? {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : comme Sa sagesse exige que les choses coulent par leurs causes connues, Il peut les rompre : Il est le Faiseur de ce qu'Il veut, à qui les causes ont obéi, dans qui Sa volonté est passée : aucune cause ne résiste à Sa puissance, si forte soit-elle. {Il dit : "Seigneur, fais-moi un signe"} : pour joie et heureuse annonce — sûr de Ton information, mais l'âme se réjouit et le cœur s'apaise aux prémisses de la miséricorde et faveur. {Il dit : "Ton signe : ne parler aux gens trois jours sinon par signes"} — et en ce temps, {"rappelle ton Seigneur abondamment et glorifie au soir et à l'aube"} : début et fin du jour. Il fut interdit de parler en ce temps — convenance avec l'enfant venant du vieillard et de la stérile, incapable de parler aux hommes, la langue déliée du rappel d'Allah : autre signe. Alors il eut joie et annonce, remercia Allah, abonda en rappel et glorification aux soirs et aubes. Cet enfant fut des bénédictions de Marie fille de 'Imrān sur Zacharie : la subsistance agréable sans compte dont Allah la favoredisa lui rappela et l'éveilla à la supplication et la demande — Allah est le Bienfaiteur de la cause et de l'effet, mais Il destine les choses aimées par la main de qui Il aime, pour élever son rang et accroître sa récompense. Puis Il revint à Marie : elle atteignit en adoration et perfection un degré immense : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'a élue"} : choisie, gratifiée d'attributs immenses et de beaux caractères — {"et purifiée"} des caractères vils — {"et élue sur les femmes des mondes"} — d'où sa parole — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : « Parfaits, beaucoup parmi les hommes ; parmi les femmes, nulles parfaites sinon Marie fille de 'Imrān, Āsiya fille de Muzāḥim et Khadīja fille de Khuwaylid ; la supériorité de 'Ā'isha sur les femmes vaut la supériorité du tharīd [ragoût de pain] sur le reste des aliments. » Les anges l'appelèrent sur l'ordre d'Allah pour qu'elle se réjouisse des faveurs d'Allah, Le remercie, tienne Ses droits et s'occupe à Son service : {"Ô Marie, sois orante à ton Seigneur"} : abonde en obéissance, humilité et recueillement, et y demeure — {"et incline-toi avec ceux qui s'inclinent"} : prie avec les priants : elle accomplit tout ce qui lui fut commandé et dépassa en perfection. Cette histoire et d'autres étant des plus grandes preuves de la mission de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, rapportée détaillée et exacte, sans surplus ni manque, car révélation d'Allah le Puissant le Sage, non apprentissage des gens : {Cela est des nouvelles de l'invisible que Nous te révélons ; tu n'étais pas auprès d'eux quand ils jetaient leurs calames, qui d'entre eux se chargerait de Marie} : sa mère l'ayant amenée, ils disputèrent qui la prendrait, fille de leur imam et chef, tous voulant le bien et la récompense, jusqu'au tirage au sort : les calams tombèrent sur Zacharie, miséricorde d'Allah envers lui et elle. Toi, ô Messager, tu n'étais pas présent pour connaître et raconter : Allah t'en a informé — tel est le plus grand but des récits : la leçon, et les plus grandes leçons : l'argumentation pour l'unicité, la mission, la résurrection et les autres grands fondements : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'annonce de Lui une parole dont le nom est le Messie, Jésus fils de Marie, éminent en ce monde et dans la Dernière Demeure, et des rapprochés"} : à lui l'éminence et le haut rang en ce monde et dans l'autre auprès des créatures — et auprès d'Allah, des rapprochés, les plus proches des créatures d'Allah et au plus haut degré. Annonce que nulle annonce n'égale ; et de sa perfection : {il parlera aux gens au berceau} : sa parole sera signe d'Allah et miséricorde envers sa mère et la création ; et il leur parlera {à l'âge mûr} : parole de prophétie, d'appel et de direction — au berceau : signes et preuves de sa véracité, sa prophétie et l'innocence de sa mère des mauvais soupçons ; à la maturité : l'immense profit des créatures, intermédiaire entre elles et leur Seigneur en révélation et transmission de Sa religion et loi — {et des vertueux} : dont Allah a réparé les cœurs par Sa connaissance et amour, les langues par Sa célébration et rappel, les membres par Son obéissance et service. {Elle dit : "Seigneur, comment aurais-je un enfant, qu'aucun humain ne m'a touchée ?"} — des choses étonnantes. {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : les serviteurs sachent qu'Il est puissant sur toute chose, que rien ne s'oppose à Sa volonté : {quand Il décrète une affaire, Il lui dit seulement : "Sois" — et elle est.} {Et Il lui enseignera le Livre} : le genre des livres antérieurs, et le jugement entre les gens, et lui donnera la prophétie et le fera {messager aux enfants d'Israël}, le soutenant des signes clairs et preuves accablantes : {"je vous viens d'un signe de votre Seigneur"} vous indiquant que je suis réellement messager d'Allah : {"je crée pour vous de l'argile comme la forme de l'oiseau, j'y souffle et il est oiseau par la permission d'Allah ; je guéris l'aveugle-né"} — aux yeux effacés, privé de vue et d'yeux — {"et le lépreux, et je ressuscite les morts par la permission d'Allah ; je vous informe de ce que vous mangez et ce que vous entreprenez dans vos maisons : en cela est un signe pour vous, si vous êtes croyants ; et confirmatif de ce qui est avant moi de la Torah"} : Allah le soutint de deux genres de signes et preuves extraordinaires hors de portée des non-prophètes, et la mission, l'appel et la religion qu'il apporta, religion de la Torah et des prophètes antérieurs — plus grande preuve de la véracité des véridiques : s'il eût été menteur, il eût contredit ce qu'apportèrent les messagers et contredit leurs fondements et détails : on sait qu'il est messager d'Allah et que ce qu'il a apporté est vrai sans doute. De plus : {"et pour vous rendre licite une partie de ce qui vous a été interdit"} : alléger de vous des liens et carcans — {"craignez Allah et obéissez-moi : Allah est mon Seigneur et le vôtre : adorez-Le"} : l'appel de tous les messagers : adorer Allah seul sans associé et leur obéir — le droit chemin qui mène celui qui le prend aux jardins de félicité. Alors les partis des enfants d'Israël divergèrent sur Jésus : qui crut et le suivit ; qui mécroit, le traita de menteur et accusa sa mère de turpitude, comme les juifs. {Quand Jésus ressentit chez eux la mécréance} et l'accord pour rejeter son appel, {il dit} — appelant les enfants d'Israël à le soutenir — : {"Qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah : nous croyons en Allah, attestez que nous sommes soumis"} — de la faveur d'Allah sur eux et sur Jésus : de leur avoir inspiré la foi en lui, la docilité à son obéissance et le secours à Son messager : {"Seigneur, nous croyons à ce que Tu as fait descendre et suivons le Messager"} : engagement total à croire en tout ce qu'Allah a fait descendre et à obéir à Son messager — {"écris-nous avec les témoins"} de Ton unicité, de Ton prophète en la mission, de Ta religion en le vrai et la véracité. Quant à ceux dont Jésus ressentit la mécréance — la plupart des enfants d'Israël — : {ils rusèrent} contre Jésus, {et Allah rusa} contre eux : {Allah est le meilleur des ruseurs} : ils convinrent de le tuer et crucifier, on lui donna un sosie, ils saisirent celui qu'on lui assimila, et Allah dit à Jésus : {"Je te reçois [dans la mort] et t'élève vers Moi et te purifie de ceux qui ont mécru"} : Allah l'éleva vers Lui et le purifia des mécréants ; ils crucifièrent celui qu'ils tuèrent, croyant que c'était Jésus — chargés de l'immense faute. Jésus fils de Marie descendra à la fin de cette communauté, juge équitable : il tuera le porc, brisera la croix, suivra ce qu'a apporté Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, et les menteurs sauront leur illusion et tromperie, trompés et trompés. Sa parole {et Je placerai ceux qui t'ont suivi au-dessus ceux qui ont mécru jusqu'au Jour de la résurrection} : ses suiveurs sont le groupe qui crut en lui, qu'Allah secourut contre qui dévia de sa religion ; puis vint la communauté de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, les vrais suiveurs : Il les soutint contre tous les mécréants et les fit triompher de la religion apportée par Muhammad : {Allah a promis à ceux d'entre vous qui croient et font les œuvres pies de les établir sur terre}. Mais la sagesse d'Allah est équitable : qui tient la religion, Il le secourt du secours manifeste ; qui délaisse Son ordre et interdit, rejette Sa loi et se hardit à Ses désobéissances, Il le punit et lui donne les ennemis. Allah est puissant, sage. Sa parole {puis vers Moi votre retour : Je trancherai entre vous en ce en quoi vous divergiez}. Puis Il exposa ce qu'Il fera d'eux :

Verset 38

Allah a, parmi Ses serviteurs, des élus qu'Il choisit et préfère, qu'Il comble des faveurs hautes, des traits sublimes, des sciences utiles, des œuvres pies et des particularités variées : Il mentionna ces grandes maisons et les hommes parfaits qu'elles contenaient, réunissant les traits de la perfection, la faveur et le bien se transmettant dans leurs descendances, englobant leurs mâles et leurs femelles — de Ses plus grandes grâces et meilleurs lieux de Sa générosité. {Allah est audient, savant} : Il sait qui mérite la faveur et la préférence, et met Sa faveur où Sa sagesse l'exige. Ayant établi la grandeur de ces maisons, Il mentionna l'histoire de Marie et de son fils Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, leur descendance de ces maisons favorisées, et les états par lesquels ils passèrent du début à la fin : la femme de 'Imrān dit, suppliante vers son Seigneur, se rapprochant par cette offrande qu'Il aime, magnifiant Sa maison et Sa constante obéissance : {"j'ai voué à Toi ce qui est dans mon ventre, voué au service"} : serviteur de la maison d'adoration pleine d'adorateurs — {"reçois-le de moi"} : fais cette œuvre fondée sur foi et sincérité, fructueuse en bien et récompense — {"c'est Toi l'Audient, le Savant". Quand elle l'eut mise au monde, elle dit : "Seigneur, je l'ai mise au monde, fille" — Allah sait mieux ce qu'elle a mis au monde — "et le mâle n'est pas comme la femelle"} : comme un supplément et une humilité, son vœu ayant supposé un mâle d'où viendraient force, service et charge, comme des gens de force — la femelle autre : Allah consolâ son cœur, reçut son vœu, et cette femelle devint plus parfaite que beaucoup de mâles, que la plupart, et par elle s'obtinrent des buts plus grands que par un mâle : {son Seigneur la reçut de belle réception et la fit croître de belle croissance} : éducation merveilleuse, religieuse, morale et civique, parfaire ses états, droiture de ses paroles et actes, croissance de sa perfection ; Allah lui rendit aisée Zacharie pour tuteur — de la faveur d'Allah sur le serviteur : que son éducateur soit des parfaits réformateurs. Puis Allah honora Marie et Zacharie : Il rendit aisée à Marie une subsistance sans peine ni labeur, pure grâce : {chaque fois que Zacharie entrait au miḥrāb} [oratoire] — lieu d'adoration, allusion à l'abondance de sa prière et sa constance à son oratoire —, {il trouvait auprès d'elle une subsistance} prête et agréable : {"D'où te vient ceci ? Elle dit : de Allah : Allah attribue qui Il veut sans compte."} Zacharie voyant cet état et la bienfaisance et finesse d'Allah envers elle, cela lui rappela de demander à Allah l'enfant au moment d'en désespérer : {"Seigneur, accorde-moi de Ta part une descendance pure : Tu es audient de l'invocation."} Les anges l'appelèrent, debout en prière au miḥrāb : {"Allah t'annonce Yaḥyā, confirmant une parole d'Allah"} — son nom : la parole qui est d'Allah : Jésus fils de Marie — son annonce par ce noble prophète comportait l'annonce de Jésus fils de Marie, l'authentification et le témoignage de sa mission : cette parole d'Allah est parole noble dont Allah particularisa Jésus, sinon elle est de Ses paroles par lesquelles Il fit exister les créatures : {l'exemple de Jésus auprès d'Allah est comme celui d'Adam : Il le créa de terre, puis lui dit : "Sois" — et il fut}. Sa parole {et un chef, et continent} (ḥaṣūr) [retenu] : l'annoncé, Yaḥyā, chef des messagers éminents et nobles ; ḥaṣūr : on a dit, qui n'engendre pas et n'a pas de désir des femmes ; on a dit, qui fut préservé des péchés et désirs nuisibles — le second sens convient mieux. {Et un prophète des vertueux} : parvenus au sommet de la vertu. {Il dit : "Seigneur, comment aurais-je un garçon, quand la vieillesse m'a atteint et que ma femme est stérile ?"} : deux empêchements : par quelle voie, Seigneur ? {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : comme Sa sagesse exige que les choses coulent par leurs causes connues, Il peut les rompre : Il est le Faiseur de ce qu'Il veut, à qui les causes ont obéi, dans qui Sa volonté est passée : aucune cause ne résiste à Sa puissance, si forte soit-elle. {Il dit : "Seigneur, fais-moi un signe"} : pour joie et heureuse annonce — sûr de Ton information, mais l'âme se réjouit et le cœur s'apaise aux prémisses de la miséricorde et faveur. {Il dit : "Ton signe : ne parler aux gens trois jours sinon par signes"} — et en ce temps, {"rappelle ton Seigneur abondamment et glorifie au soir et à l'aube"} : début et fin du jour. Il fut interdit de parler en ce temps — convenance avec l'enfant venant du vieillard et de la stérile, incapable de parler aux hommes, la langue déliée du rappel d'Allah : autre signe. Alors il eut joie et annonce, remercia Allah, abonda en rappel et glorification aux soirs et aubes. Cet enfant fut des bénédictions de Marie fille de 'Imrān sur Zacharie : la subsistance agréable sans compte dont Allah la favoredisa lui rappela et l'éveilla à la supplication et la demande — Allah est le Bienfaiteur de la cause et de l'effet, mais Il destine les choses aimées par la main de qui Il aime, pour élever son rang et accroître sa récompense. Puis Il revint à Marie : elle atteignit en adoration et perfection un degré immense : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'a élue"} : choisie, gratifiée d'attributs immenses et de beaux caractères — {"et purifiée"} des caractères vils — {"et élue sur les femmes des mondes"} — d'où sa parole — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : « Parfaits, beaucoup parmi les hommes ; parmi les femmes, nulles parfaites sinon Marie fille de 'Imrān, Āsiya fille de Muzāḥim et Khadīja fille de Khuwaylid ; la supériorité de 'Ā'isha sur les femmes vaut la supériorité du tharīd [ragoût de pain] sur le reste des aliments. » Les anges l'appelèrent sur l'ordre d'Allah pour qu'elle se réjouisse des faveurs d'Allah, Le remercie, tienne Ses droits et s'occupe à Son service : {"Ô Marie, sois orante à ton Seigneur"} : abonde en obéissance, humilité et recueillement, et y demeure — {"et incline-toi avec ceux qui s'inclinent"} : prie avec les priants : elle accomplit tout ce qui lui fut commandé et dépassa en perfection. Cette histoire et d'autres étant des plus grandes preuves de la mission de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, rapportée détaillée et exacte, sans surplus ni manque, car révélation d'Allah le Puissant le Sage, non apprentissage des gens : {Cela est des nouvelles de l'invisible que Nous te révélons ; tu n'étais pas auprès d'eux quand ils jetaient leurs calames, qui d'entre eux se chargerait de Marie} : sa mère l'ayant amenée, ils disputèrent qui la prendrait, fille de leur imam et chef, tous voulant le bien et la récompense, jusqu'au tirage au sort : les calams tombèrent sur Zacharie, miséricorde d'Allah envers lui et elle. Toi, ô Messager, tu n'étais pas présent pour connaître et raconter : Allah t'en a informé — tel est le plus grand but des récits : la leçon, et les plus grandes leçons : l'argumentation pour l'unicité, la mission, la résurrection et les autres grands fondements : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'annonce de Lui une parole dont le nom est le Messie, Jésus fils de Marie, éminent en ce monde et dans la Dernière Demeure, et des rapprochés"} : à lui l'éminence et le haut rang en ce monde et dans l'autre auprès des créatures — et auprès d'Allah, des rapprochés, les plus proches des créatures d'Allah et au plus haut degré. Annonce que nulle annonce n'égale ; et de sa perfection : {il parlera aux gens au berceau} : sa parole sera signe d'Allah et miséricorde envers sa mère et la création ; et il leur parlera {à l'âge mûr} : parole de prophétie, d'appel et de direction — au berceau : signes et preuves de sa véracité, sa prophétie et l'innocence de sa mère des mauvais soupçons ; à la maturité : l'immense profit des créatures, intermédiaire entre elles et leur Seigneur en révélation et transmission de Sa religion et loi — {et des vertueux} : dont Allah a réparé les cœurs par Sa connaissance et amour, les langues par Sa célébration et rappel, les membres par Son obéissance et service. {Elle dit : "Seigneur, comment aurais-je un enfant, qu'aucun humain ne m'a touchée ?"} — des choses étonnantes. {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : les serviteurs sachent qu'Il est puissant sur toute chose, que rien ne s'oppose à Sa volonté : {quand Il décrète une affaire, Il lui dit seulement : "Sois" — et elle est.} {Et Il lui enseignera le Livre} : le genre des livres antérieurs, et le jugement entre les gens, et lui donnera la prophétie et le fera {messager aux enfants d'Israël}, le soutenant des signes clairs et preuves accablantes : {"je vous viens d'un signe de votre Seigneur"} vous indiquant que je suis réellement messager d'Allah : {"je crée pour vous de l'argile comme la forme de l'oiseau, j'y souffle et il est oiseau par la permission d'Allah ; je guéris l'aveugle-né"} — aux yeux effacés, privé de vue et d'yeux — {"et le lépreux, et je ressuscite les morts par la permission d'Allah ; je vous informe de ce que vous mangez et ce que vous entreprenez dans vos maisons : en cela est un signe pour vous, si vous êtes croyants ; et confirmatif de ce qui est avant moi de la Torah"} : Allah le soutint de deux genres de signes et preuves extraordinaires hors de portée des non-prophètes, et la mission, l'appel et la religion qu'il apporta, religion de la Torah et des prophètes antérieurs — plus grande preuve de la véracité des véridiques : s'il eût été menteur, il eût contredit ce qu'apportèrent les messagers et contredit leurs fondements et détails : on sait qu'il est messager d'Allah et que ce qu'il a apporté est vrai sans doute. De plus : {"et pour vous rendre licite une partie de ce qui vous a été interdit"} : alléger de vous des liens et carcans — {"craignez Allah et obéissez-moi : Allah est mon Seigneur et le vôtre : adorez-Le"} : l'appel de tous les messagers : adorer Allah seul sans associé et leur obéir — le droit chemin qui mène celui qui le prend aux jardins de félicité. Alors les partis des enfants d'Israël divergèrent sur Jésus : qui crut et le suivit ; qui mécroit, le traita de menteur et accusa sa mère de turpitude, comme les juifs. {Quand Jésus ressentit chez eux la mécréance} et l'accord pour rejeter son appel, {il dit} — appelant les enfants d'Israël à le soutenir — : {"Qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah : nous croyons en Allah, attestez que nous sommes soumis"} — de la faveur d'Allah sur eux et sur Jésus : de leur avoir inspiré la foi en lui, la docilité à son obéissance et le secours à Son messager : {"Seigneur, nous croyons à ce que Tu as fait descendre et suivons le Messager"} : engagement total à croire en tout ce qu'Allah a fait descendre et à obéir à Son messager — {"écris-nous avec les témoins"} de Ton unicité, de Ton prophète en la mission, de Ta religion en le vrai et la véracité. Quant à ceux dont Jésus ressentit la mécréance — la plupart des enfants d'Israël — : {ils rusèrent} contre Jésus, {et Allah rusa} contre eux : {Allah est le meilleur des ruseurs} : ils convinrent de le tuer et crucifier, on lui donna un sosie, ils saisirent celui qu'on lui assimila, et Allah dit à Jésus : {"Je te reçois [dans la mort] et t'élève vers Moi et te purifie de ceux qui ont mécru"} : Allah l'éleva vers Lui et le purifia des mécréants ; ils crucifièrent celui qu'ils tuèrent, croyant que c'était Jésus — chargés de l'immense faute. Jésus fils de Marie descendra à la fin de cette communauté, juge équitable : il tuera le porc, brisera la croix, suivra ce qu'a apporté Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, et les menteurs sauront leur illusion et tromperie, trompés et trompés. Sa parole {et Je placerai ceux qui t'ont suivi au-dessus ceux qui ont mécru jusqu'au Jour de la résurrection} : ses suiveurs sont le groupe qui crut en lui, qu'Allah secourut contre qui dévia de sa religion ; puis vint la communauté de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, les vrais suiveurs : Il les soutint contre tous les mécréants et les fit triompher de la religion apportée par Muhammad : {Allah a promis à ceux d'entre vous qui croient et font les œuvres pies de les établir sur terre}. Mais la sagesse d'Allah est équitable : qui tient la religion, Il le secourt du secours manifeste ; qui délaisse Son ordre et interdit, rejette Sa loi et se hardit à Ses désobéissances, Il le punit et lui donne les ennemis. Allah est puissant, sage. Sa parole {puis vers Moi votre retour : Je trancherai entre vous en ce en quoi vous divergiez}. Puis Il exposa ce qu'Il fera d'eux :

Verset 39

Allah a, parmi Ses serviteurs, des élus qu'Il choisit et préfère, qu'Il comble des faveurs hautes, des traits sublimes, des sciences utiles, des œuvres pies et des particularités variées : Il mentionna ces grandes maisons et les hommes parfaits qu'elles contenaient, réunissant les traits de la perfection, la faveur et le bien se transmettant dans leurs descendances, englobant leurs mâles et leurs femelles — de Ses plus grandes grâces et meilleurs lieux de Sa générosité. {Allah est audient, savant} : Il sait qui mérite la faveur et la préférence, et met Sa faveur où Sa sagesse l'exige. Ayant établi la grandeur de ces maisons, Il mentionna l'histoire de Marie et de son fils Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, leur descendance de ces maisons favorisées, et les états par lesquels ils passèrent du début à la fin : la femme de 'Imrān dit, suppliante vers son Seigneur, se rapprochant par cette offrande qu'Il aime, magnifiant Sa maison et Sa constante obéissance : {"j'ai voué à Toi ce qui est dans mon ventre, voué au service"} : serviteur de la maison d'adoration pleine d'adorateurs — {"reçois-le de moi"} : fais cette œuvre fondée sur foi et sincérité, fructueuse en bien et récompense — {"c'est Toi l'Audient, le Savant". Quand elle l'eut mise au monde, elle dit : "Seigneur, je l'ai mise au monde, fille" — Allah sait mieux ce qu'elle a mis au monde — "et le mâle n'est pas comme la femelle"} : comme un supplément et une humilité, son vœu ayant supposé un mâle d'où viendraient force, service et charge, comme des gens de force — la femelle autre : Allah consolâ son cœur, reçut son vœu, et cette femelle devint plus parfaite que beaucoup de mâles, que la plupart, et par elle s'obtinrent des buts plus grands que par un mâle : {son Seigneur la reçut de belle réception et la fit croître de belle croissance} : éducation merveilleuse, religieuse, morale et civique, parfaire ses états, droiture de ses paroles et actes, croissance de sa perfection ; Allah lui rendit aisée Zacharie pour tuteur — de la faveur d'Allah sur le serviteur : que son éducateur soit des parfaits réformateurs. Puis Allah honora Marie et Zacharie : Il rendit aisée à Marie une subsistance sans peine ni labeur, pure grâce : {chaque fois que Zacharie entrait au miḥrāb} [oratoire] — lieu d'adoration, allusion à l'abondance de sa prière et sa constance à son oratoire —, {il trouvait auprès d'elle une subsistance} prête et agréable : {"D'où te vient ceci ? Elle dit : de Allah : Allah attribue qui Il veut sans compte."} Zacharie voyant cet état et la bienfaisance et finesse d'Allah envers elle, cela lui rappela de demander à Allah l'enfant au moment d'en désespérer : {"Seigneur, accorde-moi de Ta part une descendance pure : Tu es audient de l'invocation."} Les anges l'appelèrent, debout en prière au miḥrāb : {"Allah t'annonce Yaḥyā, confirmant une parole d'Allah"} — son nom : la parole qui est d'Allah : Jésus fils de Marie — son annonce par ce noble prophète comportait l'annonce de Jésus fils de Marie, l'authentification et le témoignage de sa mission : cette parole d'Allah est parole noble dont Allah particularisa Jésus, sinon elle est de Ses paroles par lesquelles Il fit exister les créatures : {l'exemple de Jésus auprès d'Allah est comme celui d'Adam : Il le créa de terre, puis lui dit : "Sois" — et il fut}. Sa parole {et un chef, et continent} (ḥaṣūr) [retenu] : l'annoncé, Yaḥyā, chef des messagers éminents et nobles ; ḥaṣūr : on a dit, qui n'engendre pas et n'a pas de désir des femmes ; on a dit, qui fut préservé des péchés et désirs nuisibles — le second sens convient mieux. {Et un prophète des vertueux} : parvenus au sommet de la vertu. {Il dit : "Seigneur, comment aurais-je un garçon, quand la vieillesse m'a atteint et que ma femme est stérile ?"} : deux empêchements : par quelle voie, Seigneur ? {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : comme Sa sagesse exige que les choses coulent par leurs causes connues, Il peut les rompre : Il est le Faiseur de ce qu'Il veut, à qui les causes ont obéi, dans qui Sa volonté est passée : aucune cause ne résiste à Sa puissance, si forte soit-elle. {Il dit : "Seigneur, fais-moi un signe"} : pour joie et heureuse annonce — sûr de Ton information, mais l'âme se réjouit et le cœur s'apaise aux prémisses de la miséricorde et faveur. {Il dit : "Ton signe : ne parler aux gens trois jours sinon par signes"} — et en ce temps, {"rappelle ton Seigneur abondamment et glorifie au soir et à l'aube"} : début et fin du jour. Il fut interdit de parler en ce temps — convenance avec l'enfant venant du vieillard et de la stérile, incapable de parler aux hommes, la langue déliée du rappel d'Allah : autre signe. Alors il eut joie et annonce, remercia Allah, abonda en rappel et glorification aux soirs et aubes. Cet enfant fut des bénédictions de Marie fille de 'Imrān sur Zacharie : la subsistance agréable sans compte dont Allah la favoredisa lui rappela et l'éveilla à la supplication et la demande — Allah est le Bienfaiteur de la cause et de l'effet, mais Il destine les choses aimées par la main de qui Il aime, pour élever son rang et accroître sa récompense. Puis Il revint à Marie : elle atteignit en adoration et perfection un degré immense : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'a élue"} : choisie, gratifiée d'attributs immenses et de beaux caractères — {"et purifiée"} des caractères vils — {"et élue sur les femmes des mondes"} — d'où sa parole — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : « Parfaits, beaucoup parmi les hommes ; parmi les femmes, nulles parfaites sinon Marie fille de 'Imrān, Āsiya fille de Muzāḥim et Khadīja fille de Khuwaylid ; la supériorité de 'Ā'isha sur les femmes vaut la supériorité du tharīd [ragoût de pain] sur le reste des aliments. » Les anges l'appelèrent sur l'ordre d'Allah pour qu'elle se réjouisse des faveurs d'Allah, Le remercie, tienne Ses droits et s'occupe à Son service : {"Ô Marie, sois orante à ton Seigneur"} : abonde en obéissance, humilité et recueillement, et y demeure — {"et incline-toi avec ceux qui s'inclinent"} : prie avec les priants : elle accomplit tout ce qui lui fut commandé et dépassa en perfection. Cette histoire et d'autres étant des plus grandes preuves de la mission de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, rapportée détaillée et exacte, sans surplus ni manque, car révélation d'Allah le Puissant le Sage, non apprentissage des gens : {Cela est des nouvelles de l'invisible que Nous te révélons ; tu n'étais pas auprès d'eux quand ils jetaient leurs calames, qui d'entre eux se chargerait de Marie} : sa mère l'ayant amenée, ils disputèrent qui la prendrait, fille de leur imam et chef, tous voulant le bien et la récompense, jusqu'au tirage au sort : les calams tombèrent sur Zacharie, miséricorde d'Allah envers lui et elle. Toi, ô Messager, tu n'étais pas présent pour connaître et raconter : Allah t'en a informé — tel est le plus grand but des récits : la leçon, et les plus grandes leçons : l'argumentation pour l'unicité, la mission, la résurrection et les autres grands fondements : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'annonce de Lui une parole dont le nom est le Messie, Jésus fils de Marie, éminent en ce monde et dans la Dernière Demeure, et des rapprochés"} : à lui l'éminence et le haut rang en ce monde et dans l'autre auprès des créatures — et auprès d'Allah, des rapprochés, les plus proches des créatures d'Allah et au plus haut degré. Annonce que nulle annonce n'égale ; et de sa perfection : {il parlera aux gens au berceau} : sa parole sera signe d'Allah et miséricorde envers sa mère et la création ; et il leur parlera {à l'âge mûr} : parole de prophétie, d'appel et de direction — au berceau : signes et preuves de sa véracité, sa prophétie et l'innocence de sa mère des mauvais soupçons ; à la maturité : l'immense profit des créatures, intermédiaire entre elles et leur Seigneur en révélation et transmission de Sa religion et loi — {et des vertueux} : dont Allah a réparé les cœurs par Sa connaissance et amour, les langues par Sa célébration et rappel, les membres par Son obéissance et service. {Elle dit : "Seigneur, comment aurais-je un enfant, qu'aucun humain ne m'a touchée ?"} — des choses étonnantes. {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : les serviteurs sachent qu'Il est puissant sur toute chose, que rien ne s'oppose à Sa volonté : {quand Il décrète une affaire, Il lui dit seulement : "Sois" — et elle est.} {Et Il lui enseignera le Livre} : le genre des livres antérieurs, et le jugement entre les gens, et lui donnera la prophétie et le fera {messager aux enfants d'Israël}, le soutenant des signes clairs et preuves accablantes : {"je vous viens d'un signe de votre Seigneur"} vous indiquant que je suis réellement messager d'Allah : {"je crée pour vous de l'argile comme la forme de l'oiseau, j'y souffle et il est oiseau par la permission d'Allah ; je guéris l'aveugle-né"} — aux yeux effacés, privé de vue et d'yeux — {"et le lépreux, et je ressuscite les morts par la permission d'Allah ; je vous informe de ce que vous mangez et ce que vous entreprenez dans vos maisons : en cela est un signe pour vous, si vous êtes croyants ; et confirmatif de ce qui est avant moi de la Torah"} : Allah le soutint de deux genres de signes et preuves extraordinaires hors de portée des non-prophètes, et la mission, l'appel et la religion qu'il apporta, religion de la Torah et des prophètes antérieurs — plus grande preuve de la véracité des véridiques : s'il eût été menteur, il eût contredit ce qu'apportèrent les messagers et contredit leurs fondements et détails : on sait qu'il est messager d'Allah et que ce qu'il a apporté est vrai sans doute. De plus : {"et pour vous rendre licite une partie de ce qui vous a été interdit"} : alléger de vous des liens et carcans — {"craignez Allah et obéissez-moi : Allah est mon Seigneur et le vôtre : adorez-Le"} : l'appel de tous les messagers : adorer Allah seul sans associé et leur obéir — le droit chemin qui mène celui qui le prend aux jardins de félicité. Alors les partis des enfants d'Israël divergèrent sur Jésus : qui crut et le suivit ; qui mécroit, le traita de menteur et accusa sa mère de turpitude, comme les juifs. {Quand Jésus ressentit chez eux la mécréance} et l'accord pour rejeter son appel, {il dit} — appelant les enfants d'Israël à le soutenir — : {"Qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah : nous croyons en Allah, attestez que nous sommes soumis"} — de la faveur d'Allah sur eux et sur Jésus : de leur avoir inspiré la foi en lui, la docilité à son obéissance et le secours à Son messager : {"Seigneur, nous croyons à ce que Tu as fait descendre et suivons le Messager"} : engagement total à croire en tout ce qu'Allah a fait descendre et à obéir à Son messager — {"écris-nous avec les témoins"} de Ton unicité, de Ton prophète en la mission, de Ta religion en le vrai et la véracité. Quant à ceux dont Jésus ressentit la mécréance — la plupart des enfants d'Israël — : {ils rusèrent} contre Jésus, {et Allah rusa} contre eux : {Allah est le meilleur des ruseurs} : ils convinrent de le tuer et crucifier, on lui donna un sosie, ils saisirent celui qu'on lui assimila, et Allah dit à Jésus : {"Je te reçois [dans la mort] et t'élève vers Moi et te purifie de ceux qui ont mécru"} : Allah l'éleva vers Lui et le purifia des mécréants ; ils crucifièrent celui qu'ils tuèrent, croyant que c'était Jésus — chargés de l'immense faute. Jésus fils de Marie descendra à la fin de cette communauté, juge équitable : il tuera le porc, brisera la croix, suivra ce qu'a apporté Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, et les menteurs sauront leur illusion et tromperie, trompés et trompés. Sa parole {et Je placerai ceux qui t'ont suivi au-dessus ceux qui ont mécru jusqu'au Jour de la résurrection} : ses suiveurs sont le groupe qui crut en lui, qu'Allah secourut contre qui dévia de sa religion ; puis vint la communauté de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, les vrais suiveurs : Il les soutint contre tous les mécréants et les fit triompher de la religion apportée par Muhammad : {Allah a promis à ceux d'entre vous qui croient et font les œuvres pies de les établir sur terre}. Mais la sagesse d'Allah est équitable : qui tient la religion, Il le secourt du secours manifeste ; qui délaisse Son ordre et interdit, rejette Sa loi et se hardit à Ses désobéissances, Il le punit et lui donne les ennemis. Allah est puissant, sage. Sa parole {puis vers Moi votre retour : Je trancherai entre vous en ce en quoi vous divergiez}. Puis Il exposa ce qu'Il fera d'eux :

Verset 40

Allah a, parmi Ses serviteurs, des élus qu'Il choisit et préfère, qu'Il comble des faveurs hautes, des traits sublimes, des sciences utiles, des œuvres pies et des particularités variées : Il mentionna ces grandes maisons et les hommes parfaits qu'elles contenaient, réunissant les traits de la perfection, la faveur et le bien se transmettant dans leurs descendances, englobant leurs mâles et leurs femelles — de Ses plus grandes grâces et meilleurs lieux de Sa générosité. {Allah est audient, savant} : Il sait qui mérite la faveur et la préférence, et met Sa faveur où Sa sagesse l'exige. Ayant établi la grandeur de ces maisons, Il mentionna l'histoire de Marie et de son fils Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, leur descendance de ces maisons favorisées, et les états par lesquels ils passèrent du début à la fin : la femme de 'Imrān dit, suppliante vers son Seigneur, se rapprochant par cette offrande qu'Il aime, magnifiant Sa maison et Sa constante obéissance : {"j'ai voué à Toi ce qui est dans mon ventre, voué au service"} : serviteur de la maison d'adoration pleine d'adorateurs — {"reçois-le de moi"} : fais cette œuvre fondée sur foi et sincérité, fructueuse en bien et récompense — {"c'est Toi l'Audient, le Savant". Quand elle l'eut mise au monde, elle dit : "Seigneur, je l'ai mise au monde, fille" — Allah sait mieux ce qu'elle a mis au monde — "et le mâle n'est pas comme la femelle"} : comme un supplément et une humilité, son vœu ayant supposé un mâle d'où viendraient force, service et charge, comme des gens de force — la femelle autre : Allah consolâ son cœur, reçut son vœu, et cette femelle devint plus parfaite que beaucoup de mâles, que la plupart, et par elle s'obtinrent des buts plus grands que par un mâle : {son Seigneur la reçut de belle réception et la fit croître de belle croissance} : éducation merveilleuse, religieuse, morale et civique, parfaire ses états, droiture de ses paroles et actes, croissance de sa perfection ; Allah lui rendit aisée Zacharie pour tuteur — de la faveur d'Allah sur le serviteur : que son éducateur soit des parfaits réformateurs. Puis Allah honora Marie et Zacharie : Il rendit aisée à Marie une subsistance sans peine ni labeur, pure grâce : {chaque fois que Zacharie entrait au miḥrāb} [oratoire] — lieu d'adoration, allusion à l'abondance de sa prière et sa constance à son oratoire —, {il trouvait auprès d'elle une subsistance} prête et agréable : {"D'où te vient ceci ? Elle dit : de Allah : Allah attribue qui Il veut sans compte."} Zacharie voyant cet état et la bienfaisance et finesse d'Allah envers elle, cela lui rappela de demander à Allah l'enfant au moment d'en désespérer : {"Seigneur, accorde-moi de Ta part une descendance pure : Tu es audient de l'invocation."} Les anges l'appelèrent, debout en prière au miḥrāb : {"Allah t'annonce Yaḥyā, confirmant une parole d'Allah"} — son nom : la parole qui est d'Allah : Jésus fils de Marie — son annonce par ce noble prophète comportait l'annonce de Jésus fils de Marie, l'authentification et le témoignage de sa mission : cette parole d'Allah est parole noble dont Allah particularisa Jésus, sinon elle est de Ses paroles par lesquelles Il fit exister les créatures : {l'exemple de Jésus auprès d'Allah est comme celui d'Adam : Il le créa de terre, puis lui dit : "Sois" — et il fut}. Sa parole {et un chef, et continent} (ḥaṣūr) [retenu] : l'annoncé, Yaḥyā, chef des messagers éminents et nobles ; ḥaṣūr : on a dit, qui n'engendre pas et n'a pas de désir des femmes ; on a dit, qui fut préservé des péchés et désirs nuisibles — le second sens convient mieux. {Et un prophète des vertueux} : parvenus au sommet de la vertu. {Il dit : "Seigneur, comment aurais-je un garçon, quand la vieillesse m'a atteint et que ma femme est stérile ?"} : deux empêchements : par quelle voie, Seigneur ? {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : comme Sa sagesse exige que les choses coulent par leurs causes connues, Il peut les rompre : Il est le Faiseur de ce qu'Il veut, à qui les causes ont obéi, dans qui Sa volonté est passée : aucune cause ne résiste à Sa puissance, si forte soit-elle. {Il dit : "Seigneur, fais-moi un signe"} : pour joie et heureuse annonce — sûr de Ton information, mais l'âme se réjouit et le cœur s'apaise aux prémisses de la miséricorde et faveur. {Il dit : "Ton signe : ne parler aux gens trois jours sinon par signes"} — et en ce temps, {"rappelle ton Seigneur abondamment et glorifie au soir et à l'aube"} : début et fin du jour. Il fut interdit de parler en ce temps — convenance avec l'enfant venant du vieillard et de la stérile, incapable de parler aux hommes, la langue déliée du rappel d'Allah : autre signe. Alors il eut joie et annonce, remercia Allah, abonda en rappel et glorification aux soirs et aubes. Cet enfant fut des bénédictions de Marie fille de 'Imrān sur Zacharie : la subsistance agréable sans compte dont Allah la favoredisa lui rappela et l'éveilla à la supplication et la demande — Allah est le Bienfaiteur de la cause et de l'effet, mais Il destine les choses aimées par la main de qui Il aime, pour élever son rang et accroître sa récompense. Puis Il revint à Marie : elle atteignit en adoration et perfection un degré immense : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'a élue"} : choisie, gratifiée d'attributs immenses et de beaux caractères — {"et purifiée"} des caractères vils — {"et élue sur les femmes des mondes"} — d'où sa parole — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : « Parfaits, beaucoup parmi les hommes ; parmi les femmes, nulles parfaites sinon Marie fille de 'Imrān, Āsiya fille de Muzāḥim et Khadīja fille de Khuwaylid ; la supériorité de 'Ā'isha sur les femmes vaut la supériorité du tharīd [ragoût de pain] sur le reste des aliments. » Les anges l'appelèrent sur l'ordre d'Allah pour qu'elle se réjouisse des faveurs d'Allah, Le remercie, tienne Ses droits et s'occupe à Son service : {"Ô Marie, sois orante à ton Seigneur"} : abonde en obéissance, humilité et recueillement, et y demeure — {"et incline-toi avec ceux qui s'inclinent"} : prie avec les priants : elle accomplit tout ce qui lui fut commandé et dépassa en perfection. Cette histoire et d'autres étant des plus grandes preuves de la mission de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, rapportée détaillée et exacte, sans surplus ni manque, car révélation d'Allah le Puissant le Sage, non apprentissage des gens : {Cela est des nouvelles de l'invisible que Nous te révélons ; tu n'étais pas auprès d'eux quand ils jetaient leurs calames, qui d'entre eux se chargerait de Marie} : sa mère l'ayant amenée, ils disputèrent qui la prendrait, fille de leur imam et chef, tous voulant le bien et la récompense, jusqu'au tirage au sort : les calams tombèrent sur Zacharie, miséricorde d'Allah envers lui et elle. Toi, ô Messager, tu n'étais pas présent pour connaître et raconter : Allah t'en a informé — tel est le plus grand but des récits : la leçon, et les plus grandes leçons : l'argumentation pour l'unicité, la mission, la résurrection et les autres grands fondements : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'annonce de Lui une parole dont le nom est le Messie, Jésus fils de Marie, éminent en ce monde et dans la Dernière Demeure, et des rapprochés"} : à lui l'éminence et le haut rang en ce monde et dans l'autre auprès des créatures — et auprès d'Allah, des rapprochés, les plus proches des créatures d'Allah et au plus haut degré. Annonce que nulle annonce n'égale ; et de sa perfection : {il parlera aux gens au berceau} : sa parole sera signe d'Allah et miséricorde envers sa mère et la création ; et il leur parlera {à l'âge mûr} : parole de prophétie, d'appel et de direction — au berceau : signes et preuves de sa véracité, sa prophétie et l'innocence de sa mère des mauvais soupçons ; à la maturité : l'immense profit des créatures, intermédiaire entre elles et leur Seigneur en révélation et transmission de Sa religion et loi — {et des vertueux} : dont Allah a réparé les cœurs par Sa connaissance et amour, les langues par Sa célébration et rappel, les membres par Son obéissance et service. {Elle dit : "Seigneur, comment aurais-je un enfant, qu'aucun humain ne m'a touchée ?"} — des choses étonnantes. {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : les serviteurs sachent qu'Il est puissant sur toute chose, que rien ne s'oppose à Sa volonté : {quand Il décrète une affaire, Il lui dit seulement : "Sois" — et elle est.} {Et Il lui enseignera le Livre} : le genre des livres antérieurs, et le jugement entre les gens, et lui donnera la prophétie et le fera {messager aux enfants d'Israël}, le soutenant des signes clairs et preuves accablantes : {"je vous viens d'un signe de votre Seigneur"} vous indiquant que je suis réellement messager d'Allah : {"je crée pour vous de l'argile comme la forme de l'oiseau, j'y souffle et il est oiseau par la permission d'Allah ; je guéris l'aveugle-né"} — aux yeux effacés, privé de vue et d'yeux — {"et le lépreux, et je ressuscite les morts par la permission d'Allah ; je vous informe de ce que vous mangez et ce que vous entreprenez dans vos maisons : en cela est un signe pour vous, si vous êtes croyants ; et confirmatif de ce qui est avant moi de la Torah"} : Allah le soutint de deux genres de signes et preuves extraordinaires hors de portée des non-prophètes, et la mission, l'appel et la religion qu'il apporta, religion de la Torah et des prophètes antérieurs — plus grande preuve de la véracité des véridiques : s'il eût été menteur, il eût contredit ce qu'apportèrent les messagers et contredit leurs fondements et détails : on sait qu'il est messager d'Allah et que ce qu'il a apporté est vrai sans doute. De plus : {"et pour vous rendre licite une partie de ce qui vous a été interdit"} : alléger de vous des liens et carcans — {"craignez Allah et obéissez-moi : Allah est mon Seigneur et le vôtre : adorez-Le"} : l'appel de tous les messagers : adorer Allah seul sans associé et leur obéir — le droit chemin qui mène celui qui le prend aux jardins de félicité. Alors les partis des enfants d'Israël divergèrent sur Jésus : qui crut et le suivit ; qui mécroit, le traita de menteur et accusa sa mère de turpitude, comme les juifs. {Quand Jésus ressentit chez eux la mécréance} et l'accord pour rejeter son appel, {il dit} — appelant les enfants d'Israël à le soutenir — : {"Qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah : nous croyons en Allah, attestez que nous sommes soumis"} — de la faveur d'Allah sur eux et sur Jésus : de leur avoir inspiré la foi en lui, la docilité à son obéissance et le secours à Son messager : {"Seigneur, nous croyons à ce que Tu as fait descendre et suivons le Messager"} : engagement total à croire en tout ce qu'Allah a fait descendre et à obéir à Son messager — {"écris-nous avec les témoins"} de Ton unicité, de Ton prophète en la mission, de Ta religion en le vrai et la véracité. Quant à ceux dont Jésus ressentit la mécréance — la plupart des enfants d'Israël — : {ils rusèrent} contre Jésus, {et Allah rusa} contre eux : {Allah est le meilleur des ruseurs} : ils convinrent de le tuer et crucifier, on lui donna un sosie, ils saisirent celui qu'on lui assimila, et Allah dit à Jésus : {"Je te reçois [dans la mort] et t'élève vers Moi et te purifie de ceux qui ont mécru"} : Allah l'éleva vers Lui et le purifia des mécréants ; ils crucifièrent celui qu'ils tuèrent, croyant que c'était Jésus — chargés de l'immense faute. Jésus fils de Marie descendra à la fin de cette communauté, juge équitable : il tuera le porc, brisera la croix, suivra ce qu'a apporté Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, et les menteurs sauront leur illusion et tromperie, trompés et trompés. Sa parole {et Je placerai ceux qui t'ont suivi au-dessus ceux qui ont mécru jusqu'au Jour de la résurrection} : ses suiveurs sont le groupe qui crut en lui, qu'Allah secourut contre qui dévia de sa religion ; puis vint la communauté de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, les vrais suiveurs : Il les soutint contre tous les mécréants et les fit triompher de la religion apportée par Muhammad : {Allah a promis à ceux d'entre vous qui croient et font les œuvres pies de les établir sur terre}. Mais la sagesse d'Allah est équitable : qui tient la religion, Il le secourt du secours manifeste ; qui délaisse Son ordre et interdit, rejette Sa loi et se hardit à Ses désobéissances, Il le punit et lui donne les ennemis. Allah est puissant, sage. Sa parole {puis vers Moi votre retour : Je trancherai entre vous en ce en quoi vous divergiez}. Puis Il exposa ce qu'Il fera d'eux :

Verset 41

Allah a, parmi Ses serviteurs, des élus qu'Il choisit et préfère, qu'Il comble des faveurs hautes, des traits sublimes, des sciences utiles, des œuvres pies et des particularités variées : Il mentionna ces grandes maisons et les hommes parfaits qu'elles contenaient, réunissant les traits de la perfection, la faveur et le bien se transmettant dans leurs descendances, englobant leurs mâles et leurs femelles — de Ses plus grandes grâces et meilleurs lieux de Sa générosité. {Allah est audient, savant} : Il sait qui mérite la faveur et la préférence, et met Sa faveur où Sa sagesse l'exige. Ayant établi la grandeur de ces maisons, Il mentionna l'histoire de Marie et de son fils Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, leur descendance de ces maisons favorisées, et les états par lesquels ils passèrent du début à la fin : la femme de 'Imrān dit, suppliante vers son Seigneur, se rapprochant par cette offrande qu'Il aime, magnifiant Sa maison et Sa constante obéissance : {"j'ai voué à Toi ce qui est dans mon ventre, voué au service"} : serviteur de la maison d'adoration pleine d'adorateurs — {"reçois-le de moi"} : fais cette œuvre fondée sur foi et sincérité, fructueuse en bien et récompense — {"c'est Toi l'Audient, le Savant". Quand elle l'eut mise au monde, elle dit : "Seigneur, je l'ai mise au monde, fille" — Allah sait mieux ce qu'elle a mis au monde — "et le mâle n'est pas comme la femelle"} : comme un supplément et une humilité, son vœu ayant supposé un mâle d'où viendraient force, service et charge, comme des gens de force — la femelle autre : Allah consolâ son cœur, reçut son vœu, et cette femelle devint plus parfaite que beaucoup de mâles, que la plupart, et par elle s'obtinrent des buts plus grands que par un mâle : {son Seigneur la reçut de belle réception et la fit croître de belle croissance} : éducation merveilleuse, religieuse, morale et civique, parfaire ses états, droiture de ses paroles et actes, croissance de sa perfection ; Allah lui rendit aisée Zacharie pour tuteur — de la faveur d'Allah sur le serviteur : que son éducateur soit des parfaits réformateurs. Puis Allah honora Marie et Zacharie : Il rendit aisée à Marie une subsistance sans peine ni labeur, pure grâce : {chaque fois que Zacharie entrait au miḥrāb} [oratoire] — lieu d'adoration, allusion à l'abondance de sa prière et sa constance à son oratoire —, {il trouvait auprès d'elle une subsistance} prête et agréable : {"D'où te vient ceci ? Elle dit : de Allah : Allah attribue qui Il veut sans compte."} Zacharie voyant cet état et la bienfaisance et finesse d'Allah envers elle, cela lui rappela de demander à Allah l'enfant au moment d'en désespérer : {"Seigneur, accorde-moi de Ta part une descendance pure : Tu es audient de l'invocation."} Les anges l'appelèrent, debout en prière au miḥrāb : {"Allah t'annonce Yaḥyā, confirmant une parole d'Allah"} — son nom : la parole qui est d'Allah : Jésus fils de Marie — son annonce par ce noble prophète comportait l'annonce de Jésus fils de Marie, l'authentification et le témoignage de sa mission : cette parole d'Allah est parole noble dont Allah particularisa Jésus, sinon elle est de Ses paroles par lesquelles Il fit exister les créatures : {l'exemple de Jésus auprès d'Allah est comme celui d'Adam : Il le créa de terre, puis lui dit : "Sois" — et il fut}. Sa parole {et un chef, et continent} (ḥaṣūr) [retenu] : l'annoncé, Yaḥyā, chef des messagers éminents et nobles ; ḥaṣūr : on a dit, qui n'engendre pas et n'a pas de désir des femmes ; on a dit, qui fut préservé des péchés et désirs nuisibles — le second sens convient mieux. {Et un prophète des vertueux} : parvenus au sommet de la vertu. {Il dit : "Seigneur, comment aurais-je un garçon, quand la vieillesse m'a atteint et que ma femme est stérile ?"} : deux empêchements : par quelle voie, Seigneur ? {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : comme Sa sagesse exige que les choses coulent par leurs causes connues, Il peut les rompre : Il est le Faiseur de ce qu'Il veut, à qui les causes ont obéi, dans qui Sa volonté est passée : aucune cause ne résiste à Sa puissance, si forte soit-elle. {Il dit : "Seigneur, fais-moi un signe"} : pour joie et heureuse annonce — sûr de Ton information, mais l'âme se réjouit et le cœur s'apaise aux prémisses de la miséricorde et faveur. {Il dit : "Ton signe : ne parler aux gens trois jours sinon par signes"} — et en ce temps, {"rappelle ton Seigneur abondamment et glorifie au soir et à l'aube"} : début et fin du jour. Il fut interdit de parler en ce temps — convenance avec l'enfant venant du vieillard et de la stérile, incapable de parler aux hommes, la langue déliée du rappel d'Allah : autre signe. Alors il eut joie et annonce, remercia Allah, abonda en rappel et glorification aux soirs et aubes. Cet enfant fut des bénédictions de Marie fille de 'Imrān sur Zacharie : la subsistance agréable sans compte dont Allah la favoredisa lui rappela et l'éveilla à la supplication et la demande — Allah est le Bienfaiteur de la cause et de l'effet, mais Il destine les choses aimées par la main de qui Il aime, pour élever son rang et accroître sa récompense. Puis Il revint à Marie : elle atteignit en adoration et perfection un degré immense : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'a élue"} : choisie, gratifiée d'attributs immenses et de beaux caractères — {"et purifiée"} des caractères vils — {"et élue sur les femmes des mondes"} — d'où sa parole — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : « Parfaits, beaucoup parmi les hommes ; parmi les femmes, nulles parfaites sinon Marie fille de 'Imrān, Āsiya fille de Muzāḥim et Khadīja fille de Khuwaylid ; la supériorité de 'Ā'isha sur les femmes vaut la supériorité du tharīd [ragoût de pain] sur le reste des aliments. » Les anges l'appelèrent sur l'ordre d'Allah pour qu'elle se réjouisse des faveurs d'Allah, Le remercie, tienne Ses droits et s'occupe à Son service : {"Ô Marie, sois orante à ton Seigneur"} : abonde en obéissance, humilité et recueillement, et y demeure — {"et incline-toi avec ceux qui s'inclinent"} : prie avec les priants : elle accomplit tout ce qui lui fut commandé et dépassa en perfection. Cette histoire et d'autres étant des plus grandes preuves de la mission de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, rapportée détaillée et exacte, sans surplus ni manque, car révélation d'Allah le Puissant le Sage, non apprentissage des gens : {Cela est des nouvelles de l'invisible que Nous te révélons ; tu n'étais pas auprès d'eux quand ils jetaient leurs calames, qui d'entre eux se chargerait de Marie} : sa mère l'ayant amenée, ils disputèrent qui la prendrait, fille de leur imam et chef, tous voulant le bien et la récompense, jusqu'au tirage au sort : les calams tombèrent sur Zacharie, miséricorde d'Allah envers lui et elle. Toi, ô Messager, tu n'étais pas présent pour connaître et raconter : Allah t'en a informé — tel est le plus grand but des récits : la leçon, et les plus grandes leçons : l'argumentation pour l'unicité, la mission, la résurrection et les autres grands fondements : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'annonce de Lui une parole dont le nom est le Messie, Jésus fils de Marie, éminent en ce monde et dans la Dernière Demeure, et des rapprochés"} : à lui l'éminence et le haut rang en ce monde et dans l'autre auprès des créatures — et auprès d'Allah, des rapprochés, les plus proches des créatures d'Allah et au plus haut degré. Annonce que nulle annonce n'égale ; et de sa perfection : {il parlera aux gens au berceau} : sa parole sera signe d'Allah et miséricorde envers sa mère et la création ; et il leur parlera {à l'âge mûr} : parole de prophétie, d'appel et de direction — au berceau : signes et preuves de sa véracité, sa prophétie et l'innocence de sa mère des mauvais soupçons ; à la maturité : l'immense profit des créatures, intermédiaire entre elles et leur Seigneur en révélation et transmission de Sa religion et loi — {et des vertueux} : dont Allah a réparé les cœurs par Sa connaissance et amour, les langues par Sa célébration et rappel, les membres par Son obéissance et service. {Elle dit : "Seigneur, comment aurais-je un enfant, qu'aucun humain ne m'a touchée ?"} — des choses étonnantes. {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : les serviteurs sachent qu'Il est puissant sur toute chose, que rien ne s'oppose à Sa volonté : {quand Il décrète une affaire, Il lui dit seulement : "Sois" — et elle est.} {Et Il lui enseignera le Livre} : le genre des livres antérieurs, et le jugement entre les gens, et lui donnera la prophétie et le fera {messager aux enfants d'Israël}, le soutenant des signes clairs et preuves accablantes : {"je vous viens d'un signe de votre Seigneur"} vous indiquant que je suis réellement messager d'Allah : {"je crée pour vous de l'argile comme la forme de l'oiseau, j'y souffle et il est oiseau par la permission d'Allah ; je guéris l'aveugle-né"} — aux yeux effacés, privé de vue et d'yeux — {"et le lépreux, et je ressuscite les morts par la permission d'Allah ; je vous informe de ce que vous mangez et ce que vous entreprenez dans vos maisons : en cela est un signe pour vous, si vous êtes croyants ; et confirmatif de ce qui est avant moi de la Torah"} : Allah le soutint de deux genres de signes et preuves extraordinaires hors de portée des non-prophètes, et la mission, l'appel et la religion qu'il apporta, religion de la Torah et des prophètes antérieurs — plus grande preuve de la véracité des véridiques : s'il eût été menteur, il eût contredit ce qu'apportèrent les messagers et contredit leurs fondements et détails : on sait qu'il est messager d'Allah et que ce qu'il a apporté est vrai sans doute. De plus : {"et pour vous rendre licite une partie de ce qui vous a été interdit"} : alléger de vous des liens et carcans — {"craignez Allah et obéissez-moi : Allah est mon Seigneur et le vôtre : adorez-Le"} : l'appel de tous les messagers : adorer Allah seul sans associé et leur obéir — le droit chemin qui mène celui qui le prend aux jardins de félicité. Alors les partis des enfants d'Israël divergèrent sur Jésus : qui crut et le suivit ; qui mécroit, le traita de menteur et accusa sa mère de turpitude, comme les juifs. {Quand Jésus ressentit chez eux la mécréance} et l'accord pour rejeter son appel, {il dit} — appelant les enfants d'Israël à le soutenir — : {"Qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah : nous croyons en Allah, attestez que nous sommes soumis"} — de la faveur d'Allah sur eux et sur Jésus : de leur avoir inspiré la foi en lui, la docilité à son obéissance et le secours à Son messager : {"Seigneur, nous croyons à ce que Tu as fait descendre et suivons le Messager"} : engagement total à croire en tout ce qu'Allah a fait descendre et à obéir à Son messager — {"écris-nous avec les témoins"} de Ton unicité, de Ton prophète en la mission, de Ta religion en le vrai et la véracité. Quant à ceux dont Jésus ressentit la mécréance — la plupart des enfants d'Israël — : {ils rusèrent} contre Jésus, {et Allah rusa} contre eux : {Allah est le meilleur des ruseurs} : ils convinrent de le tuer et crucifier, on lui donna un sosie, ils saisirent celui qu'on lui assimila, et Allah dit à Jésus : {"Je te reçois [dans la mort] et t'élève vers Moi et te purifie de ceux qui ont mécru"} : Allah l'éleva vers Lui et le purifia des mécréants ; ils crucifièrent celui qu'ils tuèrent, croyant que c'était Jésus — chargés de l'immense faute. Jésus fils de Marie descendra à la fin de cette communauté, juge équitable : il tuera le porc, brisera la croix, suivra ce qu'a apporté Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, et les menteurs sauront leur illusion et tromperie, trompés et trompés. Sa parole {et Je placerai ceux qui t'ont suivi au-dessus ceux qui ont mécru jusqu'au Jour de la résurrection} : ses suiveurs sont le groupe qui crut en lui, qu'Allah secourut contre qui dévia de sa religion ; puis vint la communauté de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, les vrais suiveurs : Il les soutint contre tous les mécréants et les fit triompher de la religion apportée par Muhammad : {Allah a promis à ceux d'entre vous qui croient et font les œuvres pies de les établir sur terre}. Mais la sagesse d'Allah est équitable : qui tient la religion, Il le secourt du secours manifeste ; qui délaisse Son ordre et interdit, rejette Sa loi et se hardit à Ses désobéissances, Il le punit et lui donne les ennemis. Allah est puissant, sage. Sa parole {puis vers Moi votre retour : Je trancherai entre vous en ce en quoi vous divergiez}. Puis Il exposa ce qu'Il fera d'eux :

Verset 42

Allah a, parmi Ses serviteurs, des élus qu'Il choisit et préfère, qu'Il comble des faveurs hautes, des traits sublimes, des sciences utiles, des œuvres pies et des particularités variées : Il mentionna ces grandes maisons et les hommes parfaits qu'elles contenaient, réunissant les traits de la perfection, la faveur et le bien se transmettant dans leurs descendances, englobant leurs mâles et leurs femelles — de Ses plus grandes grâces et meilleurs lieux de Sa générosité. {Allah est audient, savant} : Il sait qui mérite la faveur et la préférence, et met Sa faveur où Sa sagesse l'exige. Ayant établi la grandeur de ces maisons, Il mentionna l'histoire de Marie et de son fils Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, leur descendance de ces maisons favorisées, et les états par lesquels ils passèrent du début à la fin : la femme de 'Imrān dit, suppliante vers son Seigneur, se rapprochant par cette offrande qu'Il aime, magnifiant Sa maison et Sa constante obéissance : {"j'ai voué à Toi ce qui est dans mon ventre, voué au service"} : serviteur de la maison d'adoration pleine d'adorateurs — {"reçois-le de moi"} : fais cette œuvre fondée sur foi et sincérité, fructueuse en bien et récompense — {"c'est Toi l'Audient, le Savant". Quand elle l'eut mise au monde, elle dit : "Seigneur, je l'ai mise au monde, fille" — Allah sait mieux ce qu'elle a mis au monde — "et le mâle n'est pas comme la femelle"} : comme un supplément et une humilité, son vœu ayant supposé un mâle d'où viendraient force, service et charge, comme des gens de force — la femelle autre : Allah consolâ son cœur, reçut son vœu, et cette femelle devint plus parfaite que beaucoup de mâles, que la plupart, et par elle s'obtinrent des buts plus grands que par un mâle : {son Seigneur la reçut de belle réception et la fit croître de belle croissance} : éducation merveilleuse, religieuse, morale et civique, parfaire ses états, droiture de ses paroles et actes, croissance de sa perfection ; Allah lui rendit aisée Zacharie pour tuteur — de la faveur d'Allah sur le serviteur : que son éducateur soit des parfaits réformateurs. Puis Allah honora Marie et Zacharie : Il rendit aisée à Marie une subsistance sans peine ni labeur, pure grâce : {chaque fois que Zacharie entrait au miḥrāb} [oratoire] — lieu d'adoration, allusion à l'abondance de sa prière et sa constance à son oratoire —, {il trouvait auprès d'elle une subsistance} prête et agréable : {"D'où te vient ceci ? Elle dit : de Allah : Allah attribue qui Il veut sans compte."} Zacharie voyant cet état et la bienfaisance et finesse d'Allah envers elle, cela lui rappela de demander à Allah l'enfant au moment d'en désespérer : {"Seigneur, accorde-moi de Ta part une descendance pure : Tu es audient de l'invocation."} Les anges l'appelèrent, debout en prière au miḥrāb : {"Allah t'annonce Yaḥyā, confirmant une parole d'Allah"} — son nom : la parole qui est d'Allah : Jésus fils de Marie — son annonce par ce noble prophète comportait l'annonce de Jésus fils de Marie, l'authentification et le témoignage de sa mission : cette parole d'Allah est parole noble dont Allah particularisa Jésus, sinon elle est de Ses paroles par lesquelles Il fit exister les créatures : {l'exemple de Jésus auprès d'Allah est comme celui d'Adam : Il le créa de terre, puis lui dit : "Sois" — et il fut}. Sa parole {et un chef, et continent} (ḥaṣūr) [retenu] : l'annoncé, Yaḥyā, chef des messagers éminents et nobles ; ḥaṣūr : on a dit, qui n'engendre pas et n'a pas de désir des femmes ; on a dit, qui fut préservé des péchés et désirs nuisibles — le second sens convient mieux. {Et un prophète des vertueux} : parvenus au sommet de la vertu. {Il dit : "Seigneur, comment aurais-je un garçon, quand la vieillesse m'a atteint et que ma femme est stérile ?"} : deux empêchements : par quelle voie, Seigneur ? {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : comme Sa sagesse exige que les choses coulent par leurs causes connues, Il peut les rompre : Il est le Faiseur de ce qu'Il veut, à qui les causes ont obéi, dans qui Sa volonté est passée : aucune cause ne résiste à Sa puissance, si forte soit-elle. {Il dit : "Seigneur, fais-moi un signe"} : pour joie et heureuse annonce — sûr de Ton information, mais l'âme se réjouit et le cœur s'apaise aux prémisses de la miséricorde et faveur. {Il dit : "Ton signe : ne parler aux gens trois jours sinon par signes"} — et en ce temps, {"rappelle ton Seigneur abondamment et glorifie au soir et à l'aube"} : début et fin du jour. Il fut interdit de parler en ce temps — convenance avec l'enfant venant du vieillard et de la stérile, incapable de parler aux hommes, la langue déliée du rappel d'Allah : autre signe. Alors il eut joie et annonce, remercia Allah, abonda en rappel et glorification aux soirs et aubes. Cet enfant fut des bénédictions de Marie fille de 'Imrān sur Zacharie : la subsistance agréable sans compte dont Allah la favoredisa lui rappela et l'éveilla à la supplication et la demande — Allah est le Bienfaiteur de la cause et de l'effet, mais Il destine les choses aimées par la main de qui Il aime, pour élever son rang et accroître sa récompense. Puis Il revint à Marie : elle atteignit en adoration et perfection un degré immense : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'a élue"} : choisie, gratifiée d'attributs immenses et de beaux caractères — {"et purifiée"} des caractères vils — {"et élue sur les femmes des mondes"} — d'où sa parole — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : « Parfaits, beaucoup parmi les hommes ; parmi les femmes, nulles parfaites sinon Marie fille de 'Imrān, Āsiya fille de Muzāḥim et Khadīja fille de Khuwaylid ; la supériorité de 'Ā'isha sur les femmes vaut la supériorité du tharīd [ragoût de pain] sur le reste des aliments. » Les anges l'appelèrent sur l'ordre d'Allah pour qu'elle se réjouisse des faveurs d'Allah, Le remercie, tienne Ses droits et s'occupe à Son service : {"Ô Marie, sois orante à ton Seigneur"} : abonde en obéissance, humilité et recueillement, et y demeure — {"et incline-toi avec ceux qui s'inclinent"} : prie avec les priants : elle accomplit tout ce qui lui fut commandé et dépassa en perfection. Cette histoire et d'autres étant des plus grandes preuves de la mission de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, rapportée détaillée et exacte, sans surplus ni manque, car révélation d'Allah le Puissant le Sage, non apprentissage des gens : {Cela est des nouvelles de l'invisible que Nous te révélons ; tu n'étais pas auprès d'eux quand ils jetaient leurs calames, qui d'entre eux se chargerait de Marie} : sa mère l'ayant amenée, ils disputèrent qui la prendrait, fille de leur imam et chef, tous voulant le bien et la récompense, jusqu'au tirage au sort : les calams tombèrent sur Zacharie, miséricorde d'Allah envers lui et elle. Toi, ô Messager, tu n'étais pas présent pour connaître et raconter : Allah t'en a informé — tel est le plus grand but des récits : la leçon, et les plus grandes leçons : l'argumentation pour l'unicité, la mission, la résurrection et les autres grands fondements : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'annonce de Lui une parole dont le nom est le Messie, Jésus fils de Marie, éminent en ce monde et dans la Dernière Demeure, et des rapprochés"} : à lui l'éminence et le haut rang en ce monde et dans l'autre auprès des créatures — et auprès d'Allah, des rapprochés, les plus proches des créatures d'Allah et au plus haut degré. Annonce que nulle annonce n'égale ; et de sa perfection : {il parlera aux gens au berceau} : sa parole sera signe d'Allah et miséricorde envers sa mère et la création ; et il leur parlera {à l'âge mûr} : parole de prophétie, d'appel et de direction — au berceau : signes et preuves de sa véracité, sa prophétie et l'innocence de sa mère des mauvais soupçons ; à la maturité : l'immense profit des créatures, intermédiaire entre elles et leur Seigneur en révélation et transmission de Sa religion et loi — {et des vertueux} : dont Allah a réparé les cœurs par Sa connaissance et amour, les langues par Sa célébration et rappel, les membres par Son obéissance et service. {Elle dit : "Seigneur, comment aurais-je un enfant, qu'aucun humain ne m'a touchée ?"} — des choses étonnantes. {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : les serviteurs sachent qu'Il est puissant sur toute chose, que rien ne s'oppose à Sa volonté : {quand Il décrète une affaire, Il lui dit seulement : "Sois" — et elle est.} {Et Il lui enseignera le Livre} : le genre des livres antérieurs, et le jugement entre les gens, et lui donnera la prophétie et le fera {messager aux enfants d'Israël}, le soutenant des signes clairs et preuves accablantes : {"je vous viens d'un signe de votre Seigneur"} vous indiquant que je suis réellement messager d'Allah : {"je crée pour vous de l'argile comme la forme de l'oiseau, j'y souffle et il est oiseau par la permission d'Allah ; je guéris l'aveugle-né"} — aux yeux effacés, privé de vue et d'yeux — {"et le lépreux, et je ressuscite les morts par la permission d'Allah ; je vous informe de ce que vous mangez et ce que vous entreprenez dans vos maisons : en cela est un signe pour vous, si vous êtes croyants ; et confirmatif de ce qui est avant moi de la Torah"} : Allah le soutint de deux genres de signes et preuves extraordinaires hors de portée des non-prophètes, et la mission, l'appel et la religion qu'il apporta, religion de la Torah et des prophètes antérieurs — plus grande preuve de la véracité des véridiques : s'il eût été menteur, il eût contredit ce qu'apportèrent les messagers et contredit leurs fondements et détails : on sait qu'il est messager d'Allah et que ce qu'il a apporté est vrai sans doute. De plus : {"et pour vous rendre licite une partie de ce qui vous a été interdit"} : alléger de vous des liens et carcans — {"craignez Allah et obéissez-moi : Allah est mon Seigneur et le vôtre : adorez-Le"} : l'appel de tous les messagers : adorer Allah seul sans associé et leur obéir — le droit chemin qui mène celui qui le prend aux jardins de félicité. Alors les partis des enfants d'Israël divergèrent sur Jésus : qui crut et le suivit ; qui mécroit, le traita de menteur et accusa sa mère de turpitude, comme les juifs. {Quand Jésus ressentit chez eux la mécréance} et l'accord pour rejeter son appel, {il dit} — appelant les enfants d'Israël à le soutenir — : {"Qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah : nous croyons en Allah, attestez que nous sommes soumis"} — de la faveur d'Allah sur eux et sur Jésus : de leur avoir inspiré la foi en lui, la docilité à son obéissance et le secours à Son messager : {"Seigneur, nous croyons à ce que Tu as fait descendre et suivons le Messager"} : engagement total à croire en tout ce qu'Allah a fait descendre et à obéir à Son messager — {"écris-nous avec les témoins"} de Ton unicité, de Ton prophète en la mission, de Ta religion en le vrai et la véracité. Quant à ceux dont Jésus ressentit la mécréance — la plupart des enfants d'Israël — : {ils rusèrent} contre Jésus, {et Allah rusa} contre eux : {Allah est le meilleur des ruseurs} : ils convinrent de le tuer et crucifier, on lui donna un sosie, ils saisirent celui qu'on lui assimila, et Allah dit à Jésus : {"Je te reçois [dans la mort] et t'élève vers Moi et te purifie de ceux qui ont mécru"} : Allah l'éleva vers Lui et le purifia des mécréants ; ils crucifièrent celui qu'ils tuèrent, croyant que c'était Jésus — chargés de l'immense faute. Jésus fils de Marie descendra à la fin de cette communauté, juge équitable : il tuera le porc, brisera la croix, suivra ce qu'a apporté Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, et les menteurs sauront leur illusion et tromperie, trompés et trompés. Sa parole {et Je placerai ceux qui t'ont suivi au-dessus ceux qui ont mécru jusqu'au Jour de la résurrection} : ses suiveurs sont le groupe qui crut en lui, qu'Allah secourut contre qui dévia de sa religion ; puis vint la communauté de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, les vrais suiveurs : Il les soutint contre tous les mécréants et les fit triompher de la religion apportée par Muhammad : {Allah a promis à ceux d'entre vous qui croient et font les œuvres pies de les établir sur terre}. Mais la sagesse d'Allah est équitable : qui tient la religion, Il le secourt du secours manifeste ; qui délaisse Son ordre et interdit, rejette Sa loi et se hardit à Ses désobéissances, Il le punit et lui donne les ennemis. Allah est puissant, sage. Sa parole {puis vers Moi votre retour : Je trancherai entre vous en ce en quoi vous divergiez}. Puis Il exposa ce qu'Il fera d'eux :

Verset 43

Allah a, parmi Ses serviteurs, des élus qu'Il choisit et préfère, qu'Il comble des faveurs hautes, des traits sublimes, des sciences utiles, des œuvres pies et des particularités variées : Il mentionna ces grandes maisons et les hommes parfaits qu'elles contenaient, réunissant les traits de la perfection, la faveur et le bien se transmettant dans leurs descendances, englobant leurs mâles et leurs femelles — de Ses plus grandes grâces et meilleurs lieux de Sa générosité. {Allah est audient, savant} : Il sait qui mérite la faveur et la préférence, et met Sa faveur où Sa sagesse l'exige. Ayant établi la grandeur de ces maisons, Il mentionna l'histoire de Marie et de son fils Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, leur descendance de ces maisons favorisées, et les états par lesquels ils passèrent du début à la fin : la femme de 'Imrān dit, suppliante vers son Seigneur, se rapprochant par cette offrande qu'Il aime, magnifiant Sa maison et Sa constante obéissance : {"j'ai voué à Toi ce qui est dans mon ventre, voué au service"} : serviteur de la maison d'adoration pleine d'adorateurs — {"reçois-le de moi"} : fais cette œuvre fondée sur foi et sincérité, fructueuse en bien et récompense — {"c'est Toi l'Audient, le Savant". Quand elle l'eut mise au monde, elle dit : "Seigneur, je l'ai mise au monde, fille" — Allah sait mieux ce qu'elle a mis au monde — "et le mâle n'est pas comme la femelle"} : comme un supplément et une humilité, son vœu ayant supposé un mâle d'où viendraient force, service et charge, comme des gens de force — la femelle autre : Allah consolâ son cœur, reçut son vœu, et cette femelle devint plus parfaite que beaucoup de mâles, que la plupart, et par elle s'obtinrent des buts plus grands que par un mâle : {son Seigneur la reçut de belle réception et la fit croître de belle croissance} : éducation merveilleuse, religieuse, morale et civique, parfaire ses états, droiture de ses paroles et actes, croissance de sa perfection ; Allah lui rendit aisée Zacharie pour tuteur — de la faveur d'Allah sur le serviteur : que son éducateur soit des parfaits réformateurs. Puis Allah honora Marie et Zacharie : Il rendit aisée à Marie une subsistance sans peine ni labeur, pure grâce : {chaque fois que Zacharie entrait au miḥrāb} [oratoire] — lieu d'adoration, allusion à l'abondance de sa prière et sa constance à son oratoire —, {il trouvait auprès d'elle une subsistance} prête et agréable : {"D'où te vient ceci ? Elle dit : de Allah : Allah attribue qui Il veut sans compte."} Zacharie voyant cet état et la bienfaisance et finesse d'Allah envers elle, cela lui rappela de demander à Allah l'enfant au moment d'en désespérer : {"Seigneur, accorde-moi de Ta part une descendance pure : Tu es audient de l'invocation."} Les anges l'appelèrent, debout en prière au miḥrāb : {"Allah t'annonce Yaḥyā, confirmant une parole d'Allah"} — son nom : la parole qui est d'Allah : Jésus fils de Marie — son annonce par ce noble prophète comportait l'annonce de Jésus fils de Marie, l'authentification et le témoignage de sa mission : cette parole d'Allah est parole noble dont Allah particularisa Jésus, sinon elle est de Ses paroles par lesquelles Il fit exister les créatures : {l'exemple de Jésus auprès d'Allah est comme celui d'Adam : Il le créa de terre, puis lui dit : "Sois" — et il fut}. Sa parole {et un chef, et continent} (ḥaṣūr) [retenu] : l'annoncé, Yaḥyā, chef des messagers éminents et nobles ; ḥaṣūr : on a dit, qui n'engendre pas et n'a pas de désir des femmes ; on a dit, qui fut préservé des péchés et désirs nuisibles — le second sens convient mieux. {Et un prophète des vertueux} : parvenus au sommet de la vertu. {Il dit : "Seigneur, comment aurais-je un garçon, quand la vieillesse m'a atteint et que ma femme est stérile ?"} : deux empêchements : par quelle voie, Seigneur ? {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : comme Sa sagesse exige que les choses coulent par leurs causes connues, Il peut les rompre : Il est le Faiseur de ce qu'Il veut, à qui les causes ont obéi, dans qui Sa volonté est passée : aucune cause ne résiste à Sa puissance, si forte soit-elle. {Il dit : "Seigneur, fais-moi un signe"} : pour joie et heureuse annonce — sûr de Ton information, mais l'âme se réjouit et le cœur s'apaise aux prémisses de la miséricorde et faveur. {Il dit : "Ton signe : ne parler aux gens trois jours sinon par signes"} — et en ce temps, {"rappelle ton Seigneur abondamment et glorifie au soir et à l'aube"} : début et fin du jour. Il fut interdit de parler en ce temps — convenance avec l'enfant venant du vieillard et de la stérile, incapable de parler aux hommes, la langue déliée du rappel d'Allah : autre signe. Alors il eut joie et annonce, remercia Allah, abonda en rappel et glorification aux soirs et aubes. Cet enfant fut des bénédictions de Marie fille de 'Imrān sur Zacharie : la subsistance agréable sans compte dont Allah la favoredisa lui rappela et l'éveilla à la supplication et la demande — Allah est le Bienfaiteur de la cause et de l'effet, mais Il destine les choses aimées par la main de qui Il aime, pour élever son rang et accroître sa récompense. Puis Il revint à Marie : elle atteignit en adoration et perfection un degré immense : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'a élue"} : choisie, gratifiée d'attributs immenses et de beaux caractères — {"et purifiée"} des caractères vils — {"et élue sur les femmes des mondes"} — d'où sa parole — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : « Parfaits, beaucoup parmi les hommes ; parmi les femmes, nulles parfaites sinon Marie fille de 'Imrān, Āsiya fille de Muzāḥim et Khadīja fille de Khuwaylid ; la supériorité de 'Ā'isha sur les femmes vaut la supériorité du tharīd [ragoût de pain] sur le reste des aliments. » Les anges l'appelèrent sur l'ordre d'Allah pour qu'elle se réjouisse des faveurs d'Allah, Le remercie, tienne Ses droits et s'occupe à Son service : {"Ô Marie, sois orante à ton Seigneur"} : abonde en obéissance, humilité et recueillement, et y demeure — {"et incline-toi avec ceux qui s'inclinent"} : prie avec les priants : elle accomplit tout ce qui lui fut commandé et dépassa en perfection. Cette histoire et d'autres étant des plus grandes preuves de la mission de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, rapportée détaillée et exacte, sans surplus ni manque, car révélation d'Allah le Puissant le Sage, non apprentissage des gens : {Cela est des nouvelles de l'invisible que Nous te révélons ; tu n'étais pas auprès d'eux quand ils jetaient leurs calames, qui d'entre eux se chargerait de Marie} : sa mère l'ayant amenée, ils disputèrent qui la prendrait, fille de leur imam et chef, tous voulant le bien et la récompense, jusqu'au tirage au sort : les calams tombèrent sur Zacharie, miséricorde d'Allah envers lui et elle. Toi, ô Messager, tu n'étais pas présent pour connaître et raconter : Allah t'en a informé — tel est le plus grand but des récits : la leçon, et les plus grandes leçons : l'argumentation pour l'unicité, la mission, la résurrection et les autres grands fondements : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'annonce de Lui une parole dont le nom est le Messie, Jésus fils de Marie, éminent en ce monde et dans la Dernière Demeure, et des rapprochés"} : à lui l'éminence et le haut rang en ce monde et dans l'autre auprès des créatures — et auprès d'Allah, des rapprochés, les plus proches des créatures d'Allah et au plus haut degré. Annonce que nulle annonce n'égale ; et de sa perfection : {il parlera aux gens au berceau} : sa parole sera signe d'Allah et miséricorde envers sa mère et la création ; et il leur parlera {à l'âge mûr} : parole de prophétie, d'appel et de direction — au berceau : signes et preuves de sa véracité, sa prophétie et l'innocence de sa mère des mauvais soupçons ; à la maturité : l'immense profit des créatures, intermédiaire entre elles et leur Seigneur en révélation et transmission de Sa religion et loi — {et des vertueux} : dont Allah a réparé les cœurs par Sa connaissance et amour, les langues par Sa célébration et rappel, les membres par Son obéissance et service. {Elle dit : "Seigneur, comment aurais-je un enfant, qu'aucun humain ne m'a touchée ?"} — des choses étonnantes. {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : les serviteurs sachent qu'Il est puissant sur toute chose, que rien ne s'oppose à Sa volonté : {quand Il décrète une affaire, Il lui dit seulement : "Sois" — et elle est.} {Et Il lui enseignera le Livre} : le genre des livres antérieurs, et le jugement entre les gens, et lui donnera la prophétie et le fera {messager aux enfants d'Israël}, le soutenant des signes clairs et preuves accablantes : {"je vous viens d'un signe de votre Seigneur"} vous indiquant que je suis réellement messager d'Allah : {"je crée pour vous de l'argile comme la forme de l'oiseau, j'y souffle et il est oiseau par la permission d'Allah ; je guéris l'aveugle-né"} — aux yeux effacés, privé de vue et d'yeux — {"et le lépreux, et je ressuscite les morts par la permission d'Allah ; je vous informe de ce que vous mangez et ce que vous entreprenez dans vos maisons : en cela est un signe pour vous, si vous êtes croyants ; et confirmatif de ce qui est avant moi de la Torah"} : Allah le soutint de deux genres de signes et preuves extraordinaires hors de portée des non-prophètes, et la mission, l'appel et la religion qu'il apporta, religion de la Torah et des prophètes antérieurs — plus grande preuve de la véracité des véridiques : s'il eût été menteur, il eût contredit ce qu'apportèrent les messagers et contredit leurs fondements et détails : on sait qu'il est messager d'Allah et que ce qu'il a apporté est vrai sans doute. De plus : {"et pour vous rendre licite une partie de ce qui vous a été interdit"} : alléger de vous des liens et carcans — {"craignez Allah et obéissez-moi : Allah est mon Seigneur et le vôtre : adorez-Le"} : l'appel de tous les messagers : adorer Allah seul sans associé et leur obéir — le droit chemin qui mène celui qui le prend aux jardins de félicité. Alors les partis des enfants d'Israël divergèrent sur Jésus : qui crut et le suivit ; qui mécroit, le traita de menteur et accusa sa mère de turpitude, comme les juifs. {Quand Jésus ressentit chez eux la mécréance} et l'accord pour rejeter son appel, {il dit} — appelant les enfants d'Israël à le soutenir — : {"Qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah : nous croyons en Allah, attestez que nous sommes soumis"} — de la faveur d'Allah sur eux et sur Jésus : de leur avoir inspiré la foi en lui, la docilité à son obéissance et le secours à Son messager : {"Seigneur, nous croyons à ce que Tu as fait descendre et suivons le Messager"} : engagement total à croire en tout ce qu'Allah a fait descendre et à obéir à Son messager — {"écris-nous avec les témoins"} de Ton unicité, de Ton prophète en la mission, de Ta religion en le vrai et la véracité. Quant à ceux dont Jésus ressentit la mécréance — la plupart des enfants d'Israël — : {ils rusèrent} contre Jésus, {et Allah rusa} contre eux : {Allah est le meilleur des ruseurs} : ils convinrent de le tuer et crucifier, on lui donna un sosie, ils saisirent celui qu'on lui assimila, et Allah dit à Jésus : {"Je te reçois [dans la mort] et t'élève vers Moi et te purifie de ceux qui ont mécru"} : Allah l'éleva vers Lui et le purifia des mécréants ; ils crucifièrent celui qu'ils tuèrent, croyant que c'était Jésus — chargés de l'immense faute. Jésus fils de Marie descendra à la fin de cette communauté, juge équitable : il tuera le porc, brisera la croix, suivra ce qu'a apporté Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, et les menteurs sauront leur illusion et tromperie, trompés et trompés. Sa parole {et Je placerai ceux qui t'ont suivi au-dessus ceux qui ont mécru jusqu'au Jour de la résurrection} : ses suiveurs sont le groupe qui crut en lui, qu'Allah secourut contre qui dévia de sa religion ; puis vint la communauté de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, les vrais suiveurs : Il les soutint contre tous les mécréants et les fit triompher de la religion apportée par Muhammad : {Allah a promis à ceux d'entre vous qui croient et font les œuvres pies de les établir sur terre}. Mais la sagesse d'Allah est équitable : qui tient la religion, Il le secourt du secours manifeste ; qui délaisse Son ordre et interdit, rejette Sa loi et se hardit à Ses désobéissances, Il le punit et lui donne les ennemis. Allah est puissant, sage. Sa parole {puis vers Moi votre retour : Je trancherai entre vous en ce en quoi vous divergiez}. Puis Il exposa ce qu'Il fera d'eux :

Verset 44

Allah a, parmi Ses serviteurs, des élus qu'Il choisit et préfère, qu'Il comble des faveurs hautes, des traits sublimes, des sciences utiles, des œuvres pies et des particularités variées : Il mentionna ces grandes maisons et les hommes parfaits qu'elles contenaient, réunissant les traits de la perfection, la faveur et le bien se transmettant dans leurs descendances, englobant leurs mâles et leurs femelles — de Ses plus grandes grâces et meilleurs lieux de Sa générosité. {Allah est audient, savant} : Il sait qui mérite la faveur et la préférence, et met Sa faveur où Sa sagesse l'exige. Ayant établi la grandeur de ces maisons, Il mentionna l'histoire de Marie et de son fils Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, leur descendance de ces maisons favorisées, et les états par lesquels ils passèrent du début à la fin : la femme de 'Imrān dit, suppliante vers son Seigneur, se rapprochant par cette offrande qu'Il aime, magnifiant Sa maison et Sa constante obéissance : {"j'ai voué à Toi ce qui est dans mon ventre, voué au service"} : serviteur de la maison d'adoration pleine d'adorateurs — {"reçois-le de moi"} : fais cette œuvre fondée sur foi et sincérité, fructueuse en bien et récompense — {"c'est Toi l'Audient, le Savant". Quand elle l'eut mise au monde, elle dit : "Seigneur, je l'ai mise au monde, fille" — Allah sait mieux ce qu'elle a mis au monde — "et le mâle n'est pas comme la femelle"} : comme un supplément et une humilité, son vœu ayant supposé un mâle d'où viendraient force, service et charge, comme des gens de force — la femelle autre : Allah consolâ son cœur, reçut son vœu, et cette femelle devint plus parfaite que beaucoup de mâles, que la plupart, et par elle s'obtinrent des buts plus grands que par un mâle : {son Seigneur la reçut de belle réception et la fit croître de belle croissance} : éducation merveilleuse, religieuse, morale et civique, parfaire ses états, droiture de ses paroles et actes, croissance de sa perfection ; Allah lui rendit aisée Zacharie pour tuteur — de la faveur d'Allah sur le serviteur : que son éducateur soit des parfaits réformateurs. Puis Allah honora Marie et Zacharie : Il rendit aisée à Marie une subsistance sans peine ni labeur, pure grâce : {chaque fois que Zacharie entrait au miḥrāb} [oratoire] — lieu d'adoration, allusion à l'abondance de sa prière et sa constance à son oratoire —, {il trouvait auprès d'elle une subsistance} prête et agréable : {"D'où te vient ceci ? Elle dit : de Allah : Allah attribue qui Il veut sans compte."} Zacharie voyant cet état et la bienfaisance et finesse d'Allah envers elle, cela lui rappela de demander à Allah l'enfant au moment d'en désespérer : {"Seigneur, accorde-moi de Ta part une descendance pure : Tu es audient de l'invocation."} Les anges l'appelèrent, debout en prière au miḥrāb : {"Allah t'annonce Yaḥyā, confirmant une parole d'Allah"} — son nom : la parole qui est d'Allah : Jésus fils de Marie — son annonce par ce noble prophète comportait l'annonce de Jésus fils de Marie, l'authentification et le témoignage de sa mission : cette parole d'Allah est parole noble dont Allah particularisa Jésus, sinon elle est de Ses paroles par lesquelles Il fit exister les créatures : {l'exemple de Jésus auprès d'Allah est comme celui d'Adam : Il le créa de terre, puis lui dit : "Sois" — et il fut}. Sa parole {et un chef, et continent} (ḥaṣūr) [retenu] : l'annoncé, Yaḥyā, chef des messagers éminents et nobles ; ḥaṣūr : on a dit, qui n'engendre pas et n'a pas de désir des femmes ; on a dit, qui fut préservé des péchés et désirs nuisibles — le second sens convient mieux. {Et un prophète des vertueux} : parvenus au sommet de la vertu. {Il dit : "Seigneur, comment aurais-je un garçon, quand la vieillesse m'a atteint et que ma femme est stérile ?"} : deux empêchements : par quelle voie, Seigneur ? {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : comme Sa sagesse exige que les choses coulent par leurs causes connues, Il peut les rompre : Il est le Faiseur de ce qu'Il veut, à qui les causes ont obéi, dans qui Sa volonté est passée : aucune cause ne résiste à Sa puissance, si forte soit-elle. {Il dit : "Seigneur, fais-moi un signe"} : pour joie et heureuse annonce — sûr de Ton information, mais l'âme se réjouit et le cœur s'apaise aux prémisses de la miséricorde et faveur. {Il dit : "Ton signe : ne parler aux gens trois jours sinon par signes"} — et en ce temps, {"rappelle ton Seigneur abondamment et glorifie au soir et à l'aube"} : début et fin du jour. Il fut interdit de parler en ce temps — convenance avec l'enfant venant du vieillard et de la stérile, incapable de parler aux hommes, la langue déliée du rappel d'Allah : autre signe. Alors il eut joie et annonce, remercia Allah, abonda en rappel et glorification aux soirs et aubes. Cet enfant fut des bénédictions de Marie fille de 'Imrān sur Zacharie : la subsistance agréable sans compte dont Allah la favoredisa lui rappela et l'éveilla à la supplication et la demande — Allah est le Bienfaiteur de la cause et de l'effet, mais Il destine les choses aimées par la main de qui Il aime, pour élever son rang et accroître sa récompense. Puis Il revint à Marie : elle atteignit en adoration et perfection un degré immense : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'a élue"} : choisie, gratifiée d'attributs immenses et de beaux caractères — {"et purifiée"} des caractères vils — {"et élue sur les femmes des mondes"} — d'où sa parole — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : « Parfaits, beaucoup parmi les hommes ; parmi les femmes, nulles parfaites sinon Marie fille de 'Imrān, Āsiya fille de Muzāḥim et Khadīja fille de Khuwaylid ; la supériorité de 'Ā'isha sur les femmes vaut la supériorité du tharīd [ragoût de pain] sur le reste des aliments. » Les anges l'appelèrent sur l'ordre d'Allah pour qu'elle se réjouisse des faveurs d'Allah, Le remercie, tienne Ses droits et s'occupe à Son service : {"Ô Marie, sois orante à ton Seigneur"} : abonde en obéissance, humilité et recueillement, et y demeure — {"et incline-toi avec ceux qui s'inclinent"} : prie avec les priants : elle accomplit tout ce qui lui fut commandé et dépassa en perfection. Cette histoire et d'autres étant des plus grandes preuves de la mission de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, rapportée détaillée et exacte, sans surplus ni manque, car révélation d'Allah le Puissant le Sage, non apprentissage des gens : {Cela est des nouvelles de l'invisible que Nous te révélons ; tu n'étais pas auprès d'eux quand ils jetaient leurs calames, qui d'entre eux se chargerait de Marie} : sa mère l'ayant amenée, ils disputèrent qui la prendrait, fille de leur imam et chef, tous voulant le bien et la récompense, jusqu'au tirage au sort : les calams tombèrent sur Zacharie, miséricorde d'Allah envers lui et elle. Toi, ô Messager, tu n'étais pas présent pour connaître et raconter : Allah t'en a informé — tel est le plus grand but des récits : la leçon, et les plus grandes leçons : l'argumentation pour l'unicité, la mission, la résurrection et les autres grands fondements : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'annonce de Lui une parole dont le nom est le Messie, Jésus fils de Marie, éminent en ce monde et dans la Dernière Demeure, et des rapprochés"} : à lui l'éminence et le haut rang en ce monde et dans l'autre auprès des créatures — et auprès d'Allah, des rapprochés, les plus proches des créatures d'Allah et au plus haut degré. Annonce que nulle annonce n'égale ; et de sa perfection : {il parlera aux gens au berceau} : sa parole sera signe d'Allah et miséricorde envers sa mère et la création ; et il leur parlera {à l'âge mûr} : parole de prophétie, d'appel et de direction — au berceau : signes et preuves de sa véracité, sa prophétie et l'innocence de sa mère des mauvais soupçons ; à la maturité : l'immense profit des créatures, intermédiaire entre elles et leur Seigneur en révélation et transmission de Sa religion et loi — {et des vertueux} : dont Allah a réparé les cœurs par Sa connaissance et amour, les langues par Sa célébration et rappel, les membres par Son obéissance et service. {Elle dit : "Seigneur, comment aurais-je un enfant, qu'aucun humain ne m'a touchée ?"} — des choses étonnantes. {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : les serviteurs sachent qu'Il est puissant sur toute chose, que rien ne s'oppose à Sa volonté : {quand Il décrète une affaire, Il lui dit seulement : "Sois" — et elle est.} {Et Il lui enseignera le Livre} : le genre des livres antérieurs, et le jugement entre les gens, et lui donnera la prophétie et le fera {messager aux enfants d'Israël}, le soutenant des signes clairs et preuves accablantes : {"je vous viens d'un signe de votre Seigneur"} vous indiquant que je suis réellement messager d'Allah : {"je crée pour vous de l'argile comme la forme de l'oiseau, j'y souffle et il est oiseau par la permission d'Allah ; je guéris l'aveugle-né"} — aux yeux effacés, privé de vue et d'yeux — {"et le lépreux, et je ressuscite les morts par la permission d'Allah ; je vous informe de ce que vous mangez et ce que vous entreprenez dans vos maisons : en cela est un signe pour vous, si vous êtes croyants ; et confirmatif de ce qui est avant moi de la Torah"} : Allah le soutint de deux genres de signes et preuves extraordinaires hors de portée des non-prophètes, et la mission, l'appel et la religion qu'il apporta, religion de la Torah et des prophètes antérieurs — plus grande preuve de la véracité des véridiques : s'il eût été menteur, il eût contredit ce qu'apportèrent les messagers et contredit leurs fondements et détails : on sait qu'il est messager d'Allah et que ce qu'il a apporté est vrai sans doute. De plus : {"et pour vous rendre licite une partie de ce qui vous a été interdit"} : alléger de vous des liens et carcans — {"craignez Allah et obéissez-moi : Allah est mon Seigneur et le vôtre : adorez-Le"} : l'appel de tous les messagers : adorer Allah seul sans associé et leur obéir — le droit chemin qui mène celui qui le prend aux jardins de félicité. Alors les partis des enfants d'Israël divergèrent sur Jésus : qui crut et le suivit ; qui mécroit, le traita de menteur et accusa sa mère de turpitude, comme les juifs. {Quand Jésus ressentit chez eux la mécréance} et l'accord pour rejeter son appel, {il dit} — appelant les enfants d'Israël à le soutenir — : {"Qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah : nous croyons en Allah, attestez que nous sommes soumis"} — de la faveur d'Allah sur eux et sur Jésus : de leur avoir inspiré la foi en lui, la docilité à son obéissance et le secours à Son messager : {"Seigneur, nous croyons à ce que Tu as fait descendre et suivons le Messager"} : engagement total à croire en tout ce qu'Allah a fait descendre et à obéir à Son messager — {"écris-nous avec les témoins"} de Ton unicité, de Ton prophète en la mission, de Ta religion en le vrai et la véracité. Quant à ceux dont Jésus ressentit la mécréance — la plupart des enfants d'Israël — : {ils rusèrent} contre Jésus, {et Allah rusa} contre eux : {Allah est le meilleur des ruseurs} : ils convinrent de le tuer et crucifier, on lui donna un sosie, ils saisirent celui qu'on lui assimila, et Allah dit à Jésus : {"Je te reçois [dans la mort] et t'élève vers Moi et te purifie de ceux qui ont mécru"} : Allah l'éleva vers Lui et le purifia des mécréants ; ils crucifièrent celui qu'ils tuèrent, croyant que c'était Jésus — chargés de l'immense faute. Jésus fils de Marie descendra à la fin de cette communauté, juge équitable : il tuera le porc, brisera la croix, suivra ce qu'a apporté Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, et les menteurs sauront leur illusion et tromperie, trompés et trompés. Sa parole {et Je placerai ceux qui t'ont suivi au-dessus ceux qui ont mécru jusqu'au Jour de la résurrection} : ses suiveurs sont le groupe qui crut en lui, qu'Allah secourut contre qui dévia de sa religion ; puis vint la communauté de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, les vrais suiveurs : Il les soutint contre tous les mécréants et les fit triompher de la religion apportée par Muhammad : {Allah a promis à ceux d'entre vous qui croient et font les œuvres pies de les établir sur terre}. Mais la sagesse d'Allah est équitable : qui tient la religion, Il le secourt du secours manifeste ; qui délaisse Son ordre et interdit, rejette Sa loi et se hardit à Ses désobéissances, Il le punit et lui donne les ennemis. Allah est puissant, sage. Sa parole {puis vers Moi votre retour : Je trancherai entre vous en ce en quoi vous divergiez}. Puis Il exposa ce qu'Il fera d'eux :

Verset 45

Allah a, parmi Ses serviteurs, des élus qu'Il choisit et préfère, qu'Il comble des faveurs hautes, des traits sublimes, des sciences utiles, des œuvres pies et des particularités variées : Il mentionna ces grandes maisons et les hommes parfaits qu'elles contenaient, réunissant les traits de la perfection, la faveur et le bien se transmettant dans leurs descendances, englobant leurs mâles et leurs femelles — de Ses plus grandes grâces et meilleurs lieux de Sa générosité. {Allah est audient, savant} : Il sait qui mérite la faveur et la préférence, et met Sa faveur où Sa sagesse l'exige. Ayant établi la grandeur de ces maisons, Il mentionna l'histoire de Marie et de son fils Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, leur descendance de ces maisons favorisées, et les états par lesquels ils passèrent du début à la fin : la femme de 'Imrān dit, suppliante vers son Seigneur, se rapprochant par cette offrande qu'Il aime, magnifiant Sa maison et Sa constante obéissance : {"j'ai voué à Toi ce qui est dans mon ventre, voué au service"} : serviteur de la maison d'adoration pleine d'adorateurs — {"reçois-le de moi"} : fais cette œuvre fondée sur foi et sincérité, fructueuse en bien et récompense — {"c'est Toi l'Audient, le Savant". Quand elle l'eut mise au monde, elle dit : "Seigneur, je l'ai mise au monde, fille" — Allah sait mieux ce qu'elle a mis au monde — "et le mâle n'est pas comme la femelle"} : comme un supplément et une humilité, son vœu ayant supposé un mâle d'où viendraient force, service et charge, comme des gens de force — la femelle autre : Allah consolâ son cœur, reçut son vœu, et cette femelle devint plus parfaite que beaucoup de mâles, que la plupart, et par elle s'obtinrent des buts plus grands que par un mâle : {son Seigneur la reçut de belle réception et la fit croître de belle croissance} : éducation merveilleuse, religieuse, morale et civique, parfaire ses états, droiture de ses paroles et actes, croissance de sa perfection ; Allah lui rendit aisée Zacharie pour tuteur — de la faveur d'Allah sur le serviteur : que son éducateur soit des parfaits réformateurs. Puis Allah honora Marie et Zacharie : Il rendit aisée à Marie une subsistance sans peine ni labeur, pure grâce : {chaque fois que Zacharie entrait au miḥrāb} [oratoire] — lieu d'adoration, allusion à l'abondance de sa prière et sa constance à son oratoire —, {il trouvait auprès d'elle une subsistance} prête et agréable : {"D'où te vient ceci ? Elle dit : de Allah : Allah attribue qui Il veut sans compte."} Zacharie voyant cet état et la bienfaisance et finesse d'Allah envers elle, cela lui rappela de demander à Allah l'enfant au moment d'en désespérer : {"Seigneur, accorde-moi de Ta part une descendance pure : Tu es audient de l'invocation."} Les anges l'appelèrent, debout en prière au miḥrāb : {"Allah t'annonce Yaḥyā, confirmant une parole d'Allah"} — son nom : la parole qui est d'Allah : Jésus fils de Marie — son annonce par ce noble prophète comportait l'annonce de Jésus fils de Marie, l'authentification et le témoignage de sa mission : cette parole d'Allah est parole noble dont Allah particularisa Jésus, sinon elle est de Ses paroles par lesquelles Il fit exister les créatures : {l'exemple de Jésus auprès d'Allah est comme celui d'Adam : Il le créa de terre, puis lui dit : "Sois" — et il fut}. Sa parole {et un chef, et continent} (ḥaṣūr) [retenu] : l'annoncé, Yaḥyā, chef des messagers éminents et nobles ; ḥaṣūr : on a dit, qui n'engendre pas et n'a pas de désir des femmes ; on a dit, qui fut préservé des péchés et désirs nuisibles — le second sens convient mieux. {Et un prophète des vertueux} : parvenus au sommet de la vertu. {Il dit : "Seigneur, comment aurais-je un garçon, quand la vieillesse m'a atteint et que ma femme est stérile ?"} : deux empêchements : par quelle voie, Seigneur ? {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : comme Sa sagesse exige que les choses coulent par leurs causes connues, Il peut les rompre : Il est le Faiseur de ce qu'Il veut, à qui les causes ont obéi, dans qui Sa volonté est passée : aucune cause ne résiste à Sa puissance, si forte soit-elle. {Il dit : "Seigneur, fais-moi un signe"} : pour joie et heureuse annonce — sûr de Ton information, mais l'âme se réjouit et le cœur s'apaise aux prémisses de la miséricorde et faveur. {Il dit : "Ton signe : ne parler aux gens trois jours sinon par signes"} — et en ce temps, {"rappelle ton Seigneur abondamment et glorifie au soir et à l'aube"} : début et fin du jour. Il fut interdit de parler en ce temps — convenance avec l'enfant venant du vieillard et de la stérile, incapable de parler aux hommes, la langue déliée du rappel d'Allah : autre signe. Alors il eut joie et annonce, remercia Allah, abonda en rappel et glorification aux soirs et aubes. Cet enfant fut des bénédictions de Marie fille de 'Imrān sur Zacharie : la subsistance agréable sans compte dont Allah la favoredisa lui rappela et l'éveilla à la supplication et la demande — Allah est le Bienfaiteur de la cause et de l'effet, mais Il destine les choses aimées par la main de qui Il aime, pour élever son rang et accroître sa récompense. Puis Il revint à Marie : elle atteignit en adoration et perfection un degré immense : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'a élue"} : choisie, gratifiée d'attributs immenses et de beaux caractères — {"et purifiée"} des caractères vils — {"et élue sur les femmes des mondes"} — d'où sa parole — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : « Parfaits, beaucoup parmi les hommes ; parmi les femmes, nulles parfaites sinon Marie fille de 'Imrān, Āsiya fille de Muzāḥim et Khadīja fille de Khuwaylid ; la supériorité de 'Ā'isha sur les femmes vaut la supériorité du tharīd [ragoût de pain] sur le reste des aliments. » Les anges l'appelèrent sur l'ordre d'Allah pour qu'elle se réjouisse des faveurs d'Allah, Le remercie, tienne Ses droits et s'occupe à Son service : {"Ô Marie, sois orante à ton Seigneur"} : abonde en obéissance, humilité et recueillement, et y demeure — {"et incline-toi avec ceux qui s'inclinent"} : prie avec les priants : elle accomplit tout ce qui lui fut commandé et dépassa en perfection. Cette histoire et d'autres étant des plus grandes preuves de la mission de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, rapportée détaillée et exacte, sans surplus ni manque, car révélation d'Allah le Puissant le Sage, non apprentissage des gens : {Cela est des nouvelles de l'invisible que Nous te révélons ; tu n'étais pas auprès d'eux quand ils jetaient leurs calames, qui d'entre eux se chargerait de Marie} : sa mère l'ayant amenée, ils disputèrent qui la prendrait, fille de leur imam et chef, tous voulant le bien et la récompense, jusqu'au tirage au sort : les calams tombèrent sur Zacharie, miséricorde d'Allah envers lui et elle. Toi, ô Messager, tu n'étais pas présent pour connaître et raconter : Allah t'en a informé — tel est le plus grand but des récits : la leçon, et les plus grandes leçons : l'argumentation pour l'unicité, la mission, la résurrection et les autres grands fondements : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'annonce de Lui une parole dont le nom est le Messie, Jésus fils de Marie, éminent en ce monde et dans la Dernière Demeure, et des rapprochés"} : à lui l'éminence et le haut rang en ce monde et dans l'autre auprès des créatures — et auprès d'Allah, des rapprochés, les plus proches des créatures d'Allah et au plus haut degré. Annonce que nulle annonce n'égale ; et de sa perfection : {il parlera aux gens au berceau} : sa parole sera signe d'Allah et miséricorde envers sa mère et la création ; et il leur parlera {à l'âge mûr} : parole de prophétie, d'appel et de direction — au berceau : signes et preuves de sa véracité, sa prophétie et l'innocence de sa mère des mauvais soupçons ; à la maturité : l'immense profit des créatures, intermédiaire entre elles et leur Seigneur en révélation et transmission de Sa religion et loi — {et des vertueux} : dont Allah a réparé les cœurs par Sa connaissance et amour, les langues par Sa célébration et rappel, les membres par Son obéissance et service. {Elle dit : "Seigneur, comment aurais-je un enfant, qu'aucun humain ne m'a touchée ?"} — des choses étonnantes. {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : les serviteurs sachent qu'Il est puissant sur toute chose, que rien ne s'oppose à Sa volonté : {quand Il décrète une affaire, Il lui dit seulement : "Sois" — et elle est.} {Et Il lui enseignera le Livre} : le genre des livres antérieurs, et le jugement entre les gens, et lui donnera la prophétie et le fera {messager aux enfants d'Israël}, le soutenant des signes clairs et preuves accablantes : {"je vous viens d'un signe de votre Seigneur"} vous indiquant que je suis réellement messager d'Allah : {"je crée pour vous de l'argile comme la forme de l'oiseau, j'y souffle et il est oiseau par la permission d'Allah ; je guéris l'aveugle-né"} — aux yeux effacés, privé de vue et d'yeux — {"et le lépreux, et je ressuscite les morts par la permission d'Allah ; je vous informe de ce que vous mangez et ce que vous entreprenez dans vos maisons : en cela est un signe pour vous, si vous êtes croyants ; et confirmatif de ce qui est avant moi de la Torah"} : Allah le soutint de deux genres de signes et preuves extraordinaires hors de portée des non-prophètes, et la mission, l'appel et la religion qu'il apporta, religion de la Torah et des prophètes antérieurs — plus grande preuve de la véracité des véridiques : s'il eût été menteur, il eût contredit ce qu'apportèrent les messagers et contredit leurs fondements et détails : on sait qu'il est messager d'Allah et que ce qu'il a apporté est vrai sans doute. De plus : {"et pour vous rendre licite une partie de ce qui vous a été interdit"} : alléger de vous des liens et carcans — {"craignez Allah et obéissez-moi : Allah est mon Seigneur et le vôtre : adorez-Le"} : l'appel de tous les messagers : adorer Allah seul sans associé et leur obéir — le droit chemin qui mène celui qui le prend aux jardins de félicité. Alors les partis des enfants d'Israël divergèrent sur Jésus : qui crut et le suivit ; qui mécroit, le traita de menteur et accusa sa mère de turpitude, comme les juifs. {Quand Jésus ressentit chez eux la mécréance} et l'accord pour rejeter son appel, {il dit} — appelant les enfants d'Israël à le soutenir — : {"Qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah : nous croyons en Allah, attestez que nous sommes soumis"} — de la faveur d'Allah sur eux et sur Jésus : de leur avoir inspiré la foi en lui, la docilité à son obéissance et le secours à Son messager : {"Seigneur, nous croyons à ce que Tu as fait descendre et suivons le Messager"} : engagement total à croire en tout ce qu'Allah a fait descendre et à obéir à Son messager — {"écris-nous avec les témoins"} de Ton unicité, de Ton prophète en la mission, de Ta religion en le vrai et la véracité. Quant à ceux dont Jésus ressentit la mécréance — la plupart des enfants d'Israël — : {ils rusèrent} contre Jésus, {et Allah rusa} contre eux : {Allah est le meilleur des ruseurs} : ils convinrent de le tuer et crucifier, on lui donna un sosie, ils saisirent celui qu'on lui assimila, et Allah dit à Jésus : {"Je te reçois [dans la mort] et t'élève vers Moi et te purifie de ceux qui ont mécru"} : Allah l'éleva vers Lui et le purifia des mécréants ; ils crucifièrent celui qu'ils tuèrent, croyant que c'était Jésus — chargés de l'immense faute. Jésus fils de Marie descendra à la fin de cette communauté, juge équitable : il tuera le porc, brisera la croix, suivra ce qu'a apporté Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, et les menteurs sauront leur illusion et tromperie, trompés et trompés. Sa parole {et Je placerai ceux qui t'ont suivi au-dessus ceux qui ont mécru jusqu'au Jour de la résurrection} : ses suiveurs sont le groupe qui crut en lui, qu'Allah secourut contre qui dévia de sa religion ; puis vint la communauté de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, les vrais suiveurs : Il les soutint contre tous les mécréants et les fit triompher de la religion apportée par Muhammad : {Allah a promis à ceux d'entre vous qui croient et font les œuvres pies de les établir sur terre}. Mais la sagesse d'Allah est équitable : qui tient la religion, Il le secourt du secours manifeste ; qui délaisse Son ordre et interdit, rejette Sa loi et se hardit à Ses désobéissances, Il le punit et lui donne les ennemis. Allah est puissant, sage. Sa parole {puis vers Moi votre retour : Je trancherai entre vous en ce en quoi vous divergiez}. Puis Il exposa ce qu'Il fera d'eux :

Verset 46

Allah a, parmi Ses serviteurs, des élus qu'Il choisit et préfère, qu'Il comble des faveurs hautes, des traits sublimes, des sciences utiles, des œuvres pies et des particularités variées : Il mentionna ces grandes maisons et les hommes parfaits qu'elles contenaient, réunissant les traits de la perfection, la faveur et le bien se transmettant dans leurs descendances, englobant leurs mâles et leurs femelles — de Ses plus grandes grâces et meilleurs lieux de Sa générosité. {Allah est audient, savant} : Il sait qui mérite la faveur et la préférence, et met Sa faveur où Sa sagesse l'exige. Ayant établi la grandeur de ces maisons, Il mentionna l'histoire de Marie et de son fils Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, leur descendance de ces maisons favorisées, et les états par lesquels ils passèrent du début à la fin : la femme de 'Imrān dit, suppliante vers son Seigneur, se rapprochant par cette offrande qu'Il aime, magnifiant Sa maison et Sa constante obéissance : {"j'ai voué à Toi ce qui est dans mon ventre, voué au service"} : serviteur de la maison d'adoration pleine d'adorateurs — {"reçois-le de moi"} : fais cette œuvre fondée sur foi et sincérité, fructueuse en bien et récompense — {"c'est Toi l'Audient, le Savant". Quand elle l'eut mise au monde, elle dit : "Seigneur, je l'ai mise au monde, fille" — Allah sait mieux ce qu'elle a mis au monde — "et le mâle n'est pas comme la femelle"} : comme un supplément et une humilité, son vœu ayant supposé un mâle d'où viendraient force, service et charge, comme des gens de force — la femelle autre : Allah consolâ son cœur, reçut son vœu, et cette femelle devint plus parfaite que beaucoup de mâles, que la plupart, et par elle s'obtinrent des buts plus grands que par un mâle : {son Seigneur la reçut de belle réception et la fit croître de belle croissance} : éducation merveilleuse, religieuse, morale et civique, parfaire ses états, droiture de ses paroles et actes, croissance de sa perfection ; Allah lui rendit aisée Zacharie pour tuteur — de la faveur d'Allah sur le serviteur : que son éducateur soit des parfaits réformateurs. Puis Allah honora Marie et Zacharie : Il rendit aisée à Marie une subsistance sans peine ni labeur, pure grâce : {chaque fois que Zacharie entrait au miḥrāb} [oratoire] — lieu d'adoration, allusion à l'abondance de sa prière et sa constance à son oratoire —, {il trouvait auprès d'elle une subsistance} prête et agréable : {"D'où te vient ceci ? Elle dit : de Allah : Allah attribue qui Il veut sans compte."} Zacharie voyant cet état et la bienfaisance et finesse d'Allah envers elle, cela lui rappela de demander à Allah l'enfant au moment d'en désespérer : {"Seigneur, accorde-moi de Ta part une descendance pure : Tu es audient de l'invocation."} Les anges l'appelèrent, debout en prière au miḥrāb : {"Allah t'annonce Yaḥyā, confirmant une parole d'Allah"} — son nom : la parole qui est d'Allah : Jésus fils de Marie — son annonce par ce noble prophète comportait l'annonce de Jésus fils de Marie, l'authentification et le témoignage de sa mission : cette parole d'Allah est parole noble dont Allah particularisa Jésus, sinon elle est de Ses paroles par lesquelles Il fit exister les créatures : {l'exemple de Jésus auprès d'Allah est comme celui d'Adam : Il le créa de terre, puis lui dit : "Sois" — et il fut}. Sa parole {et un chef, et continent} (ḥaṣūr) [retenu] : l'annoncé, Yaḥyā, chef des messagers éminents et nobles ; ḥaṣūr : on a dit, qui n'engendre pas et n'a pas de désir des femmes ; on a dit, qui fut préservé des péchés et désirs nuisibles — le second sens convient mieux. {Et un prophète des vertueux} : parvenus au sommet de la vertu. {Il dit : "Seigneur, comment aurais-je un garçon, quand la vieillesse m'a atteint et que ma femme est stérile ?"} : deux empêchements : par quelle voie, Seigneur ? {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : comme Sa sagesse exige que les choses coulent par leurs causes connues, Il peut les rompre : Il est le Faiseur de ce qu'Il veut, à qui les causes ont obéi, dans qui Sa volonté est passée : aucune cause ne résiste à Sa puissance, si forte soit-elle. {Il dit : "Seigneur, fais-moi un signe"} : pour joie et heureuse annonce — sûr de Ton information, mais l'âme se réjouit et le cœur s'apaise aux prémisses de la miséricorde et faveur. {Il dit : "Ton signe : ne parler aux gens trois jours sinon par signes"} — et en ce temps, {"rappelle ton Seigneur abondamment et glorifie au soir et à l'aube"} : début et fin du jour. Il fut interdit de parler en ce temps — convenance avec l'enfant venant du vieillard et de la stérile, incapable de parler aux hommes, la langue déliée du rappel d'Allah : autre signe. Alors il eut joie et annonce, remercia Allah, abonda en rappel et glorification aux soirs et aubes. Cet enfant fut des bénédictions de Marie fille de 'Imrān sur Zacharie : la subsistance agréable sans compte dont Allah la favoredisa lui rappela et l'éveilla à la supplication et la demande — Allah est le Bienfaiteur de la cause et de l'effet, mais Il destine les choses aimées par la main de qui Il aime, pour élever son rang et accroître sa récompense. Puis Il revint à Marie : elle atteignit en adoration et perfection un degré immense : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'a élue"} : choisie, gratifiée d'attributs immenses et de beaux caractères — {"et purifiée"} des caractères vils — {"et élue sur les femmes des mondes"} — d'où sa parole — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : « Parfaits, beaucoup parmi les hommes ; parmi les femmes, nulles parfaites sinon Marie fille de 'Imrān, Āsiya fille de Muzāḥim et Khadīja fille de Khuwaylid ; la supériorité de 'Ā'isha sur les femmes vaut la supériorité du tharīd [ragoût de pain] sur le reste des aliments. » Les anges l'appelèrent sur l'ordre d'Allah pour qu'elle se réjouisse des faveurs d'Allah, Le remercie, tienne Ses droits et s'occupe à Son service : {"Ô Marie, sois orante à ton Seigneur"} : abonde en obéissance, humilité et recueillement, et y demeure — {"et incline-toi avec ceux qui s'inclinent"} : prie avec les priants : elle accomplit tout ce qui lui fut commandé et dépassa en perfection. Cette histoire et d'autres étant des plus grandes preuves de la mission de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, rapportée détaillée et exacte, sans surplus ni manque, car révélation d'Allah le Puissant le Sage, non apprentissage des gens : {Cela est des nouvelles de l'invisible que Nous te révélons ; tu n'étais pas auprès d'eux quand ils jetaient leurs calames, qui d'entre eux se chargerait de Marie} : sa mère l'ayant amenée, ils disputèrent qui la prendrait, fille de leur imam et chef, tous voulant le bien et la récompense, jusqu'au tirage au sort : les calams tombèrent sur Zacharie, miséricorde d'Allah envers lui et elle. Toi, ô Messager, tu n'étais pas présent pour connaître et raconter : Allah t'en a informé — tel est le plus grand but des récits : la leçon, et les plus grandes leçons : l'argumentation pour l'unicité, la mission, la résurrection et les autres grands fondements : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'annonce de Lui une parole dont le nom est le Messie, Jésus fils de Marie, éminent en ce monde et dans la Dernière Demeure, et des rapprochés"} : à lui l'éminence et le haut rang en ce monde et dans l'autre auprès des créatures — et auprès d'Allah, des rapprochés, les plus proches des créatures d'Allah et au plus haut degré. Annonce que nulle annonce n'égale ; et de sa perfection : {il parlera aux gens au berceau} : sa parole sera signe d'Allah et miséricorde envers sa mère et la création ; et il leur parlera {à l'âge mûr} : parole de prophétie, d'appel et de direction — au berceau : signes et preuves de sa véracité, sa prophétie et l'innocence de sa mère des mauvais soupçons ; à la maturité : l'immense profit des créatures, intermédiaire entre elles et leur Seigneur en révélation et transmission de Sa religion et loi — {et des vertueux} : dont Allah a réparé les cœurs par Sa connaissance et amour, les langues par Sa célébration et rappel, les membres par Son obéissance et service. {Elle dit : "Seigneur, comment aurais-je un enfant, qu'aucun humain ne m'a touchée ?"} — des choses étonnantes. {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : les serviteurs sachent qu'Il est puissant sur toute chose, que rien ne s'oppose à Sa volonté : {quand Il décrète une affaire, Il lui dit seulement : "Sois" — et elle est.} {Et Il lui enseignera le Livre} : le genre des livres antérieurs, et le jugement entre les gens, et lui donnera la prophétie et le fera {messager aux enfants d'Israël}, le soutenant des signes clairs et preuves accablantes : {"je vous viens d'un signe de votre Seigneur"} vous indiquant que je suis réellement messager d'Allah : {"je crée pour vous de l'argile comme la forme de l'oiseau, j'y souffle et il est oiseau par la permission d'Allah ; je guéris l'aveugle-né"} — aux yeux effacés, privé de vue et d'yeux — {"et le lépreux, et je ressuscite les morts par la permission d'Allah ; je vous informe de ce que vous mangez et ce que vous entreprenez dans vos maisons : en cela est un signe pour vous, si vous êtes croyants ; et confirmatif de ce qui est avant moi de la Torah"} : Allah le soutint de deux genres de signes et preuves extraordinaires hors de portée des non-prophètes, et la mission, l'appel et la religion qu'il apporta, religion de la Torah et des prophètes antérieurs — plus grande preuve de la véracité des véridiques : s'il eût été menteur, il eût contredit ce qu'apportèrent les messagers et contredit leurs fondements et détails : on sait qu'il est messager d'Allah et que ce qu'il a apporté est vrai sans doute. De plus : {"et pour vous rendre licite une partie de ce qui vous a été interdit"} : alléger de vous des liens et carcans — {"craignez Allah et obéissez-moi : Allah est mon Seigneur et le vôtre : adorez-Le"} : l'appel de tous les messagers : adorer Allah seul sans associé et leur obéir — le droit chemin qui mène celui qui le prend aux jardins de félicité. Alors les partis des enfants d'Israël divergèrent sur Jésus : qui crut et le suivit ; qui mécroit, le traita de menteur et accusa sa mère de turpitude, comme les juifs. {Quand Jésus ressentit chez eux la mécréance} et l'accord pour rejeter son appel, {il dit} — appelant les enfants d'Israël à le soutenir — : {"Qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah : nous croyons en Allah, attestez que nous sommes soumis"} — de la faveur d'Allah sur eux et sur Jésus : de leur avoir inspiré la foi en lui, la docilité à son obéissance et le secours à Son messager : {"Seigneur, nous croyons à ce que Tu as fait descendre et suivons le Messager"} : engagement total à croire en tout ce qu'Allah a fait descendre et à obéir à Son messager — {"écris-nous avec les témoins"} de Ton unicité, de Ton prophète en la mission, de Ta religion en le vrai et la véracité. Quant à ceux dont Jésus ressentit la mécréance — la plupart des enfants d'Israël — : {ils rusèrent} contre Jésus, {et Allah rusa} contre eux : {Allah est le meilleur des ruseurs} : ils convinrent de le tuer et crucifier, on lui donna un sosie, ils saisirent celui qu'on lui assimila, et Allah dit à Jésus : {"Je te reçois [dans la mort] et t'élève vers Moi et te purifie de ceux qui ont mécru"} : Allah l'éleva vers Lui et le purifia des mécréants ; ils crucifièrent celui qu'ils tuèrent, croyant que c'était Jésus — chargés de l'immense faute. Jésus fils de Marie descendra à la fin de cette communauté, juge équitable : il tuera le porc, brisera la croix, suivra ce qu'a apporté Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, et les menteurs sauront leur illusion et tromperie, trompés et trompés. Sa parole {et Je placerai ceux qui t'ont suivi au-dessus ceux qui ont mécru jusqu'au Jour de la résurrection} : ses suiveurs sont le groupe qui crut en lui, qu'Allah secourut contre qui dévia de sa religion ; puis vint la communauté de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, les vrais suiveurs : Il les soutint contre tous les mécréants et les fit triompher de la religion apportée par Muhammad : {Allah a promis à ceux d'entre vous qui croient et font les œuvres pies de les établir sur terre}. Mais la sagesse d'Allah est équitable : qui tient la religion, Il le secourt du secours manifeste ; qui délaisse Son ordre et interdit, rejette Sa loi et se hardit à Ses désobéissances, Il le punit et lui donne les ennemis. Allah est puissant, sage. Sa parole {puis vers Moi votre retour : Je trancherai entre vous en ce en quoi vous divergiez}. Puis Il exposa ce qu'Il fera d'eux :

Verset 47

Allah a, parmi Ses serviteurs, des élus qu'Il choisit et préfère, qu'Il comble des faveurs hautes, des traits sublimes, des sciences utiles, des œuvres pies et des particularités variées : Il mentionna ces grandes maisons et les hommes parfaits qu'elles contenaient, réunissant les traits de la perfection, la faveur et le bien se transmettant dans leurs descendances, englobant leurs mâles et leurs femelles — de Ses plus grandes grâces et meilleurs lieux de Sa générosité. {Allah est audient, savant} : Il sait qui mérite la faveur et la préférence, et met Sa faveur où Sa sagesse l'exige. Ayant établi la grandeur de ces maisons, Il mentionna l'histoire de Marie et de son fils Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, leur descendance de ces maisons favorisées, et les états par lesquels ils passèrent du début à la fin : la femme de 'Imrān dit, suppliante vers son Seigneur, se rapprochant par cette offrande qu'Il aime, magnifiant Sa maison et Sa constante obéissance : {"j'ai voué à Toi ce qui est dans mon ventre, voué au service"} : serviteur de la maison d'adoration pleine d'adorateurs — {"reçois-le de moi"} : fais cette œuvre fondée sur foi et sincérité, fructueuse en bien et récompense — {"c'est Toi l'Audient, le Savant". Quand elle l'eut mise au monde, elle dit : "Seigneur, je l'ai mise au monde, fille" — Allah sait mieux ce qu'elle a mis au monde — "et le mâle n'est pas comme la femelle"} : comme un supplément et une humilité, son vœu ayant supposé un mâle d'où viendraient force, service et charge, comme des gens de force — la femelle autre : Allah consolâ son cœur, reçut son vœu, et cette femelle devint plus parfaite que beaucoup de mâles, que la plupart, et par elle s'obtinrent des buts plus grands que par un mâle : {son Seigneur la reçut de belle réception et la fit croître de belle croissance} : éducation merveilleuse, religieuse, morale et civique, parfaire ses états, droiture de ses paroles et actes, croissance de sa perfection ; Allah lui rendit aisée Zacharie pour tuteur — de la faveur d'Allah sur le serviteur : que son éducateur soit des parfaits réformateurs. Puis Allah honora Marie et Zacharie : Il rendit aisée à Marie une subsistance sans peine ni labeur, pure grâce : {chaque fois que Zacharie entrait au miḥrāb} [oratoire] — lieu d'adoration, allusion à l'abondance de sa prière et sa constance à son oratoire —, {il trouvait auprès d'elle une subsistance} prête et agréable : {"D'où te vient ceci ? Elle dit : de Allah : Allah attribue qui Il veut sans compte."} Zacharie voyant cet état et la bienfaisance et finesse d'Allah envers elle, cela lui rappela de demander à Allah l'enfant au moment d'en désespérer : {"Seigneur, accorde-moi de Ta part une descendance pure : Tu es audient de l'invocation."} Les anges l'appelèrent, debout en prière au miḥrāb : {"Allah t'annonce Yaḥyā, confirmant une parole d'Allah"} — son nom : la parole qui est d'Allah : Jésus fils de Marie — son annonce par ce noble prophète comportait l'annonce de Jésus fils de Marie, l'authentification et le témoignage de sa mission : cette parole d'Allah est parole noble dont Allah particularisa Jésus, sinon elle est de Ses paroles par lesquelles Il fit exister les créatures : {l'exemple de Jésus auprès d'Allah est comme celui d'Adam : Il le créa de terre, puis lui dit : "Sois" — et il fut}. Sa parole {et un chef, et continent} (ḥaṣūr) [retenu] : l'annoncé, Yaḥyā, chef des messagers éminents et nobles ; ḥaṣūr : on a dit, qui n'engendre pas et n'a pas de désir des femmes ; on a dit, qui fut préservé des péchés et désirs nuisibles — le second sens convient mieux. {Et un prophète des vertueux} : parvenus au sommet de la vertu. {Il dit : "Seigneur, comment aurais-je un garçon, quand la vieillesse m'a atteint et que ma femme est stérile ?"} : deux empêchements : par quelle voie, Seigneur ? {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : comme Sa sagesse exige que les choses coulent par leurs causes connues, Il peut les rompre : Il est le Faiseur de ce qu'Il veut, à qui les causes ont obéi, dans qui Sa volonté est passée : aucune cause ne résiste à Sa puissance, si forte soit-elle. {Il dit : "Seigneur, fais-moi un signe"} : pour joie et heureuse annonce — sûr de Ton information, mais l'âme se réjouit et le cœur s'apaise aux prémisses de la miséricorde et faveur. {Il dit : "Ton signe : ne parler aux gens trois jours sinon par signes"} — et en ce temps, {"rappelle ton Seigneur abondamment et glorifie au soir et à l'aube"} : début et fin du jour. Il fut interdit de parler en ce temps — convenance avec l'enfant venant du vieillard et de la stérile, incapable de parler aux hommes, la langue déliée du rappel d'Allah : autre signe. Alors il eut joie et annonce, remercia Allah, abonda en rappel et glorification aux soirs et aubes. Cet enfant fut des bénédictions de Marie fille de 'Imrān sur Zacharie : la subsistance agréable sans compte dont Allah la favoredisa lui rappela et l'éveilla à la supplication et la demande — Allah est le Bienfaiteur de la cause et de l'effet, mais Il destine les choses aimées par la main de qui Il aime, pour élever son rang et accroître sa récompense. Puis Il revint à Marie : elle atteignit en adoration et perfection un degré immense : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'a élue"} : choisie, gratifiée d'attributs immenses et de beaux caractères — {"et purifiée"} des caractères vils — {"et élue sur les femmes des mondes"} — d'où sa parole — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : « Parfaits, beaucoup parmi les hommes ; parmi les femmes, nulles parfaites sinon Marie fille de 'Imrān, Āsiya fille de Muzāḥim et Khadīja fille de Khuwaylid ; la supériorité de 'Ā'isha sur les femmes vaut la supériorité du tharīd [ragoût de pain] sur le reste des aliments. » Les anges l'appelèrent sur l'ordre d'Allah pour qu'elle se réjouisse des faveurs d'Allah, Le remercie, tienne Ses droits et s'occupe à Son service : {"Ô Marie, sois orante à ton Seigneur"} : abonde en obéissance, humilité et recueillement, et y demeure — {"et incline-toi avec ceux qui s'inclinent"} : prie avec les priants : elle accomplit tout ce qui lui fut commandé et dépassa en perfection. Cette histoire et d'autres étant des plus grandes preuves de la mission de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, rapportée détaillée et exacte, sans surplus ni manque, car révélation d'Allah le Puissant le Sage, non apprentissage des gens : {Cela est des nouvelles de l'invisible que Nous te révélons ; tu n'étais pas auprès d'eux quand ils jetaient leurs calames, qui d'entre eux se chargerait de Marie} : sa mère l'ayant amenée, ils disputèrent qui la prendrait, fille de leur imam et chef, tous voulant le bien et la récompense, jusqu'au tirage au sort : les calams tombèrent sur Zacharie, miséricorde d'Allah envers lui et elle. Toi, ô Messager, tu n'étais pas présent pour connaître et raconter : Allah t'en a informé — tel est le plus grand but des récits : la leçon, et les plus grandes leçons : l'argumentation pour l'unicité, la mission, la résurrection et les autres grands fondements : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'annonce de Lui une parole dont le nom est le Messie, Jésus fils de Marie, éminent en ce monde et dans la Dernière Demeure, et des rapprochés"} : à lui l'éminence et le haut rang en ce monde et dans l'autre auprès des créatures — et auprès d'Allah, des rapprochés, les plus proches des créatures d'Allah et au plus haut degré. Annonce que nulle annonce n'égale ; et de sa perfection : {il parlera aux gens au berceau} : sa parole sera signe d'Allah et miséricorde envers sa mère et la création ; et il leur parlera {à l'âge mûr} : parole de prophétie, d'appel et de direction — au berceau : signes et preuves de sa véracité, sa prophétie et l'innocence de sa mère des mauvais soupçons ; à la maturité : l'immense profit des créatures, intermédiaire entre elles et leur Seigneur en révélation et transmission de Sa religion et loi — {et des vertueux} : dont Allah a réparé les cœurs par Sa connaissance et amour, les langues par Sa célébration et rappel, les membres par Son obéissance et service. {Elle dit : "Seigneur, comment aurais-je un enfant, qu'aucun humain ne m'a touchée ?"} — des choses étonnantes. {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : les serviteurs sachent qu'Il est puissant sur toute chose, que rien ne s'oppose à Sa volonté : {quand Il décrète une affaire, Il lui dit seulement : "Sois" — et elle est.} {Et Il lui enseignera le Livre} : le genre des livres antérieurs, et le jugement entre les gens, et lui donnera la prophétie et le fera {messager aux enfants d'Israël}, le soutenant des signes clairs et preuves accablantes : {"je vous viens d'un signe de votre Seigneur"} vous indiquant que je suis réellement messager d'Allah : {"je crée pour vous de l'argile comme la forme de l'oiseau, j'y souffle et il est oiseau par la permission d'Allah ; je guéris l'aveugle-né"} — aux yeux effacés, privé de vue et d'yeux — {"et le lépreux, et je ressuscite les morts par la permission d'Allah ; je vous informe de ce que vous mangez et ce que vous entreprenez dans vos maisons : en cela est un signe pour vous, si vous êtes croyants ; et confirmatif de ce qui est avant moi de la Torah"} : Allah le soutint de deux genres de signes et preuves extraordinaires hors de portée des non-prophètes, et la mission, l'appel et la religion qu'il apporta, religion de la Torah et des prophètes antérieurs — plus grande preuve de la véracité des véridiques : s'il eût été menteur, il eût contredit ce qu'apportèrent les messagers et contredit leurs fondements et détails : on sait qu'il est messager d'Allah et que ce qu'il a apporté est vrai sans doute. De plus : {"et pour vous rendre licite une partie de ce qui vous a été interdit"} : alléger de vous des liens et carcans — {"craignez Allah et obéissez-moi : Allah est mon Seigneur et le vôtre : adorez-Le"} : l'appel de tous les messagers : adorer Allah seul sans associé et leur obéir — le droit chemin qui mène celui qui le prend aux jardins de félicité. Alors les partis des enfants d'Israël divergèrent sur Jésus : qui crut et le suivit ; qui mécroit, le traita de menteur et accusa sa mère de turpitude, comme les juifs. {Quand Jésus ressentit chez eux la mécréance} et l'accord pour rejeter son appel, {il dit} — appelant les enfants d'Israël à le soutenir — : {"Qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah : nous croyons en Allah, attestez que nous sommes soumis"} — de la faveur d'Allah sur eux et sur Jésus : de leur avoir inspiré la foi en lui, la docilité à son obéissance et le secours à Son messager : {"Seigneur, nous croyons à ce que Tu as fait descendre et suivons le Messager"} : engagement total à croire en tout ce qu'Allah a fait descendre et à obéir à Son messager — {"écris-nous avec les témoins"} de Ton unicité, de Ton prophète en la mission, de Ta religion en le vrai et la véracité. Quant à ceux dont Jésus ressentit la mécréance — la plupart des enfants d'Israël — : {ils rusèrent} contre Jésus, {et Allah rusa} contre eux : {Allah est le meilleur des ruseurs} : ils convinrent de le tuer et crucifier, on lui donna un sosie, ils saisirent celui qu'on lui assimila, et Allah dit à Jésus : {"Je te reçois [dans la mort] et t'élève vers Moi et te purifie de ceux qui ont mécru"} : Allah l'éleva vers Lui et le purifia des mécréants ; ils crucifièrent celui qu'ils tuèrent, croyant que c'était Jésus — chargés de l'immense faute. Jésus fils de Marie descendra à la fin de cette communauté, juge équitable : il tuera le porc, brisera la croix, suivra ce qu'a apporté Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, et les menteurs sauront leur illusion et tromperie, trompés et trompés. Sa parole {et Je placerai ceux qui t'ont suivi au-dessus ceux qui ont mécru jusqu'au Jour de la résurrection} : ses suiveurs sont le groupe qui crut en lui, qu'Allah secourut contre qui dévia de sa religion ; puis vint la communauté de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, les vrais suiveurs : Il les soutint contre tous les mécréants et les fit triompher de la religion apportée par Muhammad : {Allah a promis à ceux d'entre vous qui croient et font les œuvres pies de les établir sur terre}. Mais la sagesse d'Allah est équitable : qui tient la religion, Il le secourt du secours manifeste ; qui délaisse Son ordre et interdit, rejette Sa loi et se hardit à Ses désobéissances, Il le punit et lui donne les ennemis. Allah est puissant, sage. Sa parole {puis vers Moi votre retour : Je trancherai entre vous en ce en quoi vous divergiez}. Puis Il exposa ce qu'Il fera d'eux :

Verset 48

Allah a, parmi Ses serviteurs, des élus qu'Il choisit et préfère, qu'Il comble des faveurs hautes, des traits sublimes, des sciences utiles, des œuvres pies et des particularités variées : Il mentionna ces grandes maisons et les hommes parfaits qu'elles contenaient, réunissant les traits de la perfection, la faveur et le bien se transmettant dans leurs descendances, englobant leurs mâles et leurs femelles — de Ses plus grandes grâces et meilleurs lieux de Sa générosité. {Allah est audient, savant} : Il sait qui mérite la faveur et la préférence, et met Sa faveur où Sa sagesse l'exige. Ayant établi la grandeur de ces maisons, Il mentionna l'histoire de Marie et de son fils Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, leur descendance de ces maisons favorisées, et les états par lesquels ils passèrent du début à la fin : la femme de 'Imrān dit, suppliante vers son Seigneur, se rapprochant par cette offrande qu'Il aime, magnifiant Sa maison et Sa constante obéissance : {"j'ai voué à Toi ce qui est dans mon ventre, voué au service"} : serviteur de la maison d'adoration pleine d'adorateurs — {"reçois-le de moi"} : fais cette œuvre fondée sur foi et sincérité, fructueuse en bien et récompense — {"c'est Toi l'Audient, le Savant". Quand elle l'eut mise au monde, elle dit : "Seigneur, je l'ai mise au monde, fille" — Allah sait mieux ce qu'elle a mis au monde — "et le mâle n'est pas comme la femelle"} : comme un supplément et une humilité, son vœu ayant supposé un mâle d'où viendraient force, service et charge, comme des gens de force — la femelle autre : Allah consolâ son cœur, reçut son vœu, et cette femelle devint plus parfaite que beaucoup de mâles, que la plupart, et par elle s'obtinrent des buts plus grands que par un mâle : {son Seigneur la reçut de belle réception et la fit croître de belle croissance} : éducation merveilleuse, religieuse, morale et civique, parfaire ses états, droiture de ses paroles et actes, croissance de sa perfection ; Allah lui rendit aisée Zacharie pour tuteur — de la faveur d'Allah sur le serviteur : que son éducateur soit des parfaits réformateurs. Puis Allah honora Marie et Zacharie : Il rendit aisée à Marie une subsistance sans peine ni labeur, pure grâce : {chaque fois que Zacharie entrait au miḥrāb} [oratoire] — lieu d'adoration, allusion à l'abondance de sa prière et sa constance à son oratoire —, {il trouvait auprès d'elle une subsistance} prête et agréable : {"D'où te vient ceci ? Elle dit : de Allah : Allah attribue qui Il veut sans compte."} Zacharie voyant cet état et la bienfaisance et finesse d'Allah envers elle, cela lui rappela de demander à Allah l'enfant au moment d'en désespérer : {"Seigneur, accorde-moi de Ta part une descendance pure : Tu es audient de l'invocation."} Les anges l'appelèrent, debout en prière au miḥrāb : {"Allah t'annonce Yaḥyā, confirmant une parole d'Allah"} — son nom : la parole qui est d'Allah : Jésus fils de Marie — son annonce par ce noble prophète comportait l'annonce de Jésus fils de Marie, l'authentification et le témoignage de sa mission : cette parole d'Allah est parole noble dont Allah particularisa Jésus, sinon elle est de Ses paroles par lesquelles Il fit exister les créatures : {l'exemple de Jésus auprès d'Allah est comme celui d'Adam : Il le créa de terre, puis lui dit : "Sois" — et il fut}. Sa parole {et un chef, et continent} (ḥaṣūr) [retenu] : l'annoncé, Yaḥyā, chef des messagers éminents et nobles ; ḥaṣūr : on a dit, qui n'engendre pas et n'a pas de désir des femmes ; on a dit, qui fut préservé des péchés et désirs nuisibles — le second sens convient mieux. {Et un prophète des vertueux} : parvenus au sommet de la vertu. {Il dit : "Seigneur, comment aurais-je un garçon, quand la vieillesse m'a atteint et que ma femme est stérile ?"} : deux empêchements : par quelle voie, Seigneur ? {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : comme Sa sagesse exige que les choses coulent par leurs causes connues, Il peut les rompre : Il est le Faiseur de ce qu'Il veut, à qui les causes ont obéi, dans qui Sa volonté est passée : aucune cause ne résiste à Sa puissance, si forte soit-elle. {Il dit : "Seigneur, fais-moi un signe"} : pour joie et heureuse annonce — sûr de Ton information, mais l'âme se réjouit et le cœur s'apaise aux prémisses de la miséricorde et faveur. {Il dit : "Ton signe : ne parler aux gens trois jours sinon par signes"} — et en ce temps, {"rappelle ton Seigneur abondamment et glorifie au soir et à l'aube"} : début et fin du jour. Il fut interdit de parler en ce temps — convenance avec l'enfant venant du vieillard et de la stérile, incapable de parler aux hommes, la langue déliée du rappel d'Allah : autre signe. Alors il eut joie et annonce, remercia Allah, abonda en rappel et glorification aux soirs et aubes. Cet enfant fut des bénédictions de Marie fille de 'Imrān sur Zacharie : la subsistance agréable sans compte dont Allah la favoredisa lui rappela et l'éveilla à la supplication et la demande — Allah est le Bienfaiteur de la cause et de l'effet, mais Il destine les choses aimées par la main de qui Il aime, pour élever son rang et accroître sa récompense. Puis Il revint à Marie : elle atteignit en adoration et perfection un degré immense : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'a élue"} : choisie, gratifiée d'attributs immenses et de beaux caractères — {"et purifiée"} des caractères vils — {"et élue sur les femmes des mondes"} — d'où sa parole — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : « Parfaits, beaucoup parmi les hommes ; parmi les femmes, nulles parfaites sinon Marie fille de 'Imrān, Āsiya fille de Muzāḥim et Khadīja fille de Khuwaylid ; la supériorité de 'Ā'isha sur les femmes vaut la supériorité du tharīd [ragoût de pain] sur le reste des aliments. » Les anges l'appelèrent sur l'ordre d'Allah pour qu'elle se réjouisse des faveurs d'Allah, Le remercie, tienne Ses droits et s'occupe à Son service : {"Ô Marie, sois orante à ton Seigneur"} : abonde en obéissance, humilité et recueillement, et y demeure — {"et incline-toi avec ceux qui s'inclinent"} : prie avec les priants : elle accomplit tout ce qui lui fut commandé et dépassa en perfection. Cette histoire et d'autres étant des plus grandes preuves de la mission de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, rapportée détaillée et exacte, sans surplus ni manque, car révélation d'Allah le Puissant le Sage, non apprentissage des gens : {Cela est des nouvelles de l'invisible que Nous te révélons ; tu n'étais pas auprès d'eux quand ils jetaient leurs calames, qui d'entre eux se chargerait de Marie} : sa mère l'ayant amenée, ils disputèrent qui la prendrait, fille de leur imam et chef, tous voulant le bien et la récompense, jusqu'au tirage au sort : les calams tombèrent sur Zacharie, miséricorde d'Allah envers lui et elle. Toi, ô Messager, tu n'étais pas présent pour connaître et raconter : Allah t'en a informé — tel est le plus grand but des récits : la leçon, et les plus grandes leçons : l'argumentation pour l'unicité, la mission, la résurrection et les autres grands fondements : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'annonce de Lui une parole dont le nom est le Messie, Jésus fils de Marie, éminent en ce monde et dans la Dernière Demeure, et des rapprochés"} : à lui l'éminence et le haut rang en ce monde et dans l'autre auprès des créatures — et auprès d'Allah, des rapprochés, les plus proches des créatures d'Allah et au plus haut degré. Annonce que nulle annonce n'égale ; et de sa perfection : {il parlera aux gens au berceau} : sa parole sera signe d'Allah et miséricorde envers sa mère et la création ; et il leur parlera {à l'âge mûr} : parole de prophétie, d'appel et de direction — au berceau : signes et preuves de sa véracité, sa prophétie et l'innocence de sa mère des mauvais soupçons ; à la maturité : l'immense profit des créatures, intermédiaire entre elles et leur Seigneur en révélation et transmission de Sa religion et loi — {et des vertueux} : dont Allah a réparé les cœurs par Sa connaissance et amour, les langues par Sa célébration et rappel, les membres par Son obéissance et service. {Elle dit : "Seigneur, comment aurais-je un enfant, qu'aucun humain ne m'a touchée ?"} — des choses étonnantes. {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : les serviteurs sachent qu'Il est puissant sur toute chose, que rien ne s'oppose à Sa volonté : {quand Il décrète une affaire, Il lui dit seulement : "Sois" — et elle est.} {Et Il lui enseignera le Livre} : le genre des livres antérieurs, et le jugement entre les gens, et lui donnera la prophétie et le fera {messager aux enfants d'Israël}, le soutenant des signes clairs et preuves accablantes : {"je vous viens d'un signe de votre Seigneur"} vous indiquant que je suis réellement messager d'Allah : {"je crée pour vous de l'argile comme la forme de l'oiseau, j'y souffle et il est oiseau par la permission d'Allah ; je guéris l'aveugle-né"} — aux yeux effacés, privé de vue et d'yeux — {"et le lépreux, et je ressuscite les morts par la permission d'Allah ; je vous informe de ce que vous mangez et ce que vous entreprenez dans vos maisons : en cela est un signe pour vous, si vous êtes croyants ; et confirmatif de ce qui est avant moi de la Torah"} : Allah le soutint de deux genres de signes et preuves extraordinaires hors de portée des non-prophètes, et la mission, l'appel et la religion qu'il apporta, religion de la Torah et des prophètes antérieurs — plus grande preuve de la véracité des véridiques : s'il eût été menteur, il eût contredit ce qu'apportèrent les messagers et contredit leurs fondements et détails : on sait qu'il est messager d'Allah et que ce qu'il a apporté est vrai sans doute. De plus : {"et pour vous rendre licite une partie de ce qui vous a été interdit"} : alléger de vous des liens et carcans — {"craignez Allah et obéissez-moi : Allah est mon Seigneur et le vôtre : adorez-Le"} : l'appel de tous les messagers : adorer Allah seul sans associé et leur obéir — le droit chemin qui mène celui qui le prend aux jardins de félicité. Alors les partis des enfants d'Israël divergèrent sur Jésus : qui crut et le suivit ; qui mécroit, le traita de menteur et accusa sa mère de turpitude, comme les juifs. {Quand Jésus ressentit chez eux la mécréance} et l'accord pour rejeter son appel, {il dit} — appelant les enfants d'Israël à le soutenir — : {"Qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah : nous croyons en Allah, attestez que nous sommes soumis"} — de la faveur d'Allah sur eux et sur Jésus : de leur avoir inspiré la foi en lui, la docilité à son obéissance et le secours à Son messager : {"Seigneur, nous croyons à ce que Tu as fait descendre et suivons le Messager"} : engagement total à croire en tout ce qu'Allah a fait descendre et à obéir à Son messager — {"écris-nous avec les témoins"} de Ton unicité, de Ton prophète en la mission, de Ta religion en le vrai et la véracité. Quant à ceux dont Jésus ressentit la mécréance — la plupart des enfants d'Israël — : {ils rusèrent} contre Jésus, {et Allah rusa} contre eux : {Allah est le meilleur des ruseurs} : ils convinrent de le tuer et crucifier, on lui donna un sosie, ils saisirent celui qu'on lui assimila, et Allah dit à Jésus : {"Je te reçois [dans la mort] et t'élève vers Moi et te purifie de ceux qui ont mécru"} : Allah l'éleva vers Lui et le purifia des mécréants ; ils crucifièrent celui qu'ils tuèrent, croyant que c'était Jésus — chargés de l'immense faute. Jésus fils de Marie descendra à la fin de cette communauté, juge équitable : il tuera le porc, brisera la croix, suivra ce qu'a apporté Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, et les menteurs sauront leur illusion et tromperie, trompés et trompés. Sa parole {et Je placerai ceux qui t'ont suivi au-dessus ceux qui ont mécru jusqu'au Jour de la résurrection} : ses suiveurs sont le groupe qui crut en lui, qu'Allah secourut contre qui dévia de sa religion ; puis vint la communauté de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, les vrais suiveurs : Il les soutint contre tous les mécréants et les fit triompher de la religion apportée par Muhammad : {Allah a promis à ceux d'entre vous qui croient et font les œuvres pies de les établir sur terre}. Mais la sagesse d'Allah est équitable : qui tient la religion, Il le secourt du secours manifeste ; qui délaisse Son ordre et interdit, rejette Sa loi et se hardit à Ses désobéissances, Il le punit et lui donne les ennemis. Allah est puissant, sage. Sa parole {puis vers Moi votre retour : Je trancherai entre vous en ce en quoi vous divergiez}. Puis Il exposa ce qu'Il fera d'eux :

Verset 49

Allah a, parmi Ses serviteurs, des élus qu'Il choisit et préfère, qu'Il comble des faveurs hautes, des traits sublimes, des sciences utiles, des œuvres pies et des particularités variées : Il mentionna ces grandes maisons et les hommes parfaits qu'elles contenaient, réunissant les traits de la perfection, la faveur et le bien se transmettant dans leurs descendances, englobant leurs mâles et leurs femelles — de Ses plus grandes grâces et meilleurs lieux de Sa générosité. {Allah est audient, savant} : Il sait qui mérite la faveur et la préférence, et met Sa faveur où Sa sagesse l'exige. Ayant établi la grandeur de ces maisons, Il mentionna l'histoire de Marie et de son fils Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, leur descendance de ces maisons favorisées, et les états par lesquels ils passèrent du début à la fin : la femme de 'Imrān dit, suppliante vers son Seigneur, se rapprochant par cette offrande qu'Il aime, magnifiant Sa maison et Sa constante obéissance : {"j'ai voué à Toi ce qui est dans mon ventre, voué au service"} : serviteur de la maison d'adoration pleine d'adorateurs — {"reçois-le de moi"} : fais cette œuvre fondée sur foi et sincérité, fructueuse en bien et récompense — {"c'est Toi l'Audient, le Savant". Quand elle l'eut mise au monde, elle dit : "Seigneur, je l'ai mise au monde, fille" — Allah sait mieux ce qu'elle a mis au monde — "et le mâle n'est pas comme la femelle"} : comme un supplément et une humilité, son vœu ayant supposé un mâle d'où viendraient force, service et charge, comme des gens de force — la femelle autre : Allah consolâ son cœur, reçut son vœu, et cette femelle devint plus parfaite que beaucoup de mâles, que la plupart, et par elle s'obtinrent des buts plus grands que par un mâle : {son Seigneur la reçut de belle réception et la fit croître de belle croissance} : éducation merveilleuse, religieuse, morale et civique, parfaire ses états, droiture de ses paroles et actes, croissance de sa perfection ; Allah lui rendit aisée Zacharie pour tuteur — de la faveur d'Allah sur le serviteur : que son éducateur soit des parfaits réformateurs. Puis Allah honora Marie et Zacharie : Il rendit aisée à Marie une subsistance sans peine ni labeur, pure grâce : {chaque fois que Zacharie entrait au miḥrāb} [oratoire] — lieu d'adoration, allusion à l'abondance de sa prière et sa constance à son oratoire —, {il trouvait auprès d'elle une subsistance} prête et agréable : {"D'où te vient ceci ? Elle dit : de Allah : Allah attribue qui Il veut sans compte."} Zacharie voyant cet état et la bienfaisance et finesse d'Allah envers elle, cela lui rappela de demander à Allah l'enfant au moment d'en désespérer : {"Seigneur, accorde-moi de Ta part une descendance pure : Tu es audient de l'invocation."} Les anges l'appelèrent, debout en prière au miḥrāb : {"Allah t'annonce Yaḥyā, confirmant une parole d'Allah"} — son nom : la parole qui est d'Allah : Jésus fils de Marie — son annonce par ce noble prophète comportait l'annonce de Jésus fils de Marie, l'authentification et le témoignage de sa mission : cette parole d'Allah est parole noble dont Allah particularisa Jésus, sinon elle est de Ses paroles par lesquelles Il fit exister les créatures : {l'exemple de Jésus auprès d'Allah est comme celui d'Adam : Il le créa de terre, puis lui dit : "Sois" — et il fut}. Sa parole {et un chef, et continent} (ḥaṣūr) [retenu] : l'annoncé, Yaḥyā, chef des messagers éminents et nobles ; ḥaṣūr : on a dit, qui n'engendre pas et n'a pas de désir des femmes ; on a dit, qui fut préservé des péchés et désirs nuisibles — le second sens convient mieux. {Et un prophète des vertueux} : parvenus au sommet de la vertu. {Il dit : "Seigneur, comment aurais-je un garçon, quand la vieillesse m'a atteint et que ma femme est stérile ?"} : deux empêchements : par quelle voie, Seigneur ? {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : comme Sa sagesse exige que les choses coulent par leurs causes connues, Il peut les rompre : Il est le Faiseur de ce qu'Il veut, à qui les causes ont obéi, dans qui Sa volonté est passée : aucune cause ne résiste à Sa puissance, si forte soit-elle. {Il dit : "Seigneur, fais-moi un signe"} : pour joie et heureuse annonce — sûr de Ton information, mais l'âme se réjouit et le cœur s'apaise aux prémisses de la miséricorde et faveur. {Il dit : "Ton signe : ne parler aux gens trois jours sinon par signes"} — et en ce temps, {"rappelle ton Seigneur abondamment et glorifie au soir et à l'aube"} : début et fin du jour. Il fut interdit de parler en ce temps — convenance avec l'enfant venant du vieillard et de la stérile, incapable de parler aux hommes, la langue déliée du rappel d'Allah : autre signe. Alors il eut joie et annonce, remercia Allah, abonda en rappel et glorification aux soirs et aubes. Cet enfant fut des bénédictions de Marie fille de 'Imrān sur Zacharie : la subsistance agréable sans compte dont Allah la favoredisa lui rappela et l'éveilla à la supplication et la demande — Allah est le Bienfaiteur de la cause et de l'effet, mais Il destine les choses aimées par la main de qui Il aime, pour élever son rang et accroître sa récompense. Puis Il revint à Marie : elle atteignit en adoration et perfection un degré immense : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'a élue"} : choisie, gratifiée d'attributs immenses et de beaux caractères — {"et purifiée"} des caractères vils — {"et élue sur les femmes des mondes"} — d'où sa parole — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : « Parfaits, beaucoup parmi les hommes ; parmi les femmes, nulles parfaites sinon Marie fille de 'Imrān, Āsiya fille de Muzāḥim et Khadīja fille de Khuwaylid ; la supériorité de 'Ā'isha sur les femmes vaut la supériorité du tharīd [ragoût de pain] sur le reste des aliments. » Les anges l'appelèrent sur l'ordre d'Allah pour qu'elle se réjouisse des faveurs d'Allah, Le remercie, tienne Ses droits et s'occupe à Son service : {"Ô Marie, sois orante à ton Seigneur"} : abonde en obéissance, humilité et recueillement, et y demeure — {"et incline-toi avec ceux qui s'inclinent"} : prie avec les priants : elle accomplit tout ce qui lui fut commandé et dépassa en perfection. Cette histoire et d'autres étant des plus grandes preuves de la mission de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, rapportée détaillée et exacte, sans surplus ni manque, car révélation d'Allah le Puissant le Sage, non apprentissage des gens : {Cela est des nouvelles de l'invisible que Nous te révélons ; tu n'étais pas auprès d'eux quand ils jetaient leurs calames, qui d'entre eux se chargerait de Marie} : sa mère l'ayant amenée, ils disputèrent qui la prendrait, fille de leur imam et chef, tous voulant le bien et la récompense, jusqu'au tirage au sort : les calams tombèrent sur Zacharie, miséricorde d'Allah envers lui et elle. Toi, ô Messager, tu n'étais pas présent pour connaître et raconter : Allah t'en a informé — tel est le plus grand but des récits : la leçon, et les plus grandes leçons : l'argumentation pour l'unicité, la mission, la résurrection et les autres grands fondements : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'annonce de Lui une parole dont le nom est le Messie, Jésus fils de Marie, éminent en ce monde et dans la Dernière Demeure, et des rapprochés"} : à lui l'éminence et le haut rang en ce monde et dans l'autre auprès des créatures — et auprès d'Allah, des rapprochés, les plus proches des créatures d'Allah et au plus haut degré. Annonce que nulle annonce n'égale ; et de sa perfection : {il parlera aux gens au berceau} : sa parole sera signe d'Allah et miséricorde envers sa mère et la création ; et il leur parlera {à l'âge mûr} : parole de prophétie, d'appel et de direction — au berceau : signes et preuves de sa véracité, sa prophétie et l'innocence de sa mère des mauvais soupçons ; à la maturité : l'immense profit des créatures, intermédiaire entre elles et leur Seigneur en révélation et transmission de Sa religion et loi — {et des vertueux} : dont Allah a réparé les cœurs par Sa connaissance et amour, les langues par Sa célébration et rappel, les membres par Son obéissance et service. {Elle dit : "Seigneur, comment aurais-je un enfant, qu'aucun humain ne m'a touchée ?"} — des choses étonnantes. {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : les serviteurs sachent qu'Il est puissant sur toute chose, que rien ne s'oppose à Sa volonté : {quand Il décrète une affaire, Il lui dit seulement : "Sois" — et elle est.} {Et Il lui enseignera le Livre} : le genre des livres antérieurs, et le jugement entre les gens, et lui donnera la prophétie et le fera {messager aux enfants d'Israël}, le soutenant des signes clairs et preuves accablantes : {"je vous viens d'un signe de votre Seigneur"} vous indiquant que je suis réellement messager d'Allah : {"je crée pour vous de l'argile comme la forme de l'oiseau, j'y souffle et il est oiseau par la permission d'Allah ; je guéris l'aveugle-né"} — aux yeux effacés, privé de vue et d'yeux — {"et le lépreux, et je ressuscite les morts par la permission d'Allah ; je vous informe de ce que vous mangez et ce que vous entreprenez dans vos maisons : en cela est un signe pour vous, si vous êtes croyants ; et confirmatif de ce qui est avant moi de la Torah"} : Allah le soutint de deux genres de signes et preuves extraordinaires hors de portée des non-prophètes, et la mission, l'appel et la religion qu'il apporta, religion de la Torah et des prophètes antérieurs — plus grande preuve de la véracité des véridiques : s'il eût été menteur, il eût contredit ce qu'apportèrent les messagers et contredit leurs fondements et détails : on sait qu'il est messager d'Allah et que ce qu'il a apporté est vrai sans doute. De plus : {"et pour vous rendre licite une partie de ce qui vous a été interdit"} : alléger de vous des liens et carcans — {"craignez Allah et obéissez-moi : Allah est mon Seigneur et le vôtre : adorez-Le"} : l'appel de tous les messagers : adorer Allah seul sans associé et leur obéir — le droit chemin qui mène celui qui le prend aux jardins de félicité. Alors les partis des enfants d'Israël divergèrent sur Jésus : qui crut et le suivit ; qui mécroit, le traita de menteur et accusa sa mère de turpitude, comme les juifs. {Quand Jésus ressentit chez eux la mécréance} et l'accord pour rejeter son appel, {il dit} — appelant les enfants d'Israël à le soutenir — : {"Qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah : nous croyons en Allah, attestez que nous sommes soumis"} — de la faveur d'Allah sur eux et sur Jésus : de leur avoir inspiré la foi en lui, la docilité à son obéissance et le secours à Son messager : {"Seigneur, nous croyons à ce que Tu as fait descendre et suivons le Messager"} : engagement total à croire en tout ce qu'Allah a fait descendre et à obéir à Son messager — {"écris-nous avec les témoins"} de Ton unicité, de Ton prophète en la mission, de Ta religion en le vrai et la véracité. Quant à ceux dont Jésus ressentit la mécréance — la plupart des enfants d'Israël — : {ils rusèrent} contre Jésus, {et Allah rusa} contre eux : {Allah est le meilleur des ruseurs} : ils convinrent de le tuer et crucifier, on lui donna un sosie, ils saisirent celui qu'on lui assimila, et Allah dit à Jésus : {"Je te reçois [dans la mort] et t'élève vers Moi et te purifie de ceux qui ont mécru"} : Allah l'éleva vers Lui et le purifia des mécréants ; ils crucifièrent celui qu'ils tuèrent, croyant que c'était Jésus — chargés de l'immense faute. Jésus fils de Marie descendra à la fin de cette communauté, juge équitable : il tuera le porc, brisera la croix, suivra ce qu'a apporté Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, et les menteurs sauront leur illusion et tromperie, trompés et trompés. Sa parole {et Je placerai ceux qui t'ont suivi au-dessus ceux qui ont mécru jusqu'au Jour de la résurrection} : ses suiveurs sont le groupe qui crut en lui, qu'Allah secourut contre qui dévia de sa religion ; puis vint la communauté de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, les vrais suiveurs : Il les soutint contre tous les mécréants et les fit triompher de la religion apportée par Muhammad : {Allah a promis à ceux d'entre vous qui croient et font les œuvres pies de les établir sur terre}. Mais la sagesse d'Allah est équitable : qui tient la religion, Il le secourt du secours manifeste ; qui délaisse Son ordre et interdit, rejette Sa loi et se hardit à Ses désobéissances, Il le punit et lui donne les ennemis. Allah est puissant, sage. Sa parole {puis vers Moi votre retour : Je trancherai entre vous en ce en quoi vous divergiez}. Puis Il exposa ce qu'Il fera d'eux :

Verset 50

Allah a, parmi Ses serviteurs, des élus qu'Il choisit et préfère, qu'Il comble des faveurs hautes, des traits sublimes, des sciences utiles, des œuvres pies et des particularités variées : Il mentionna ces grandes maisons et les hommes parfaits qu'elles contenaient, réunissant les traits de la perfection, la faveur et le bien se transmettant dans leurs descendances, englobant leurs mâles et leurs femelles — de Ses plus grandes grâces et meilleurs lieux de Sa générosité. {Allah est audient, savant} : Il sait qui mérite la faveur et la préférence, et met Sa faveur où Sa sagesse l'exige. Ayant établi la grandeur de ces maisons, Il mentionna l'histoire de Marie et de son fils Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, leur descendance de ces maisons favorisées, et les états par lesquels ils passèrent du début à la fin : la femme de 'Imrān dit, suppliante vers son Seigneur, se rapprochant par cette offrande qu'Il aime, magnifiant Sa maison et Sa constante obéissance : {"j'ai voué à Toi ce qui est dans mon ventre, voué au service"} : serviteur de la maison d'adoration pleine d'adorateurs — {"reçois-le de moi"} : fais cette œuvre fondée sur foi et sincérité, fructueuse en bien et récompense — {"c'est Toi l'Audient, le Savant". Quand elle l'eut mise au monde, elle dit : "Seigneur, je l'ai mise au monde, fille" — Allah sait mieux ce qu'elle a mis au monde — "et le mâle n'est pas comme la femelle"} : comme un supplément et une humilité, son vœu ayant supposé un mâle d'où viendraient force, service et charge, comme des gens de force — la femelle autre : Allah consolâ son cœur, reçut son vœu, et cette femelle devint plus parfaite que beaucoup de mâles, que la plupart, et par elle s'obtinrent des buts plus grands que par un mâle : {son Seigneur la reçut de belle réception et la fit croître de belle croissance} : éducation merveilleuse, religieuse, morale et civique, parfaire ses états, droiture de ses paroles et actes, croissance de sa perfection ; Allah lui rendit aisée Zacharie pour tuteur — de la faveur d'Allah sur le serviteur : que son éducateur soit des parfaits réformateurs. Puis Allah honora Marie et Zacharie : Il rendit aisée à Marie une subsistance sans peine ni labeur, pure grâce : {chaque fois que Zacharie entrait au miḥrāb} [oratoire] — lieu d'adoration, allusion à l'abondance de sa prière et sa constance à son oratoire —, {il trouvait auprès d'elle une subsistance} prête et agréable : {"D'où te vient ceci ? Elle dit : de Allah : Allah attribue qui Il veut sans compte."} Zacharie voyant cet état et la bienfaisance et finesse d'Allah envers elle, cela lui rappela de demander à Allah l'enfant au moment d'en désespérer : {"Seigneur, accorde-moi de Ta part une descendance pure : Tu es audient de l'invocation."} Les anges l'appelèrent, debout en prière au miḥrāb : {"Allah t'annonce Yaḥyā, confirmant une parole d'Allah"} — son nom : la parole qui est d'Allah : Jésus fils de Marie — son annonce par ce noble prophète comportait l'annonce de Jésus fils de Marie, l'authentification et le témoignage de sa mission : cette parole d'Allah est parole noble dont Allah particularisa Jésus, sinon elle est de Ses paroles par lesquelles Il fit exister les créatures : {l'exemple de Jésus auprès d'Allah est comme celui d'Adam : Il le créa de terre, puis lui dit : "Sois" — et il fut}. Sa parole {et un chef, et continent} (ḥaṣūr) [retenu] : l'annoncé, Yaḥyā, chef des messagers éminents et nobles ; ḥaṣūr : on a dit, qui n'engendre pas et n'a pas de désir des femmes ; on a dit, qui fut préservé des péchés et désirs nuisibles — le second sens convient mieux. {Et un prophète des vertueux} : parvenus au sommet de la vertu. {Il dit : "Seigneur, comment aurais-je un garçon, quand la vieillesse m'a atteint et que ma femme est stérile ?"} : deux empêchements : par quelle voie, Seigneur ? {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : comme Sa sagesse exige que les choses coulent par leurs causes connues, Il peut les rompre : Il est le Faiseur de ce qu'Il veut, à qui les causes ont obéi, dans qui Sa volonté est passée : aucune cause ne résiste à Sa puissance, si forte soit-elle. {Il dit : "Seigneur, fais-moi un signe"} : pour joie et heureuse annonce — sûr de Ton information, mais l'âme se réjouit et le cœur s'apaise aux prémisses de la miséricorde et faveur. {Il dit : "Ton signe : ne parler aux gens trois jours sinon par signes"} — et en ce temps, {"rappelle ton Seigneur abondamment et glorifie au soir et à l'aube"} : début et fin du jour. Il fut interdit de parler en ce temps — convenance avec l'enfant venant du vieillard et de la stérile, incapable de parler aux hommes, la langue déliée du rappel d'Allah : autre signe. Alors il eut joie et annonce, remercia Allah, abonda en rappel et glorification aux soirs et aubes. Cet enfant fut des bénédictions de Marie fille de 'Imrān sur Zacharie : la subsistance agréable sans compte dont Allah la favoredisa lui rappela et l'éveilla à la supplication et la demande — Allah est le Bienfaiteur de la cause et de l'effet, mais Il destine les choses aimées par la main de qui Il aime, pour élever son rang et accroître sa récompense. Puis Il revint à Marie : elle atteignit en adoration et perfection un degré immense : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'a élue"} : choisie, gratifiée d'attributs immenses et de beaux caractères — {"et purifiée"} des caractères vils — {"et élue sur les femmes des mondes"} — d'où sa parole — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : « Parfaits, beaucoup parmi les hommes ; parmi les femmes, nulles parfaites sinon Marie fille de 'Imrān, Āsiya fille de Muzāḥim et Khadīja fille de Khuwaylid ; la supériorité de 'Ā'isha sur les femmes vaut la supériorité du tharīd [ragoût de pain] sur le reste des aliments. » Les anges l'appelèrent sur l'ordre d'Allah pour qu'elle se réjouisse des faveurs d'Allah, Le remercie, tienne Ses droits et s'occupe à Son service : {"Ô Marie, sois orante à ton Seigneur"} : abonde en obéissance, humilité et recueillement, et y demeure — {"et incline-toi avec ceux qui s'inclinent"} : prie avec les priants : elle accomplit tout ce qui lui fut commandé et dépassa en perfection. Cette histoire et d'autres étant des plus grandes preuves de la mission de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, rapportée détaillée et exacte, sans surplus ni manque, car révélation d'Allah le Puissant le Sage, non apprentissage des gens : {Cela est des nouvelles de l'invisible que Nous te révélons ; tu n'étais pas auprès d'eux quand ils jetaient leurs calames, qui d'entre eux se chargerait de Marie} : sa mère l'ayant amenée, ils disputèrent qui la prendrait, fille de leur imam et chef, tous voulant le bien et la récompense, jusqu'au tirage au sort : les calams tombèrent sur Zacharie, miséricorde d'Allah envers lui et elle. Toi, ô Messager, tu n'étais pas présent pour connaître et raconter : Allah t'en a informé — tel est le plus grand but des récits : la leçon, et les plus grandes leçons : l'argumentation pour l'unicité, la mission, la résurrection et les autres grands fondements : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'annonce de Lui une parole dont le nom est le Messie, Jésus fils de Marie, éminent en ce monde et dans la Dernière Demeure, et des rapprochés"} : à lui l'éminence et le haut rang en ce monde et dans l'autre auprès des créatures — et auprès d'Allah, des rapprochés, les plus proches des créatures d'Allah et au plus haut degré. Annonce que nulle annonce n'égale ; et de sa perfection : {il parlera aux gens au berceau} : sa parole sera signe d'Allah et miséricorde envers sa mère et la création ; et il leur parlera {à l'âge mûr} : parole de prophétie, d'appel et de direction — au berceau : signes et preuves de sa véracité, sa prophétie et l'innocence de sa mère des mauvais soupçons ; à la maturité : l'immense profit des créatures, intermédiaire entre elles et leur Seigneur en révélation et transmission de Sa religion et loi — {et des vertueux} : dont Allah a réparé les cœurs par Sa connaissance et amour, les langues par Sa célébration et rappel, les membres par Son obéissance et service. {Elle dit : "Seigneur, comment aurais-je un enfant, qu'aucun humain ne m'a touchée ?"} — des choses étonnantes. {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : les serviteurs sachent qu'Il est puissant sur toute chose, que rien ne s'oppose à Sa volonté : {quand Il décrète une affaire, Il lui dit seulement : "Sois" — et elle est.} {Et Il lui enseignera le Livre} : le genre des livres antérieurs, et le jugement entre les gens, et lui donnera la prophétie et le fera {messager aux enfants d'Israël}, le soutenant des signes clairs et preuves accablantes : {"je vous viens d'un signe de votre Seigneur"} vous indiquant que je suis réellement messager d'Allah : {"je crée pour vous de l'argile comme la forme de l'oiseau, j'y souffle et il est oiseau par la permission d'Allah ; je guéris l'aveugle-né"} — aux yeux effacés, privé de vue et d'yeux — {"et le lépreux, et je ressuscite les morts par la permission d'Allah ; je vous informe de ce que vous mangez et ce que vous entreprenez dans vos maisons : en cela est un signe pour vous, si vous êtes croyants ; et confirmatif de ce qui est avant moi de la Torah"} : Allah le soutint de deux genres de signes et preuves extraordinaires hors de portée des non-prophètes, et la mission, l'appel et la religion qu'il apporta, religion de la Torah et des prophètes antérieurs — plus grande preuve de la véracité des véridiques : s'il eût été menteur, il eût contredit ce qu'apportèrent les messagers et contredit leurs fondements et détails : on sait qu'il est messager d'Allah et que ce qu'il a apporté est vrai sans doute. De plus : {"et pour vous rendre licite une partie de ce qui vous a été interdit"} : alléger de vous des liens et carcans — {"craignez Allah et obéissez-moi : Allah est mon Seigneur et le vôtre : adorez-Le"} : l'appel de tous les messagers : adorer Allah seul sans associé et leur obéir — le droit chemin qui mène celui qui le prend aux jardins de félicité. Alors les partis des enfants d'Israël divergèrent sur Jésus : qui crut et le suivit ; qui mécroit, le traita de menteur et accusa sa mère de turpitude, comme les juifs. {Quand Jésus ressentit chez eux la mécréance} et l'accord pour rejeter son appel, {il dit} — appelant les enfants d'Israël à le soutenir — : {"Qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah : nous croyons en Allah, attestez que nous sommes soumis"} — de la faveur d'Allah sur eux et sur Jésus : de leur avoir inspiré la foi en lui, la docilité à son obéissance et le secours à Son messager : {"Seigneur, nous croyons à ce que Tu as fait descendre et suivons le Messager"} : engagement total à croire en tout ce qu'Allah a fait descendre et à obéir à Son messager — {"écris-nous avec les témoins"} de Ton unicité, de Ton prophète en la mission, de Ta religion en le vrai et la véracité. Quant à ceux dont Jésus ressentit la mécréance — la plupart des enfants d'Israël — : {ils rusèrent} contre Jésus, {et Allah rusa} contre eux : {Allah est le meilleur des ruseurs} : ils convinrent de le tuer et crucifier, on lui donna un sosie, ils saisirent celui qu'on lui assimila, et Allah dit à Jésus : {"Je te reçois [dans la mort] et t'élève vers Moi et te purifie de ceux qui ont mécru"} : Allah l'éleva vers Lui et le purifia des mécréants ; ils crucifièrent celui qu'ils tuèrent, croyant que c'était Jésus — chargés de l'immense faute. Jésus fils de Marie descendra à la fin de cette communauté, juge équitable : il tuera le porc, brisera la croix, suivra ce qu'a apporté Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, et les menteurs sauront leur illusion et tromperie, trompés et trompés. Sa parole {et Je placerai ceux qui t'ont suivi au-dessus ceux qui ont mécru jusqu'au Jour de la résurrection} : ses suiveurs sont le groupe qui crut en lui, qu'Allah secourut contre qui dévia de sa religion ; puis vint la communauté de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, les vrais suiveurs : Il les soutint contre tous les mécréants et les fit triompher de la religion apportée par Muhammad : {Allah a promis à ceux d'entre vous qui croient et font les œuvres pies de les établir sur terre}. Mais la sagesse d'Allah est équitable : qui tient la religion, Il le secourt du secours manifeste ; qui délaisse Son ordre et interdit, rejette Sa loi et se hardit à Ses désobéissances, Il le punit et lui donne les ennemis. Allah est puissant, sage. Sa parole {puis vers Moi votre retour : Je trancherai entre vous en ce en quoi vous divergiez}. Puis Il exposa ce qu'Il fera d'eux :

Verset 51

Allah a, parmi Ses serviteurs, des élus qu'Il choisit et préfère, qu'Il comble des faveurs hautes, des traits sublimes, des sciences utiles, des œuvres pies et des particularités variées : Il mentionna ces grandes maisons et les hommes parfaits qu'elles contenaient, réunissant les traits de la perfection, la faveur et le bien se transmettant dans leurs descendances, englobant leurs mâles et leurs femelles — de Ses plus grandes grâces et meilleurs lieux de Sa générosité. {Allah est audient, savant} : Il sait qui mérite la faveur et la préférence, et met Sa faveur où Sa sagesse l'exige. Ayant établi la grandeur de ces maisons, Il mentionna l'histoire de Marie et de son fils Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, leur descendance de ces maisons favorisées, et les états par lesquels ils passèrent du début à la fin : la femme de 'Imrān dit, suppliante vers son Seigneur, se rapprochant par cette offrande qu'Il aime, magnifiant Sa maison et Sa constante obéissance : {"j'ai voué à Toi ce qui est dans mon ventre, voué au service"} : serviteur de la maison d'adoration pleine d'adorateurs — {"reçois-le de moi"} : fais cette œuvre fondée sur foi et sincérité, fructueuse en bien et récompense — {"c'est Toi l'Audient, le Savant". Quand elle l'eut mise au monde, elle dit : "Seigneur, je l'ai mise au monde, fille" — Allah sait mieux ce qu'elle a mis au monde — "et le mâle n'est pas comme la femelle"} : comme un supplément et une humilité, son vœu ayant supposé un mâle d'où viendraient force, service et charge, comme des gens de force — la femelle autre : Allah consolâ son cœur, reçut son vœu, et cette femelle devint plus parfaite que beaucoup de mâles, que la plupart, et par elle s'obtinrent des buts plus grands que par un mâle : {son Seigneur la reçut de belle réception et la fit croître de belle croissance} : éducation merveilleuse, religieuse, morale et civique, parfaire ses états, droiture de ses paroles et actes, croissance de sa perfection ; Allah lui rendit aisée Zacharie pour tuteur — de la faveur d'Allah sur le serviteur : que son éducateur soit des parfaits réformateurs. Puis Allah honora Marie et Zacharie : Il rendit aisée à Marie une subsistance sans peine ni labeur, pure grâce : {chaque fois que Zacharie entrait au miḥrāb} [oratoire] — lieu d'adoration, allusion à l'abondance de sa prière et sa constance à son oratoire —, {il trouvait auprès d'elle une subsistance} prête et agréable : {"D'où te vient ceci ? Elle dit : de Allah : Allah attribue qui Il veut sans compte."} Zacharie voyant cet état et la bienfaisance et finesse d'Allah envers elle, cela lui rappela de demander à Allah l'enfant au moment d'en désespérer : {"Seigneur, accorde-moi de Ta part une descendance pure : Tu es audient de l'invocation."} Les anges l'appelèrent, debout en prière au miḥrāb : {"Allah t'annonce Yaḥyā, confirmant une parole d'Allah"} — son nom : la parole qui est d'Allah : Jésus fils de Marie — son annonce par ce noble prophète comportait l'annonce de Jésus fils de Marie, l'authentification et le témoignage de sa mission : cette parole d'Allah est parole noble dont Allah particularisa Jésus, sinon elle est de Ses paroles par lesquelles Il fit exister les créatures : {l'exemple de Jésus auprès d'Allah est comme celui d'Adam : Il le créa de terre, puis lui dit : "Sois" — et il fut}. Sa parole {et un chef, et continent} (ḥaṣūr) [retenu] : l'annoncé, Yaḥyā, chef des messagers éminents et nobles ; ḥaṣūr : on a dit, qui n'engendre pas et n'a pas de désir des femmes ; on a dit, qui fut préservé des péchés et désirs nuisibles — le second sens convient mieux. {Et un prophète des vertueux} : parvenus au sommet de la vertu. {Il dit : "Seigneur, comment aurais-je un garçon, quand la vieillesse m'a atteint et que ma femme est stérile ?"} : deux empêchements : par quelle voie, Seigneur ? {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : comme Sa sagesse exige que les choses coulent par leurs causes connues, Il peut les rompre : Il est le Faiseur de ce qu'Il veut, à qui les causes ont obéi, dans qui Sa volonté est passée : aucune cause ne résiste à Sa puissance, si forte soit-elle. {Il dit : "Seigneur, fais-moi un signe"} : pour joie et heureuse annonce — sûr de Ton information, mais l'âme se réjouit et le cœur s'apaise aux prémisses de la miséricorde et faveur. {Il dit : "Ton signe : ne parler aux gens trois jours sinon par signes"} — et en ce temps, {"rappelle ton Seigneur abondamment et glorifie au soir et à l'aube"} : début et fin du jour. Il fut interdit de parler en ce temps — convenance avec l'enfant venant du vieillard et de la stérile, incapable de parler aux hommes, la langue déliée du rappel d'Allah : autre signe. Alors il eut joie et annonce, remercia Allah, abonda en rappel et glorification aux soirs et aubes. Cet enfant fut des bénédictions de Marie fille de 'Imrān sur Zacharie : la subsistance agréable sans compte dont Allah la favoredisa lui rappela et l'éveilla à la supplication et la demande — Allah est le Bienfaiteur de la cause et de l'effet, mais Il destine les choses aimées par la main de qui Il aime, pour élever son rang et accroître sa récompense. Puis Il revint à Marie : elle atteignit en adoration et perfection un degré immense : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'a élue"} : choisie, gratifiée d'attributs immenses et de beaux caractères — {"et purifiée"} des caractères vils — {"et élue sur les femmes des mondes"} — d'où sa parole — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : « Parfaits, beaucoup parmi les hommes ; parmi les femmes, nulles parfaites sinon Marie fille de 'Imrān, Āsiya fille de Muzāḥim et Khadīja fille de Khuwaylid ; la supériorité de 'Ā'isha sur les femmes vaut la supériorité du tharīd [ragoût de pain] sur le reste des aliments. » Les anges l'appelèrent sur l'ordre d'Allah pour qu'elle se réjouisse des faveurs d'Allah, Le remercie, tienne Ses droits et s'occupe à Son service : {"Ô Marie, sois orante à ton Seigneur"} : abonde en obéissance, humilité et recueillement, et y demeure — {"et incline-toi avec ceux qui s'inclinent"} : prie avec les priants : elle accomplit tout ce qui lui fut commandé et dépassa en perfection. Cette histoire et d'autres étant des plus grandes preuves de la mission de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, rapportée détaillée et exacte, sans surplus ni manque, car révélation d'Allah le Puissant le Sage, non apprentissage des gens : {Cela est des nouvelles de l'invisible que Nous te révélons ; tu n'étais pas auprès d'eux quand ils jetaient leurs calames, qui d'entre eux se chargerait de Marie} : sa mère l'ayant amenée, ils disputèrent qui la prendrait, fille de leur imam et chef, tous voulant le bien et la récompense, jusqu'au tirage au sort : les calams tombèrent sur Zacharie, miséricorde d'Allah envers lui et elle. Toi, ô Messager, tu n'étais pas présent pour connaître et raconter : Allah t'en a informé — tel est le plus grand but des récits : la leçon, et les plus grandes leçons : l'argumentation pour l'unicité, la mission, la résurrection et les autres grands fondements : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'annonce de Lui une parole dont le nom est le Messie, Jésus fils de Marie, éminent en ce monde et dans la Dernière Demeure, et des rapprochés"} : à lui l'éminence et le haut rang en ce monde et dans l'autre auprès des créatures — et auprès d'Allah, des rapprochés, les plus proches des créatures d'Allah et au plus haut degré. Annonce que nulle annonce n'égale ; et de sa perfection : {il parlera aux gens au berceau} : sa parole sera signe d'Allah et miséricorde envers sa mère et la création ; et il leur parlera {à l'âge mûr} : parole de prophétie, d'appel et de direction — au berceau : signes et preuves de sa véracité, sa prophétie et l'innocence de sa mère des mauvais soupçons ; à la maturité : l'immense profit des créatures, intermédiaire entre elles et leur Seigneur en révélation et transmission de Sa religion et loi — {et des vertueux} : dont Allah a réparé les cœurs par Sa connaissance et amour, les langues par Sa célébration et rappel, les membres par Son obéissance et service. {Elle dit : "Seigneur, comment aurais-je un enfant, qu'aucun humain ne m'a touchée ?"} — des choses étonnantes. {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : les serviteurs sachent qu'Il est puissant sur toute chose, que rien ne s'oppose à Sa volonté : {quand Il décrète une affaire, Il lui dit seulement : "Sois" — et elle est.} {Et Il lui enseignera le Livre} : le genre des livres antérieurs, et le jugement entre les gens, et lui donnera la prophétie et le fera {messager aux enfants d'Israël}, le soutenant des signes clairs et preuves accablantes : {"je vous viens d'un signe de votre Seigneur"} vous indiquant que je suis réellement messager d'Allah : {"je crée pour vous de l'argile comme la forme de l'oiseau, j'y souffle et il est oiseau par la permission d'Allah ; je guéris l'aveugle-né"} — aux yeux effacés, privé de vue et d'yeux — {"et le lépreux, et je ressuscite les morts par la permission d'Allah ; je vous informe de ce que vous mangez et ce que vous entreprenez dans vos maisons : en cela est un signe pour vous, si vous êtes croyants ; et confirmatif de ce qui est avant moi de la Torah"} : Allah le soutint de deux genres de signes et preuves extraordinaires hors de portée des non-prophètes, et la mission, l'appel et la religion qu'il apporta, religion de la Torah et des prophètes antérieurs — plus grande preuve de la véracité des véridiques : s'il eût été menteur, il eût contredit ce qu'apportèrent les messagers et contredit leurs fondements et détails : on sait qu'il est messager d'Allah et que ce qu'il a apporté est vrai sans doute. De plus : {"et pour vous rendre licite une partie de ce qui vous a été interdit"} : alléger de vous des liens et carcans — {"craignez Allah et obéissez-moi : Allah est mon Seigneur et le vôtre : adorez-Le"} : l'appel de tous les messagers : adorer Allah seul sans associé et leur obéir — le droit chemin qui mène celui qui le prend aux jardins de félicité. Alors les partis des enfants d'Israël divergèrent sur Jésus : qui crut et le suivit ; qui mécroit, le traita de menteur et accusa sa mère de turpitude, comme les juifs. {Quand Jésus ressentit chez eux la mécréance} et l'accord pour rejeter son appel, {il dit} — appelant les enfants d'Israël à le soutenir — : {"Qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah : nous croyons en Allah, attestez que nous sommes soumis"} — de la faveur d'Allah sur eux et sur Jésus : de leur avoir inspiré la foi en lui, la docilité à son obéissance et le secours à Son messager : {"Seigneur, nous croyons à ce que Tu as fait descendre et suivons le Messager"} : engagement total à croire en tout ce qu'Allah a fait descendre et à obéir à Son messager — {"écris-nous avec les témoins"} de Ton unicité, de Ton prophète en la mission, de Ta religion en le vrai et la véracité. Quant à ceux dont Jésus ressentit la mécréance — la plupart des enfants d'Israël — : {ils rusèrent} contre Jésus, {et Allah rusa} contre eux : {Allah est le meilleur des ruseurs} : ils convinrent de le tuer et crucifier, on lui donna un sosie, ils saisirent celui qu'on lui assimila, et Allah dit à Jésus : {"Je te reçois [dans la mort] et t'élève vers Moi et te purifie de ceux qui ont mécru"} : Allah l'éleva vers Lui et le purifia des mécréants ; ils crucifièrent celui qu'ils tuèrent, croyant que c'était Jésus — chargés de l'immense faute. Jésus fils de Marie descendra à la fin de cette communauté, juge équitable : il tuera le porc, brisera la croix, suivra ce qu'a apporté Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, et les menteurs sauront leur illusion et tromperie, trompés et trompés. Sa parole {et Je placerai ceux qui t'ont suivi au-dessus ceux qui ont mécru jusqu'au Jour de la résurrection} : ses suiveurs sont le groupe qui crut en lui, qu'Allah secourut contre qui dévia de sa religion ; puis vint la communauté de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, les vrais suiveurs : Il les soutint contre tous les mécréants et les fit triompher de la religion apportée par Muhammad : {Allah a promis à ceux d'entre vous qui croient et font les œuvres pies de les établir sur terre}. Mais la sagesse d'Allah est équitable : qui tient la religion, Il le secourt du secours manifeste ; qui délaisse Son ordre et interdit, rejette Sa loi et se hardit à Ses désobéissances, Il le punit et lui donne les ennemis. Allah est puissant, sage. Sa parole {puis vers Moi votre retour : Je trancherai entre vous en ce en quoi vous divergiez}. Puis Il exposa ce qu'Il fera d'eux :

Verset 52

Allah a, parmi Ses serviteurs, des élus qu'Il choisit et préfère, qu'Il comble des faveurs hautes, des traits sublimes, des sciences utiles, des œuvres pies et des particularités variées : Il mentionna ces grandes maisons et les hommes parfaits qu'elles contenaient, réunissant les traits de la perfection, la faveur et le bien se transmettant dans leurs descendances, englobant leurs mâles et leurs femelles — de Ses plus grandes grâces et meilleurs lieux de Sa générosité. {Allah est audient, savant} : Il sait qui mérite la faveur et la préférence, et met Sa faveur où Sa sagesse l'exige. Ayant établi la grandeur de ces maisons, Il mentionna l'histoire de Marie et de son fils Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, leur descendance de ces maisons favorisées, et les états par lesquels ils passèrent du début à la fin : la femme de 'Imrān dit, suppliante vers son Seigneur, se rapprochant par cette offrande qu'Il aime, magnifiant Sa maison et Sa constante obéissance : {"j'ai voué à Toi ce qui est dans mon ventre, voué au service"} : serviteur de la maison d'adoration pleine d'adorateurs — {"reçois-le de moi"} : fais cette œuvre fondée sur foi et sincérité, fructueuse en bien et récompense — {"c'est Toi l'Audient, le Savant". Quand elle l'eut mise au monde, elle dit : "Seigneur, je l'ai mise au monde, fille" — Allah sait mieux ce qu'elle a mis au monde — "et le mâle n'est pas comme la femelle"} : comme un supplément et une humilité, son vœu ayant supposé un mâle d'où viendraient force, service et charge, comme des gens de force — la femelle autre : Allah consolâ son cœur, reçut son vœu, et cette femelle devint plus parfaite que beaucoup de mâles, que la plupart, et par elle s'obtinrent des buts plus grands que par un mâle : {son Seigneur la reçut de belle réception et la fit croître de belle croissance} : éducation merveilleuse, religieuse, morale et civique, parfaire ses états, droiture de ses paroles et actes, croissance de sa perfection ; Allah lui rendit aisée Zacharie pour tuteur — de la faveur d'Allah sur le serviteur : que son éducateur soit des parfaits réformateurs. Puis Allah honora Marie et Zacharie : Il rendit aisée à Marie une subsistance sans peine ni labeur, pure grâce : {chaque fois que Zacharie entrait au miḥrāb} [oratoire] — lieu d'adoration, allusion à l'abondance de sa prière et sa constance à son oratoire —, {il trouvait auprès d'elle une subsistance} prête et agréable : {"D'où te vient ceci ? Elle dit : de Allah : Allah attribue qui Il veut sans compte."} Zacharie voyant cet état et la bienfaisance et finesse d'Allah envers elle, cela lui rappela de demander à Allah l'enfant au moment d'en désespérer : {"Seigneur, accorde-moi de Ta part une descendance pure : Tu es audient de l'invocation."} Les anges l'appelèrent, debout en prière au miḥrāb : {"Allah t'annonce Yaḥyā, confirmant une parole d'Allah"} — son nom : la parole qui est d'Allah : Jésus fils de Marie — son annonce par ce noble prophète comportait l'annonce de Jésus fils de Marie, l'authentification et le témoignage de sa mission : cette parole d'Allah est parole noble dont Allah particularisa Jésus, sinon elle est de Ses paroles par lesquelles Il fit exister les créatures : {l'exemple de Jésus auprès d'Allah est comme celui d'Adam : Il le créa de terre, puis lui dit : "Sois" — et il fut}. Sa parole {et un chef, et continent} (ḥaṣūr) [retenu] : l'annoncé, Yaḥyā, chef des messagers éminents et nobles ; ḥaṣūr : on a dit, qui n'engendre pas et n'a pas de désir des femmes ; on a dit, qui fut préservé des péchés et désirs nuisibles — le second sens convient mieux. {Et un prophète des vertueux} : parvenus au sommet de la vertu. {Il dit : "Seigneur, comment aurais-je un garçon, quand la vieillesse m'a atteint et que ma femme est stérile ?"} : deux empêchements : par quelle voie, Seigneur ? {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : comme Sa sagesse exige que les choses coulent par leurs causes connues, Il peut les rompre : Il est le Faiseur de ce qu'Il veut, à qui les causes ont obéi, dans qui Sa volonté est passée : aucune cause ne résiste à Sa puissance, si forte soit-elle. {Il dit : "Seigneur, fais-moi un signe"} : pour joie et heureuse annonce — sûr de Ton information, mais l'âme se réjouit et le cœur s'apaise aux prémisses de la miséricorde et faveur. {Il dit : "Ton signe : ne parler aux gens trois jours sinon par signes"} — et en ce temps, {"rappelle ton Seigneur abondamment et glorifie au soir et à l'aube"} : début et fin du jour. Il fut interdit de parler en ce temps — convenance avec l'enfant venant du vieillard et de la stérile, incapable de parler aux hommes, la langue déliée du rappel d'Allah : autre signe. Alors il eut joie et annonce, remercia Allah, abonda en rappel et glorification aux soirs et aubes. Cet enfant fut des bénédictions de Marie fille de 'Imrān sur Zacharie : la subsistance agréable sans compte dont Allah la favoredisa lui rappela et l'éveilla à la supplication et la demande — Allah est le Bienfaiteur de la cause et de l'effet, mais Il destine les choses aimées par la main de qui Il aime, pour élever son rang et accroître sa récompense. Puis Il revint à Marie : elle atteignit en adoration et perfection un degré immense : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'a élue"} : choisie, gratifiée d'attributs immenses et de beaux caractères — {"et purifiée"} des caractères vils — {"et élue sur les femmes des mondes"} — d'où sa parole — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : « Parfaits, beaucoup parmi les hommes ; parmi les femmes, nulles parfaites sinon Marie fille de 'Imrān, Āsiya fille de Muzāḥim et Khadīja fille de Khuwaylid ; la supériorité de 'Ā'isha sur les femmes vaut la supériorité du tharīd [ragoût de pain] sur le reste des aliments. » Les anges l'appelèrent sur l'ordre d'Allah pour qu'elle se réjouisse des faveurs d'Allah, Le remercie, tienne Ses droits et s'occupe à Son service : {"Ô Marie, sois orante à ton Seigneur"} : abonde en obéissance, humilité et recueillement, et y demeure — {"et incline-toi avec ceux qui s'inclinent"} : prie avec les priants : elle accomplit tout ce qui lui fut commandé et dépassa en perfection. Cette histoire et d'autres étant des plus grandes preuves de la mission de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, rapportée détaillée et exacte, sans surplus ni manque, car révélation d'Allah le Puissant le Sage, non apprentissage des gens : {Cela est des nouvelles de l'invisible que Nous te révélons ; tu n'étais pas auprès d'eux quand ils jetaient leurs calames, qui d'entre eux se chargerait de Marie} : sa mère l'ayant amenée, ils disputèrent qui la prendrait, fille de leur imam et chef, tous voulant le bien et la récompense, jusqu'au tirage au sort : les calams tombèrent sur Zacharie, miséricorde d'Allah envers lui et elle. Toi, ô Messager, tu n'étais pas présent pour connaître et raconter : Allah t'en a informé — tel est le plus grand but des récits : la leçon, et les plus grandes leçons : l'argumentation pour l'unicité, la mission, la résurrection et les autres grands fondements : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'annonce de Lui une parole dont le nom est le Messie, Jésus fils de Marie, éminent en ce monde et dans la Dernière Demeure, et des rapprochés"} : à lui l'éminence et le haut rang en ce monde et dans l'autre auprès des créatures — et auprès d'Allah, des rapprochés, les plus proches des créatures d'Allah et au plus haut degré. Annonce que nulle annonce n'égale ; et de sa perfection : {il parlera aux gens au berceau} : sa parole sera signe d'Allah et miséricorde envers sa mère et la création ; et il leur parlera {à l'âge mûr} : parole de prophétie, d'appel et de direction — au berceau : signes et preuves de sa véracité, sa prophétie et l'innocence de sa mère des mauvais soupçons ; à la maturité : l'immense profit des créatures, intermédiaire entre elles et leur Seigneur en révélation et transmission de Sa religion et loi — {et des vertueux} : dont Allah a réparé les cœurs par Sa connaissance et amour, les langues par Sa célébration et rappel, les membres par Son obéissance et service. {Elle dit : "Seigneur, comment aurais-je un enfant, qu'aucun humain ne m'a touchée ?"} — des choses étonnantes. {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : les serviteurs sachent qu'Il est puissant sur toute chose, que rien ne s'oppose à Sa volonté : {quand Il décrète une affaire, Il lui dit seulement : "Sois" — et elle est.} {Et Il lui enseignera le Livre} : le genre des livres antérieurs, et le jugement entre les gens, et lui donnera la prophétie et le fera {messager aux enfants d'Israël}, le soutenant des signes clairs et preuves accablantes : {"je vous viens d'un signe de votre Seigneur"} vous indiquant que je suis réellement messager d'Allah : {"je crée pour vous de l'argile comme la forme de l'oiseau, j'y souffle et il est oiseau par la permission d'Allah ; je guéris l'aveugle-né"} — aux yeux effacés, privé de vue et d'yeux — {"et le lépreux, et je ressuscite les morts par la permission d'Allah ; je vous informe de ce que vous mangez et ce que vous entreprenez dans vos maisons : en cela est un signe pour vous, si vous êtes croyants ; et confirmatif de ce qui est avant moi de la Torah"} : Allah le soutint de deux genres de signes et preuves extraordinaires hors de portée des non-prophètes, et la mission, l'appel et la religion qu'il apporta, religion de la Torah et des prophètes antérieurs — plus grande preuve de la véracité des véridiques : s'il eût été menteur, il eût contredit ce qu'apportèrent les messagers et contredit leurs fondements et détails : on sait qu'il est messager d'Allah et que ce qu'il a apporté est vrai sans doute. De plus : {"et pour vous rendre licite une partie de ce qui vous a été interdit"} : alléger de vous des liens et carcans — {"craignez Allah et obéissez-moi : Allah est mon Seigneur et le vôtre : adorez-Le"} : l'appel de tous les messagers : adorer Allah seul sans associé et leur obéir — le droit chemin qui mène celui qui le prend aux jardins de félicité. Alors les partis des enfants d'Israël divergèrent sur Jésus : qui crut et le suivit ; qui mécroit, le traita de menteur et accusa sa mère de turpitude, comme les juifs. {Quand Jésus ressentit chez eux la mécréance} et l'accord pour rejeter son appel, {il dit} — appelant les enfants d'Israël à le soutenir — : {"Qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah : nous croyons en Allah, attestez que nous sommes soumis"} — de la faveur d'Allah sur eux et sur Jésus : de leur avoir inspiré la foi en lui, la docilité à son obéissance et le secours à Son messager : {"Seigneur, nous croyons à ce que Tu as fait descendre et suivons le Messager"} : engagement total à croire en tout ce qu'Allah a fait descendre et à obéir à Son messager — {"écris-nous avec les témoins"} de Ton unicité, de Ton prophète en la mission, de Ta religion en le vrai et la véracité. Quant à ceux dont Jésus ressentit la mécréance — la plupart des enfants d'Israël — : {ils rusèrent} contre Jésus, {et Allah rusa} contre eux : {Allah est le meilleur des ruseurs} : ils convinrent de le tuer et crucifier, on lui donna un sosie, ils saisirent celui qu'on lui assimila, et Allah dit à Jésus : {"Je te reçois [dans la mort] et t'élève vers Moi et te purifie de ceux qui ont mécru"} : Allah l'éleva vers Lui et le purifia des mécréants ; ils crucifièrent celui qu'ils tuèrent, croyant que c'était Jésus — chargés de l'immense faute. Jésus fils de Marie descendra à la fin de cette communauté, juge équitable : il tuera le porc, brisera la croix, suivra ce qu'a apporté Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, et les menteurs sauront leur illusion et tromperie, trompés et trompés. Sa parole {et Je placerai ceux qui t'ont suivi au-dessus ceux qui ont mécru jusqu'au Jour de la résurrection} : ses suiveurs sont le groupe qui crut en lui, qu'Allah secourut contre qui dévia de sa religion ; puis vint la communauté de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, les vrais suiveurs : Il les soutint contre tous les mécréants et les fit triompher de la religion apportée par Muhammad : {Allah a promis à ceux d'entre vous qui croient et font les œuvres pies de les établir sur terre}. Mais la sagesse d'Allah est équitable : qui tient la religion, Il le secourt du secours manifeste ; qui délaisse Son ordre et interdit, rejette Sa loi et se hardit à Ses désobéissances, Il le punit et lui donne les ennemis. Allah est puissant, sage. Sa parole {puis vers Moi votre retour : Je trancherai entre vous en ce en quoi vous divergiez}. Puis Il exposa ce qu'Il fera d'eux :

Verset 53

Allah a, parmi Ses serviteurs, des élus qu'Il choisit et préfère, qu'Il comble des faveurs hautes, des traits sublimes, des sciences utiles, des œuvres pies et des particularités variées : Il mentionna ces grandes maisons et les hommes parfaits qu'elles contenaient, réunissant les traits de la perfection, la faveur et le bien se transmettant dans leurs descendances, englobant leurs mâles et leurs femelles — de Ses plus grandes grâces et meilleurs lieux de Sa générosité. {Allah est audient, savant} : Il sait qui mérite la faveur et la préférence, et met Sa faveur où Sa sagesse l'exige. Ayant établi la grandeur de ces maisons, Il mentionna l'histoire de Marie et de son fils Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, leur descendance de ces maisons favorisées, et les états par lesquels ils passèrent du début à la fin : la femme de 'Imrān dit, suppliante vers son Seigneur, se rapprochant par cette offrande qu'Il aime, magnifiant Sa maison et Sa constante obéissance : {"j'ai voué à Toi ce qui est dans mon ventre, voué au service"} : serviteur de la maison d'adoration pleine d'adorateurs — {"reçois-le de moi"} : fais cette œuvre fondée sur foi et sincérité, fructueuse en bien et récompense — {"c'est Toi l'Audient, le Savant". Quand elle l'eut mise au monde, elle dit : "Seigneur, je l'ai mise au monde, fille" — Allah sait mieux ce qu'elle a mis au monde — "et le mâle n'est pas comme la femelle"} : comme un supplément et une humilité, son vœu ayant supposé un mâle d'où viendraient force, service et charge, comme des gens de force — la femelle autre : Allah consolâ son cœur, reçut son vœu, et cette femelle devint plus parfaite que beaucoup de mâles, que la plupart, et par elle s'obtinrent des buts plus grands que par un mâle : {son Seigneur la reçut de belle réception et la fit croître de belle croissance} : éducation merveilleuse, religieuse, morale et civique, parfaire ses états, droiture de ses paroles et actes, croissance de sa perfection ; Allah lui rendit aisée Zacharie pour tuteur — de la faveur d'Allah sur le serviteur : que son éducateur soit des parfaits réformateurs. Puis Allah honora Marie et Zacharie : Il rendit aisée à Marie une subsistance sans peine ni labeur, pure grâce : {chaque fois que Zacharie entrait au miḥrāb} [oratoire] — lieu d'adoration, allusion à l'abondance de sa prière et sa constance à son oratoire —, {il trouvait auprès d'elle une subsistance} prête et agréable : {"D'où te vient ceci ? Elle dit : de Allah : Allah attribue qui Il veut sans compte."} Zacharie voyant cet état et la bienfaisance et finesse d'Allah envers elle, cela lui rappela de demander à Allah l'enfant au moment d'en désespérer : {"Seigneur, accorde-moi de Ta part une descendance pure : Tu es audient de l'invocation."} Les anges l'appelèrent, debout en prière au miḥrāb : {"Allah t'annonce Yaḥyā, confirmant une parole d'Allah"} — son nom : la parole qui est d'Allah : Jésus fils de Marie — son annonce par ce noble prophète comportait l'annonce de Jésus fils de Marie, l'authentification et le témoignage de sa mission : cette parole d'Allah est parole noble dont Allah particularisa Jésus, sinon elle est de Ses paroles par lesquelles Il fit exister les créatures : {l'exemple de Jésus auprès d'Allah est comme celui d'Adam : Il le créa de terre, puis lui dit : "Sois" — et il fut}. Sa parole {et un chef, et continent} (ḥaṣūr) [retenu] : l'annoncé, Yaḥyā, chef des messagers éminents et nobles ; ḥaṣūr : on a dit, qui n'engendre pas et n'a pas de désir des femmes ; on a dit, qui fut préservé des péchés et désirs nuisibles — le second sens convient mieux. {Et un prophète des vertueux} : parvenus au sommet de la vertu. {Il dit : "Seigneur, comment aurais-je un garçon, quand la vieillesse m'a atteint et que ma femme est stérile ?"} : deux empêchements : par quelle voie, Seigneur ? {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : comme Sa sagesse exige que les choses coulent par leurs causes connues, Il peut les rompre : Il est le Faiseur de ce qu'Il veut, à qui les causes ont obéi, dans qui Sa volonté est passée : aucune cause ne résiste à Sa puissance, si forte soit-elle. {Il dit : "Seigneur, fais-moi un signe"} : pour joie et heureuse annonce — sûr de Ton information, mais l'âme se réjouit et le cœur s'apaise aux prémisses de la miséricorde et faveur. {Il dit : "Ton signe : ne parler aux gens trois jours sinon par signes"} — et en ce temps, {"rappelle ton Seigneur abondamment et glorifie au soir et à l'aube"} : début et fin du jour. Il fut interdit de parler en ce temps — convenance avec l'enfant venant du vieillard et de la stérile, incapable de parler aux hommes, la langue déliée du rappel d'Allah : autre signe. Alors il eut joie et annonce, remercia Allah, abonda en rappel et glorification aux soirs et aubes. Cet enfant fut des bénédictions de Marie fille de 'Imrān sur Zacharie : la subsistance agréable sans compte dont Allah la favoredisa lui rappela et l'éveilla à la supplication et la demande — Allah est le Bienfaiteur de la cause et de l'effet, mais Il destine les choses aimées par la main de qui Il aime, pour élever son rang et accroître sa récompense. Puis Il revint à Marie : elle atteignit en adoration et perfection un degré immense : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'a élue"} : choisie, gratifiée d'attributs immenses et de beaux caractères — {"et purifiée"} des caractères vils — {"et élue sur les femmes des mondes"} — d'où sa parole — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : « Parfaits, beaucoup parmi les hommes ; parmi les femmes, nulles parfaites sinon Marie fille de 'Imrān, Āsiya fille de Muzāḥim et Khadīja fille de Khuwaylid ; la supériorité de 'Ā'isha sur les femmes vaut la supériorité du tharīd [ragoût de pain] sur le reste des aliments. » Les anges l'appelèrent sur l'ordre d'Allah pour qu'elle se réjouisse des faveurs d'Allah, Le remercie, tienne Ses droits et s'occupe à Son service : {"Ô Marie, sois orante à ton Seigneur"} : abonde en obéissance, humilité et recueillement, et y demeure — {"et incline-toi avec ceux qui s'inclinent"} : prie avec les priants : elle accomplit tout ce qui lui fut commandé et dépassa en perfection. Cette histoire et d'autres étant des plus grandes preuves de la mission de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, rapportée détaillée et exacte, sans surplus ni manque, car révélation d'Allah le Puissant le Sage, non apprentissage des gens : {Cela est des nouvelles de l'invisible que Nous te révélons ; tu n'étais pas auprès d'eux quand ils jetaient leurs calames, qui d'entre eux se chargerait de Marie} : sa mère l'ayant amenée, ils disputèrent qui la prendrait, fille de leur imam et chef, tous voulant le bien et la récompense, jusqu'au tirage au sort : les calams tombèrent sur Zacharie, miséricorde d'Allah envers lui et elle. Toi, ô Messager, tu n'étais pas présent pour connaître et raconter : Allah t'en a informé — tel est le plus grand but des récits : la leçon, et les plus grandes leçons : l'argumentation pour l'unicité, la mission, la résurrection et les autres grands fondements : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'annonce de Lui une parole dont le nom est le Messie, Jésus fils de Marie, éminent en ce monde et dans la Dernière Demeure, et des rapprochés"} : à lui l'éminence et le haut rang en ce monde et dans l'autre auprès des créatures — et auprès d'Allah, des rapprochés, les plus proches des créatures d'Allah et au plus haut degré. Annonce que nulle annonce n'égale ; et de sa perfection : {il parlera aux gens au berceau} : sa parole sera signe d'Allah et miséricorde envers sa mère et la création ; et il leur parlera {à l'âge mûr} : parole de prophétie, d'appel et de direction — au berceau : signes et preuves de sa véracité, sa prophétie et l'innocence de sa mère des mauvais soupçons ; à la maturité : l'immense profit des créatures, intermédiaire entre elles et leur Seigneur en révélation et transmission de Sa religion et loi — {et des vertueux} : dont Allah a réparé les cœurs par Sa connaissance et amour, les langues par Sa célébration et rappel, les membres par Son obéissance et service. {Elle dit : "Seigneur, comment aurais-je un enfant, qu'aucun humain ne m'a touchée ?"} — des choses étonnantes. {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : les serviteurs sachent qu'Il est puissant sur toute chose, que rien ne s'oppose à Sa volonté : {quand Il décrète une affaire, Il lui dit seulement : "Sois" — et elle est.} {Et Il lui enseignera le Livre} : le genre des livres antérieurs, et le jugement entre les gens, et lui donnera la prophétie et le fera {messager aux enfants d'Israël}, le soutenant des signes clairs et preuves accablantes : {"je vous viens d'un signe de votre Seigneur"} vous indiquant que je suis réellement messager d'Allah : {"je crée pour vous de l'argile comme la forme de l'oiseau, j'y souffle et il est oiseau par la permission d'Allah ; je guéris l'aveugle-né"} — aux yeux effacés, privé de vue et d'yeux — {"et le lépreux, et je ressuscite les morts par la permission d'Allah ; je vous informe de ce que vous mangez et ce que vous entreprenez dans vos maisons : en cela est un signe pour vous, si vous êtes croyants ; et confirmatif de ce qui est avant moi de la Torah"} : Allah le soutint de deux genres de signes et preuves extraordinaires hors de portée des non-prophètes, et la mission, l'appel et la religion qu'il apporta, religion de la Torah et des prophètes antérieurs — plus grande preuve de la véracité des véridiques : s'il eût été menteur, il eût contredit ce qu'apportèrent les messagers et contredit leurs fondements et détails : on sait qu'il est messager d'Allah et que ce qu'il a apporté est vrai sans doute. De plus : {"et pour vous rendre licite une partie de ce qui vous a été interdit"} : alléger de vous des liens et carcans — {"craignez Allah et obéissez-moi : Allah est mon Seigneur et le vôtre : adorez-Le"} : l'appel de tous les messagers : adorer Allah seul sans associé et leur obéir — le droit chemin qui mène celui qui le prend aux jardins de félicité. Alors les partis des enfants d'Israël divergèrent sur Jésus : qui crut et le suivit ; qui mécroit, le traita de menteur et accusa sa mère de turpitude, comme les juifs. {Quand Jésus ressentit chez eux la mécréance} et l'accord pour rejeter son appel, {il dit} — appelant les enfants d'Israël à le soutenir — : {"Qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah : nous croyons en Allah, attestez que nous sommes soumis"} — de la faveur d'Allah sur eux et sur Jésus : de leur avoir inspiré la foi en lui, la docilité à son obéissance et le secours à Son messager : {"Seigneur, nous croyons à ce que Tu as fait descendre et suivons le Messager"} : engagement total à croire en tout ce qu'Allah a fait descendre et à obéir à Son messager — {"écris-nous avec les témoins"} de Ton unicité, de Ton prophète en la mission, de Ta religion en le vrai et la véracité. Quant à ceux dont Jésus ressentit la mécréance — la plupart des enfants d'Israël — : {ils rusèrent} contre Jésus, {et Allah rusa} contre eux : {Allah est le meilleur des ruseurs} : ils convinrent de le tuer et crucifier, on lui donna un sosie, ils saisirent celui qu'on lui assimila, et Allah dit à Jésus : {"Je te reçois [dans la mort] et t'élève vers Moi et te purifie de ceux qui ont mécru"} : Allah l'éleva vers Lui et le purifia des mécréants ; ils crucifièrent celui qu'ils tuèrent, croyant que c'était Jésus — chargés de l'immense faute. Jésus fils de Marie descendra à la fin de cette communauté, juge équitable : il tuera le porc, brisera la croix, suivra ce qu'a apporté Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, et les menteurs sauront leur illusion et tromperie, trompés et trompés. Sa parole {et Je placerai ceux qui t'ont suivi au-dessus ceux qui ont mécru jusqu'au Jour de la résurrection} : ses suiveurs sont le groupe qui crut en lui, qu'Allah secourut contre qui dévia de sa religion ; puis vint la communauté de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, les vrais suiveurs : Il les soutint contre tous les mécréants et les fit triompher de la religion apportée par Muhammad : {Allah a promis à ceux d'entre vous qui croient et font les œuvres pies de les établir sur terre}. Mais la sagesse d'Allah est équitable : qui tient la religion, Il le secourt du secours manifeste ; qui délaisse Son ordre et interdit, rejette Sa loi et se hardit à Ses désobéissances, Il le punit et lui donne les ennemis. Allah est puissant, sage. Sa parole {puis vers Moi votre retour : Je trancherai entre vous en ce en quoi vous divergiez}. Puis Il exposa ce qu'Il fera d'eux :

Verset 54

Allah a, parmi Ses serviteurs, des élus qu'Il choisit et préfère, qu'Il comble des faveurs hautes, des traits sublimes, des sciences utiles, des œuvres pies et des particularités variées : Il mentionna ces grandes maisons et les hommes parfaits qu'elles contenaient, réunissant les traits de la perfection, la faveur et le bien se transmettant dans leurs descendances, englobant leurs mâles et leurs femelles — de Ses plus grandes grâces et meilleurs lieux de Sa générosité. {Allah est audient, savant} : Il sait qui mérite la faveur et la préférence, et met Sa faveur où Sa sagesse l'exige. Ayant établi la grandeur de ces maisons, Il mentionna l'histoire de Marie et de son fils Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, leur descendance de ces maisons favorisées, et les états par lesquels ils passèrent du début à la fin : la femme de 'Imrān dit, suppliante vers son Seigneur, se rapprochant par cette offrande qu'Il aime, magnifiant Sa maison et Sa constante obéissance : {"j'ai voué à Toi ce qui est dans mon ventre, voué au service"} : serviteur de la maison d'adoration pleine d'adorateurs — {"reçois-le de moi"} : fais cette œuvre fondée sur foi et sincérité, fructueuse en bien et récompense — {"c'est Toi l'Audient, le Savant". Quand elle l'eut mise au monde, elle dit : "Seigneur, je l'ai mise au monde, fille" — Allah sait mieux ce qu'elle a mis au monde — "et le mâle n'est pas comme la femelle"} : comme un supplément et une humilité, son vœu ayant supposé un mâle d'où viendraient force, service et charge, comme des gens de force — la femelle autre : Allah consolâ son cœur, reçut son vœu, et cette femelle devint plus parfaite que beaucoup de mâles, que la plupart, et par elle s'obtinrent des buts plus grands que par un mâle : {son Seigneur la reçut de belle réception et la fit croître de belle croissance} : éducation merveilleuse, religieuse, morale et civique, parfaire ses états, droiture de ses paroles et actes, croissance de sa perfection ; Allah lui rendit aisée Zacharie pour tuteur — de la faveur d'Allah sur le serviteur : que son éducateur soit des parfaits réformateurs. Puis Allah honora Marie et Zacharie : Il rendit aisée à Marie une subsistance sans peine ni labeur, pure grâce : {chaque fois que Zacharie entrait au miḥrāb} [oratoire] — lieu d'adoration, allusion à l'abondance de sa prière et sa constance à son oratoire —, {il trouvait auprès d'elle une subsistance} prête et agréable : {"D'où te vient ceci ? Elle dit : de Allah : Allah attribue qui Il veut sans compte."} Zacharie voyant cet état et la bienfaisance et finesse d'Allah envers elle, cela lui rappela de demander à Allah l'enfant au moment d'en désespérer : {"Seigneur, accorde-moi de Ta part une descendance pure : Tu es audient de l'invocation."} Les anges l'appelèrent, debout en prière au miḥrāb : {"Allah t'annonce Yaḥyā, confirmant une parole d'Allah"} — son nom : la parole qui est d'Allah : Jésus fils de Marie — son annonce par ce noble prophète comportait l'annonce de Jésus fils de Marie, l'authentification et le témoignage de sa mission : cette parole d'Allah est parole noble dont Allah particularisa Jésus, sinon elle est de Ses paroles par lesquelles Il fit exister les créatures : {l'exemple de Jésus auprès d'Allah est comme celui d'Adam : Il le créa de terre, puis lui dit : "Sois" — et il fut}. Sa parole {et un chef, et continent} (ḥaṣūr) [retenu] : l'annoncé, Yaḥyā, chef des messagers éminents et nobles ; ḥaṣūr : on a dit, qui n'engendre pas et n'a pas de désir des femmes ; on a dit, qui fut préservé des péchés et désirs nuisibles — le second sens convient mieux. {Et un prophète des vertueux} : parvenus au sommet de la vertu. {Il dit : "Seigneur, comment aurais-je un garçon, quand la vieillesse m'a atteint et que ma femme est stérile ?"} : deux empêchements : par quelle voie, Seigneur ? {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : comme Sa sagesse exige que les choses coulent par leurs causes connues, Il peut les rompre : Il est le Faiseur de ce qu'Il veut, à qui les causes ont obéi, dans qui Sa volonté est passée : aucune cause ne résiste à Sa puissance, si forte soit-elle. {Il dit : "Seigneur, fais-moi un signe"} : pour joie et heureuse annonce — sûr de Ton information, mais l'âme se réjouit et le cœur s'apaise aux prémisses de la miséricorde et faveur. {Il dit : "Ton signe : ne parler aux gens trois jours sinon par signes"} — et en ce temps, {"rappelle ton Seigneur abondamment et glorifie au soir et à l'aube"} : début et fin du jour. Il fut interdit de parler en ce temps — convenance avec l'enfant venant du vieillard et de la stérile, incapable de parler aux hommes, la langue déliée du rappel d'Allah : autre signe. Alors il eut joie et annonce, remercia Allah, abonda en rappel et glorification aux soirs et aubes. Cet enfant fut des bénédictions de Marie fille de 'Imrān sur Zacharie : la subsistance agréable sans compte dont Allah la favoredisa lui rappela et l'éveilla à la supplication et la demande — Allah est le Bienfaiteur de la cause et de l'effet, mais Il destine les choses aimées par la main de qui Il aime, pour élever son rang et accroître sa récompense. Puis Il revint à Marie : elle atteignit en adoration et perfection un degré immense : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'a élue"} : choisie, gratifiée d'attributs immenses et de beaux caractères — {"et purifiée"} des caractères vils — {"et élue sur les femmes des mondes"} — d'où sa parole — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : « Parfaits, beaucoup parmi les hommes ; parmi les femmes, nulles parfaites sinon Marie fille de 'Imrān, Āsiya fille de Muzāḥim et Khadīja fille de Khuwaylid ; la supériorité de 'Ā'isha sur les femmes vaut la supériorité du tharīd [ragoût de pain] sur le reste des aliments. » Les anges l'appelèrent sur l'ordre d'Allah pour qu'elle se réjouisse des faveurs d'Allah, Le remercie, tienne Ses droits et s'occupe à Son service : {"Ô Marie, sois orante à ton Seigneur"} : abonde en obéissance, humilité et recueillement, et y demeure — {"et incline-toi avec ceux qui s'inclinent"} : prie avec les priants : elle accomplit tout ce qui lui fut commandé et dépassa en perfection. Cette histoire et d'autres étant des plus grandes preuves de la mission de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, rapportée détaillée et exacte, sans surplus ni manque, car révélation d'Allah le Puissant le Sage, non apprentissage des gens : {Cela est des nouvelles de l'invisible que Nous te révélons ; tu n'étais pas auprès d'eux quand ils jetaient leurs calames, qui d'entre eux se chargerait de Marie} : sa mère l'ayant amenée, ils disputèrent qui la prendrait, fille de leur imam et chef, tous voulant le bien et la récompense, jusqu'au tirage au sort : les calams tombèrent sur Zacharie, miséricorde d'Allah envers lui et elle. Toi, ô Messager, tu n'étais pas présent pour connaître et raconter : Allah t'en a informé — tel est le plus grand but des récits : la leçon, et les plus grandes leçons : l'argumentation pour l'unicité, la mission, la résurrection et les autres grands fondements : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'annonce de Lui une parole dont le nom est le Messie, Jésus fils de Marie, éminent en ce monde et dans la Dernière Demeure, et des rapprochés"} : à lui l'éminence et le haut rang en ce monde et dans l'autre auprès des créatures — et auprès d'Allah, des rapprochés, les plus proches des créatures d'Allah et au plus haut degré. Annonce que nulle annonce n'égale ; et de sa perfection : {il parlera aux gens au berceau} : sa parole sera signe d'Allah et miséricorde envers sa mère et la création ; et il leur parlera {à l'âge mûr} : parole de prophétie, d'appel et de direction — au berceau : signes et preuves de sa véracité, sa prophétie et l'innocence de sa mère des mauvais soupçons ; à la maturité : l'immense profit des créatures, intermédiaire entre elles et leur Seigneur en révélation et transmission de Sa religion et loi — {et des vertueux} : dont Allah a réparé les cœurs par Sa connaissance et amour, les langues par Sa célébration et rappel, les membres par Son obéissance et service. {Elle dit : "Seigneur, comment aurais-je un enfant, qu'aucun humain ne m'a touchée ?"} — des choses étonnantes. {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : les serviteurs sachent qu'Il est puissant sur toute chose, que rien ne s'oppose à Sa volonté : {quand Il décrète une affaire, Il lui dit seulement : "Sois" — et elle est.} {Et Il lui enseignera le Livre} : le genre des livres antérieurs, et le jugement entre les gens, et lui donnera la prophétie et le fera {messager aux enfants d'Israël}, le soutenant des signes clairs et preuves accablantes : {"je vous viens d'un signe de votre Seigneur"} vous indiquant que je suis réellement messager d'Allah : {"je crée pour vous de l'argile comme la forme de l'oiseau, j'y souffle et il est oiseau par la permission d'Allah ; je guéris l'aveugle-né"} — aux yeux effacés, privé de vue et d'yeux — {"et le lépreux, et je ressuscite les morts par la permission d'Allah ; je vous informe de ce que vous mangez et ce que vous entreprenez dans vos maisons : en cela est un signe pour vous, si vous êtes croyants ; et confirmatif de ce qui est avant moi de la Torah"} : Allah le soutint de deux genres de signes et preuves extraordinaires hors de portée des non-prophètes, et la mission, l'appel et la religion qu'il apporta, religion de la Torah et des prophètes antérieurs — plus grande preuve de la véracité des véridiques : s'il eût été menteur, il eût contredit ce qu'apportèrent les messagers et contredit leurs fondements et détails : on sait qu'il est messager d'Allah et que ce qu'il a apporté est vrai sans doute. De plus : {"et pour vous rendre licite une partie de ce qui vous a été interdit"} : alléger de vous des liens et carcans — {"craignez Allah et obéissez-moi : Allah est mon Seigneur et le vôtre : adorez-Le"} : l'appel de tous les messagers : adorer Allah seul sans associé et leur obéir — le droit chemin qui mène celui qui le prend aux jardins de félicité. Alors les partis des enfants d'Israël divergèrent sur Jésus : qui crut et le suivit ; qui mécroit, le traita de menteur et accusa sa mère de turpitude, comme les juifs. {Quand Jésus ressentit chez eux la mécréance} et l'accord pour rejeter son appel, {il dit} — appelant les enfants d'Israël à le soutenir — : {"Qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah : nous croyons en Allah, attestez que nous sommes soumis"} — de la faveur d'Allah sur eux et sur Jésus : de leur avoir inspiré la foi en lui, la docilité à son obéissance et le secours à Son messager : {"Seigneur, nous croyons à ce que Tu as fait descendre et suivons le Messager"} : engagement total à croire en tout ce qu'Allah a fait descendre et à obéir à Son messager — {"écris-nous avec les témoins"} de Ton unicité, de Ton prophète en la mission, de Ta religion en le vrai et la véracité. Quant à ceux dont Jésus ressentit la mécréance — la plupart des enfants d'Israël — : {ils rusèrent} contre Jésus, {et Allah rusa} contre eux : {Allah est le meilleur des ruseurs} : ils convinrent de le tuer et crucifier, on lui donna un sosie, ils saisirent celui qu'on lui assimila, et Allah dit à Jésus : {"Je te reçois [dans la mort] et t'élève vers Moi et te purifie de ceux qui ont mécru"} : Allah l'éleva vers Lui et le purifia des mécréants ; ils crucifièrent celui qu'ils tuèrent, croyant que c'était Jésus — chargés de l'immense faute. Jésus fils de Marie descendra à la fin de cette communauté, juge équitable : il tuera le porc, brisera la croix, suivra ce qu'a apporté Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, et les menteurs sauront leur illusion et tromperie, trompés et trompés. Sa parole {et Je placerai ceux qui t'ont suivi au-dessus ceux qui ont mécru jusqu'au Jour de la résurrection} : ses suiveurs sont le groupe qui crut en lui, qu'Allah secourut contre qui dévia de sa religion ; puis vint la communauté de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, les vrais suiveurs : Il les soutint contre tous les mécréants et les fit triompher de la religion apportée par Muhammad : {Allah a promis à ceux d'entre vous qui croient et font les œuvres pies de les établir sur terre}. Mais la sagesse d'Allah est équitable : qui tient la religion, Il le secourt du secours manifeste ; qui délaisse Son ordre et interdit, rejette Sa loi et se hardit à Ses désobéissances, Il le punit et lui donne les ennemis. Allah est puissant, sage. Sa parole {puis vers Moi votre retour : Je trancherai entre vous en ce en quoi vous divergiez}. Puis Il exposa ce qu'Il fera d'eux :

Verset 55

Allah a, parmi Ses serviteurs, des élus qu'Il choisit et préfère, qu'Il comble des faveurs hautes, des traits sublimes, des sciences utiles, des œuvres pies et des particularités variées : Il mentionna ces grandes maisons et les hommes parfaits qu'elles contenaient, réunissant les traits de la perfection, la faveur et le bien se transmettant dans leurs descendances, englobant leurs mâles et leurs femelles — de Ses plus grandes grâces et meilleurs lieux de Sa générosité. {Allah est audient, savant} : Il sait qui mérite la faveur et la préférence, et met Sa faveur où Sa sagesse l'exige. Ayant établi la grandeur de ces maisons, Il mentionna l'histoire de Marie et de son fils Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, leur descendance de ces maisons favorisées, et les états par lesquels ils passèrent du début à la fin : la femme de 'Imrān dit, suppliante vers son Seigneur, se rapprochant par cette offrande qu'Il aime, magnifiant Sa maison et Sa constante obéissance : {"j'ai voué à Toi ce qui est dans mon ventre, voué au service"} : serviteur de la maison d'adoration pleine d'adorateurs — {"reçois-le de moi"} : fais cette œuvre fondée sur foi et sincérité, fructueuse en bien et récompense — {"c'est Toi l'Audient, le Savant". Quand elle l'eut mise au monde, elle dit : "Seigneur, je l'ai mise au monde, fille" — Allah sait mieux ce qu'elle a mis au monde — "et le mâle n'est pas comme la femelle"} : comme un supplément et une humilité, son vœu ayant supposé un mâle d'où viendraient force, service et charge, comme des gens de force — la femelle autre : Allah consolâ son cœur, reçut son vœu, et cette femelle devint plus parfaite que beaucoup de mâles, que la plupart, et par elle s'obtinrent des buts plus grands que par un mâle : {son Seigneur la reçut de belle réception et la fit croître de belle croissance} : éducation merveilleuse, religieuse, morale et civique, parfaire ses états, droiture de ses paroles et actes, croissance de sa perfection ; Allah lui rendit aisée Zacharie pour tuteur — de la faveur d'Allah sur le serviteur : que son éducateur soit des parfaits réformateurs. Puis Allah honora Marie et Zacharie : Il rendit aisée à Marie une subsistance sans peine ni labeur, pure grâce : {chaque fois que Zacharie entrait au miḥrāb} [oratoire] — lieu d'adoration, allusion à l'abondance de sa prière et sa constance à son oratoire —, {il trouvait auprès d'elle une subsistance} prête et agréable : {"D'où te vient ceci ? Elle dit : de Allah : Allah attribue qui Il veut sans compte."} Zacharie voyant cet état et la bienfaisance et finesse d'Allah envers elle, cela lui rappela de demander à Allah l'enfant au moment d'en désespérer : {"Seigneur, accorde-moi de Ta part une descendance pure : Tu es audient de l'invocation."} Les anges l'appelèrent, debout en prière au miḥrāb : {"Allah t'annonce Yaḥyā, confirmant une parole d'Allah"} — son nom : la parole qui est d'Allah : Jésus fils de Marie — son annonce par ce noble prophète comportait l'annonce de Jésus fils de Marie, l'authentification et le témoignage de sa mission : cette parole d'Allah est parole noble dont Allah particularisa Jésus, sinon elle est de Ses paroles par lesquelles Il fit exister les créatures : {l'exemple de Jésus auprès d'Allah est comme celui d'Adam : Il le créa de terre, puis lui dit : "Sois" — et il fut}. Sa parole {et un chef, et continent} (ḥaṣūr) [retenu] : l'annoncé, Yaḥyā, chef des messagers éminents et nobles ; ḥaṣūr : on a dit, qui n'engendre pas et n'a pas de désir des femmes ; on a dit, qui fut préservé des péchés et désirs nuisibles — le second sens convient mieux. {Et un prophète des vertueux} : parvenus au sommet de la vertu. {Il dit : "Seigneur, comment aurais-je un garçon, quand la vieillesse m'a atteint et que ma femme est stérile ?"} : deux empêchements : par quelle voie, Seigneur ? {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : comme Sa sagesse exige que les choses coulent par leurs causes connues, Il peut les rompre : Il est le Faiseur de ce qu'Il veut, à qui les causes ont obéi, dans qui Sa volonté est passée : aucune cause ne résiste à Sa puissance, si forte soit-elle. {Il dit : "Seigneur, fais-moi un signe"} : pour joie et heureuse annonce — sûr de Ton information, mais l'âme se réjouit et le cœur s'apaise aux prémisses de la miséricorde et faveur. {Il dit : "Ton signe : ne parler aux gens trois jours sinon par signes"} — et en ce temps, {"rappelle ton Seigneur abondamment et glorifie au soir et à l'aube"} : début et fin du jour. Il fut interdit de parler en ce temps — convenance avec l'enfant venant du vieillard et de la stérile, incapable de parler aux hommes, la langue déliée du rappel d'Allah : autre signe. Alors il eut joie et annonce, remercia Allah, abonda en rappel et glorification aux soirs et aubes. Cet enfant fut des bénédictions de Marie fille de 'Imrān sur Zacharie : la subsistance agréable sans compte dont Allah la favoredisa lui rappela et l'éveilla à la supplication et la demande — Allah est le Bienfaiteur de la cause et de l'effet, mais Il destine les choses aimées par la main de qui Il aime, pour élever son rang et accroître sa récompense. Puis Il revint à Marie : elle atteignit en adoration et perfection un degré immense : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'a élue"} : choisie, gratifiée d'attributs immenses et de beaux caractères — {"et purifiée"} des caractères vils — {"et élue sur les femmes des mondes"} — d'où sa parole — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : « Parfaits, beaucoup parmi les hommes ; parmi les femmes, nulles parfaites sinon Marie fille de 'Imrān, Āsiya fille de Muzāḥim et Khadīja fille de Khuwaylid ; la supériorité de 'Ā'isha sur les femmes vaut la supériorité du tharīd [ragoût de pain] sur le reste des aliments. » Les anges l'appelèrent sur l'ordre d'Allah pour qu'elle se réjouisse des faveurs d'Allah, Le remercie, tienne Ses droits et s'occupe à Son service : {"Ô Marie, sois orante à ton Seigneur"} : abonde en obéissance, humilité et recueillement, et y demeure — {"et incline-toi avec ceux qui s'inclinent"} : prie avec les priants : elle accomplit tout ce qui lui fut commandé et dépassa en perfection. Cette histoire et d'autres étant des plus grandes preuves de la mission de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, rapportée détaillée et exacte, sans surplus ni manque, car révélation d'Allah le Puissant le Sage, non apprentissage des gens : {Cela est des nouvelles de l'invisible que Nous te révélons ; tu n'étais pas auprès d'eux quand ils jetaient leurs calames, qui d'entre eux se chargerait de Marie} : sa mère l'ayant amenée, ils disputèrent qui la prendrait, fille de leur imam et chef, tous voulant le bien et la récompense, jusqu'au tirage au sort : les calams tombèrent sur Zacharie, miséricorde d'Allah envers lui et elle. Toi, ô Messager, tu n'étais pas présent pour connaître et raconter : Allah t'en a informé — tel est le plus grand but des récits : la leçon, et les plus grandes leçons : l'argumentation pour l'unicité, la mission, la résurrection et les autres grands fondements : {quand les anges dirent : "Ô Marie, Allah t'annonce de Lui une parole dont le nom est le Messie, Jésus fils de Marie, éminent en ce monde et dans la Dernière Demeure, et des rapprochés"} : à lui l'éminence et le haut rang en ce monde et dans l'autre auprès des créatures — et auprès d'Allah, des rapprochés, les plus proches des créatures d'Allah et au plus haut degré. Annonce que nulle annonce n'égale ; et de sa perfection : {il parlera aux gens au berceau} : sa parole sera signe d'Allah et miséricorde envers sa mère et la création ; et il leur parlera {à l'âge mûr} : parole de prophétie, d'appel et de direction — au berceau : signes et preuves de sa véracité, sa prophétie et l'innocence de sa mère des mauvais soupçons ; à la maturité : l'immense profit des créatures, intermédiaire entre elles et leur Seigneur en révélation et transmission de Sa religion et loi — {et des vertueux} : dont Allah a réparé les cœurs par Sa connaissance et amour, les langues par Sa célébration et rappel, les membres par Son obéissance et service. {Elle dit : "Seigneur, comment aurais-je un enfant, qu'aucun humain ne m'a touchée ?"} — des choses étonnantes. {Il dit : "Ainsi fait Allah ce qu'Il veut"} : les serviteurs sachent qu'Il est puissant sur toute chose, que rien ne s'oppose à Sa volonté : {quand Il décrète une affaire, Il lui dit seulement : "Sois" — et elle est.} {Et Il lui enseignera le Livre} : le genre des livres antérieurs, et le jugement entre les gens, et lui donnera la prophétie et le fera {messager aux enfants d'Israël}, le soutenant des signes clairs et preuves accablantes : {"je vous viens d'un signe de votre Seigneur"} vous indiquant que je suis réellement messager d'Allah : {"je crée pour vous de l'argile comme la forme de l'oiseau, j'y souffle et il est oiseau par la permission d'Allah ; je guéris l'aveugle-né"} — aux yeux effacés, privé de vue et d'yeux — {"et le lépreux, et je ressuscite les morts par la permission d'Allah ; je vous informe de ce que vous mangez et ce que vous entreprenez dans vos maisons : en cela est un signe pour vous, si vous êtes croyants ; et confirmatif de ce qui est avant moi de la Torah"} : Allah le soutint de deux genres de signes et preuves extraordinaires hors de portée des non-prophètes, et la mission, l'appel et la religion qu'il apporta, religion de la Torah et des prophètes antérieurs — plus grande preuve de la véracité des véridiques : s'il eût été menteur, il eût contredit ce qu'apportèrent les messagers et contredit leurs fondements et détails : on sait qu'il est messager d'Allah et que ce qu'il a apporté est vrai sans doute. De plus : {"et pour vous rendre licite une partie de ce qui vous a été interdit"} : alléger de vous des liens et carcans — {"craignez Allah et obéissez-moi : Allah est mon Seigneur et le vôtre : adorez-Le"} : l'appel de tous les messagers : adorer Allah seul sans associé et leur obéir — le droit chemin qui mène celui qui le prend aux jardins de félicité. Alors les partis des enfants d'Israël divergèrent sur Jésus : qui crut et le suivit ; qui mécroit, le traita de menteur et accusa sa mère de turpitude, comme les juifs. {Quand Jésus ressentit chez eux la mécréance} et l'accord pour rejeter son appel, {il dit} — appelant les enfants d'Israël à le soutenir — : {"Qui sont mes auxiliaires vers Allah ? Les apôtres (ḥawāriyyūn) [compagnons dévoués de Jésus] dirent : nous sommes les auxiliaires d'Allah : nous croyons en Allah, attestez que nous sommes soumis"} — de la faveur d'Allah sur eux et sur Jésus : de leur avoir inspiré la foi en lui, la docilité à son obéissance et le secours à Son messager : {"Seigneur, nous croyons à ce que Tu as fait descendre et suivons le Messager"} : engagement total à croire en tout ce qu'Allah a fait descendre et à obéir à Son messager — {"écris-nous avec les témoins"} de Ton unicité, de Ton prophète en la mission, de Ta religion en le vrai et la véracité. Quant à ceux dont Jésus ressentit la mécréance — la plupart des enfants d'Israël — : {ils rusèrent} contre Jésus, {et Allah rusa} contre eux : {Allah est le meilleur des ruseurs} : ils convinrent de le tuer et crucifier, on lui donna un sosie, ils saisirent celui qu'on lui assimila, et Allah dit à Jésus : {"Je te reçois [dans la mort] et t'élève vers Moi et te purifie de ceux qui ont mécru"} : Allah l'éleva vers Lui et le purifia des mécréants ; ils crucifièrent celui qu'ils tuèrent, croyant que c'était Jésus — chargés de l'immense faute. Jésus fils de Marie descendra à la fin de cette communauté, juge équitable : il tuera le porc, brisera la croix, suivra ce qu'a apporté Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, et les menteurs sauront leur illusion et tromperie, trompés et trompés. Sa parole {et Je placerai ceux qui t'ont suivi au-dessus ceux qui ont mécru jusqu'au Jour de la résurrection} : ses suiveurs sont le groupe qui crut en lui, qu'Allah secourut contre qui dévia de sa religion ; puis vint la communauté de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, les vrais suiveurs : Il les soutint contre tous les mécréants et les fit triompher de la religion apportée par Muhammad : {Allah a promis à ceux d'entre vous qui croient et font les œuvres pies de les établir sur terre}. Mais la sagesse d'Allah est équitable : qui tient la religion, Il le secourt du secours manifeste ; qui délaisse Son ordre et interdit, rejette Sa loi et se hardit à Ses désobéissances, Il le punit et lui donne les ennemis. Allah est puissant, sage. Sa parole {puis vers Moi votre retour : Je trancherai entre vous en ce en quoi vous divergiez}. Puis Il exposa ce qu'Il fera d'eux :

Verset 56

Cette rétribution vaut quiconque, de toutes les religions antérieures, est paré de ces descriptions. Puis, quand fut envoyé le seigneur des envoyés et sceau des prophètes, sa mission abrogea toutes les missions et sa religion toutes les religions : quiconque s'agrippe à autre religion que celle-ci est des perdus. Et Sa parole :

Verset 57

Cette rétribution vaut quiconque, de toutes les religions antérieures, est paré de ces descriptions. Puis, quand fut envoyé le seigneur des envoyés et sceau des prophètes, sa mission abrogea toutes les missions et sa religion toutes les religions : quiconque s'agrippe à autre religion que celle-ci est des perdus. Et Sa parole :

Verset 58

Cet immense Coran, contenant la nouvelle des premiers et des derniers, des prophètes et des envoyés, est les versets clairs d'Allah : il rappelle aux serviteurs tout ce dont ils ont besoin, lui le Sage, le solide, véridique en ses informations, excellent en ses jugements.

Verset 59

Après l'histoire de Marie et de Jésus, leur vraie nouvelle — qu'il est un serviteur qu'Allah a comblé, et que quiconque prétend en lui quelque divinité a menti sur Allah, contredit tous Ses prophètes et démenti Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : l'illusion de qui l'a pris pour dieu est vaine — si elle avait quelque face valable, Adam serait plus en droit : créé sans mère ni père, et pourtant tous les hommes conviennent qu'il est un serviteur d'Allah : prétendre la divinité de Jésus parce que créé d'une mère sans père est des plus vaines prétentions. Et le vrai sans doute est que Jésus est comme il l'a dit de lui-même : {je ne leur ai dit que ce que Tu m'as commandé : adorez Allah, mon Seigneur et le vôtre}. Une délégation des chrétiens de Naǧrān vint au Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — et s'arc-bouta sur son faux après qu'il eut établi contre eux les preuves que Jésus est serviteur d'Allah et Son messager, eux prétendant sa divinité : l'affaire en vint à ce qu'Allah lui commanda la malédiction mutuelle (mubāhala) — le vrai leur étant clair, mais l'obstination et le sectarianisme les en retinrent. Le messager d'Allah les appela à la mubāhala : qu'il vienne avec ses gens et ses enfants, eux avec les leurs, puis qu'ils invoquent Allah de faire descendre Sa punition et Sa malédiction sur les menteurs. Ils délibérèrent d'y répondre, et convinrent de ne pas répondre : ils savaient qu'il est réellement prophète d'Allah, et que s'ils la maudissaient avec lui, eux, leurs enfants et leurs gens périraient : ils traitèrent avec lui, offrirent la jizya, demandèrent trêve et paix — il les agréa — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — sans les gêner, le but étant atteint : la clarté du vrai, et leur obstination apparue dans leur refus ferme de la mubāhala — preuve qu'ils étaient injustes. C'est pourquoi Allah dit : {cela est le récit vrai} : sans doute — {et Allah est le Puissant}, qui a dompté par Sa puissance et Sa force tous les êtres, à qui obéissent les habitants de la terre et des cieux — et pourtant {le Sage} : qui met les choses à leur place et les affaires à leur rang.

Verset 60

Après l'histoire de Marie et de Jésus, leur vraie nouvelle — qu'il est un serviteur qu'Allah a comblé, et que quiconque prétend en lui quelque divinité a menti sur Allah, contredit tous Ses prophètes et démenti Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : l'illusion de qui l'a pris pour dieu est vaine — si elle avait quelque face valable, Adam serait plus en droit : créé sans mère ni père, et pourtant tous les hommes conviennent qu'il est un serviteur d'Allah : prétendre la divinité de Jésus parce que créé d'une mère sans père est des plus vaines prétentions. Et le vrai sans doute est que Jésus est comme il l'a dit de lui-même : {je ne leur ai dit que ce que Tu m'as commandé : adorez Allah, mon Seigneur et le vôtre}. Une délégation des chrétiens de Naǧrān vint au Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — et s'arc-bouta sur son faux après qu'il eut établi contre eux les preuves que Jésus est serviteur d'Allah et Son messager, eux prétendant sa divinité : l'affaire en vint à ce qu'Allah lui commanda la malédiction mutuelle (mubāhala) — le vrai leur étant clair, mais l'obstination et le sectarianisme les en retinrent. Le messager d'Allah les appela à la mubāhala : qu'il vienne avec ses gens et ses enfants, eux avec les leurs, puis qu'ils invoquent Allah de faire descendre Sa punition et Sa malédiction sur les menteurs. Ils délibérèrent d'y répondre, et convinrent de ne pas répondre : ils savaient qu'il est réellement prophète d'Allah, et que s'ils la maudissaient avec lui, eux, leurs enfants et leurs gens périraient : ils traitèrent avec lui, offrirent la jizya, demandèrent trêve et paix — il les agréa — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — sans les gêner, le but étant atteint : la clarté du vrai, et leur obstination apparue dans leur refus ferme de la mubāhala — preuve qu'ils étaient injustes. C'est pourquoi Allah dit : {cela est le récit vrai} : sans doute — {et Allah est le Puissant}, qui a dompté par Sa puissance et Sa force tous les êtres, à qui obéissent les habitants de la terre et des cieux — et pourtant {le Sage} : qui met les choses à leur place et les affaires à leur rang.

Verset 61

Après l'histoire de Marie et de Jésus, leur vraie nouvelle — qu'il est un serviteur qu'Allah a comblé, et que quiconque prétend en lui quelque divinité a menti sur Allah, contredit tous Ses prophètes et démenti Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : l'illusion de qui l'a pris pour dieu est vaine — si elle avait quelque face valable, Adam serait plus en droit : créé sans mère ni père, et pourtant tous les hommes conviennent qu'il est un serviteur d'Allah : prétendre la divinité de Jésus parce que créé d'une mère sans père est des plus vaines prétentions. Et le vrai sans doute est que Jésus est comme il l'a dit de lui-même : {je ne leur ai dit que ce que Tu m'as commandé : adorez Allah, mon Seigneur et le vôtre}. Une délégation des chrétiens de Naǧrān vint au Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — et s'arc-bouta sur son faux après qu'il eut établi contre eux les preuves que Jésus est serviteur d'Allah et Son messager, eux prétendant sa divinité : l'affaire en vint à ce qu'Allah lui commanda la malédiction mutuelle (mubāhala) — le vrai leur étant clair, mais l'obstination et le sectarianisme les en retinrent. Le messager d'Allah les appela à la mubāhala : qu'il vienne avec ses gens et ses enfants, eux avec les leurs, puis qu'ils invoquent Allah de faire descendre Sa punition et Sa malédiction sur les menteurs. Ils délibérèrent d'y répondre, et convinrent de ne pas répondre : ils savaient qu'il est réellement prophète d'Allah, et que s'ils la maudissaient avec lui, eux, leurs enfants et leurs gens périraient : ils traitèrent avec lui, offrirent la jizya, demandèrent trêve et paix — il les agréa — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — sans les gêner, le but étant atteint : la clarté du vrai, et leur obstination apparue dans leur refus ferme de la mubāhala — preuve qu'ils étaient injustes. C'est pourquoi Allah dit : {cela est le récit vrai} : sans doute — {et Allah est le Puissant}, qui a dompté par Sa puissance et Sa force tous les êtres, à qui obéissent les habitants de la terre et des cieux — et pourtant {le Sage} : qui met les choses à leur place et les affaires à leur rang.

Verset 62

Après l'histoire de Marie et de Jésus, leur vraie nouvelle — qu'il est un serviteur qu'Allah a comblé, et que quiconque prétend en lui quelque divinité a menti sur Allah, contredit tous Ses prophètes et démenti Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : l'illusion de qui l'a pris pour dieu est vaine — si elle avait quelque face valable, Adam serait plus en droit : créé sans mère ni père, et pourtant tous les hommes conviennent qu'il est un serviteur d'Allah : prétendre la divinité de Jésus parce que créé d'une mère sans père est des plus vaines prétentions. Et le vrai sans doute est que Jésus est comme il l'a dit de lui-même : {je ne leur ai dit que ce que Tu m'as commandé : adorez Allah, mon Seigneur et le vôtre}. Une délégation des chrétiens de Naǧrān vint au Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — et s'arc-bouta sur son faux après qu'il eut établi contre eux les preuves que Jésus est serviteur d'Allah et Son messager, eux prétendant sa divinité : l'affaire en vint à ce qu'Allah lui commanda la malédiction mutuelle (mubāhala) — le vrai leur étant clair, mais l'obstination et le sectarianisme les en retinrent. Le messager d'Allah les appela à la mubāhala : qu'il vienne avec ses gens et ses enfants, eux avec les leurs, puis qu'ils invoquent Allah de faire descendre Sa punition et Sa malédiction sur les menteurs. Ils délibérèrent d'y répondre, et convinrent de ne pas répondre : ils savaient qu'il est réellement prophète d'Allah, et que s'ils la maudissaient avec lui, eux, leurs enfants et leurs gens périraient : ils traitèrent avec lui, offrirent la jizya, demandèrent trêve et paix — il les agréa — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — sans les gêner, le but étant atteint : la clarté du vrai, et leur obstination apparue dans leur refus ferme de la mubāhala — preuve qu'ils étaient injustes. C'est pourquoi Allah dit : {cela est le récit vrai} : sans doute — {et Allah est le Puissant}, qui a dompté par Sa puissance et Sa force tous les êtres, à qui obéissent les habitants de la terre et des cieux — et pourtant {le Sage} : qui met les choses à leur place et les affaires à leur rang.

Verset 63

◆ V.59–62 Après l'histoire de Marie et de Jésus, leur vraie nouvelle — qu'il est un serviteur qu'Allah a comblé, et que quiconque prétend en lui quelque divinité a menti sur Allah, contredit tous Ses prophètes et démenti Jésus — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : l'illusion de qui l'a pris pour dieu est vaine — si elle avait quelque face valable, Adam serait plus en droit : créé sans mère ni père, et pourtant tous les hommes conviennent qu'il est un serviteur d'Allah : prétendre la divinité de Jésus parce que créé d'une mère sans père est des plus vaines prétentions. Et le vrai sans doute est que Jésus est comme il l'a dit de lui-même : {je ne leur ai dit que ce que Tu m'as commandé : adorez Allah, mon Seigneur et le vôtre}. Une délégation des chrétiens de Naǧrān vint au Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — et s'arc-bouta sur son faux après qu'il eut établi contre eux les preuves que Jésus est serviteur d'Allah et Son messager, eux prétendant sa divinité : l'affaire en vint à ce qu'Allah lui commanda la malédiction mutuelle (mubāhala) — le vrai leur étant clair, mais l'obstination et le sectarianisme les en retinrent. Le messager d'Allah les appela à la mubāhala : qu'il vienne avec ses gens et ses enfants, eux avec les leurs, puis qu'ils invoquent Allah de faire descendre Sa punition et Sa malédiction sur les menteurs. Ils délibérèrent d'y répondre, et convinrent de ne pas répondre : ils savaient qu'il est réellement prophète d'Allah, et que s'ils la maudissaient avec lui, eux, leurs enfants et leurs gens périraient : ils traitèrent avec lui, offrirent la jizya, demandèrent trêve et paix — il les agréa — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — sans les gêner, le but étant atteint : la clarté du vrai, et leur obstination apparue dans leur refus ferme de la mubāhala — preuve qu'ils étaient injustes. C'est pourquoi Allah dit : {cela est le récit vrai} : sans doute — {et Allah est le Puissant}, qui a dompté par Sa puissance et Sa force tous les êtres, à qui obéissent les habitants de la terre et des cieux — et pourtant {le Sage} : qui met les choses à leur place et les affaires à leur rang.

Verset 64

Ce noble verset, le Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — l'écrivait aux rois des gens du Livre, et le lisait parfois à la première rak'a de la sunna de l'aube — {Dites : nous croyons en Allah} — et à la dernière rak'a de la sunna du matin, car il contient l'appel à une religion une sur quoi prophètes et envoyés s'accordèrent, l'unicité de la divinité fondée sur adorer Allah seul sans associé, et le dogme que les hommes et toute la création, en leur condition d'hommes, ne méritent de personne rien des particularités de la seigneurialité ni des attributs de la divinité. Si les gens du Livre et autres s'y plient, ils sont guidés ; {s'ils se détournent, dites : attestez que nous sommes soumis} — comme : {Dis : ô vous les mécréants...} jusqu'à la fin.

Verset 65

Toutes les religions — juifs, chrétiens, associateurs — et les musulmans aussi prétendaient être sur la religion d'Abraham : Allah informa que les plus en droit d'Abraham sont Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — et ses suiveurs, et les suiveurs de l'Ami avant Muhammad ; quant aux juifs, chrétiens et associateurs, Abraham est quitte d'eux et de leur alliance : sa religion est l'hanifisme tolérant, foi en tous les messagers et tous les livres — particularité des musulmans. La prétention des juifs et chrétiens d'être sur sa religion : le judaïsme et le christianisme qu'ils prétendent tenir ne furent fondés qu'après l'Ami — comment disputer en une affaire où leur mensonge et leur forfait sont notoires ? Quand bien même ils disputeraient de ce qu'ils savent, comment disputer de ceci ? Avant même de regarder le contenu de leur dire, la corruption de leur prétention est su — preuve qu'il n'est pas permis à l'homme de dire ou disputer de ce dont il n'a point de science. Sa parole {Allah est l'allié des croyants} : plus la foi du serviteur est forte, plus Allah le prend en charge par Sa finesse, le rend aisé à l'aisance et l'écarte de la difficulté.

Verset 66

Toutes les religions — juifs, chrétiens, associateurs — et les musulmans aussi prétendaient être sur la religion d'Abraham : Allah informa que les plus en droit d'Abraham sont Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — et ses suiveurs, et les suiveurs de l'Ami avant Muhammad ; quant aux juifs, chrétiens et associateurs, Abraham est quitte d'eux et de leur alliance : sa religion est l'hanifisme tolérant, foi en tous les messagers et tous les livres — particularité des musulmans. La prétention des juifs et chrétiens d'être sur sa religion : le judaïsme et le christianisme qu'ils prétendent tenir ne furent fondés qu'après l'Ami — comment disputer en une affaire où leur mensonge et leur forfait sont notoires ? Quand bien même ils disputeraient de ce qu'ils savent, comment disputer de ceci ? Avant même de regarder le contenu de leur dire, la corruption de leur prétention est su — preuve qu'il n'est pas permis à l'homme de dire ou disputer de ce dont il n'a point de science. Sa parole {Allah est l'allié des croyants} : plus la foi du serviteur est forte, plus Allah le prend en charge par Sa finesse, le rend aisé à l'aisance et l'écarte de la difficulté.

Verset 67

Toutes les religions — juifs, chrétiens, associateurs — et les musulmans aussi prétendaient être sur la religion d'Abraham : Allah informa que les plus en droit d'Abraham sont Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — et ses suiveurs, et les suiveurs de l'Ami avant Muhammad ; quant aux juifs, chrétiens et associateurs, Abraham est quitte d'eux et de leur alliance : sa religion est l'hanifisme tolérant, foi en tous les messagers et tous les livres — particularité des musulmans. La prétention des juifs et chrétiens d'être sur sa religion : le judaïsme et le christianisme qu'ils prétendent tenir ne furent fondés qu'après l'Ami — comment disputer en une affaire où leur mensonge et leur forfait sont notoires ? Quand bien même ils disputeraient de ce qu'ils savent, comment disputer de ceci ? Avant même de regarder le contenu de leur dire, la corruption de leur prétention est su — preuve qu'il n'est pas permis à l'homme de dire ou disputer de ce dont il n'a point de science. Sa parole {Allah est l'allié des croyants} : plus la foi du serviteur est forte, plus Allah le prend en charge par Sa finesse, le rend aisé à l'aisance et l'écarte de la difficulté.

Verset 68

Toutes les religions — juifs, chrétiens, associateurs — et les musulmans aussi prétendaient être sur la religion d'Abraham : Allah informa que les plus en droit d'Abraham sont Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — et ses suiveurs, et les suiveurs de l'Ami avant Muhammad ; quant aux juifs, chrétiens et associateurs, Abraham est quitte d'eux et de leur alliance : sa religion est l'hanifisme tolérant, foi en tous les messagers et tous les livres — particularité des musulmans. La prétention des juifs et chrétiens d'être sur sa religion : le judaïsme et le christianisme qu'ils prétendent tenir ne furent fondés qu'après l'Ami — comment disputer en une affaire où leur mensonge et leur forfait sont notoires ? Quand bien même ils disputeraient de ce qu'ils savent, comment disputer de ceci ? Avant même de regarder le contenu de leur dire, la corruption de leur prétention est su — preuve qu'il n'est pas permis à l'homme de dire ou disputer de ce dont il n'a point de science. Sa parole {Allah est l'allié des croyants} : plus la foi du serviteur est forte, plus Allah le prend en charge par Sa finesse, le rend aisé à l'aisance et l'écarte de la difficulté.

Verset 69

Faveur d'Allah sur cette communauté : Il les informa de la ruse de leurs ennemis parmi les gens du Livre qui, dans leur empressement à égarer les croyants, varient les ruses abjectes : un groupe dit : {"croyez en ce qui est descendu sur les croyants en début de jour"} — son début — {et mécroyez à sa fin} : vous voyant revenir alors qu'ils vous croient savants, ils douteraient de leur religion et diraient : s'ils n'y avaient vu ce qui déplaît et contredit les livres antérieurs, ils ne seraient pas revenus. Telle leur ruse — et Allah guide qui Il veut, Lui qui détient la faveur et la particularise à qui Il veut : Il vous a particularisés, ô communauté, comme nul autre. Ces ruseurs ne savaient pas que la religion d'Allah, quand sa réalité atteint les cœurs, n'y accroît que foi et certitude avec le temps, et que les illusions n'y accroissent que l'attachement à sa religion, la louange et la célébration d'Allah de ce qu'Il l'a comblé. Leur parole {"qu'il ne soit donné à personne de pareil à ce qui vous a été donné, ou qu'ils ne contestent contre vous auprès de votre Seigneur"} : ce qui les poussa à ces actes monstrueux : l'envie, la tyrannie, et la crainte de l'argumentation contre eux : {Beaucoup de gens du Livre aimeraient vous faire revenir mécréants après votre foi, par envie de leur propre fond, après que le vrai leur est apparu}.

Verset 70

Faveur d'Allah sur cette communauté : Il les informa de la ruse de leurs ennemis parmi les gens du Livre qui, dans leur empressement à égarer les croyants, varient les ruses abjectes : un groupe dit : {"croyez en ce qui est descendu sur les croyants en début de jour"} — son début — {et mécroyez à sa fin} : vous voyant revenir alors qu'ils vous croient savants, ils douteraient de leur religion et diraient : s'ils n'y avaient vu ce qui déplaît et contredit les livres antérieurs, ils ne seraient pas revenus. Telle leur ruse — et Allah guide qui Il veut, Lui qui détient la faveur et la particularise à qui Il veut : Il vous a particularisés, ô communauté, comme nul autre. Ces ruseurs ne savaient pas que la religion d'Allah, quand sa réalité atteint les cœurs, n'y accroît que foi et certitude avec le temps, et que les illusions n'y accroissent que l'attachement à sa religion, la louange et la célébration d'Allah de ce qu'Il l'a comblé. Leur parole {"qu'il ne soit donné à personne de pareil à ce qui vous a été donné, ou qu'ils ne contestent contre vous auprès de votre Seigneur"} : ce qui les poussa à ces actes monstrueux : l'envie, la tyrannie, et la crainte de l'argumentation contre eux : {Beaucoup de gens du Livre aimeraient vous faire revenir mécréants après votre foi, par envie de leur propre fond, après que le vrai leur est apparu}.

Verset 71

Faveur d'Allah sur cette communauté : Il les informa de la ruse de leurs ennemis parmi les gens du Livre qui, dans leur empressement à égarer les croyants, varient les ruses abjectes : un groupe dit : {"croyez en ce qui est descendu sur les croyants en début de jour"} — son début — {et mécroyez à sa fin} : vous voyant revenir alors qu'ils vous croient savants, ils douteraient de leur religion et diraient : s'ils n'y avaient vu ce qui déplaît et contredit les livres antérieurs, ils ne seraient pas revenus. Telle leur ruse — et Allah guide qui Il veut, Lui qui détient la faveur et la particularise à qui Il veut : Il vous a particularisés, ô communauté, comme nul autre. Ces ruseurs ne savaient pas que la religion d'Allah, quand sa réalité atteint les cœurs, n'y accroît que foi et certitude avec le temps, et que les illusions n'y accroissent que l'attachement à sa religion, la louange et la célébration d'Allah de ce qu'Il l'a comblé. Leur parole {"qu'il ne soit donné à personne de pareil à ce qui vous a été donné, ou qu'ils ne contestent contre vous auprès de votre Seigneur"} : ce qui les poussa à ces actes monstrueux : l'envie, la tyrannie, et la crainte de l'argumentation contre eux : {Beaucoup de gens du Livre aimeraient vous faire revenir mécréants après votre foi, par envie de leur propre fond, après que le vrai leur est apparu}.

Verset 72

Faveur d'Allah sur cette communauté : Il les informa de la ruse de leurs ennemis parmi les gens du Livre qui, dans leur empressement à égarer les croyants, varient les ruses abjectes : un groupe dit : {"croyez en ce qui est descendu sur les croyants en début de jour"} — son début — {et mécroyez à sa fin} : vous voyant revenir alors qu'ils vous croient savants, ils douteraient de leur religion et diraient : s'ils n'y avaient vu ce qui déplaît et contredit les livres antérieurs, ils ne seraient pas revenus. Telle leur ruse — et Allah guide qui Il veut, Lui qui détient la faveur et la particularise à qui Il veut : Il vous a particularisés, ô communauté, comme nul autre. Ces ruseurs ne savaient pas que la religion d'Allah, quand sa réalité atteint les cœurs, n'y accroît que foi et certitude avec le temps, et que les illusions n'y accroissent que l'attachement à sa religion, la louange et la célébration d'Allah de ce qu'Il l'a comblé. Leur parole {"qu'il ne soit donné à personne de pareil à ce qui vous a été donné, ou qu'ils ne contestent contre vous auprès de votre Seigneur"} : ce qui les poussa à ces actes monstrueux : l'envie, la tyrannie, et la crainte de l'argumentation contre eux : {Beaucoup de gens du Livre aimeraient vous faire revenir mécréants après votre foi, par envie de leur propre fond, après que le vrai leur est apparu}.

Verset 73

Faveur d'Allah sur cette communauté : Il les informa de la ruse de leurs ennemis parmi les gens du Livre qui, dans leur empressement à égarer les croyants, varient les ruses abjectes : un groupe dit : {"croyez en ce qui est descendu sur les croyants en début de jour"} — son début — {et mécroyez à sa fin} : vous voyant revenir alors qu'ils vous croient savants, ils douteraient de leur religion et diraient : s'ils n'y avaient vu ce qui déplaît et contredit les livres antérieurs, ils ne seraient pas revenus. Telle leur ruse — et Allah guide qui Il veut, Lui qui détient la faveur et la particularise à qui Il veut : Il vous a particularisés, ô communauté, comme nul autre. Ces ruseurs ne savaient pas que la religion d'Allah, quand sa réalité atteint les cœurs, n'y accroît que foi et certitude avec le temps, et que les illusions n'y accroissent que l'attachement à sa religion, la louange et la célébration d'Allah de ce qu'Il l'a comblé. Leur parole {"qu'il ne soit donné à personne de pareil à ce qui vous a été donné, ou qu'ils ne contestent contre vous auprès de votre Seigneur"} : ce qui les poussa à ces actes monstrueux : l'envie, la tyrannie, et la crainte de l'argumentation contre eux : {Beaucoup de gens du Livre aimeraient vous faire revenir mécréants après votre foi, par envie de leur propre fond, après que le vrai leur est apparu}.

Verset 74

Faveur d'Allah sur cette communauté : Il les informa de la ruse de leurs ennemis parmi les gens du Livre qui, dans leur empressement à égarer les croyants, varient les ruses abjectes : un groupe dit : {"croyez en ce qui est descendu sur les croyants en début de jour"} — son début — {et mécroyez à sa fin} : vous voyant revenir alors qu'ils vous croient savants, ils douteraient de leur religion et diraient : s'ils n'y avaient vu ce qui déplaît et contredit les livres antérieurs, ils ne seraient pas revenus. Telle leur ruse — et Allah guide qui Il veut, Lui qui détient la faveur et la particularise à qui Il veut : Il vous a particularisés, ô communauté, comme nul autre. Ces ruseurs ne savaient pas que la religion d'Allah, quand sa réalité atteint les cœurs, n'y accroît que foi et certitude avec le temps, et que les illusions n'y accroissent que l'attachement à sa religion, la louange et la célébration d'Allah de ce qu'Il l'a comblé. Leur parole {"qu'il ne soit donné à personne de pareil à ce qui vous a été donné, ou qu'ils ne contestent contre vous auprès de votre Seigneur"} : ce qui les poussa à ces actes monstrueux : l'envie, la tyrannie, et la crainte de l'argumentation contre eux : {Beaucoup de gens du Livre aimeraient vous faire revenir mécréants après votre foi, par envie de leur propre fond, après que le vrai leur est apparu}.

Verset 75

Allah informe des gens du Livre : il en est un groupe probe : confié-lui des quintaux de monnaie — immense richesse —, il te la rend ; et un groupe traître, te trahissant pour le moindre peu. Et malgré cette trahison éhontée, ils allèguent des excuses vaines : {"nous n'avons pas de compte à rendre aux gentils"} : nul grief si nous les trahissons et prenons leurs biens, ils n'ont pas de sacralité. Allah dit : {ils profèrent le mensonge sur Allah et ils savent} qu'ils ont l'extrême interdit : ils allièrent la trahison, le mépris des Arabes et le mensonge sur Allah, en le sachant — non comme qui le fait par ignorance et égarement.

Verset 76

Puis Allah dit : {Si} : il n'en est pas comme ils disent. {Quiconque tient son pacte et est pieux} : s'acquitte des droits d'Allah et de Ses créatures : celui-là est le pieux, et Allah l'aime ; qui est le contraire, ne tenant ni pacte ni engagements envers les créatures ni piété d'Allah : Allah le hait et le rétribuera du plus grand châtiment.

Verset 77

Ceux qui achètent le monde au prix de la religion, préférant le petit fumier du monde, s'y frayant la voie par serments mensongers et pactes rompus : {Allah ne leur parlera pas, ne les regardera pas au Jour de la résurrence, ne les purifiera pas, et à eux un châtiment douloureux} : la colère d'Allah s'est imposée à eux, Sa punition leur est due, la récompense leur est refusée, la purification — l'épuration — leur est interdite : ils viendront à la résurrection souillés de crimes, entachés des immense péchés.

Verset 78

Il est, des gens du Livre, un groupe d'altérateurs du livre d'Allah : {ils tordent leurs langues par le livre pour que vous le croyiez du livre} — ce qui embrasse l'altération littérale et l'altération du sens ; et avec cette altération éhontée, ils font croire que c'est du livre — ils mentent — et profèrent le mensonge sur Allah, sachant leur état et leur mauvaise fin.

Verset 79

Il est impossible, absolument impossible, à un homme qu'Allah a favoredisé de révélation, livre et prophétie, et donné le jugement légal, de commander aux gens de l'adorer, lui, ou d'adorer prophètes et anges et de les prendre pour seigneurs : c'est la mécréance — lui fut envoyé l'islam, contraire de la mécréance sous tout rapport : comment commanderait-il son contraire ? Impossible : son état, ce qu'il tient et les faveurs et particularités dont Allah l'a comblé exigent la servitude parfaite et la soumission totale à Allah l'Unique le Dominateur — réponse à la délégation de Naǧrān quand l'illusion les poussa jusqu'à dire : « Nous ordonnes-tu, ô Muhammad, de t'adorer ? » quand il leur commanda d'adorer Allah et L'obéir : le Créateur établit la nullité de leur dire, leur parole et celle de leurs semblables étant d'une nullité manifeste.

Verset 80

Il est impossible, absolument impossible, à un homme qu'Allah a favoredisé de révélation, livre et prophétie, et donné le jugement légal, de commander aux gens de l'adorer, lui, ou d'adorer prophètes et anges et de les prendre pour seigneurs : c'est la mécréance — lui fut envoyé l'islam, contraire de la mécréance sous tout rapport : comment commanderait-il son contraire ? Impossible : son état, ce qu'il tient et les faveurs et particularités dont Allah l'a comblé exigent la servitude parfaite et la soumission totale à Allah l'Unique le Dominateur — réponse à la délégation de Naǧrān quand l'illusion les poussa jusqu'à dire : « Nous ordonnes-tu, ô Muhammad, de t'adorer ? » quand il leur commanda d'adorer Allah et L'obéir : le Créateur établit la nullité de leur dire, leur parole et celle de leurs semblables étant d'une nullité manifeste.

Verset 81

Allah informe qu'Il prit l'engagement des prophètes, de tous, à cause du livre et de la sagesse qu'Il leur avait donnés — exigeant le parfait accomplissement du droit d'Allah — : s'il leur vient un messager confirmant ce qui est avec eux, envoyé de ce dont ils furent envoyés — unicité, vrai, équité, fondements sur quoi les lois s'accordent —, ils croient en lui et le secourent. Ils l'ont admis, confessé, engagé, et Il les en prit à témoins, témoigna sur eux, et menaça quiconque rompt cet engagement. Ceci est général entre les prophètes : leur voie est une, l'appel de chacun fut convenu et pactisé par tous ; et en général : Il prit de tous l'engagement de la foi au et du secours de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix. Quiconque prétend être de leurs suiveurs : telle est leur religion, qu'Allah prit sur eux et qu'ils admirent et confessèrent — qui se détourne du suivi de Muhammad, parmi ceux qui prétendent être leurs suiveurs, est un pervers sorti de l'obéissance d'Allah, démentant le messager dont il prétend être le suiveur, contredisant sa voie. Il y a là preuve et argument contre quiconque, des gens des livres et des religions, ne croit pas en Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — : ils ne peuvent croire en leurs messagers dont ils prétendent être les suiveurs qu'en croyant en leur imam et leur sceau — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix.

Verset 82

Allah informe qu'Il prit l'engagement des prophètes, de tous, à cause du livre et de la sagesse qu'Il leur avait donnés — exigeant le parfait accomplissement du droit d'Allah — : s'il leur vient un messager confirmant ce qui est avec eux, envoyé de ce dont ils furent envoyés — unicité, vrai, équité, fondements sur quoi les lois s'accordent —, ils croient en lui et le secourent. Ils l'ont admis, confessé, engagé, et Il les en prit à témoins, témoigna sur eux, et menaça quiconque rompt cet engagement. Ceci est général entre les prophètes : leur voie est une, l'appel de chacun fut convenu et pactisé par tous ; et en général : Il prit de tous l'engagement de la foi au et du secours de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix. Quiconque prétend être de leurs suiveurs : telle est leur religion, qu'Allah prit sur eux et qu'ils admirent et confessèrent — qui se détourne du suivi de Muhammad, parmi ceux qui prétendent être leurs suiveurs, est un pervers sorti de l'obéissance d'Allah, démentant le messager dont il prétend être le suiveur, contredisant sa voie. Il y a là preuve et argument contre quiconque, des gens des livres et des religions, ne croit pas en Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — : ils ne peuvent croire en leurs messagers dont ils prétendent être les suiveurs qu'en croyant en leur imam et leur sceau — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix.

Verset 83

Il a été dit dans la sourate al-Baqara que ces fondements de la foi commandés à cette communauté, les livres et messagers s'y accordèrent ; qu'ils sont la visée de chacun ; qu'ils sont la religion et l'islam véritables ; et que l'œuvre de quiconque en cherche autre est rejetée, sans religion où s'appuyer. Qui les dédaigne s'en détourne : où irait-il ? Adorer arbres, pierres et feux ; prendre docteurs, moines et croix ;nier le Seigneur des mondes ; ou les religions vaines inspirées des démons ? Tous ceux-là, dans la Dernière Demeure, sont des perdants.

Verset 84

Il a été dit dans la sourate al-Baqara que ces fondements de la foi commandés à cette communauté, les livres et messagers s'y accordèrent ; qu'ils sont la visée de chacun ; qu'ils sont la religion et l'islam véritables ; et que l'œuvre de quiconque en cherche autre est rejetée, sans religion où s'appuyer. Qui les dédaigne s'en détourne : où irait-il ? Adorer arbres, pierres et feux ; prendre docteurs, moines et croix ;nier le Seigneur des mondes ; ou les religions vaines inspirées des démons ? Tous ceux-là, dans la Dernière Demeure, sont des perdants.

Verset 85

Il a été dit dans la sourate al-Baqara que ces fondements de la foi commandés à cette communauté, les livres et messagers s'y accordèrent ; qu'ils sont la visée de chacun ; qu'ils sont la religion et l'islam véritables ; et que l'œuvre de quiconque en cherche autre est rejetée, sans religion où s'appuyer. Qui les dédaigne s'en détourne : où irait-il ? Adorer arbres, pierres et feux ; prendre docteurs, moines et croix ;nier le Seigneur des mondes ; ou les religions vaines inspirées des démons ? Tous ceux-là, dans la Dernière Demeure, sont des perdants.

Verset 86

Il est très loin qu'Allah guide un peuple qui a connu la foi, y est entré, attesté que le Messager est vrai, puis apostasie sur ses talons, reculant et rompant : ils ont connu le vrai et l'ont refusé ; qui est en cet état, Allah le punit du renversement et du retournement du cœur, en réponse à son choix : ayant connu le vrai et délaissé, préféré le faux, Allah le laisse à ce qu'il a pris pour lui-même : {sur eux la malédiction d'Allah, des anges et des hommes tous ensemble}, demeurant dans la malédiction et le châtiment, {le châtiment ne leur est point allégé et ils ne sont point attendus} quand leur vient l'ordre d'Allah : Il les a fait vivre le temps de se rappeler quiconque se rappelle, et l'avertisseur leur est venu.

Verset 89

Puis Il excepta de cette menace les repentis de leur mécréance et fautes, réparateurs de leurs défauts : Allah leur pardonne le passé et leur absout l'antérieur. Mais qui mécroit et persiste dans sa mécréance, n'y croissant qu'en mécréance jusqu'à mourir mécréant : ceux-là sont les égarés de la voie de la guidée, empruntant la voie du malheur, ayant mérité le châtiment douloureux, sans secoureur du châtiment d'Allah — dussent-ils offrir une terre pleine d'or en rançon, cela ne leur servirait de rien. Refuge auprès d'Allah contre la mécréance et ses branches !

Verset 92

C'est-à-dire : {vous n'atteindrez pas} la piété — terme englobant les biens, voie menant au Paradis — {jusqu'à dépenser de ce que vous aimez} : le plus pur et meilleur de vos biens : dépenser le pur aimé des âmes est des plus grandes preuves de la générosité de l'âme, de sa noblesse de caractères, de sa miséricorde et tendresse, et des plus claires preuves de l'amour d'Allah et de la préférence de Son amour sur l'amour des biens auquel les âmes sont fortement attachées par nature : qui préfère l'amour d'Allah à l'amour de soi atteint le sommet suprême de la perfection ; de même qui dépense les purs et bienfait aux serviteurs d'Allah, Allah lui bienfait et le rend capable d'œuvres et caractères qui ne s'obtiennent pas sans cet état. Et quiconque réalifie cette dépense ainsi tient le reste des œuvres pies et vertus à plus forte raison ; et quoi qu'il dépense, peu ou beaucoup, pur ou autre, {Allah le sait} : Il rétribue chaque dépensant de son œuvre — en ce monde du remplacement immédiat, dans la Dernière Demeure de la félicité différée.

Verset 93

Parmi les choses par lesquelles les juifs dénièrent la prophétie de Jésus et de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : leur prétention que l'abrogation est nulle et qu'aucun prophète ne peut contredire son prédécesseur. Allah les démentit par ce qu'ils connaissent : ils confessent que toute nourriture avant la descente de la Torah était licite aux enfants d'Israël, sauf peu de choses qu'Israël — Jacob, sur lui la paix — s'interdit et s'empêcha pour une maladie qui l'avait atteint ; puis la Torah contient nombre d'interdictions abrogeant ce qui était licite avant. Dis-leur, s'ils le nient : {apportez la Torah et récitez-la, si vous êtes véridiques} en prétendant qu'il n'y a ni abrogation, ni permission, ni interdiction — des plus fortes preuves : argumenter l'homme de ce qu'il dit et confesse et ne nie pas : s'il se plie au vrai, c'est l'obligation ; s'il refuse après cet exposé, son mensonge, son forfait, son injustice et la nullité de son état apparaissent — tel fut le cas des juifs.

Verset 94

Parmi les choses par lesquelles les juifs dénièrent la prophétie de Jésus et de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : leur prétention que l'abrogation est nulle et qu'aucun prophète ne peut contredire son prédécesseur. Allah les démentit par ce qu'ils connaissent : ils confessent que toute nourriture avant la descente de la Torah était licite aux enfants d'Israël, sauf peu de choses qu'Israël — Jacob, sur lui la paix — s'interdit et s'empêcha pour une maladie qui l'avait atteint ; puis la Torah contient nombre d'interdictions abrogeant ce qui était licite avant. Dis-leur, s'ils le nient : {apportez la Torah et récitez-la, si vous êtes véridiques} en prétendant qu'il n'y a ni abrogation, ni permission, ni interdiction — des plus fortes preuves : argumenter l'homme de ce qu'il dit et confesse et ne nie pas : s'il se plie au vrai, c'est l'obligation ; s'il refuse après cet exposé, son mensonge, son forfait, son injustice et la nullité de son état apparaissent — tel fut le cas des juifs.

Verset 95

C'est-à-dire : dis : Allah a dit vrai en tout ce qu'Il a dit — qui est plus véridique qu'Allah en parole et récit ? En ces versets sont les preuves de la validité de la mission de Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, les arguments de son appel, et la nullité de l'état des déviants des gens du Livre qui démentirent son messager et rejetèrent son appel : Allah a dit vrai et convaincu Ses serviteurs par preuves et arguments dont les montagnes se fendent et les hommes s'humilient. Il s'impose alors à tous les hommes de suivre la religion d'Abraham : l'unicité d'Allah seul sans associé, l'authentification de tout messager envoyé par Allah et de tout livre descendu par Lui, et le détournement des religions vaines déviantes : Abraham se détournait de tout ce qui contredit l'unicité, quitte de l'association et de ses gens.

Verset 96

Allah informe de la grandeur de Sa Maison sacrée : la première des maisons qu'Allah posa sur terre pour Son adoration et l'établissement de Son rappel ; les bénédictions, sortes de guidées, intérêts et profits variés pour les mondes qu'elle contient, et l'abondante faveur ; les signes clairs qui rappellent les stations d'Abraham l'Ami et ses déplacements au pèlerinage, et après lui les stations du seigneur des messagers et leur imam ; et la sécurité : qui y entre est en sécurité par le décret, croyant par la loi et la religion. La contenant ces choses — en résumé, les détails étant multiples —, Allah obligea son pèlerinage aux responsables capables d'y parvenir : capables d'y accéder par toute monture convenable et provision — d'où ce terme applicable à toutes les montures présentes et futures : des signes du Coran, ses jugements valant pour tout temps et tout état, le parfait ordre impossible sans eux. Qui s'y soumet et s'en acquitte est des guidés croyants ; qui mécroit et n'assume pas le pèlerinage de Sa Maison est hors de la religion : {quiconque mécroit : Allah est riche des mondes}.

Verset 97

Allah informe de la grandeur de Sa Maison sacrée : la première des maisons qu'Allah posa sur terre pour Son adoration et l'établissement de Son rappel ; les bénédictions, sortes de guidées, intérêts et profits variés pour les mondes qu'elle contient, et l'abondante faveur ; les signes clairs qui rappellent les stations d'Abraham l'Ami et ses déplacements au pèlerinage, et après lui les stations du seigneur des messagers et leur imam ; et la sécurité : qui y entre est en sécurité par le décret, croyant par la loi et la religion. La contenant ces choses — en résumé, les détails étant multiples —, Allah obligea son pèlerinage aux responsables capables d'y parvenir : capables d'y accéder par toute monture convenable et provision — d'où ce terme applicable à toutes les montures présentes et futures : des signes du Coran, ses jugements valant pour tout temps et tout état, le parfait ordre impossible sans eux. Qui s'y soumet et s'en acquitte est des guidés croyants ; qui mécroit et n'assume pas le pèlerinage de Sa Maison est hors de la religion : {quiconque mécroit : Allah est riche des mondes}.

Verset 98

Après avoir établi les preuves contre les gens du Livre — qui connaissaient auparavant le Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — comme leurs propres fils —, Il blâma leurs obstinés de mécréance aux versets d'Allah et de détournement de la création de la voie d'Allah, leur commun suivant leurs savants : Allah sait leurs états et les rétribuera de la plus entière rétribution.

Verset 99

Après avoir établi les preuves contre les gens du Livre — qui connaissaient auparavant le Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — comme leurs propres fils —, Il blâma leurs obstinés de mécréance aux versets d'Allah et de détournement de la création de la voie d'Allah, leur commun suivant leurs savants : Allah sait leurs états et les rétribuera de la plus entière rétribution.

Verset 100

Après les preuves contre les gens du Livre et le blâme de leur mécréance et obstination, Il avertit Ses serviteurs croyants de s'y laisser prendre, et leur exposa que ce parti d'entre eux est empressé à vous nuire et à vous faire revenir à la mécréance après la foi. Mais, à Allah la louange, vous, ô croyants, après qu'Allah vous a comblés de la religion, que vous avez vu ses signes, ses beautés, ses mérites et ses faveurs, et qu'en vous est le messager d'Allah qui vous a dirigés vers tous vos intérêts, et que vous vous êtes agrippés à Allah et à Son câble — Sa religion — : il est impossible qu'ils vous détournent de votre religion : la religion bâtie sur ces fondements et piliers à l'assise ferme, aux lumières rayonnantes, attire les cœurs, saisit les poitrines, mène les serviteurs au plus haut but et au meilleur désir. {Quiconque s'agrippe à Allah} — s'en remet à Lui, se réfugie en Sa protection — {est guidé vers un droit chemin} : exhortation à s'agripper à Lui, voie du salut et de la guidée.

Verset 101

Après les preuves contre les gens du Livre et le blâme de leur mécréance et obstination, Il avertit Ses serviteurs croyants de s'y laisser prendre, et leur exposa que ce parti d'entre eux est empressé à vous nuire et à vous faire revenir à la mécréance après la foi. Mais, à Allah la louange, vous, ô croyants, après qu'Allah vous a comblés de la religion, que vous avez vu ses signes, ses beautés, ses mérites et ses faveurs, et qu'en vous est le messager d'Allah qui vous a dirigés vers tous vos intérêts, et que vous vous êtes agrippés à Allah et à Son câble — Sa religion — : il est impossible qu'ils vous détournent de votre religion : la religion bâtie sur ces fondements et piliers à l'assise ferme, aux lumières rayonnantes, attire les cœurs, saisit les poitrines, mène les serviteurs au plus haut but et au meilleur désir. {Quiconque s'agrippe à Allah} — s'en remet à Lui, se réfugie en Sa protection — {est guidé vers un droit chemin} : exhortation à s'agripper à Lui, voie du salut et de la guidée.

Verset 102

Ces versets contiennent l'exhortation d'Allah à Ses serviteurs croyants à remercier Ses immenses faveurs : Le craindre de Sa vraie crainte, s'acquitter de Son obéissance et délaisser Sa désobéissance, en sincères, établir leur religion et s'agripper au câble qu'Il leur a tendu et fait cause entre eux et Lui : Sa religion et Son livre, s'unir là-dessus sans se diviser, et y demeurer jusqu'à la mort. Il leur rappelle ce qu'ils étaient avant cette faveur : des ennemis dispersés — Il les réunit par cette religion, accorda leurs cœurs, en fit des frères ; ils étaient au bord d'une fosse de Feu — Il les sauva du malheur et leur ouvrit la voie du bonheur : c'est pourquoi {Allah vous expose Ses signes afin que vous soyez guidés} — vers la gratitude et l'agrippement à Son câble. Il leur commanda de parfaire cet état par la cause la plus forte d'établir leur religion : qu'un groupe s'en charge, réalisant la suffisance, {appelant au bien} : la religion, ses fondements, ses détails et ses lois, {commandant le convenable} : ce dont la bonté est connue en loi et raison, {interdisant le blâmable} : ce dont la laideur est connue en loi et raison — {et ceux-là sont les bienheureux} : obtenant tout but, sauvés de toute crainte. Entrent en ce groupe les gens du savoir et de l'enseignement, ceux qui se chargent de la prédication et de l'exhortation des gens en général et en détail, et les contrôleurs publics (muḥtasib) qui font observer aux gens les prières, la zakāt et les lois de la religion et les détournent des blâmables : quiconque appelle les gens au bien, en général ou en particulier, ou se charge d'un conseil public ou privé, entre en ce noble verset. Puis Il leur interdit la voie des divisés, à qui vinrent la religion et les preuves exigeant de s'y tenir et de s'unir, et qui se divisèrent, divergèrent et devinrent des sectes — non par ignorance et égarement, mais par science, mauvais dessein et tyrannie des uns sur les autres : {à ceux-là un immense châtiment} — puis Il exposa quand vient ce châtiment :

Verset 103

Ces versets contiennent l'exhortation d'Allah à Ses serviteurs croyants à remercier Ses immenses faveurs : Le craindre de Sa vraie crainte, s'acquitter de Son obéissance et délaisser Sa désobéissance, en sincères, établir leur religion et s'agripper au câble qu'Il leur a tendu et fait cause entre eux et Lui : Sa religion et Son livre, s'unir là-dessus sans se diviser, et y demeurer jusqu'à la mort. Il leur rappelle ce qu'ils étaient avant cette faveur : des ennemis dispersés — Il les réunit par cette religion, accorda leurs cœurs, en fit des frères ; ils étaient au bord d'une fosse de Feu — Il les sauva du malheur et leur ouvrit la voie du bonheur : c'est pourquoi {Allah vous expose Ses signes afin que vous soyez guidés} — vers la gratitude et l'agrippement à Son câble. Il leur commanda de parfaire cet état par la cause la plus forte d'établir leur religion : qu'un groupe s'en charge, réalisant la suffisance, {appelant au bien} : la religion, ses fondements, ses détails et ses lois, {commandant le convenable} : ce dont la bonté est connue en loi et raison, {interdisant le blâmable} : ce dont la laideur est connue en loi et raison — {et ceux-là sont les bienheureux} : obtenant tout but, sauvés de toute crainte. Entrent en ce groupe les gens du savoir et de l'enseignement, ceux qui se chargent de la prédication et de l'exhortation des gens en général et en détail, et les contrôleurs publics (muḥtasib) qui font observer aux gens les prières, la zakāt et les lois de la religion et les détournent des blâmables : quiconque appelle les gens au bien, en général ou en particulier, ou se charge d'un conseil public ou privé, entre en ce noble verset. Puis Il leur interdit la voie des divisés, à qui vinrent la religion et les preuves exigeant de s'y tenir et de s'unir, et qui se divisèrent, divergèrent et devinrent des sectes — non par ignorance et égarement, mais par science, mauvais dessein et tyrannie des uns sur les autres : {à ceux-là un immense châtiment} — puis Il exposa quand vient ce châtiment :

Verset 104

Ces versets contiennent l'exhortation d'Allah à Ses serviteurs croyants à remercier Ses immenses faveurs : Le craindre de Sa vraie crainte, s'acquitter de Son obéissance et délaisser Sa désobéissance, en sincères, établir leur religion et s'agripper au câble qu'Il leur a tendu et fait cause entre eux et Lui : Sa religion et Son livre, s'unir là-dessus sans se diviser, et y demeurer jusqu'à la mort. Il leur rappelle ce qu'ils étaient avant cette faveur : des ennemis dispersés — Il les réunit par cette religion, accorda leurs cœurs, en fit des frères ; ils étaient au bord d'une fosse de Feu — Il les sauva du malheur et leur ouvrit la voie du bonheur : c'est pourquoi {Allah vous expose Ses signes afin que vous soyez guidés} — vers la gratitude et l'agrippement à Son câble. Il leur commanda de parfaire cet état par la cause la plus forte d'établir leur religion : qu'un groupe s'en charge, réalisant la suffisance, {appelant au bien} : la religion, ses fondements, ses détails et ses lois, {commandant le convenable} : ce dont la bonté est connue en loi et raison, {interdisant le blâmable} : ce dont la laideur est connue en loi et raison — {et ceux-là sont les bienheureux} : obtenant tout but, sauvés de toute crainte. Entrent en ce groupe les gens du savoir et de l'enseignement, ceux qui se chargent de la prédication et de l'exhortation des gens en général et en détail, et les contrôleurs publics (muḥtasib) qui font observer aux gens les prières, la zakāt et les lois de la religion et les détournent des blâmables : quiconque appelle les gens au bien, en général ou en particulier, ou se charge d'un conseil public ou privé, entre en ce noble verset. Puis Il leur interdit la voie des divisés, à qui vinrent la religion et les preuves exigeant de s'y tenir et de s'unir, et qui se divisèrent, divergèrent et devinrent des sectes — non par ignorance et égarement, mais par science, mauvais dessein et tyrannie des uns sur les autres : {à ceux-là un immense châtiment} — puis Il exposa quand vient ce châtiment :

Verset 105

Ces versets contiennent l'exhortation d'Allah à Ses serviteurs croyants à remercier Ses immenses faveurs : Le craindre de Sa vraie crainte, s'acquitter de Son obéissance et délaisser Sa désobéissance, en sincères, établir leur religion et s'agripper au câble qu'Il leur a tendu et fait cause entre eux et Lui : Sa religion et Son livre, s'unir là-dessus sans se diviser, et y demeurer jusqu'à la mort. Il leur rappelle ce qu'ils étaient avant cette faveur : des ennemis dispersés — Il les réunit par cette religion, accorda leurs cœurs, en fit des frères ; ils étaient au bord d'une fosse de Feu — Il les sauva du malheur et leur ouvrit la voie du bonheur : c'est pourquoi {Allah vous expose Ses signes afin que vous soyez guidés} — vers la gratitude et l'agrippement à Son câble. Il leur commanda de parfaire cet état par la cause la plus forte d'établir leur religion : qu'un groupe s'en charge, réalisant la suffisance, {appelant au bien} : la religion, ses fondements, ses détails et ses lois, {commandant le convenable} : ce dont la bonté est connue en loi et raison, {interdisant le blâmable} : ce dont la laideur est connue en loi et raison — {et ceux-là sont les bienheureux} : obtenant tout but, sauvés de toute crainte. Entrent en ce groupe les gens du savoir et de l'enseignement, ceux qui se chargent de la prédication et de l'exhortation des gens en général et en détail, et les contrôleurs publics (muḥtasib) qui font observer aux gens les prières, la zakāt et les lois de la religion et les détournent des blâmables : quiconque appelle les gens au bien, en général ou en particulier, ou se charge d'un conseil public ou privé, entre en ce noble verset. Puis Il leur interdit la voie des divisés, à qui vinrent la religion et les preuves exigeant de s'y tenir et de s'unir, et qui se divisèrent, divergèrent et devinrent des sectes — non par ignorance et égarement, mais par science, mauvais dessein et tyrannie des uns sur les autres : {à ceux-là un immense châtiment} — puis Il exposa quand vient ce châtiment :

Verset 106

Allah informe de la différence des créatures au Jour de la résurrection en bonheur et malheur : les visages des gens de félicité — qui crurent en Allah, authentifièrent Ses messagers, accomplirent Son ordre et évitèrent Son interdit — blanchissent, et Allah les fait entrer aux jardins et répand sur eux les sortes de grâces, y demeurant à jamais ; les visages des gens de malheur — qui démentirent Ses messagers, désobéirent à Son ordre et divisèrent leur religion en sectes — noircissent, blâmés : {"avez-vous mécru après votre foi ?"} : comment avez-vous préféré la mécréance à la foi — {"goûtez donc le châtiment de ce que vous mécroyiez"}.

Verset 107

Allah informe de la différence des créatures au Jour de la résurrection en bonheur et malheur : les visages des gens de félicité — qui crurent en Allah, authentifièrent Ses messagers, accomplirent Son ordre et évitèrent Son interdit — blanchissent, et Allah les fait entrer aux jardins et répand sur eux les sortes de grâces, y demeurant à jamais ; les visages des gens de malheur — qui démentirent Ses messagers, désobéirent à Son ordre et divisèrent leur religion en sectes — noircissent, blâmés : {"avez-vous mécru après votre foi ?"} : comment avez-vous préféré la mécréance à la foi — {"goûtez donc le châtiment de ce que vous mécroyiez"}.

Verset 108

Allah loue ce qu'Il a raconté à Son prophète de Ses signes, par lesquels s'obtint le discernement du vrai et du faux, des alliés d'Allah et de Ses ennemis, et ce qu'Il a préparé aux uns de récompense et aux autres de châtiment : effet de Sa faveur, Sa justice et Sa sagesse — Il n'a pas lésé Ses serviteurs, ni diminué leurs œuvres, ni châtié quiconque sans sa faute, ni chargé sur lui le poids d'autrui. Ayant mentionné qu'à Lui le commandement et la loi, Il mentionna qu'à Lui la royauté parfaite, la disposition et l'autorité :

Verset 109

{À Allah ce qui est dans les cieux et ce qui est sur terre, et vers Allah les affaires retournent} : Il rétribue le bienfaisant de sa bienfaisance et le malfaisant de sa désobéissance. Allah mentionne souvent Ses trois jugements ensemble, faisant savoir à Ses serviteurs qu'Il est le Juge absolu : à Lui les jugements décrétaux, les jugements légaux et les jugements rétributifs — le Juge entre Ses serviteurs en ce monde et dans l'autre, toute autre créature étant jugée, ne disposant de rien du commandement.

Verset 110

Préférence d'Allah pour cette communauté par ces causes dont elle se distingua et surpassa toutes les nations : les meilleures des gens pour les gens — conseil, amour du bien, appel, enseignement, direction, commandement du convenable, interdiction du blâmable, et union du parachèvement des gens et de l'effort pour leurs intérêts autant que possible, avec le parachèvement de soi par la foi en Allah et la tenue des droits de la foi. Si les gens du Livre croyaient à ce que vous avez cru, ils seraient guidés et cela serait mieux pour eux ; mais peu crurent d'entre eux, la plupart sont pervers, sortis de l'obéissance d'Allah et de Son messager, en guerre contre les croyants, employés à leur nuire de tout leur pouvoir — et pourtant ils ne nuiront aux croyants que d'une nuisance de langue ; car s'ils les combattaient, ils tourneraient le dos sans secours. Ce qu'Allah a annoncé advint : quand ils combattirent les musulmans, ils tournèrent le dos et Allah donna aux musulmans la victoire sur eux.

Verset 111

Préférence d'Allah pour cette communauté par ces causes dont elle se distingua et surpassa toutes les nations : les meilleures des gens pour les gens — conseil, amour du bien, appel, enseignement, direction, commandement du convenable, interdiction du blâmable, et union du parachèvement des gens et de l'effort pour leurs intérêts autant que possible, avec le parachèvement de soi par la foi en Allah et la tenue des droits de la foi. Si les gens du Livre croyaient à ce que vous avez cru, ils seraient guidés et cela serait mieux pour eux ; mais peu crurent d'entre eux, la plupart sont pervers, sortis de l'obéissance d'Allah et de Son messager, en guerre contre les croyants, employés à leur nuire de tout leur pouvoir — et pourtant ils ne nuiront aux croyants que d'une nuisance de langue ; car s'ils les combattaient, ils tourneraient le dos sans secours. Ce qu'Allah a annoncé advint : quand ils combattirent les musulmans, ils tournèrent le dos et Allah donna aux musulmans la victoire sur eux.

Verset 112

Allah informe que les juifs furent frappés d'humiliation : craintifs où qu'on les trouve, rien ne les met en sécurité sinon un pacte et une cause de sécurité — se soumettre aux lois de l'islam et reconnaître la jizya, ou un câble {des gens} : étant sous la tutelle et surveillance d'autrui, comme leur état fut vu passé et présent : ils ne purent, au temps récent, établir leur pouvoir provisoire en Palestine qu'avec l'aide des grandes puissances qui leur préparèrent toute voie. {Ils ont encouru la colère d'Allah} : Allah S'est courroucé contre eux et les a punis d'humiliation et misère — la cause : leur mécréance aux versets d'Allah et leur mise à mort des prophètes {sans droit} : non par ignorance, mais tyrannie et obstination. Ces punitions variées leur viennent {de ce qu'ils désobéirent et transgressèrent} : Allah ne les a pas lésés ni punis sans faute : cela leur advient de leur tyrannie, transgression, mécréance, mensonge aux messagers et crimes monstrueux.

Verset 113

Après les déviants des gens du Livre, Il exposa l'état des droits d'entre eux : il en est une communauté tenant les fondements et les détails de la religion, {croyant en Allah et au Jour dernier, commandant le convenable} — tout le bien —, interdisant le blâmable — tout le mal —, comme : {du peuple de Moïse, une communauté qui guide par le vrai et par lui est équitable} —, {s'empressant aux biens} : s'empresser aux biens est un degré au-delà de les faire : description les peignant faisant les biens, s'y empressant et les parachevant de tout obligatoire et recommandé.

Verset 115

Puis Il exposa que tout bien qu'ils firent, peu ou beaucoup, Allah le recevra, issu de foi et sincérité — {Il ne le perdra point} : Il ne niera ni n'annulera leur œuvre — {Allah sait les pieux} : ceux qui ont tenu les biens et délaissé les interdits, visant l'agrément d'Allah et Sa récompense.

Verset 116

Allah exposa que les mécréants qui nièrent Ses versets et démentirent Ses messagers : nul sauveur du châtiment d'Allah, nul profitable, nul intercesseur auprès d'Allah ; leurs biens et enfants, qu'ils destinaient aux duretés et déplaisirs, ne leur serviront de rien ; leurs dépenses en ce monde pour soutenir leur faux s'évanouiront : leur parabole {est comme} une culture qu'un {vent} violent {où est un froid} intense {— ṣirr —} [gel brûlant] ou un feu brûlant frappa et détruisit : par leur injustice — Allah ne les a pas lésés ni punis sans faute : ils se sont lésés eux-mêmes. Semblable à : {Ceux qui ont mécru dépensent leurs biens pour détourner de la voie d'Allah : ils les dépenseront, puis ce sera regret, puis ils seront vaincus}.

Verset 117

Allah exposa que les mécréants qui nièrent Ses versets et démentirent Ses messagers : nul sauveur du châtiment d'Allah, nul profitable, nul intercesseur auprès d'Allah ; leurs biens et enfants, qu'ils destinaient aux duretés et déplaisirs, ne leur serviront de rien ; leurs dépenses en ce monde pour soutenir leur faux s'évanouiront : leur parabole {est comme} une culture qu'un {vent} violent {où est un froid} intense {— ṣirr —} [gel brûlant] ou un feu brûlant frappa et détruisit : par leur injustice — Allah ne les a pas lésés ni punis sans faute : ils se sont lésés eux-mêmes. Semblable à : {Ceux qui ont mécru dépensent leurs biens pour détourner de la voie d'Allah : ils les dépenseront, puis ce sera regret, puis ils seront vaincus}.

Verset 118

Avertissement d'Allah à Ses serviteurs contre l'alliance des mécréants, leur prise pour confidents, intimes et amis, à qui on livre les secrets des croyants. Il éclaira Ses serviteurs croyants sur ce qui oblige de s'en abstenir : {ils n'épargnent aucun mal} : empressés, sans négligence, à vous nuire ; la haine est parue de leurs paroles et glissements de langue, et ce que cachent leurs poitrines de haine et inimitié est {plus grand} que ce qui vous est apparu de leurs paroles et actes. Si vous avez compréhension et raison, Allah vous a éclairés sur leur affaire. Et quel motif d'aimance et d'alliance, alors que vous savez d'eux la immense déviation en religion et en réponse à votre bienfaisance ? Vous êtes droits sur les religions des messagers, croyant en tout messager envoyé par Allah et tout livre descendu par Lui, et eux mécroient aux plus grands livres et aux plus nobles messagers ; vous leur prodiguez compassion et amour dont ils ne remboursent pas le moindre peu : comment les aimer, eux qui ne vous aiment pas, vous caressent et vous flattent hypocritement — à votre rencontre ils {disent : nous croyons ; et une fois seuls} avec les leurs, {ils rongent sur vous les doigts} de rage et de haine contre vous et votre religion ? Allah dit : {Dis : mourez de rage} : vous verrez de la gloire de l'islam et de l'abaissement de la mécréance ce qui vous afflige, et vous mourrez de rage, sans atteindre la guérison de ce que vous visez. {Allah sait ce que contiennent les poitrines} : c'est pourquoi Il a exposé à Ses serviteurs croyants ce que recèlent les poitrines des ennemis de la religion, mécréants et hypocrites.

Verset 120

{Si une bonne vous touche} — gloire, victoire, santé, bien —, {elle les afflige ; et si un mal vous atteint} — supériorité de l'ennemi ou quelque épreuve mondaine —, {ils s'en réjouissent} : description de l'ennemi à l'inimitié extrême. Après avoir exposé leur ardente inimitié et leurs traits abjects, Il commanda à Ses serviteurs croyants la patience et la piété : s'ils s'en acquittent, la ruse de leurs ennemis ne leur nuira en rien — Allah les cerne, eux, leurs œuvres et les ruses qu'ils trament contre vous ; Il vous a promis, si vous tenez la piété, qu'ils ne vous nuiront en rien : ne doutez pas de cela.

Verset 121

C'est le jour d'Uḥud : le Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — sortit avec les musulmans quand les associateurs, en leur ensemble, arrivèrent près d'Uḥud : il les établit à leurs places, les rangea à leurs postes, les organisa d'une organisation merveilleuse, preuve de la perfection de son avis et de sa maîtrise complète des sciences du gouvernement, comme il était parfait en toutes stations. {Allah est audient, savant} : rien de vos affaires ne Lui échappe.

Verset 122

{Quand deux groupes d'entre vous faillirent défaillir} — les Banū Salāma et les Banū Ḥāritha —, mais le Créateur les prit en charge par Sa finesse, Son soin et Sa réussite. {C'est sur Allah que les croyants doivent s'en remettre} : s'ils s'en remettent à Lui, Il les suffit, les aide et les préserve de ce qui nuit à leur religion et leur monde. En ce verset et ses pareils : l'obligation du tawakkul (tawakkul) [confiance en Allah], proportionnée à la foi du serviteur ; le remise : l'appui du serviteur sur son Seigneur pour obtenir ses bénéfices et repousser ses nuisances. Après leur état à Uḥud et l'épreuve qui les atteignit, Il y inséra le rappel de Sa victoire et Sa faveur le jour de Badr, pour qu'ils remercient leur Seigneur et que ceci allège cela :

Verset 123

{Quand Allah vous secourut à Badr, alors que vous étiez humiliés} : en nombre et équipement — ils étaient trois cents et quelque, pauvres de montures et d'armes, l'ennemi approchant mille en pleine puissance — {craignez donc Allah, afin que vous soyez reconnaissants} envers Celui qui vous a comblés de Sa victoire.

Verset 124

{Quand tu disais} aux croyants, en heureuse annonce et affermissement de leur courage : {"Ne vous suffit-il pas que votre Seigneur vous renforce de trois mille anges descendus ?"}

Verset 125

{"Si : si vous patientez et craignez Allah, et qu'ils vous viennent aussitôt de leur assaut, votre Seigneur vous renforcera de cinq mille anges marqués"} : porteurs de la marque des braves. On divergea : ce renfort fut-il combat direct des anges, comme certains le dirent, ou fermeté d'Allah à Ses serviteurs croyants et jet de l'effroi dans les cœurs des associateurs, comme beaucoup d'exégètes — à preuve :

Verset 126

{"Allah ne l'a fait que bonne annonce pour vous, et pour que vos cœurs s'y apaisent — nul secours que de la part d'Allah, le Puissant, le Sage"} : les causes ne sont pas ce sur quoi le serviteur s'appuie : il s'appuie sur Allah ; les causes et leur abondance ne sont qu'apaisement des cœurs et constance dans le bien.

Verset 127

{"Pour trancher un pan de ceux qui ont mécru ou les accabler, qu'ils s'en retournent déçus"} : le secours d'Allah à Ses serviteurs croyants n'est que trancher un pan des mécréants ou les faire revenir pleins de rage sans obtenir de bien — comme Il les renvoya le jour de la Tranchée, venus en pleine force, renvoyés par Allah rages et déçus.

Verset 128

Quand il fut atteint — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — le jour d'Uḥud, ses incisives brisées et la tête entaillée, il disait : « Comment réussirait un peuple qui a entaillé le visage de son prophète et brisé ses incisives ? » Et Allah fit descendre ce verset, établissant que l'affaire est toute à Allah, et que le Messager — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — ne dispose de rien du commandement : serviteur parmi les serviteurs d'Allah, tous sous la servitude de leur Seigneur, administrés, non administrant. Ceux contre qui tu invoques, ô Messager, ou dont tu éloignes la réussite et la guidée : s'Il veut, Il leur accorde le repentir et les rend capables d'entrer dans l'islam — et Il le fit : la plupart d'entre eux, Allah les guida et ils se soumirent ; s'Il veut, Il les châtie : ils sont injustes, méritant les punitions d'Allah et Son châtiment.

Verset 129

Allah informe que Lui dispose du monde supérieur et inférieur : Il agrée le repentir de qui Il veut et lui pardonne, abandonne qui Il veut et le châtie. {Allah est pardonneur, miséricordieux} : de Ses attributs inséparables, la perfection du pardon et de la miséricorde et l'existence de leurs effets en la création et le commandement : Il pardonne aux repentis et fait miséricorde à qui réalise les causes de la miséricorde : {obéissez à Allah et au Messager, afin qu'il vous soit fait miséricorde}. * * * Deuxième volume du Taysīr al-Karīm al-Raḥmān fī tafsīr kalām al-Mannān [La facilité du Noble Miséricordieux en commentaire de la parole du Bienfaiteur], de son compilateur indigent d'Allah, 'Abd al-Raḥmān ibn Nāṣir ibn 'Abdallāh ibn Sa'dī — qu'Allah lui fasse miséricorde, ainsi qu'à ses parents et à tous les musulmans et musulmanes, vivants et trépassés, par Ta miséricorde, ô le plus miséricordieux des miséricordieux, amen. Au nom d'Allah le Tout Miséricordieux le Très Miséricordieux, et par Lui nous cherchons aide, et sur Lui nous nous appuyons : Seigneur, rends aisé et aide, ô Généreux. Louange à Allah : nous Le célébrons, cherchons Son aide et Son pardon, et nous cherchons refuge auprès d'Allah contre le mal de nos âmes et les mauvaises actions de nos œuvres : quiconque Allah guide, nul ne l'égare ; quiconque Il égare, nul ne le guide. J'atteste qu'il n'est de divinité qu'Allah, seul sans associé, et j'atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — et qu'Il lui donne abondamment la paix. Allah — exalté soit-Il — dit :

Verset 130

Il a été dit en préambule de ce commentaire : au serviteur d'observer les commandements et interdictions en soi et en autrui : quand Allah lui commande une chose, il lui faut d'abord connaître sa limite et ce qui lui est commandé, pour pouvoir l'accomplir ; la connaissant, s'appliquer et demander l'aide d'Allah pour l'accomplir en soi et en autrui selon sa capacité. De même pour une interdit : connaître sa limite, ce qui y entre et n'y entre pas, puis s'appliquer et demander l'aide de son Seigneur pour le délaisser — et cela en tous commandements et interdits divins. Ces nobles versets contiennent commandements et traits de bien qu'Allah commanda, exhorta à faire, et dont Il annonça la rétribution, et interdits qu'Il exhorta à délaisser. La sagesse — Allah sait mieux — d'insérer ces versets au fil de l'histoire d'Uḥud : Il a promis à Ses serviteurs croyants que, s'ils patientent et craignent, Il les secourt contre leurs ennemis et abandonne les ennemis : {si vous patientez et craignez Allah, leur ruse ne vous nuira en rien} — puis {si vous patientez et craignez Allah et qu'ils vous viennent de leur assaut, votre Seigneur vous renforcera...} et les versets. Les âmes ont désiré connaître les traits de la piété par lesquels s'obtiennent victoire, réussite et bonheur : Allah mentionna en ces versets les plus importants traits de la piété : qui les tient tient les autres à plus forte raison — à preuve qu'Il mentionna le terme piété trois fois : une absolu — {préparée pour les pieux} — et deux restreintes : {craignez Allah} et {craignez le Feu}. Sa parole {Ô vous qui croyez} : partout dans le Coran, {Ô vous qui croyez, faites ou délaissez ceci} indique que la foi est la cause appelant et exigeant d'accomplir le commandement et d'éviter l'interdiction, la foi étant l'adhésion parfaite à ce qu'il faut authentifier, entraînant les œuvres des membres. Il leur interdit l'usure multipliée et doublée : la coutume de la Jāhiliyya et de qui néglige les ordres légaux : l'échéance venue, le débiteur gêné ne pouvant rien rendre : « paie, ou nous prolongeons le terme et accroissons ta dette » — le pauvre poussé à bout s'engageait, pour son repos immédiat, et sa dette croissait au multiple sans profit. {Doublée et multipliée} : allusion à l'horreur par l'ampleur, et à la sagesse de l'interdiction : Allah l'a interdite pour l'injustice qu'elle contient : Il a prescrit le délai au gêné et le maintien de sa dette sans accroissement : lui imposer plus est injustice doublée — au croyant pieux d'y renoncer et de ne point l'approcher, l'abandonner étant des exigences de la piété, la réussite suspendue à la piété : {craignez Allah afin que vous réussissiez}.

Verset 131

{Et craignez le Feu préparé pour les mécréants} : en délaissant ce qui y mène — mécréance et désobéissances en leurs degrés : toutes les désobéissances, surtout les majeures, mènent à la mécréance, et en relèvent — le Feu ayant été préparé pour ses gens : délaisser les désobéissances sauve du Feu et préserve de la colère du Tout-Puissant ; les œuvres de bien et l'obéissance entraînent l'agrément du Miséricordieux, l'entrée aux jardins et l'obtention de la miséricorde :

Verset 132

{Et obéissez à Allah et au Messager} — accomplir les commandements, éviter les interdits — {afin qu'il vous soit fait miséricorde} : l'obéissance à Allah et à Son messager est des causes de la miséricorde : {Ma miséricorde embrasse toute chose : Je l'écrirai pour ceux qui craignent et acquittent la zakāt...} et les versets.

Verset 133

Puis Il commanda de s'empresser vers Son pardon et de saisir Son paradis, dont la largeur est celle des cieux et de la terre — que dire de sa longueur ! — préparé pour les pieux : eux ses gens, et les œuvres de piété y mènent.

Verset 134

Puis Il décrivit les pieux et leurs œuvres : {qui dépensent dans l'aisance et la gêne} : à l'aise, ils abondent en dépense ; gênés, ils ne méprisent aucun bien, si petit ; {et retiennent leur rage} : si autrui leur cause un tort excitant leur rage — le remplissage de leurs cœurs d'un courroux exigeant la vengeance en parole et acte —, ils n'agissent pas selon la nature humaine : ils retiennent la rage des cœurs et s'abstiennent de rendre le mal à qui leur en fit. {Et pardonnent aux gens} : pardonner à quiconque t'a nui en parole ou acte — le pardon excelle la retenue : abandonner la sanction avec mansuétude envers l'offenseur, ce qui n'est que de qui se pare des beaux caractères et se dépouille des vils, de qui commerce avec Allah et pardonne à Ses serviteurs par miséricorde et bienfaisance, répugnant le mal pour eux, pour qu'Allah lui pardonne et que sa récompense soit sur son Seigneur Généreux, non sur le serviteur pauvre : {quiconque pardonne et répare : sa récompense est sur Allah}. Puis un état plus général, plus beau, plus haut et plus noble : la bienfaisance : {Allah aime les bienfaisants} — de deux sortes : envers le Créateur et envers la créature. Envers le Créateur, le Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — l'a définie : « adorer Allah comme si tu Le voyais : si tu ne Le vois pas, Lui te voit. » Envers la créature : faire parvenir le bien religieux et mondain et repousser le mal religieux et mondain : y entrent le commandement du convenable, l'interdiction du blâmable, enseigner l'ignorant, exhorter l'insouciant, conseiller le commun et l'élite, œuvrer à unir la communauté et faire parvenir aumônes et dépenses obligatoires et recommandées selon leurs états et descriptions — y entrent donner libéralement, retenir le mal et endurer le mal, comme Allah décrivit les pieux en ces versets : qui tient ces choses tient le droit d'Allah et de Ses serviteurs. Puis leurs excuses à leur Seigneur de leurs fautes :

Verset 135

{Et ceux qui, quand ils ont fait une turpitude ou lésé leurs âmes} — une grande mauvaise action ou moins —, s'empressent au repentir et à l'imploration du pardon, se souviennent de leur Seigneur, de Sa menace aux désobéissants et Sa promesse aux pieux, Lui demandent pardon des fautes et couverture des défauts, avec cessation et regret : {et ne persévèrent pas en ce qu'ils ont fait, sachant}.

Verset 136

{Ceux-là} — décrits par ces qualités — {leur récompense est pardon de leur Seigneur} écartant tout danger, {et des jardins sous lesquels coulent les rivières} : félicité durable, joie, allégresse, splendeur, bien, palais et demeures hautes et élégantes, arbres fruitiers magnifiques, rivières courantes en ces demeures bonnes — {y demeurant} sans en partir ni en vouloir d'autres, sans que change leur félicité — {et excellente récompense des œuvrants} : ils ont œuvré peu pour Allah et sont récompensés beaucoup : au matin, le peuple loue la marche de nuit ; à la rétribution, l'œuvrant trouve sa récompense complète et entière. Ces nobles versets sont des preuves des gens de la Sunna et du consensus que les œuvres entrent en la foi, contrairement aux murji'a [partisans du report de l'œuvre hors de la foi] — la preuve se complète par ce qu'Il dit

Verset 137

Ces nobles versets, et ce qui suit de l'histoire d'Uḥud : Allah console Ses serviteurs croyants et les apaise, informant que passèrent avant eux générations et nations nombreuses, éprouvées ; les croyants d'entre elles furent testés par le combat des mécréants : ils ne cessèrent d'alternar et de lutter jusqu'à ce qu'Allah donnât l'issue aux pieux et la victoire à Ses serviteurs croyants, la supériorité revenant aux négateurs qu'Allah abandonna en secourant Ses messagers et leurs suiveurs. {Voyagez donc sur terre} de vos corps et de vos cœurs, {et regardez comment fut l'issue des négateurs} : vous ne les trouverez que châtiés des punitions terrestres, leurs demeures vides, leur perte claire à chacun, leur gloire et royauté parties, leur faste et fierté disparus — n'est-ce pas la plus grande preuve et le plus grand témoin de la véracité de ce qu'ont apporté les messagers, et de la sagesse d'Allah par laquelle Il éprouve Ses serviteurs pour les tester et distinguer le véridique du menteur ?

Verset 138

{Ceci est une exposition pour les gens} : indication manifeste exposant aux gens le vrai du faux et les gens de félicité des gens de malheur — allusion à ce qu'Allah a fait aux négateurs — {et guidée et exhortation pour les pieux} : eux en profitent, les guidant à la voie de la droiture, exhortant et détournant du chemin de l'égarement ; quant au reste des gens, exposition dressant contre eux la preuve, pour que périsse qui périt en claire connaissance. On peut aussi comprendre l'allusion de {ceci est une exposition pour les gens} au immense Coran et au Sage Rappel : exposition pour les gens en général, guidée et exhortation pour les pieux en particulier — les deux sens sont vrais.

Verset 139

Allah dit, encourageant Ses serviteurs croyants, affermissant leurs résolutions et exaltant leurs ambitions : {ne défaillez pas et ne vous affligez pas} : ne défaillez pas, ne faiblissez pas en vos corps, et ne vous affligez pas en vos cœurs de l'épreuve qui vous a atteints : l'affliction des cœurs et la défaillance des corps sont pour vous surcroît d'épreuve et aide de votre ennemi — encouragez vos cœurs, affermissez-les, repoussez-en l'affliction, raidissez-vous au combat de votre ennemi. La défaillance et l'affliction ne conviennent ni ne siéent à qui est le haut en la foi, l'espérance du secours d'Allah et de Sa récompense : au croyant qui recherche ce qu'Allah a promis de rétribution terrestre et dernière, cela ne sied pas : {et vous êtes les plus hauts, si vous êtes croyants}. Puis Il les consola de la défaite et exposa les immenses sagesses qui s'ensuivent :

Verset 140

{Si une blessure vous touche, une blessure pareille a touché ce peuple} : égaux dans la blessure, mais vous espérez d'Allah ce qu'ils n'espèrent pas : {si vous souffrez, ils souffrent comme vous souffrez, et vous espérez d'Allah ce qu'ils n'espèrent pas}. Et parmi les sagesses : ce monde, Allah en donne au croyant et au mécréant, au probe et au scélérat : Allah fait alterner les jours entre les gens — un jour à ce parti, un jour à l'autre — car ce bas monde s'achève et périt, à la différence de la Dernière Demeure, pure aux croyants. {Et qu'Allah connaisse ceux qui ont cru} : sagesse aussi : Il éprouve Ses serviteurs par la défaite et l'épreuve pour distinguer le croyant de l'hypocrite — si la victoire demeurait aux croyants en toute rencontre, entrerait dans l'islam qui ne le veut pas ; l'épreuve survenant par fois, se distingue le vrai croyant qui désire l'islam dans l'adversité et l'aisance, la gêne et la facilité, de qui n'est pas tel — {et prenne de vous des témoins} (chuhadā') [martyrs] : sagesse aussi : le témoignage est auprès d'Allah des plus hauts rangs, qu'on n'obtient qu'en réalisant ses causes : miséricorde d'Allah envers Ses serviteurs croyants, de leur destiner les causes que les âmes répugnent, pour leur donner ce qu'elles aiment des rangs élevés et de la félicité durable. {Allah n'aime pas les injustes} — qui ont lésé leurs âmes en s'abstenant du combat dans Sa voie, avec allusion au blâme des hypocrites, haïs d'Allah, qu'Il retint du combat dans Sa voie : s'ils avaient voulu sortir, ils auraient préparé préparation — Allah a répugné leur départ, les a retenus : « Asseyez-vous avec les assis. »

Verset 141

{Et qu'Allah épure ceux qui ont cru} : sagesse aussi : Allah épure par là les croyants de leurs fautes et défauts — preuve que le témoignage et le combat dans la voie d'Allah effacent les fautes et ôtent les défauts — et les épure des hypocrites : ils s'en débarrassent et connaissent le croyant de l'hypocrite. Sagesse aussi : Il le décrète pour anéantir les mécréants : cause de leur anéantissement par le châtiment — vainqueurs, ils outragent et croissent en tyrannie sur tyrannie, méritant le châtiment immédiat, par miséricorde envers Ses serviteurs croyants. Puis Allah — exalté soit-Il — dit :

Verset 142

{Ou pensiez-vous entrer au Paradis sans qu'Allah connaisse ceux d'entre vous qui ont lutté et connaisse les patients ?} — interrogation de déni : ne pensez pas, ne vous passe pas par l'esprit, d'entrer au Paradis sans peine et sans endurer les déplaisirs dans la voie d'Allah et la recherche de Son agrément : le Paradis est le plus haut des buts, le meilleur de ce que disputent les émules ; plus le but est grand, plus le moyen et l'œuvre qui y mènent sont grands : on n'atteint le repos qu'en quittant le repos, la félicité qu'en quittant la félicité — mais les déplaisirs de ce monde atteignant le serviteur dans la voie d'Allah, une fois l'âme préparée et entraînée, et l'issue connue, se tournent pour les clairvoyants en dons dont ils se réjouissent sans s'en soucier : faveur d'Allah qu'Il donne à qui Il veut. Puis Il leur reprocha leur manque de patience en une affaire qu'ils souhaitaient et désiraient :

Verset 143

{Vous souhaitiez la mort avant de l'affronter} : beaucoup de compagnons — qu'Allah les agrée — privés de Badr souhaitaient qu'Allah les fît assister à une rencontre où dépenser leur effort. Allah leur dit : {vous l'avez vu} — ce que vous souhaitiez, de vos yeux — {et vous regardiez} : qu'avez-vous à délaisser la patience ? État qui ne convient ni ne sied, surtout à qui a souhaité et obtenu son souhait : il lui incombe de dépenser l'effort et d'épuiser le possible. Preuve qu'il n'est pas blâmable de souhaiter le martyre : Allah les a agréés dans leur souhait et ne l'a pas désavoué — Il leur a reproché seulement de n'en pas faire l'œuvre. Et Allah sait mieux. Puis Allah — exalté soit-Il — dit :

Verset 144

Allah dit : {Muhammad n'est qu'un messager ; avant lui passèrent les messagers} : il n'est pas une nouveauté parmi les messagers, il est du genre de ses prédécesseurs, dont la fonction est de transmettre la mission de leur Seigneur et exécuter Ses ordres — ils n'immortalisent point, et leur survie n'est pas condition de l'obéissance aux ordres d'Allah : aux communautés d'adorer leur Seigneur en tout temps et tout état : {s'il meurt ou est tué, retournerez-vous sur vos talons ?} : en délaissant ce qu'il vous a apporté — foi, combat et autre. Allah dit : {quiconque retourne sur ses talons ne nuira en rien à Allah} : il ne nuit qu'à soi — Allah se passe de lui, établira Sa religion et glorifiera Ses serviteurs croyants. Ayant blâmé qui retourna sur ses talons, Il loua qui tint ferme avec Son messager et obéit à son Seigneur : {Allah rétribuera les reconnaissants} — la gratitude n'étant que la tenue de la servitude d'Allah en tout état. En ce noble verset, la direction d'Allah à Ses serviteurs d'être en un état où la perte d'un chef, si grand soit-il, ne les ébranle ni dans leur foi ni en ses exigences — ce qui requiert, en chaque affaire de la religion, une pluralité de capables : l'un manquant, un autre se lève ; et que les croyants en général visent l'établissement de la religion d'Allah et son combat selon le possible, sans viser un chef plutôt qu'un chef : ainsi leur affaire s'établit et leurs choses se tiennent droites. En ce verset aussi : la plus grande preuve de la vertu du plus grand véridique, Abū Bakr, et de ses compagnons qui combattirent les apostats après le messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : eux sont les seigneurs des reconnaissants.

Verset 145

Puis Il informa que toutes les âmes sont accrochées à leurs échéances, par permission, décret et jugement d'Allah : à qui le décret destine la mort, il meurt, même sans cause ; à qui Il veut survivre, dussent toutes les causes survenir, elles ne lui nuiraient pas avant son terme : Allah l'a jugé, décrété et écrit à échéance nommée — venue, ils ne retardent d'une heure ni n'avancent. Puis Il informa qu'Il donne aux gens de la rétribution des deux mondes ce que leur volonté vise : {quiconque veut la rétribution de ce monde, Nous lui en donnons ; et quiconque veut celle de la Dernière Demeure, Nous lui en donnons} : {à tous Nous étendons, de ces dons de ton Seigneur, et le don de ton Seigneur n'est pas interdit ; regarde comme Nous préférons certains d'entre eux à d'autres — et la Dernière Demeure a les degrés plus grands et la préférence plus grande}. {Et Nous rétribuerons les reconnaissants} — sans nommer leur rétribution, pour indiquer son ampleur et sa grandeur, et que la rétribution suit la gratitude, en peu, en beaucoup et en bonté.

Verset 146

Consolation des croyants, exhortation à les imiter et faire comme eux : chose ancienne, la sunna d'Allah y courant : {combien de prophètes} — que de prophète — {avec qui combattirent des troupes nombreuses} (rubūn) [groupe instruits par les prophètes] : des foules de leurs suiveurs, que les prophètes avaient éduqués par la foi et les œuvres pies, atteintes de morts, blessures et autre — {ils ne défaillirent pas de ce qui les atteignit dans la voie d'Allah, ne faiblirent pas et ne s'humilièrent pas} : leurs cœurs ne faiblirent pas, leurs corps ne défaillirent pas, ils ne s'humilièrent pas devant l'ennemi — ils patientèrent, tinrent ferme, enhardirent leurs âmes : {Allah aime les patients}.

Verset 147

Puis Il rapporta leur parole et leur demande de secours à leur Seigneur : {leur parole ne fut que : "Seigneur, pardonne-nous nos fautes et nos excès en notre affaire"} — l'excès : dépasser la limite vers l'interdit : ils savaient que les fautes et l'excès sont des plus grandes causes de l'abandon, et s'en dégager des causes de la victoire : ils demandèrent à leur Seigneur leur pardon. Et sans s'en remettre à leur patience, ils s'appuyèrent sur Allah et Lui demandèrent d'affermir leurs pas à la rencontre des ennemis mécréants et de les secourir : alliant patience et abandon de son contraire, repentir, imploration du pardon et demande de secours à leur Seigneur — Allah les secourut certes et leur donna l'issue en ce monde et dans l'autre :

Verset 148

{Allah leur donna la rétribution de ce monde} — victoire, succès, butin — {et la belle rétribution de la Dernière Demeure} : l'obtention de l'agrément de leur Seigneur et de la félicité durable, exempte de toutes amertumes — cela parce qu'ils Lui offrirent les meilleures œuvres et qu'Il les rétribua de la meilleure rétribution : {Allah aime les bienfaisants} — en l'adoration du Créateur et le commerce avec la création ; et de la bienfaisance : au combat des ennemis, faire comme ces croyants. Puis Allah — exalté soit-Il — dit :

Verset 149

Interdiction d'Allah aux croyants d'obéir aux mécréants — hypocrites et associateurs : s'ils leur obéissent, ils ne veulent pour eux que le mal, visant à les ramener à la mécréance, dont le fruit est déception et perte.

Verset 150

Puis Il informa qu'Il est leur allié et secoureur : information et heureuse annonce : Il prend en charge leurs affaires par Sa finesse et les préserve des sortes de maux — implicitement : l'exhortation à Le prendre seul pour allié et secoureur, à l'exclusion de quiconque.

Verset 151

De Sa prise en charge et Son secours : Sa promesse de jeter dans les cœurs de leurs ennemis mécréants l'effroi — la grande peur qui les empêche de beaucoup de leurs desseins — et Il le fit : les associateurs, après s'être retirés d'Uḥud, délibérèrent : « Comment partirions-nous après les avoir tués et vaincus, sans les anéantir ? » — ils y résolurent ; Allah jeta l'effroi dans leurs cœurs et ils s'en retournèrent déçus. Nul doute : des plus grandes victoires — le secours d'Allah à Ses serviteurs croyants ne sortant pas de deux choses : trancher un pan des mécréants, ou les accabler pour qu'ils reviennent déçus — ceci est du second. Puis la cause de l'effroi : {de ce qu'ils ont associé à Allah ce sur quoi Il n'a point fait descendre d'autorité} : de ce qu'ils ont pris en dehors de Lui comme égaux et idoles, selon leurs passions et volontés corrompues, sans preuve ni argument — coupés de l'alliance de l'Unique Miséricordieux : de là l'associateur, effrayé devant les croyants, sans appui solide, sans refuge aux difficultés et à l'étroitesse — tel son état en ce monde ; dans la Dernière Demeure, plus dur et plus grand : {et leur gîte est le Feu} : leur séjour, sans en sortir — {et quelle détestable demeure que celle des injustes !} : par leur injustice et tyrannie, le Feu devint leur gîte.

Verset 152

C'est-à-dire : {Allah vous a tenu Sa promesse} de victoire, et Il vous les donna jusqu'à vous tourner le dos, et vous vous mîtes à les tuer — jusqu'à devenir cause de perte pour vous-mêmes et aide de vos ennemis contre vous. Quand vint de vous la défaillance (défaillance et abattement) {et que vous disputâtes de l'affaire} — où est le commandement d'Allah de s'unir et ne point diverger — vous divergeâtes : qui dit : restons au poste où le Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — nous plaça ; qui dit : que faisons-nous ici, l'ennemi est en fuite, plus de danger — vous désobéîtes au Messager et délaissâtes son ordre, après qu'Allah vous eut montré ce que vous aimez : la débandade de vos ennemis — car à quiconque Allah accorde ce qu'il aime, l'obligation est plus grande qu'à un autre : obéir à Allah et Son messager, en cet état surtout, et ailleurs en général. {Il en est parmi vous qui veut ce monde} — ceux que cela mena à ce qui advint —, {et il en est parmi vous qui veut la Dernière Demeure} — ceux qui tinrent l'ordre du messager d'Allah et demeurèrent où il fut commandé. {Puis Il vous détourna d'eux} : après cela de vous, Allah détourna vos faces d'eux, la face tournée vers votre ennemi, à titre d'épreuve et de test, pour distinguer le croyant du mécréant, l'obéissant du désobéissant, et vous effacer par cette épreuve ce qui émana de vous : {Il vous a pardonné, et Allah est détenteur de faveur envers les croyants} : immense faveur — l'islam, la guidée à Ses lois, le pardon des fautes, la rétribution des épreuves ; et de Sa faveur : rien de bien ni d'épreuve qu'Il destine aux croyants qui ne soit bien pour eux : à l'aise, s'ils remercient, Il les rétribue des reconnaissants ; dans l'adversité, s'ils patientent, Il les rétribue des patients.

Verset 153

Allah leur rappelle leur état au moment de la fuite du combat et le leur reproche : {quand vous grimpiez} : vous vous pressiez de fuir, {sans vous retourner sur personne} : nul de vous ne se retourne vers nul, le regard ne revient pas — vous n'avez d'autre souci que la fuite et le salut du combat, alors qu'il n'y avait pas grand péril : vous n'étiez pas l'arrière-garde face aux ennemis et au choc — {le Messager vous appelait à votre arrière} : du côté des ennemis, disant : « À moi, serviteurs d'Allah ! » — sans vous arrêter ni vous retourner : la fuite même mérite le blâme, et manquer à l'appel du Messager, qui exige de le préférer à soi, blâme plus grand. {Il vous rétribua d'un chagrin sur un chagrin} : un chagrin suivi d'un chagrin : le chagrin de la victoire manquée et du butin manqué, le chagrin de votre fuite, et un chagrin qui fit oublier tout chagrin : apprendre que Muhammad — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — avait été tué. Mais Allah, par Sa finesse et Son bon regard sur Ses serviteurs, fit de la réunion de ces choses un bien pour Ses serviteurs croyants : {pour que vous ne vous affligiez ni de ce qui vous a échappé} — victoire et succès — {ni de ce qui vous a atteints} — défaite, morts, blessures : quand vous sûtes que le Messager — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — n'était pas tué, ces épreuves vous furent légères, et vous vous réjouîtes de son existence, consolation de toute épreuve. À Allah les secrets et sagesses contenus dans les épreuves ! Tout cela procède de Sa science et Sa parfaite information de vos œuvres, apparences et intérieurs : {Allah est informé de ce que vous faites}. On peut aussi comprendre : Il destina ce chagrin et cette épreuve pour que vos âmes se préparent et s'entraînent à la patience devant les épreuves et support des peines.

Verset 154

{Puis Il fit descendre sur vous, après le chagrin qui vous atteignit, une sécurité, un sommeil couvrant un groupe d'entre vous} : miséricorde, bienfaisance, affermissement des cœurs et surcroît de tranquillité — l'effrayé ne vient pas au sommeil, la peur au cœur ; la peur partie, le sommeil peut venir. Ce groupe favorisé du sommeil : les croyants qui ne visent que la religion d'Allah, l'agrêt d'Allah et de Son messager, l'intérêt de leurs frères musulmans ; quant à l'autre groupe {que leurs propres personnes préoccupaient} — nul souci hors d'elles, par hypocrisie ou foi faible —, le sommeil des autres ne les atteignit pas : {ils disent : "Avons-nous une part de l'affaire ?"} — interrogation de déni : nous n'avons point de part de l'affaire — victoire et triomphe : ils pensèrent mal de leur Seigneur, de Sa religion et de Son prophète, croyant qu'Allah n'achèverait pas l'affaire de Son messager et que cette défaite tranchait et finissait la religion d'Allah. Allah répondit : {Dis : l'affaire est toute à Allah} — embrassant l'ordre décrétal et l'ordre légal : toutes choses par le décret d'Allah et Sa prédestination, leur issue victoire et succès à Ses alliés et obéissants, quoi qu'il leur arrive. {Ils cachent en eux-mêmes ce qu'ils ne t'exposent pas} — puis Il exposa ce qu'ils cachent : {ils disent : "Si nous avions une part de l'affaire"} — si nous avions eu avis et conseil en cette rencontre — {"nous n'aurions pas été tués ici"} : négation, démenti du décret d'Allah, dénigrement de l'avis du messager d'Allah et de ses compagnons, auto-louange — Allah répondit : {Dis : fussiez-vous dans vos maisons}, les plus éloignées des lieux présumés de mort, {ceux pour qui la mort est écrite sortiraient vers leurs couches} : les causes, si grandes, ne profitent que si le décret ne les contredit ; le décret les contredisant, elles ne profitent en rien : ce qu'Allah a écrit au Tableau gardé, mort et vie, s'accomplit. {Et qu'Allah éprouve ce qui est dans vos poitrines} : y tester hypocrisie et foi, foi faible ; {et qu'Il épure ce qui est dans vos cœurs} : des suggestions de Satan et des traits non louables qui en résultèrent. {Allah sait ce que contiennent les poitrines} : Sa science et Sa sagesse exigèrent de destiner les causes par quoi paraissent les secrets des poitrines et des affaires. Puis Allah — exalté soit-Il — dit :

Verset 155

Allah informe de l'état de ceux qui fuirent le jour d'Uḥud et de ce qui causa leur fuite : la suggestion de Satan, qui prit pouvoir sur eux par certaines de leurs fautes — eux-mêmes la introduisirent et le rendirent possible par leurs désobéissances, lesquelles montent et font pénétrer : s'ils s'étaient agrippés à l'obéissance de leur Seigneur, il n'aurait eu sur eux nul pouvoir : {Mes serviteurs : tu n'as point de pouvoir sur eux}. Puis Il informa qu'Il leur pardonna après ce qui exigeait la rigueur — sinon, s'Il les reprenait, Il les anéantirait. {Allah est pardonneur} des fauteurs et errants, par ce qu'Il leur rend possible : repentir, imploration du pardon, épreuves expiatoires ; {indulgent} : Il ne hâte pas le désobéissant, lui donne délai et l'appelle au retour et à venir à Lui ; s'il revient et retourne, Il reçoit et le rend comme si nulle faute n'était advenue de lui. À Allah la louange de Sa bienfaisance !

Verset 156

Allah interdit à Ses serviteurs croyants de ressembler aux mécréants — qui ne croient ni en leur Seigneur ni en Son décret et prédestination, hypocrites et autres — de leur ressembler en quoi que ce soit, et en cette affaire particulière : ils disent de leurs frères en religion ou en lignée, {quand ils se dispersent sur terre} — voyagent pour le commerce — {ou sont en expédition}, puis leur survient mort ou mise à mort : ils objectent au décret : {"s'ils avaient été avec nous, ils ne seraient pas morts, pas été tués"} — mensonge : {Dis : fussiez-vous dans vos maisons, ceux pour qui la mort est écrite sortiraient vers leurs couches} — mais ce démenti ne leur profita pas : Allah fit de cette parole et croyance un regret dans leurs cœurs, accroissant leur épreuve. Les croyants, eux, savent que c'est le décret d'Allah : ils croient et se soumettent : Allah guide leurs cœurs, les affermit et allège l'épreuve. Allah répondit : {Allah donne vie et mort} : Lui seul — nulle prudence n'écarte le décret — ; {Allah voit ce que vous faites} : Il vous rétribuera de vos œuvres et de votre démenti.

Verset 157

Puis Il informa qu'être tué dans Sa voie ou y mourir n'est ni manque ni danger, mais ce dont les émules doivent disputer : voie menant au pardon d'Allah et à Sa miséricorde — mieux que tout ce que les gens de ce monde y rassemblent.

Verset 158

Et les créatures, mortes ou tuées en quelque état, retournent à Allah et aboutissent à Lui : Il rétribue chacun de son œuvre — où fuir sinon vers Allah ? Nul préservateur pour la création que de s'agripper au câble d'Allah.

Verset 159

C'est-à-dire : par miséricorde d'Allah envers toi et tes compagnons, Allah t'a comblé : tu leur as adouci ton côté, abaissé ton aile, été tendre envers eux et de bon caractère : ils se sont réunis autour de toi, t'ont aimé et accompli ton ordre. {Si tu étais rude} : de mauvais caractère, {dur de cœur} : dur, {ils se seraient dispersés autour de toi} : cela les repousse et fait hair qui a ce mauvais caractère. Les beaux caractères du chef en religion attirent les gens à la religion d'Allah et les y encouragent, avec pour leur détenteur louange et récompense propres ; les mauvais caractères du chef en religion détournent les gens de la religion et la leur font hair, avec blâme et punition propres. Ce messager préservé, à qui Allah dit ce qu'Il dit — qu'en est-il d'un autre ? N'est-il pas des plus obligatoires et des plus importants d'imiter ses nobles caractères et de traiter les gens comme il les traite — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — : douceur, bon caractère, concorde, en obéissance au commandement d'Allah et pour attirer les serviteurs d'Allah à la religion d'Allah ? Puis Allah commanda de leur pardonner leur manquement envers lui — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — et d'implorer le pardon pour leur manquement envers Allah : alliant pardon et bienfaisance. {Et consulte-les de l'affaire} : les affaires exigeant consultation, regard et réflexion — la consultation a des profits et intérêts religieux et mondains innombrables : elle est une adoration par laquelle on se rapproche d'Allah ; elle apaise leurs esprits et dissipe ce qui s'installe dans les cœurs aux événements : le détenteur du commandement sur les gens, réunissant gens d'avis et de mérite et les consultant sur un événement, rassure leurs âmes, se fait aimer, ils savent qu'il ne s'isole pas d'eux et ne vise que l'intérêt général de tous : ils dépensent effort et pouvoir à son obéissance, sachant qu'il œuvre aux intérêts du commun — à la différence de l'autre : ils ne l'aiment guère d'amour vrai ni n'obéissent, et s'ils obéissent, d'obéissance imparfaite. La consultation illumine les pensées en les employant à leur fin, accroissant les raisons. Elle produit l'avis juste : le consultant n'erre guère en son fait, et s'il erre ou n'obtient pas son but, il n'est point blâmé. Si Allah dit à Son messager — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix —, le plus parfait des hommes en raison, le plus riche en savoir, au meilleur avis : {consulte-les de l'affaire}, qu'en est-il d'un autre ? Puis : {quand tu as résolu} une affaire après consultation, s'il y avait lieu : {rems-toi à Allah} : appuie-toi sur la puissance et la force d'Allah, quittant ta puissance et ta force : {Allah aime ceux qui se remettent à Lui}, les réfugiés vers Lui.

Verset 160

Si Allah vous renforce de Son secours et Son aide, {nul ne vous vaincra} : dussent s'unir contre vous les gens des contrées et leurs nombres et équipements — Allah n'a point de vainqueur : Il a dompté les serviteurs, tient leurs fronts : nulle bête ne remue sans Sa permission ni ne s'arrête sans Sa permission. {Et s'Il vous abandonne} et vous laisse à vous-mêmes, {qui donc vous secourra après Lui ?} : vous serez abandonnés, dussent toutes les créatures vous aider — implicitement : le commandement de demander le secours d'Allah, s'appuyer sur Lui, quitter sa propre force et puissance : {c'est sur Allah que les croyants doivent se remettre} — l'antéposition marque la restriction : sur Allah remettez-vous, non sur un autre : Lui seul secoureur connu, s'appuyer sur Lui est unicité atteignant le but, s'appuyer sur un autre est association sans profit, nuisible à son détenteur. En ce verset : le commandement du remise à Allah seul, proportionné à la foi du serviteur.

Verset 161

La fraude (ghulūl) [détournement du butin] : dissimuler du butin et trahir en tout bien dont l'homme a la charge — interdite au consensus, des péchés majeurs, à preuve ce noble verset et d'autres textes. Allah informa qu'il ne sied ni ne convient à un prophète de frauder : la fraude étant des plus grands péchés et des pires défauts. Allah a préservé Ses prophètes de tout ce qui les souille et entache, les a faits les meilleurs du monde en caractères, les plus purs en âmes, les plus éprouvés et les meilleurs, les a déclarés transcendants au-dessus de tout défaut, lieu de Sa mission et mine de Sa sagesse : {Allah sait mieux où placer Sa mission} — la seule connaissance de l'un d'eux fait juger leur innocence de tout ce qui les entache, sans besoin de preuve contre les dires de leurs ennemis : connaître leur prophétie entraîne de le repousser — d'où une forme dont l'existence de l'acte est impossible : {il n'appartient pas à un prophète de frauder} : impossible et inconcevable de qui Allah a choisi la prophétie. Puis la menace au fraudeur : {quiconque fraude viendra avec ce qu'il a fraudé au Jour de la résurrection} : le portant sur son dos — bête, bagage ou autre —, en être châtié ; {puis chaque âme sera payée de ce qu'elle a acquise} : le fraudeur et l'autre, chacun payé de sa récompense et de son poids selon son acquis, {et ils ne seront point lésés} : ni aggravés en leurs fautes, ni privés de rien de leurs bonnes actions. Considère la belle précaution de ce noble verset : après la punition du fraudeur venant avec sa fraude, et voulant mentionner le paiement et la rétribution — s'en tenir au fraudeur pouvait suggérer que d'autres œuvrants ne seraient pas payés —, Il vint à un terme général l'embrassant, lui et les autres.

Verset 162

Allah informe qu'ils ne sont pas égaux : qui vise l'agrément de son Seigneur et œuvre à ce qui L'agrée, et qui n'est pas tel, acharné aux désobéissances, courrouçant son Seigneur — ces deux-là ne sont pas égaux en jugement d'Allah, Sa sagesse et les natures des serviteurs d'Allah : {celui qui est croyant est-il comme celui qui est pervers ? Ils ne sont pas égaux} — d'où : {ils sont à des degrés divers auprès d'Allah} : tous diffèrent en degrés et rangs selon la différence de leurs œuvres. Les suiveurs de l'agrément d'Allah s'efforcent aux degrés hauts, rangs et chambres : Allah leur donne de Sa faveur et générosité à la mesure de leurs œuvres ; les suiveurs des courroux d'Allah s'efforcent à descendre aux profondeurs, au plus bas des bas, chacun selon son œuvre — Allah voit leurs œuvres, rien ne Lui échappe : Il les a sues et inscrites au Tableau gardé, et chargé Ses anges probes et nobles de les écrire, garder et tenir.

Verset 163

Allah informe qu'ils ne sont pas égaux : qui vise l'agrément de son Seigneur et œuvre à ce qui L'agrée, et qui n'est pas tel, acharné aux désobéissances, courrouçant son Seigneur — ces deux-là ne sont pas égaux en jugement d'Allah, Sa sagesse et les natures des serviteurs d'Allah : {celui qui est croyant est-il comme celui qui est pervers ? Ils ne sont pas égaux} — d'où : {ils sont à des degrés divers auprès d'Allah} : tous diffèrent en degrés et rangs selon la différence de leurs œuvres. Les suiveurs de l'agrément d'Allah s'efforcent aux degrés hauts, rangs et chambres : Allah leur donne de Sa faveur et générosité à la mesure de leurs œuvres ; les suiveurs des courroux d'Allah s'efforcent à descendre aux profondeurs, au plus bas des bas, chacun selon son œuvre — Allah voit leurs œuvres, rien ne Lui échappe : Il les a sues et inscrites au Tableau gardé, et chargé Ses anges probes et nobles de les écrire, garder et tenir.

Verset 164

Cette faveur d'Allah sur Ses serviteurs est la plus grande, leur fondement : les combler de ce noble messager par qui Allah les sauva de l'égarement et les préserve de la perdition : {Allah a favoredisé les croyants quand Il a suscité parmi eux un messager issu d'eux-mêmes} : ils connaissent sa lignée, son état et sa langue, des leurs et de leur tribu, leur conseiller et compatissant, leur récitant les versets d'Allah, leur enseignant les termes et les sens, {les purifiant} de l'association, des désobéissances, des vices et des mauvais caractères, {et leur enseignant le Livre} — soit le genre du livre, le Coran, et {leur récite Ses versets} viserait les versets cosmiques ; soit l'écriture : faveur de l'enseignement du livre et de l'écriture par lesquels s'atteignent les sciences et se conservent — {et la Sagesse} : la Sunna, sœur du Coran, ou la mise des choses à leur place et la connaissance des secrets de la Loi. Il leur réunit l'enseignement des jugements, ce par quoi ils s'exécutent et ce par quoi s'atteignent leurs fruits : ils surpassèrent en ces immenses choses toutes les créatures et furent des savants seigneuriaux. {Ils étaient avant} la mission de ce messager {dans un égarement manifeste} : ne connaissant pas la voie menant à leur Seigneur ni ce qui épure et purifie les âmes — leur ignorance leur embellissait ce qu'ils faisaient, dussent-là contredire les raisons des mondes !

Verset 165

Consolation d'Allah à Ses serviteurs croyants quand les atteignit ce qui les atteignit à Uḥud — environ soixante-dix tués : vous {avez atteint} des associateurs {le double} [à Badr] : soixante-dix de leurs grands tués, soixante-dix captifs — que l'affaire s'adoucisse et l'épreuve s'allège, vous n'étant pas égaux à eux : vos tués au Paradis, les leurs au Feu. {Vous dites : "D'où nous vient ceci ?"} : d'où nous a atteint ce qui nous a atteints, et la défaite ? {Dis : de vous-mêmes} : quand vous avez disputé et désobéi après qu'Il vous eut montré ce que vous aimez — reprenez-vous du blâme et gardez-vous des causes de perte. {Allah est puissant sur toute chose} : gardez-vous de penser mal d'Allah : Il peut vous secourir, mais Sa sagesse parfaite est dans votre épreuve — qu'Il ait voulu, Il s'en serait vengé, mais pour vous éprouver les uns par les autres.

Verset 166

Puis Il informa que ce qui les atteignit le jour de la rencontre des deux troupes — musulmans et associateurs à Uḥud —, tués et défaite, fut par Sa permission, Son décret et Sa prédestination, sans retour et devant advenir — l'ordre décrétal une fois exécuté, il ne reste que la soumission —, décrété pour des sagesses immenses et des profits considérables, et pour distinguer par là le croyant de l'hypocrite : commandés de combattre, {et qu'il leur fut dit : "Venez, combattez dans la voie d'Allah"} : pour défendre la religion d'Allah et la protéger, et rechercher l'agrément d'Allah — {"ou repoussez"} vos interdits et votre pays, si vous n'avez point d'intention saine —, ils refusèrent et s'excusèrent : {"ils dirent : si nous savions qu'il y ait combat, nous vous suivrions"} : si nous savions qu'il y aurait combat entre vous et eux — ils mentent : ils savaient et étaient convaincus, et chacun savait que ces associateurs, pleins de rage et de fureur contre les croyants pour ce qu'ils en avaient reçu, avaient dépensé leurs biens et rassemblé tous les hommes et équipements possibles, venant en immense armée viser les croyants en leur ville, brûlant de les combattre : en cet état, comment concevoir qu'il n'y ait point de combat ? Surtout que les musulmans sortirent de Médine et se portèrent à eux — impossible — mais les hypocrites crurent que cette excuse prendrait les croyants. Allah dit : {ils étaient ce jour-là à la mécréance plus proches que de la foi, disant de leurs bouches ce qui n'est pas dans leurs cœurs} : marque des hypocrites : montrer en parole et acte ce dont le contraire est caché dans leurs cœurs et secrets — dont leur parole {"si nous savions qu'il y ait combat"} : ils savaient le combat venir. On tire du verset la règle : commettre la moindre des deux corruptions pour repousser la plus grande, et faire le moindre des deux biens en cas d'incapacité du plus grand : les hypocrites furent commandés de combattre pour la religion, sinon de défendre familles et patries. {Allah sait mieux ce qu'ils cachent} : Il l'exposera à Ses serviteurs croyants et les en punira.

Verset 168

{Ceux qui dirent de leurs frères, assis : "s'ils nous avaient obéi, ils n'auraient pas été tués"} : alliant l'absence du combat et l'objection au décret d'Allah et Sa prédestination. Allah répondit : {Dis : repoussez donc de vous-mêmes la mort, si vous êtes véridiques} : ils ne le peuvent ni ne le peuvent. En ces versets : le serviteur peut avoir en lui un trait de mécréance et un trait de foi, et être plus proche de l'un que de l'autre.

Verset 169

Ces nobles versets contiennent la faveur des martyrs et leur noblesse, ce dont Allah les a comblés de Sa faveur et bienfaisance — et, implicitement, la consolation des vivants de leurs tués, leur réconfort et la stimulation au combat dans la voie d'Allah et l'exposition au martyre : {ne compte point ceux qui sont tués dans la voie d'Allah} — au combat des ennemis de la religion, visant d'élever la parole d'Allah — {comme morts} : qu'il ne te passe point par l'esprit qu'ils sont morts, perdus, privés de la jouissance de la vie présente et de sa fleur, dont la crainte de manquer retient du combat et dégoûte du martyre. {Au contraire} : ils ont obtenu plus grand que ce que disputent les émules : {vivants auprès de leur Seigneur}, dans Sa demeure d'honneur — « auprès de leur Seigneur » exigeant l'élévation de leur degré et leur proximité de leur Seigneur —, {attribués} des sortes de félicité dont nul ne connaît la description sinon celui qui les y a comblés.

Verset 170

Et en plus : {joyeux de ce qu'Allah leur a donné de Sa faveur} : satisfaits, les yeux ravis et les âmes joyeuses — tant il est beau, abondant, immense, parfait au goût et sans amertume : Allah leur a réuni la félicité du corps par l'attribution et celle du cœur et de l'esprit par la joie de Sa faveur : félicité et allégresse parfaites. {Et annonceurs} à {ceux qui ne les ont pas rejoints, derrière eux} : ils s'annoncent entre eux l'arrivée de leurs frères non encore venus et qu'ils obtiendront ce qu'ils ont obtenu — {nulle crainte sur eux et ils ne seront point affligés} : ils s'annoncent l'éloignement du danger d'eux et de leurs frères : perfection de la joie.

Verset 171

{Annonceurs d'une faveur d'Allah et d'une grâce} : ils se félicitent entre eux de la plus grande félicité : la faveur, la grâce et la bienfaisance de leur Seigneur — {et qu'Allah ne laisse pas perdre la récompense des croyants} : Il la fait croître, la remercie et y ajoute de Sa faveur ce que leur effort n'atteint pas. En ces versets : la félicité de l'isthme, les martyrs au plus haut lieu auprès de leur Seigneur ; la rencontre des esprits des gens du bien, leurs visites, leurs annonces réciproques.

Verset 172

Le Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — revenu d'Uḥud à Médine, apprit qu'Abū Sufyān et ses associateurs résolvaient de revenir sur Médine : il appela ses compagnons à sortir, et ils sortirent malgré leurs blessures, répondant à Allah et à Son messager, obéissant à Allah et à Son messager. Ils parvinrent à Ḥamrā' al-Asad ; des gens vinrent leur dire : {"les gens se sont rassemblés contre vous"} et les menacer de les anéantir — cela n'accrut en eux que foi en Allah et appui sur Lui : {ils dirent : Allah nous suffit} : Il nous suffit contre tout ce qui nous occupe — {et quel excellent garant} : à qui est déléguée l'administration de Ses serviteurs, qui prend en charge leurs intérêts.

Verset 174

{Ils revinrent} donc {d'une faveur d'Allah et d'une grâce, sans que rien de mal ne les touchât} : la nouvelle vint aux associateurs que le Messager et ses compagnons étaient sortis contre eux et que les absents regrettèrent : Allah jeta l'effroi dans leurs cœurs, ils poursuivirent leur retour à La Mecque, et les croyants revinrent d'une faveur d'Allah et d'une grâce — comblés de la réussite à sortir en cet état et de l'appui sur leur Seigneur ; et Il leur écrivit la récompense d'une expédition complète : pour leur bienfaisance en obéissant à leur Seigneur et Le craignant en évitant Sa désobéissance, immense récompense : faveur d'Allah sur eux.

Verset 175

{Cela n'est que Satan qui effraie ses alliés} : l'effrayeur parmi les effrayeurs des associateurs — ayant dit : {"ils se sont rassemblés contre vous..."} — est un héraut des hérauts de Satan, effrayant par là ses alliés privés de foi ou à la foi faible. {Ne les craignez donc pas, et craignez-Moi, si vous êtes croyants} : ne craignez pas les associateurs, alliés de Satan : leurs fronts sont en la main d'Allah, ils ne disposent que par Son décret ; craignez Allah, qui secourt Ses alliés Le craignant, répondant à Son appel. En ce verset : l'obligation de la crainte d'Allah seul, exigence de la foi — la crainte du serviteur proportionnée à sa foi ; la crainte louable : celle qui retient le serviteur des interdits d'Allah.

Verset 176

Le Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — était empressé envers la création, appliqué à la guider, s'affligeant si elle ne se guidait pas. Allah dit : {que ne t'affligent point ceux qui courent à la mécréance}, dans leur extrême désir et empressement — {ils ne nuiront en rien à Allah} : Allah secourt Sa religion, soutient Son messager, exécute Son ordre sans eux : n'en fais pas cas : ils ne nuisent qu'à eux-mêmes, par la perte de la foi en ce monde et le châtiment douloureux dans l'autre, tant ils sont vils auprès d'Allah, tombés de Son œil, et qu'Il ne veut pas leur donner part dans la Dernière Demeure à Sa récompense : Il les a abandonnés, sans les rendre capables de ce dont Il rend capables Ses alliés ; et qu'Il veuille le bien de quelqu'un, c'est justice et sagesse, sachant qu'ils ne s'épurent pas à la guidée ni n'acceptent la droiture, pour la corruption de leurs caractères et la malice de leur dessein.

Verset 177

Puis Il informa que ceux qui choisirent la mécréance sur la foi, la désirant du désir de qui dépense l'aimé de son bien pour acheter l'aimé des marchandises, {ne nuiront en rien à Allah} : le mal de leur acte leur revient — {à eux un châtiment douloureux}. Comment nuiraient-ils à Allah, eux qui dédaignèrent à l'extrême la foi et désirèrent de tout désir la mécréance envers le Miséricordieux ? Allah Se passe d'eux, ayant destiné à Sa religion, en dehors d'eux, des serviteurs pieux et épurés, et préparé à Sa victoire, parmi qui Il a agréé, des clairvoyants et raisonneurs, des hommes éminents doués d'intelligence : {Dis : croyez-y ou n'y croyez pas : ceux qui ont reçu la science avant lui, quand on le leur récite, tombent sur leurs mentons prosternés...} et les versets.

Verset 178

Que ne croient pas ceux qui mécroyent en leur Seigneur, rejetèrent Sa religion et combattirent Son messager, que Notre les laisser en cette vie présente sans les anéantir et Notre délai soient un bien pour eux et un amour de Nous envers eux — non : c'est pour un mal qu'Allah leur veut, surcroît de châtiment à leur châtiment : {Nous ne leur donnons délai que pour qu'ils croissent en péché, et à eux un châtiment humiliant} : Allah donne délai à l'injuste jusqu'à croître sa tyrannie et s'empiler sa mécréance, puis quand Il le prend, Il le prend en Puissant Capable — que les injustes se gardent du délai et ne croient pas échapper au Grand l'Exalté.

Verset 179

Il n'est pas dans la sagesse d'Allah de laisser les croyants en votre mélange sans distinction, jusqu'à distinguer l'immonde du pur, le croyant de l'hypocrite, le véridique du menteur ; ni dans Sa sagesse d'initier Ses serviteurs à l'invisible qu'Il connaît d'eux. Sa sagesse éclatante exigea d'éprouver Ses serviteurs et de les tester de ce par quoi l'immonde se distingue du pur : Il envoya Ses messagers, commanda de leur obéir, se soumettre et croire en eux, promit pour la foi et la piété l'immense récompense — les gens se divisèrent selon leur suivi des messagers en deux : obéissants et désobéissants, croyants et hypocrites, soumis et mécréants — pour suspendre récompense et châtiment, et manifester à Sa création Sa justice, Sa faveur et Sa sagesse.

Verset 180

Que ne croient pas les avares : qui retiennent ce qu'ils ont de ce qu'Allah leur a donné de Sa faveur — bien, influence, savoir et autre —, dont Allah les a gratifiés et bien traités, leur commandant d'en donner aux serviteurs ce qui ne les nuit pas : ils l'ont retenu, l'ont refusé aux serviteurs d'Allah, croyant que c'était mieux pour eux — c'est pire pour eux, en leur religion et leur monde, leur immédiat et leur différé. {Au Jour de la résurrection, on leur passera au cou ce qu'ils ont refusé} : ce qu'ils ont refusé deviendra collier à leurs cous, dont ils seront châtiés — comme au hadith authentique : « L'avare, son bien lui sera présenté au Jour de la résurrection en serpent chauve aux deux venins, le saisissant par la mâchoire : "Je suis ton bien, je suis ton trésor." » Et le messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — récita en confirmation ce verset. Ils croyaient leur avarice leur profiter et les glorifier : l'affaire se retourna contre eux, elle devint des plus grands maux et cause de leur punition. {À Allah l'héritage des cieux et de la terre} : Il est Possesseur du royaume, toutes les possessions reviennent à leur Possesseur, et les serviteurs quittent ce monde sans dirham ni dīnār ni autre bien : {C'est Nous qui héritons la terre et qui est sur elle, et c'est vers Nous qu'ils reviennent}. Considère la cause initiale et la cause finale, chacune obligeant le serviteur de ne point refuser ce qu'Allah lui a donné : d'abord, ce qu'il détient est faveur d'Allah et bienfait, non propriété du serviteur — sans la faveur et la bienfaisance d'Allah, rien ne lui serait parvenu : le retenir, c'est retenir la faveur et la bienfaisance d'Allah ; et Sa bienfaisance oblige la bienfaisance envers Ses serviteurs : {fais le bien comme Allah t'a bienfait} — qui sait que ce qu'il tient est faveur d'Allah ne retient point la faveur qui ne lui nuit pas et lui profite en son cœur, son bien, sa foi accrue et sa préservation des fléaux. Puis, secondement : ce que détiennent les serviteurs retourne tout à Allah, qui l'hérite, Lui le meilleur des héritiers : nul sens à refuser ce qui te quitte et passe à un autre. Puis, troisièmement, la cause rétributive : {Allah est informé de ce que vous faites} : s'Il est informé de toutes vos œuvres — ce qui entraîne belle rétribution des biens et punition des maux — nul de ceux qui ont en leur cœur le poids d'un atome de foi ne s'abstient de la dépense récompensée ni n'agrée la rétention punie.

Verset 181

Allah informe de la parole de ces révoltés qui dirent la plus laide, odieuse et abjecte des paroles : Il a entendu ce qu'ils ont dit, l'écrira et le conservera avec leurs actes monstrueux — la mise à mort des prophètes conseillers — et les en punira du plus dur châtiment, et il leur sera dit, au lieu de leur dire « Allah est pauvre et nous riches » : {"goûtez le châtiment du Feu"} brûlant, pénétrant du corps aux cœurs. Leur châtiment n'est pas injustice d'Allah : {Il n'est point lésant envers les serviteurs} : transcendant au-dessus de cela.

Verset 182

{Cela, de ce qu'ont avancé leurs mains} : les infamies et turpitudes qui leur valurent le châtiment et la privation de la récompense. Les exégètes mentionnent que ce verset descendit sur des juifs qui tinrent ce propos — dont Finḥāṣ ibn 'Āzūrā', des chefs des savants juifs à Médine — qui, entendant {qui donc fait à Allah un beau prêt} et {faites à Allah un beau prêt}, dit par orgueil et effronterie cette parole — qu'Allah le maudisse. Allah la rapporta d'eux et informa que ce n'est pas une nouveauté de leurs monstruosités : ils avaient déjà le pareil — tuer les prophètes sans droit — la restriction visant qu'ils se hardirent à les tuer en sachant l'horreur, non par ignorance et égarement, mais par révolte et obstination.

Verset 183

Allah informe de ces forgerons disant : {"Allah nous a pris l'engagement"} : Il nous a prescrit de ne croire aucun messager jusqu'à ce qu'il nous vienne d'une offrande que dévore le feu — alliant mensonge sur Allah et restriction du signe des messagers à ce mensonge éhonté : s'ils ne croient pas en un messateur qui ne leur apporte pas l'offrande dévorée par le feu, ils obéissent à leur Seigneur et tiennent Son pacte. Or Il est su que tout messager qu'Allah envoie est soutenu de signes et preuves dont pareil fait croire les hommes, sans la restreindre à ce qu'ils disent — et pourtant ils dirent un mensonge qu'ils ne tinrent pas, un vain qu'ils ne pratiquèrent pas. Allah commanda à Son messateur de leur dire : {Dis : vous sont venus des messagers avant moi, avec les preuves} attestant leur véracité — {et avec ce que vous dites} : l'offrande dévorée par le feu — {pourquoi donc les avez-vous tués, si vous êtes véridiques ?} en votre prétention de croire au messager apportant l'offrande dévorée par le feu : leur mensonge, obstination et contradiction en apparurent.

Verset 184

Puis Il consola Son messager — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix : {s'ils te traitent de menteur, des messagers avant toi furent traités de menteurs} : telle est la coutume des injustes, leur manière de mécroire en Allah et démentir les messagers d'Allah — non que leur mensonge vienne d'un défaut de ce qu'ils apportèrent ou d'une preuve obscure : {ils vinrent avec les preuves} : les arguments rationnels et les preuves textuelles — {et les psautiers} (zubur) [écrits] : les livres écrits descendus du ciel que nul autre que les messagers ne saurait apporter — {et le Livre lumineux} : des jugements légaux et l'exposé des beautés rationnelles qu'il contient, et lumineux des informations véridiques. Si telle est leur coutume de ne pas croire aux messagers ainsi décrits, que leur affaire ne t'afflige pas et leur sort ne te soucie pas. Puis Allah — exalté soit-Il — dit :

Verset 185

Ce noble verset dégoûte du monde par sa fin et sa non-persistance : jouissance d'illusion qui séduit par son paraître, trompe par son illusion et grise par ses beautés, puis on la quitte et elle est quittée vers la demeure du séjour, où les âmes sont payées de ce qu'elles ont œuvré ici-bas de bien ou de mal. {Quiconque est écarté} : retiré {du Feu et fait entrer au Paradis a triomphé} : obtenu le triomphe immense : le salut du châtiment douloureux et l'accès aux jardins de félicité où est ce que nul œil n'a vu, nulle oreille n'a entendu, nul cœur d'homme n'a conçu. Le sens impliqué : quiconque n'est pas écarté du Feu et fait entrer au Paradis n'a point triomphé : malheur éternel, châtiment perpétuel. Fine allusion à la félicité et au châtiment de l'isthme : les œuvrants y reçoivent partie de leur rétribution, avant-goût de ce qu'ils ont avancé — compris de Sa parole {vous ne serez payés de vos récompenses qu'au Jour de la résurrection} : le paiement parfait des œuvres n'est qu'au Jour de la résurrection ; ce qui est en deçà peut être dans l'isthme, voire avant, en ce monde : {Nous leur ferons goûter du châtiment inférieur avant le châtiment majeur}.

Verset 186

Allah informe et interpelle les croyants : ils seront éprouvés en leurs biens — dépenses obligatoires et recommandées, exposition à leur perte dans la voie d'Allah — et en leurs personnes — la charge de lourdes obligations pour beaucoup de gens : le combat dans la voie d'Allah, l'exposition à la fatigue, la mort, la captivité, les blessures, et les maladies atteignant soi ou les aimés —, et vous entendrez de ceux qui ont reçu le Livre et des associateurs {mainte nuisance} : atteintes à vous, votre religion, votre livre et votre messager. Son information à Ses serviteurs croyants contient plusieurs profits : Sa sagesse l'exige pour distinguer le croyant véridique de l'autre ; Il leur destine ces choses pour le bien qu'Il leur veut : élever leurs degrés, effacer leurs fautes, accroître leur foi et parfaire leur certitude — quand Il les en informe et que cela advient comme annoncé : {ils dirent : c'est ce qu'Allah et Son messager nous ont promis ; Allah et Son messager ont dit vrai, et cela n'accrut en eux que foi et soumission} ; Il les en informa pour que leurs âmes s'y préparent et patientent à l'arrivée : s'y étant préparés, la charge est légère et le poids aisé, ils recourent à la patience et à la piété : {si vous patientez et craignez Allah} : si vous patientez devant ce qui vous atteint en vos biens et vos personnes — épreuve et test — et devant la nuisance des injustes, et craignez Allah en cette patience, visant par elle la Face d'Allah et le rapprochement, sans excéder en votre patience la limite légale — patienter là où il ne vous est pas permis d'endurer, votre fonction étant alors de punir les ennemis d'Allah — {cela est des ferme résolutions} : des choses auxquelles on résout et qu'on dispute, dont ne sont rendus capables que les gens de résolutions et d'ambitions hautes : {nul ne la reçoit que les patients, nul ne la reçoit que le détenteur d'une immense part}.

Verset 187

L'engagement (mīthāq) : le pacte lourd et confirmé. Allah le prit de quiconque Il donna les livres et enseigna la science : exposer aux gens ce dont ils ont besoin de ce qu'Allah lui a enseigné, ne pas le leur celer ni le leur refuser, surtout demandé ou quand la cause l'exige — quiconque détient un savoir doit alors l'exposer et distinguer le vrai du faux. Les bien guidés s'en acquittèrent parfaitement, enseignant aux gens de ce qu'Allah leur avait enseigné, recherchant l'agrément de leur Seigneur, compatissant la création, craignant la faute de la dissimulation. Quant aux gens du Livre — juifs, chrétiens et leurs semblables —, ils rejetèrent ces pactes et serments derrière leur dos, n'en curent, cachèrent le vrai et montrèrent le faux, se hardissant aux interdits d'Allah, négligeant Ses droits et ceux des créatures, et vendirent cette dissimulation {à un vil prix} : les quelques charges et biens vils obtenus de leurs basses suivants, suiveurs de leurs passions préférant leurs désirs au vrai — {détestable vente que la leur} : le plus vil prix contre ce dont ils se détournèrent : l'exposé du vrai où sont le bonheur éternel et les intérêts religieux et mondains, la plus grande des visées — ils n'ont choisi le bas vil en délaissant le haut précieux que par leur mauvais lot, leur vileté et leur incapacité à autre chose que ce pour quoi ils furent faits. Puis Allah — exalté soit-Il — dit :

Verset 188

{Ne compte point ceux qui se réjouissent de ce qu'ils ont fait} — les turpitudes et le vain, en parole et acte — {et aiment qu'on les loue de ce qu'ils n'ont pas fait} — du bien non fait et du vrai non dit — alliant faire et dire le mal, s'en réjouir, et aimer la louange pour un bien non fait : {ne les compte point au nombre des sauvés} du châtiment, en lieu de salut et de sécurité : ils l'ont mérité et y iront : {à eux un châtiment douloureux}. Entrent en ce noble verset les gens du Livre joyeux de leur science sans se soumettre au Messager, prétendant être les fondés en leur état et leur dire ; de même quiconque innove une innovation verbale ou effective, s'en réjouit, y appelle et prétend être fondé et l'autre vain — tel l'état des gens d'innovations. Le sens impliqué : qui aime être loué et célébré du bien fait et du vrai suivi, sans viser l'ostentation et la renommée, n'est point blâmé : cela est des choses demandées, dont Allah informa qu'Il rétribue les bienfaisants de leurs œuvres et paroles, dont Il rétribua l'élite de Sa création et qu'ils Lui demandèrent — Ibrāhīm, sur lui la paix : {fais de moi une langue véridique parmi les derniers} ; {paix sur Noé dans les mondes : ainsi Nous rétribuons les bienfaisants} ; les serviteurs du Miséricordieux : {faites de nous des imams pour les pieux} — faveur du Créateur sur Son serviteur, exigeant gratitude.

Verset 189

C'est-à-dire : Lui le Possesseur des cieux et de la terre et de toutes sortes de créatures qu'ils contiennent, disposant d'elles de la puissance parfaite et de l'œuvre merveilleuse : nul d'elles ne Lui résiste, nul ne Le rend impuissant.

Verset 190

Allah informe : {En la création des cieux et de la terre et l'alternance de la nuit et du jour sont des signes pour les gens d'intelligence} — implicitement, l'exhortation des serviteurs à y réfléchir, considérer leurs signes et méditer leur création. Il a laissé {signes} indéterminé, sans « pour telle visée », allusion à leur multitude et généralité : ils contiennent des signes étonnants qui éblouissent les regards, convainquent les méditants, attirent les cœurs sincères et éveillent les raisons lumineuses à toutes les visées divines — leur détail, nulle créature ne peut le limiter ni l'embrasser en partie. En somme : leur grandeur, leur étendue et l'ordre de leur course et mouvement indiquent la grandeur de leur Créateur, la grandeur de Son autorité et l'englobement de Sa puissance ; leur solidité, leur perfection, leur œuvre merveilleuse et leurs finesses indiquent la sagesse d'Allah, Sa mise des choses à leur place et l'ampleur de Sa science ; leurs profits pour la création indiquent l'ampleur de la miséricorde d'Allah, la généralité de Sa faveur, l'englobement de Sa bienveillance et l'obligation de Sa gratitude. Tout cela indique d'attacher le cœur à leur Créateur et Artisan, de dépenser l'effort à Son agrément, de ne point Lui associer qui ne possède pour soi ni pour autrui le poids d'un atome sur terre ni au ciel. Allah particularisa les signes aux gens d'intelligence, aux raisons : eux en profitent, les regardant de leurs raisons, non de leurs yeux.

Verset 191

Puis Il décrivit les gens d'intelligence : {ils rappellent Allah} en tous leurs états, {debout, assis et sur leurs côtés} — ce qui embrasse toutes sortes de rappel, de parole et de cœur, y entrant la prière debout, sinon assis, sinon sur le côté —, {et méditent la création des cieux et de la terre} : pour en tirer la preuve de leur but — preuve que la méditation est une adoration des traits des alliés d'Allah connaisseurs : méditant, ils savent qu'Allah ne les a pas créées en vain, et disent : {"Seigneur, Tu n'as pas créé ceci en vain : gloire à Toi"} transcendant tout ce qui ne sied pas à Ta majesté, avec le vrai et pour le vrai — Tu les as créées contenant le vrai — {"préserve-nous du châtiment du Feu"} : préserve-nous des mauvaises actions, rends-nous capables des œuvres pies, pour obtenir le salut du Feu — ce qui inclut la demande du Paradis : préservés du Feu, le Paradis leur est acquis ; mais la crainte étant en leurs cœurs, ils demandèrent ce qui leur importe le plus :

Verset 192

{"Seigneur, quiconque Tu fais entrer au Feu, Tu l'avilis"} : il obtient la colère d'Allah, de Ses anges et de Ses alliés, et la flétrissure sans salut ni sauveur — {et pas d'auxiliaires pour les injustes} pour les sauver de Son châtiment : preuve qu'ils y sont entrés par leur injustice.

Verset 193

{"Seigneur, nous avons entendu un appelant appeler à la foi"} — Muhammad, qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — appelant les gens à elle et les y encourageant, en ses fondements et détails — {"et nous avons cru"} : nous lui avons répondu d'emblée, nous nous y sommes empressés. Ils informent de la faveur d'Allah sur eux, s'en glorifient, et la prennent pour moyen qu'Il pardonne leurs fautes et efface leurs méfaits — les bonnes actions font partir les mauvaises — ; Celui qui les a comblés de la foi les favoredisera de la sécurité totale : {"reçois-nous avec les vertueux"} — demande incluant la réussite au bien, l'abandon du mal par quoi on est des vertueux, la permanence et la constance jusqu'à la mort.

Verset 194

Ayant mentionné la réussite d'Allah à leur foi et pris ce moyen vers la faveur parfaite, ils Lui demandèrent la rétribution et qu'Il accomplît ce que Ses messagers ont promis : victoire et supériorité en ce monde, obtention de l'agrément d'Allah et de Son paradis dans la Dernière Demeure — Il ne manque pas à la promesse. Allah exauça leur invocation et reçut leur supplication :

Verset 195

Allah exauça leur invocation — d'adoration et de demande — et dit : {Je ne perds point l'œuvre d'un œuvrant d'entre vous, mâle ou femelle} : tous rencontreront la récompense de leurs œuvres complète et entière — vous êtes à égalité en récompense et châtiment. {Ceux donc qui ont émigré, été expulsés de leurs demeures, éprouvés en Ma voie, combattu et été tués} — alliant foi et émigration, abandon des aimés — patries et biens — pour l'agrément de leur Seigneur, et combat dans la voie d'Allah — {J'effacerai certes leurs méfaits et les ferai entrer aux jardins sous lesquels coulent les rivières, en rétribution d'auprès d'Allah} : qui donne à Son serviteur l'immense récompense pour la petite œuvre — {et auprès d'Allah la belle récompense} : ce que nul œil n'a vu, nulle oreille n'a entendu, nul cœur d'homme n'a conçu. Qui la veut, qu'il la demande à Allah par Son obéissance et le rapprochement selon le possible du serviteur.

Verset 196

Ce verset vise consoler de ce qu'obtiennent les mécréants des jouissances du monde, de leur délice, de leurs allées et venues en les pays pour commerces, gains et plaisirs, et des sortes de gloire et supériorité par fois — tout cela :

Verset 197

{jouissance peu} : sans fixité ni durée — ils en jouissent peu et en sont châtiés longtemps. Tel le plus haut état du mécréant : tu as vu ce à quoi il aboutit.

Verset 198

Quant aux pieux envers leur Seigneur, croyants en Lui, en plus de la gloire et félicité du monde qui leur advient : {à eux des jardins sous lesquels coulent les rivières, y demeurant} — dussent-ils avoir en ce monde toute misère, dureté, peine et fatigue, cela serait peu devant la félicité durable, la vie saine, la joie, l'allégresse et la splendeur : don en forme d'épreuve — {ce qui est auprès d'Allah est meilleur pour les vertueux} : ceux dont les cœurs furent bons, d'où leurs paroles et actes : le Bon le Miséricordieux les rétribua de Sa bonté d'une immense récompense, d'un don considérable et d'une victoire durable.

Verset 199

C'est-à-dire : {il est, des gens du Livre}, un groupe rendu capable du bien, croyant en Allah et en ce qui {est descendu sur vous et sur eux} : foi profitable, non comme croire en certains messagers et livres et mécroire en d'autres — leur foi étant générale et vraie, elle profita : elle produisit en eux la crainte d'Allah et l'humiliation devant Sa majesté, entraînant la docilité à Ses commandements et interdictions et l'arrêt à Ses limites : ceux-là sont les gens du Livre et du savoir en vérité : {de Ses serviteurs, seuls les savants craignent Allah}. De la plénitude de leur crainte : {ils n'achètent point Mes versets à un vil prix} : ils ne préfèrent pas le monde à la religion, comme les déviants qui cachent ce qu'Allah a fait descendre et le vendent à vil prix — eux ont connu l'affaire en vérité et su que des plus grandes pertes est se contenter du moindre au détriment de la religion, s'arrêter à quelque basse part de l'âme et délaisser le vrai, plus grande part et réussite en ce monde et dans l'autre : ils ont préféré le vrai, l'exposé, y ont appelé, averti du faux — Allah les rétribua en leur promettant l'immense récompense et la belle rétribution, et leur annonça Sa proximité : {prompt au compte} : qu'ils ne trouvent pas long ce qu'Allah leur a promis : ce qui vient, certain, est proche.

Verset 200

Puis Il pressa les croyants de ce qui les mène à la réussite — obtenir le bonheur et le succès : la voie en est la patience : retenir l'âme en ce qu'elle répugne — délaisser les désobéissances, patienter devant les épreuves et les commandements lourds aux âmes — : Il leur commanda la patience en tout cela ; la persévérance (muṣābara) : y demeurer et persister constamment, et résister aux ennemis en tous états ; la surveillance aux frontières (murābaṭa) : tenir le lieu d'où l'ennemi peut venir, observer les ennemis et les empêcher d'atteindre leurs buts — {puissiez-vous réussir} : obtenir l'aimé religieux, mondain et dernier, et échapper au déplaisir de même. On sait qu'il n'est point de voie à la réussite sans la patience, la persévérance et la surveillance dites : nul ne réussit que par elles, et nul ne manque la réussite que par leur abandon, total ou partiel. Allah est Celui qui accorde la réussite ; nulle force ni puissance qu'en Lui. Fin du commentaire de la sourate Āl 'Imrān. Louange à Allah pour Sa faveur ; nous Lui demandons Sa faveur parfaite. * * *